Les possibilités de partenariat avec les hommes d’affaires occidentaux existent et le cabinet Wil Invest Togo veut les explorer avec les entrepreneurs togolais, le 15 mai 2018 dans la capitale togolaise. L’information vient d’être annoncée ce 30 avril 2018 par un cadre de Wil Invest, structure promotrice de l’événement.
Selon les propos de Ghislain Daté Dovi, responsable de Wil Invest rapportés par des médias locaux, les entrepreneurs togolais « ne savent comment faire pour avoir des partenariats extérieurs. Ils manquent de ces notions-là. Nous voudrions les aider à être prêts pour recevoir ces investisseurs étrangers ».
En effet, indique le numéro un de Wil Invest, « il y a des investisseurs en Europe qui voudraient venir au Togo, collaborer avec les entrepreneurs togolais, financer leurs projets, ils sont prêts à descendre au Togo, donc il nous revient d’apprêter les Togolais pour les accueillir et pour que cela leur soit véritablement profitable ».
En ce sens, Wil Invest s’attèlera à mettre en relation les entreprises togolaises avec celles européennes et envisagera des possibilités d’investissement entre elles. Cette formation devrait se dérouler à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) annoncée par ailleurs comme partenaire de l’événement.
Séna Akoda
Le Qatar s'intéresse au Togo. Les détenteurs togolais de passeports diplomatiques pourraient bientôt entrer sur le territoire qatari sans visas et vice-versa. En effet, la République togolaise et l’Emirat du Qatar viennent de s’entendre sur la signature prochaine d’un accord d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques afin de faciliter les consultations dans le cadre du renforcement de leur coopération.
C’était à l’occasion d’une visite de travail entre le ministre togolais Robert Dussey et son homologue qatari, Cheikh Mohamed bin Abderrahmane Al-Thani, à Doha.
Au menu des autres échanges, le renforcement de la coopération entre les deux pays qui jouent chacun un rôle important dans sa zone économique et géographique. Ainsi, Lomé et Doha ont manifesté leur intention de dynamiser leur coopération économique à travers la facilitation des visites de prospection du secteur privé.
A cet effet, un protocole d’entente dans les domaines économique, commercial et technique, un accord dans le domaine du transport aérien ainsi qu’un autre sur la réciprocité en matière de promotion et de protection des investissements seront bientôt signés, en vue de donner un coup d’accélérateur aux flux commerciaux et financiers entre les deux nations. Des échanges qui sont encore insignifiants.
Fort de cette visite prometteuse, le président Faure Gnassingbé vient de se rendre au Qatar sur invitation de l’émir lui-même pour un séjour de 48 heures. Le chef de l’Etat togolais devrait notamment s’entretenir au cours d’un tête-à-tête avec l’Emir Tamim Hamad ben Al Thani (photo) sur des sujets d’intérêt commun à leurs deux pays, apprend-on de republiquetogolaise.com, le site d’information de la présidence.
Fiacre E. Kakpo
Les African Digital Awards (les ADA) sont un concours qui récompense les 10 startups technologiques/PME les plus innovantes dans 7 pays africains (Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Sénégal, Ghana, Rwanda, Bénin et Togo.
Cette année, parmi ce Top 10 des FinTechs, figurent deux startups togolaises en lice pour décrocher le 1er prix dans la catégorie Meilleure Startup Fintech. Il s’agit de "SEMOA Group" d’Edem Adjamagbo et de "Namcredit" d’Ayawo Ameganvi, en français "Donne-moi ou envoie-moi du crédit".
De fait, SEMOA Group est une startup togolaise spécialisée dans les solutions de paiement en espèces via des outils digitaux. Cette société est mise en place par Edem Adjamagbo et a été deux fois récompensée. (Lire ici l’interview que le CEO a récemment accordée à Togo First ).
Namcredit aussi, est une solution digitale élaborée par des jeunes Togolais dirigés par Ayawo Ameganvi, conçue pour envoyer du crédit de communication Moov, Togocel et Togotélécom, de l’argent via Flooz ou encore du forfait internet, à ses proches au Togo.
De fait, si la sélection de ces deux structures est déjà une reconnaissance du génie togolais en la matière, ce n’est, sans doute pas, l’objectif ultime. Chacune des deux startups ambitionne de s’adjuger le 1er prix.
Pour les soutenir, il faudrait cliquer sur le lien suivant et cocher juste en dessous du nom du candidat de son choix : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScR-c4AnYnbeirjblZksxwm1P_35yv841-oyLgZWd49aZcZew/viewform.
La cérémonie de récompense devra se tenir le samedi 16 juin à partir de 20 heures, à Cotonou, en République du Bénin.
Séna Akoda
Dans la dynamique de ses réformes, la Direction des Affaires Domaniales et Cadastrales a annoncé un projet visant à doter chaque région économique du Togo d’un conservateur foncier. C’était lors d’une émission diffusée sur la télévision togolaise.
