Togo First

Togo First

Dix-neuf pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, au nombre desquels figure le Togo, bénéficient d’un important financement de la Banque Mondiale dans le cadre d’un projet dénommé « Projet régional d’électrification hors réseau ou Rogep ».

Le Rogep reçoit en effet un appui de l’institution de Bretton Woods à hauteur de 200 millions $, soit à peu près 110 milliards FCFA. Sa finalité, apprend-on, est d’apporter un concours aux pays bénéficiaires et de leur permettre d’atteindre leur objectif d’électrification rurale autonome hors réseau.  L’idée à terme, est de permettre aux populations vivant, même dans les zones les plus isolées, d’avoir accès à des sources d’énergie propre.

Pour ce faire, le projet consistera en un déploiement d’une vaste gamme de systèmes solaires photovoltaïques autonomes, pour les ménages, les services publics et les utilisations productives.

En effet, ce projet régional ambitionne de créer tout un écosystème qui favorisera sa mise en place effective et sa pérennisation, dans l’optique de l’accès  universel à l’électricité, visé par les différents pays bénéficiaires. Il comporte deux composantes.

La composante 1, dotée de 60 millions $, soit environ 33 milliards Fcfa, a vocation à soutenir l’organisation du marché.

La composante 2 est une ligne de crédit d’un montant de 140 millions $, soit environ 77 milliards Fcfa. Elle vise à soutenir et développer à la fois l’offre et la demande en systèmes solaires hors réseau. Cette composante devrait intéresser, entre autres, les importateurs et distributeurs de matériel solaire, les utilisateurs finaux d’équipements solaires et les ménages.

La mise en place de Rogep est séquencée en deux phases sur une durée de 5 ans (avril 2017-août 2022): une phase préparatoire d’un an (échue) et une phase  de mise en œuvre (quatre ans).

Séna Akoda

Au Togo, on note une prépondérance des branches « assurance accident-maladie » et « assurance automobile » dans les émissions annuelles. Sur l’ensemble des primes collectées par an et auprès des assureurs, les deux branches s’adjugent près de 70%.

Dans le détail, la branche assurance automobile représente 33% des émissions annuelles tandis que celle relative aux accidents et maladies s’octroie 36,6%.

Dans un pays où il est noté un très faible taux de pénétration de l’assurance par rapport au PIB, les indicateurs sur la contribution de l’assurance à l’économie nationale, notamment le taux de pénétration de l’assurance par rapport au PIB et la la somme qu’un habitant consacre à l’assurance (la densité), sont très faibles, concède Kossi Tofio, directeur de cabinet au Ministère togolais de l’Economie et des Finances.

Cette contribution est inférieure à 1,5% du PIB. Une situation similaire à celle qui prévaut dans la plupart des pays relevant de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance au Sud du Sahara.

Paradoxalement, ce marché est disputé par 13 compagnies dont 6 en Assurance Vie et de Capitalisation et 7 en Assurance Non-Vie. En 2016, il a permis de collecter 53 milliards FCFA de primes d’assurances.

Séna Akoda

Ecobank, banque panafricaine basée à Lomé a remporté le trophée de la Meilleure stratégie numérique lors de la prestigieuse cérémonie de remise des prix Retail Banker International qui s’est déroulée à Londres mi-mai.

Selon Ade Ayeyemi, directeur général d’Ecobank : « Ce prix est un véritable vote de confiance vis-à-vis du travail effectué par chacun à Ecobank et des grandes avancées que nous avons réalisées pour nous adapter aux nouvelles exigences des consommateurs en matière de services bancaires. ».

Outre ce prix, Ecobank a également été nommé dans les catégories :

  • Meilleure innovation dans le domaine des paiements pour Ecobank Xpress Cash, solution de retrait sans carte intégrée à l’application Ecobank Mobile, disponible dans les 33 pays d’Afrique où est présente Ecobank
  • Innovation produit de l’année, pour son appli Ecobank Mobile.

L’application Ecobank Mobile, qui a déjà été téléchargée par plus de 5 millions de personnes, est une appli bancaire unifiée, disponible dans 33 pays d’Afrique. Elle offre des services bancaires et des transactions 24h/24, 7j/7, dans 18 monnaies différentes et dans quatre langues (anglais, français, portugais et espagnol).

