La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) vient de faire un point sur les activités de microfinance dans l'espace Uemoa au 31 mars 2018. De ce document, il ressort que le microcrédit togolais est sur une bonne dynamique, reflétant une amélioration de l’inclusion financière et une embellie régionale.
Les Togolais et la microfinance : la romance se poursuit
Selon le rapport, les dépôts collectés par les systèmes financiers décentralisés (SFD) se sont établis à 1248,7 milliards de francs CFA fin mars contre 1166,6 milliards FCFA, un an auparavant. Soit une progression de 7%. Cette hausse est tirée par une belle performance dans l’ensemble des pays de l’Union, sauf le Bénin. En effet, les ressources mobilisées par les structures de microfinance ont connu un bond significatif en Guinée-Bissau (+45,4%), en Côte d'Ivoire (+13,1%), au Togo (+10,1%), au Niger (+9,5%), au Burkina (+7,2%), au Mali (+5,6%) et au Sénégal (+5,2%). En revanche, un repli a été noté au Bénin (-5,6%).
On estimerait à 83 858 FCFA le montant moyen des dépôts, par membre, à fin mars 2018 contre 88 686 FCFA à fin mars 2017. Une baisse qui pourrait être attribuée à une amélioration de 13,2% de l'accès des populations aux services financiers offerts par les institutions de microfinance. Le nombre de bénéficiaires de ces services étant passé de 13 154 639 un an plus tôt, à 14 890 244 à fin mars 2018.
Selon un graphe fourni par l’institution bancaire, l’encours des dépôts avoisinerait les 200 milliards FCFA pour le Togo, soit près du double du volume du Bénin (qui chute à moins de 100 milliards) et plus de trois fois l’encours du Mali. Sur ce plan, le Togo avant-dernier pays en termes de PIB, se place en 4e position derrière le Sénégal (plus de 300 milliards), la Côte d’Ivoire (plus de 250 milliards), le Burkina Faso (un peu moins de 250 milliards).
Les microcrédits en hausse de 15,3%
S’agissant de l'encours des crédits octroyés par les systèmes financiers décentralisés (SFD), le portefeuille s’est élargi de 15,3% fin mars 2017, pour ressortir à 1263,2 milliards de FCFA. Cette croissance a été constatée en Guinée-Bissau (+64,9%), en Côte d'Ivoire (+31,8%), au Burkina (+16,5%), au Bénin (+14,5%), au Mali (+13,5%), au Togo (+10,0%) et au Sénégal (+9,4%). Toutefois, une baisse a été enregistrée au Niger (-2,4%).
L'encours moyen des financements par membre s'est accru, en ressortant à 84 835 FCFA à fin mars 2018 contre 83 263 FCFA une année auparavant.
Selon l’évolution de l'encours des crédits par pays, le Togo se placerait 4e, en ballotage favorable avec le Bénin. Toutefois, le volume de crédits octroyés dont le remboursement est en cours, a légèrement baissé par rapport à décembre 2017, se situant désormais dans le voisinage des 150 milliards FCFA.
Si « l'analyse des indicateurs d'intermédiation des SFD de l'Union laisse apparaître une évolution relativement propice à l'inclusion financière », elle n’occulte pas la dégradation du portefeuille qui s'est inscrit en hausse, ressortant à 8,1% contre 5,6% à fin mars 2017, pour une norme généralement admise de 3% dans le secteur.
Pour rappel, au Togo, la microfinance occupe une position hautement stratégique dans l’ensemble du secteur financier, où elle contribue de manière importante à l’inclusion financière.
Fiacre E. Kakpo
Vendredi 27 juillet 2018, Orabank-Togo a organisé à son siège, dans la capitale togolaise, une cérémonie de remise de prix aux gagnants de ses jeux tombola de 2016 et 2017.