Cette nouvelle réforme aura pour avantage de permettre une meilleure administration du foncier au Togo. In concreto, une fois cette réforme matérialisée, la conservation des titres immobiliers, une activité phare dévolue au conservateur foncier, devrait être répartie par espace territorial régional de résidence des usagers.
Ceci aboutira à une « décentralisation » de ce service public de la conservation foncière et donc, à son rapprochement des usagers. Corrélativement, il ne devrait plus y avoir une concentration de dossiers à Lomé.
Par ailleurs, il résultera de cette réforme une amélioration de la qualité des prestations et une réduction conséquente du délai de traitement des transferts définitifs de propriété à 15 jours, comme Abbi Toyi, Directeur des Affaires Domaniales et Cadastrales en a fixé l’objectif pour 2018, lors d’une interview qu’il avait accordée à la rédaction de Togo First.
Dans la capitale togolaise en revanche, précise-t-on, il y aura plus d’un conservateur foncier, pour des raisons évidentes, liées au fait qu’elle enregistre une très forte concentration humaine.
Séna Akoda
Au Togo, les professionnels des assurances, banques et institutions financières se sont donnés rendez-vous dans la capitale togolaise du 24 au 26 mai 2018.
Selon les promoteurs de ce salon, l’objectif principal de cette rencontre est de créer un espace d’échanges fructueux entre les différents acteurs de ce secteur, ainsi qu’entre les professionnels de la finance et le public.
Cette initiative, dont ce sera la 1ère édition, veut aider à augmenter le portefeuille-client des acteurs impliqués ; à faciliter la recherche de nouveaux partenaires et à vulgariser les prestations des banques et des assurances auprès du grand public. Au surplus, il s’agira d’offrir une visibilité accrue des assurances et des banques dans les medias, avant et pendant le salon.
Séna Akoda
Le gouvernement togolais prévoit investir 100 millions d’euros (plus de 65 milliards de Fcfa) dans le cadre du fonds Tirsal (Togo Incentive-Based Risk Sharing System for Agricultural Lending), (en français Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage des risques). Cette information a été portée au public ce vendredi 27 avril par le président Faure Gnassingbé dans sa traditionnelle adresse à la nation en marge des festivités marquant le 58eme anniversaire de l’indépendance du Togo.
« Avec la constitution du fonds Tirsal qui sera doté à terme de 100 millions d’euros, soit 65 milliards de fcfa, dont une contribution significative de l’Etat, la question de l’accès des exploitants d’unités agricoles au financement trouvera une réponse intégrée qui aura pour avantage d’agir également sur la réduction des taux d’intérêt », précise Faure Gnassingbé.
Pour le reste du portefeuille de cette initiative qui s’intègre dans plan national de développement (PND 2018-2022) en cours d’élaboration, le président compte sur les soutiens des partenaires techniques et financiers, des institutions financières et celles d’assurances, ainsi que celui des investisseurs privés.
« J’ai pu noter avec satisfaction l’engagement à nos côtés, du secteur privé que je salue, pour cette disposition toute citoyenne. Cette belle synergie qui inclut les banques et établissements financiers, les compagnies d’assurances, des institutions de microfinance, les fonds de garantie et d’autres agences partenaires, augure des jours favorables pour l’agriculture de notre pays », a-t-il souligné.
Lancé le 25 avril dernier, le Tirsal est un mécanisme incitatif et innovant destiné à évaluer et réduire les risques liés à la chaîne de valeur agricole et de fournir des garanties aux prêts agricoles accordés par les institutions financières (banques, SFD, coopératives). Ce fonds plein d’ambitions permettra non seulement d'accroître le volume des prêts accordés par les établissements financiers au secteur agricole, mais également de réduire le coût du crédit agricole.
Fiacre E. Kakpo
Les transferts d’argent de la diaspora vers le Togo se sont établis à 8,4% du Produit intérieur brut fin 2017, en hausse selon un rapport publié le 22 avril par la Banque mondiale.
Rapporté au PIB, le Togo est le septième pays d’Afrique subsaharienne ayant bénéficié le plus de sa diaspora, devant des pays comme le Mali (6,9% du PIB) ou le Nigeria (5,6%) qui reste la première destination africaine et cinquième mondiale en matière d’envois de fonds avec plus de 22 milliards $ transférés en 2017.
Cependant, le rapport intitulé « Migrations et envois de fonds : développement récents et perspectives » (Migration and Remittances: Recent developments and Outlook), note que les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne demeurent les plus coûteux au monde (29% de plus que la moyenne mondiale).
D’autre part, le rapport montre une forte présence des pays d’Afrique de l’Ouest dans les principales destinations des transferts de la diaspora. En pourcentage du PIB, cette partie du continent place 8 pays dans le top 10 notamment le Libéria, la Sierra Léone, la Gambie, le Sénégal, le Cap-Vert, le Togo, la Guinée-Bissau, le Mali et le Nigeria.