La stratégie numérique constitue pour Ecobank, le pilier de son ambition de devenir le premier prestataire de services financiers d’Afrique et d’atteindre 100 millions de clients.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, les entrepreneurs rivalisent d’imaginations pour promouvoir leurs produits et propulser leurs affaires. Les producteurs du « bio » d’origine togolaise viennent ainsi d’initier le « marché des produits locaux », ouvert désormais chaque vendredi dans la capitale togolaise à la place dite « FAO ».

Cette initiative est portée par la Coopérative des Transformateurs des Produits Agricoles du Togo (COTPAT) en collaboration avec les associations, notamment le Forum des Jeunes Entrepreneurs Agricoles (FOJEA) et Espace Vivi-Fruits.

Elle part d’un constat : les paysans et producteurs sont souvent confrontés à la mévente, du fait d’un manque de débouchés. Ceci les contraint à brader leurs productions et les empêche d’optimiser leurs rendements.

Le concept « marché des produits locaux » vise donc à valoriser les produits « bio » togolais afin de favoriser leur consommation par le plus grand nombre et de démultiplier la force de vente de ces produits, indiquent ses promoteurs.

Pour concrétiser leurs objectifs, ceux-ci misent principalement sur la sensibilisation des visiteurs aux bienfaits des produits concernés, principalement sur la santé. Mais pour que cette opération de charme puisse porter, ils incitent les producteurs à rendre compétitifs leurs produits.

Un changement de comportement de la population vis-à-vis des produits locaux bio devrait permettre, non seulement de créer plus d’emplois, mais aussi d’avoir un impact positif sur la création de la croissance, espèrent les porteurs de cette initiative.

Des biscuits à base de farine de maïs, des huiles, des thés, des sirops, des épices, du chocolat et des savons sont quelques-uns des produits disponibles dans ce marché.

Séna Akoda

Au Togo, les services des impôts se digitalisent. Depuis 2016, il est possible pour les grandes entreprises, de déclarer leurs impôts sur le site de l’Office togolais des recettes. Celles-ci ont été rejointes depuis janvier 2017, par les Petites et moyennes Entreprise (PME), dont 400 ont été outillées à la télédéclaration en mars dernier.

Cette innovation s’inscrit en droite ligne avec la volonté de l’Office de simplifier les procédures pour les entreprises togolaises dans leur démarche quotidienne de déclaration et de paiements des impôts. Elle épouse bien la vision des autorités togolaises de moderniser l’administration publique et d’œuvrer à améliorer le climat des affaires.

Selon les autorités de la Cellule climat des affaires (CCA), il s’agit d’une réforme qui a l’avantage de réduire de manière substantielle le temps de déclaration des impôts, sur fond de simplicité et de célérité.

La télédéclaration porte l’ambition de faire de l’administration fiscale togolaise, une véritable vitrine de l’efficacité et de la qualité des services rendus aux contribuables, avec la suppression des longues files d’attente qui constituaient un manque à gagner pour les entreprises.

Dans cette révolution numérique à l’OTR, il devrait bientôt être possible de payer ses impôts par le mobile, a révélé Adoyi Esso-Wavana Ahmed, commissaire des impôts dans une interview accordée à Togo First.

Fiacre E. Kakpo

En prélude aux travaux de la 4eme réunion du groupe de travail ministériel sur l'opérationnalisation du Marché unique du Transport aérien africain (MUTAA), à Lomé du 25 au 28 mai 2018, Asky Airlines, compagnie togolaise et sa consœur Rwandair du Rwanda ont scellé hier 22 mai 2018 un accord bilatéral qui engage le Togo et le Rwanda.

Pour ce faire, les désormais partenaires étaient représentées par les Ministres des Transports du Togo, Ninsao Gnofam et du Rwanda, Jean de Dieu Uwihanganye.

L’accord prévoit la possibilité pour les deux compagnies aériennes de desservir Lomé et Kigali avec de très bonnes conditions. En nouant ce partenariat, Asky Airlines et Rwandair, et au-delà le Togo et le Rwanda, se positionnent comme des précurseurs des accords bilatéraux de services aériens. De fait, l’harmonisation des accords bilatéraux de services aériens (BASA) sera la principale activité au cœur de la réunion prévue dans la capitale togolaise dans 48h, entre les membres du marché unique du transport aérien africain.