Cette cérémonie, selon Komi Tiassou, directeur du Réseau d’agences représentant le directeur général, vise à encourager et à récompenser les clients qui épargnent à Orabank. Mais, préalablement, celui-ci a entretenu l’assistance sur la notion de l’épargne, pourquoi et comment épargner, qui peut épargner, quelles conditions remplir pour ouvrir un compte bancaire.
Abordant ces différents points, il a, entre autres indiqué que l’épargne, c’est la partie non consommée du revenu d’un agent économique, destinée à faire face aux imprévus ou à permettre de construire son avenir. Le représentant du directeur général de la banque a insisté sur la discipline du client, mais également sur une bonne compréhension de l’offre.
A cet effet, il s’est exercé à présenter les offres d’épargne disponibles à Orabank. En dehors des avantages précités que le client en tire, celles-ci sont rémunérées à un taux d’intérêt et, par-dessus tout, donnent droit à des gains, a-t-il souligné.
A titre illustratif, les campagnes 2016 et 2017 des jeux tombola organisées par l’institution financière ont, permis à certains clients épargnants de remporter des prix, à l’unique condition d’avoir eu sur leur compte, un montant minimal de cinquante mille (50 000) FCFA.
Les prix décernés varient de gadgets à des bons d’achat de cent mille (100 000) FCFA et à des parcelles de terrain de 600 m2 d’une valeur estimée à « quatre millions (4 000 000) FCFA », selon Espoir Wilson-Teteh, représentant d’un gagnant. Cette année, la campagne se poursuit avec le message « Plus j’épargne, plus je suis content ».
Séna Akoda
Le 27 juillet 2018, la communauté électrique du Bénin célébrait son Jubilé d’or. 50 ans plus tôt, soit le 27 juillet 1968, naissait la communauté électrique du Bénin. Portée par la vision commune des chefs d’Etat béninois et togolais de doter leurs pays d’une structure commune, à même de produire et transporter de l’énergie dans les deux pays. L’institution a rencontré, à son siège à Lomé, les gens de médias pour dresser le bilan d’un parcours cinquantenaire.
Une vision
« Les pionniers de la CEB ont été visionnaires en créant cette communauté », selon Karimou Chabi Sika, directeur général de cette institution, assisté de Foli-Bazi Katari, son directeur général adjoint. Le projet était en effet unique et original à l’époque, dans la sous-région, et inspire depuis lors en Afrique de l’ouest, a reconnu le N°1 de l’institution.
Du concret
Plusieurs réalisations sont à l’actif de la CEB, en cinquante (50) ans d’activités. Au nombre de ces acquis, l’interconnexion électrique Bénin-Togo (161 kwh), la 1ère réalisation tangible. Le second temps fort est marqué par l’interconnexion avec le Nigeria (CEB-Nigeria), avec une capacité de 330 kwh. Cette réalisation traduisait la volonté de diversifier les sources de production d’énergie.
Pêle-mêle, il y a également la construction du barrage de Nangbéto sur le fleuve Mono, une des sources d’énergie les moins chères, un fleuron commun aux deux Etats ; l’interconnexion des deux Nord. (Bénin-Togo) (un réseau qui alimente l’ensemble des localités de la CEB).
D’autres infrastructures de production et de transport d’énergie figurent parmi les réalisations phares de la CEB. En matière de production, on note la construction d’une centrale hydroélectrique de 65 MW et de deux centrales thermiques de 20 MW chacune. En matière de transport d’énergie, 1763 km-circuits de lignes HT ont été construites, ainsi que 22 sous-stations de transformation, un centre de contrôle à Lomé et un centre de secours à Cotonou.
En dehors des interconnexions, un centre de formation professionnelle à Abomey-Calavi, formation des premiers techniciens ayant donné vie à la CEB.