En volume, le trio de tête d’Afrique subsaharienne est également mené par l’Afrique de l’Ouest avec le Nigeria (22 milliards $), le Ghana (2,2 milliards) et le Sénégal (2,2 milliards). Outre ces trois destinations, le Mali (1 milliard), le Liberia (0,6 milliards) et le Burkina Faso (0,4 milliards) sont également cités parmi les dix (10) principaux receveurs de fonds en Afrique de l’Ouest.
Fiacre E. Kakpo
Le gouvernement togolais a rendu publique une liste de trente-six (36) navires, recensés sur la période du 14 novembre 2012 au 26 novembre 2017 et auxquels il a interdit de battre pavillon togolais. Pêle-mêle, on note M/S HANNIBAL I, M/S HANNIBAL II, M/V LONG RICH 5, M/V KUN PENG GUO SHUN, PIONEER 168, FAT CROW. Il y a en outre RAVEN, MED WAY, KUN PENG, MED PATRON PANORMITIS, ALBANY et bien d’autres.
La Direction des Affaires Maritimes reproche à ces compagnies maritimes des activités illicites. Elles ont mené des activités proscrites par le gouvernement togolais et ainsi, entamé l’image du Togo à l’extérieur. De plus en plus d’actes proscrits par les normes internationales en matière de navigation sont commis par ces navires qui naviguent sous le drapeau du Togo, déplore la source.
Entre-temps, rappelle-t-elle, un navire battant pavillon togolais avait été arraisonné dans les eaux siciliennes pour contrebande de diesel chargé en Libye, et transport d’une bonne quantité de diesel issu de la contrebande. L’affaire avait fait grand bruit et écorné l’image du pays.
Par cette mesure de radiation, les autorités togolaises sont vent debout contre les activités du genre. Elles visent, à terme, à remettre de l’ordre au niveau des immatriculations des navires et vraisemblablement, à moraliser l'environnement des affaires maritimes.
Séna Akoda
La 2è édition du salon international Elite études et formations se tient du 25 au 29 avril 2018. Cette année, elle mise particulièrement sur l’adéquation Formation-Emploi pour répondre au mieux, au chômage des jeunes.
En effet, ce salon consacre « un changement de paradigme, un changement d’approche dans la conception de la fonction enseignante », déclare en substances Professeur Dodzi Kokoroko (photo), président de l’Université de Lomé. A cette rencontre, il devrait s’agir notamment de tourner l’enseignement vers la professionnalisation.
Pour relever ce défi, la bonne orientation des apprenants s’avère d’une importance capitale. L’orientation suppose, en outre et dans une certaine mesure, de bien connaître le marché de l’emploi et de recommander aux apprenants les secteurs porteurs, en fonction des aptitudes de chacun.
Cette nécessité de mettre les apprenants en phase avec les exigences du marché de travail est appuyée par Professeur Octave Nicoué Broohm, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : « Nous nous félicitons de ces initiatives qui sont en phase avec les programmes, les objectifs visant à mettre en adéquation étroite les formations, l’employabilité et l’emploi ».
L’entrepreneuriat devrait également figurer parmi les pistes les mieux recommandées en vue d’une insertion professionnelle réussie à l’issue des études-formations.
A terme, l’idée est, non seulement, d’amener les enseignants à revisiter leur méthode de transmission du savoir, mais aussi à provoquer chez les apprenants un changement de mentalités.
Séna Akoda
Face aux multiples enjeux sociopolitiques et même économiques, les notaires togolais comptent mieux coopérer avec les autorités et les institutions impliquées dans la lutte contre le terrorisme, l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent. C’est à l’occasion des 10èmes universités notariales qui se tiennent dans la capitale togolaise, que ceux-ci ont affirmé cette volonté.
La thématique choisie pour cette édition « Le secret professionnel et le droit de rétention du notaire dans le cadre d’une procédure menée par la justice ou l’administration », illustre bien la délicatesse des obligations du notaire appelé à garder le secret professionnel, notamment les informations concernant ses clients, et en même temps, en tant qu’officier ministériel, à coopérer avec la justice à la lutte contre des crimes économiques et le terrorisme.
La solution devrait résider dans une difficile conciliation des deux préoccupations que Me Daniel Ekoue Dosseh-Adjanon, formateur et ancien président de la Chambre Nationale des Notaires du Togo (CNNT) expose : « Au cours d’une procédure judiciaire, le juge d’instruction sait que le notaire a telle ou telle autre information et il voudra nécessairement que celui-ci la lui communique ». Que doit faire le notaire ?
Si les notaires sont disposés à collaborer à la lutte contre les fléaux ci-dessus cités, ils demandent en revanche aux autorités de suivre au préalable la démarche recommandée. « Il y a une démarche particulière et il va falloir inviter le juge à suivre cette démarche. L’idée c’est de ne pas permettre au notaire de violer le secret professionnel parce qu’il y a des choses que le notaire ne dira jamais ; mais dans l’intérêt de la justice, parce que l’intérêt de la justice est toujours primordial, le notaire peut dévoiler certains faits qui puissent permettre la manifestation de la vérité », a déclaré l’ex-n°1 de la CNNT.
Séna Akoda