Séna Akoda

Le leader français des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) SOGEA-SATOM vient de terminer la réhabilitation d’une rue longue de 1,3 km dans la capitale togolaise.

Il s’agit des travaux de bitumage en deux voies sur deux, d’un tronçon dénommé « rue Tchamba », une jonction à la voie qui donne sur l’Aéroport International de Lomé.  

La rue vient d’être rouverte au trafic. La réalisation de ces travaux a duré plus de douze (12) mois. Elle a été financée par l’Etat togolais et l’Union Européenne à hauteur d’un milliard FCFA.

Au Togo, il faut noter que l’entreprise française semble en pole position, avec à la clé des marchés publics qu’elle ne cesse d’arracher. Tout récemment, il lui a été confié un marché d’infrastructures dans la périphérie de la capitale togolaise à hauteur de 9 milliards FCFA.

18 mois plus tôt, en groupement avec les entreprises LSE et Freyssinet, elles ont décroché pour près de 15 milliards d’euros un marché de réhabilitation du wharf de Kpémé.

Séna Akoda

Réduire le délai de ses prestations et offrir des services de qualité.  C’est l’objectif que s’est fixé la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Pour y parvenir, l’institution dirigée par Ingrid Awadé semble trouver son salut dans la transformation digitale. Un vaste chantier porté vers le numérique a été mis en branle depuis novembre dernier, avec l’opérationnalisation de la télé-déclaration nominative de rémunérations.

D’autres services, comme les demandes de quitus social, d’attestations et de relevés individuels d’assurance, les réclamations, les consultations de compte, sont également disponibles en ligne, directement sur le site officiel de l'institution. En quelques clics, il est désormais possible de simuler le calcul de la pension normale et de la pension anticipée volontaire. Un gain de temps considérable pour les employeurs.

Fiacre E. Kakpo

« Quelles approches pour un meilleur développement du marché des assurances au Togo » ? La question mobilise l’attention de l’Association Professionnelle des Assureurs-Conseils du Togo (APAC-Togo).

Lors d’une table-ronde tenue dans la capitale togolaise à l’intention des professionnels et acteurs du marché des assurances, Souleymane Ayeva, directeur national des assurances, relève ceci : « le marché togolais des assurances se caractérise par une certaine inertie comparativement aux marchés d’assurance du Sénégal, du Cameroun et de la Cote d’Ivoire ».

Cette situation est liée, selon José Simenouh, président de l’APAC-Togo, au fait que  « l’assureur conseil togolais n’a pas encore atteint son épanouissement et a besoin qu’on lui donne la place qui devrait être la sienne parmi les acteurs de l’assurance ». Car « sous d’autres cieux, c’est lui, le faiseur de roi ».

Aussi estime-t-il que ces assises  ne sont pas uniquement des états généraux des professionnels des assurances, mais des états généraux concernant l’ensemble du marché des assurances.

Notons que pêle-mêle, plus d’une dizaine de compagnies se partagent le marché des assurances au Togo.

Séna Akoda

Il a été procédé ce 22 mai 2018 à l’ouverture, à l’Université de Lomé, de l’Institut des Métiers de la Mer (I2M). Il a vocation à former les professionnels des activités portuaires.

Selon les autorités, la création de ce centre de dispensation du savoir appliqué aux activités de la mer répond à un souci crucial : celui de mettre à disposition du Port de Lomé et des sociétés opérant dans le secteur maritime, des ressources humaines qualifiées et compétentes.

Et les défis qui se posent sont à la mesure des fortes mutations qui touchent l’industrie maritime, notamment en matière de conception des coques, d’outils de navigation, d’organisation des transports par mer, de manutention des marchandises dans les ports, etc.

En effet, le constat établi est que, bien que doté d’un port en eaux profondes et d’immenses ressources halieutiques, le Togo manque de personnel qualifié susceptible de répondre aux multiples sollicitations des compagnies maritimes.

Grâce à cet institut, les autorités entendent mettre la formation en adéquation avec l’emploi disponible et soutenir l’économie bleue. A terme, l’objectif visé est de faire du Port de Lomé, le principal moteur de croissance et de développement du pays.

En rappel, c’est du 02 au 04 avril 2014, soit 4 ans auparavant, qu’un colloque universitaire sur les métiers portuaires avait eu lieu dans la capitale togolaise pour établir un pont entre les professions maritimes et les formations universitaires.

Séna Akoda

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