Mais il y a eu également des difficultés
Selon le directeur général, la CEB a été confrontée à certaines périodes à des crises énergétiques dues à la mauvaise pluviométrie notamment en 1983, 1984, 1998 et 2006. Et, en outre, à des crises financières en 1988-1989 à cause de la faillite des banques au Bénin et en 1992-1993 à cause de la crise sociopolitique au Togo. Toutefois, toutes ces crises ont été surmontées grâce à l’esprit de solidarité entre les deux Etats du Togo et du Bénin, souligne-t-il. A l’heure du bilan, Karimou Chabi Sika déclare : « La CEB a fait du chemin, mais notre mission n’est pas de nous féliciter pour ce que nous avons réalisé », déclare-t-il.
Cap sur les défis et perspectives
Karimou Chabi Sika lève également le coin du voile sur les défis de l’institution. Il s’agit, entre autres, de la construction du barrage d’Adjaralla et de l’entrée dans le secteur des télécommunications avec en toile de fond le transport et la commercialisation des fibres optiques de la CEB. L’avenir du modèle d’intégration énergétique entre le Togo et le Bénin passera également par la réussite d’un mix énergétique qui devrait prendre en compte les énergies renouvelables. Un défi que la structure devrait relever. « Il est vrai que le coût du solaire baisse au fil des années ». Mais il y a un obstacle de taille : « il n’y a pas de soleil la nuit ; or tout le monde veut avoir l’électricité 24h/24. Nous avons l’ambition d’exploiter le solaire et le combiner avec l’hydraulique mais nous sommes en veille stratégique pour le moment », a nuancé le directeur général.
Séna Akoda
Le Chef de l’Etat togolais, président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cedeao, Faure Gnassingbé, était à son grand oral le 27 juillet 2018. C’était à l’occasion de la séance de dialogue BRICS-Afrique placée sous le thème « comment renforcer la coopération entre les BRICS et l’Afrique pour une croissance inclusive et une prospérité partagée ? ». Il avait à ses côtés le Président Macky Sall du Sénégal.
Dans un discours concis, il a, au nom de la Cedeao, adressé ses remerciements aux leaders des BRICS pour l’invitation à participer à ce sommet. Une preuve, selon lui, de leur l’esprit d’ouverture et sens de solidarité. Il a ensuite présenté à l’auditoire la CEDEAO, une organisation qui regroupe quinze (15) Etats et représente une population d’environ 320 millions d’habitants.
Une vision commune BRICS-CEDEAO
Le Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao a, après avoir déclaré adhérer au thème de la rencontre, mis en relief « les efforts inlassables » déployés au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour « plus d’intégration économique et le bien-être des populations », avec pour socle, la croissance inclusive et le développement partagé.
A cet effet, il rappelle « la vision 2020 » baptisée « vers une communauté démocratique et prospère » élaborée par l’institution sous régionale afin de parvenir à une région de paix et de prospérité découlant des engagements de développement à long terme pris par l’ensemble de nos pays.
Cette vision, souligne-t-il, « repose sur cinq piliers transformationnels pour le développement intégré de l’Afrique de l’Ouest à savoir la paix et la sécurité, la bonne gouvernance, la mise en valeur des ressources de la région, l’intégration économique et monétaire et la promotion du secteur privé ». Elle s’est traduite par un programme communautaire de développement dont la version révisée adoptée par les chefs d’Etat en décembre 2016 comporte des projets prioritaires dans le domaine des infrastructures de transport, de l’énergie, de l’agriculture et de la santé.
Faure Gnassingbé a plus concrètement indiqué que l’un des projets majeurs de ce programme communautaire de développement, est le projet de construction d’une autoroute Lagos-Dakar en deux phases à savoir Lagos-Abidjan et Abidjan-Dakar. Il a ajouté, à cet égard, que « la première phase est le tronçon par lequel transitent 70% des marchandises de la région et relie les deux grandes capitales économiques que sont Abidjan pour la République de Côte d’Ivoire et Lagos pour la République Fédérale du Nigéria ».
Des pistes de partenariat et de coopération BRICS-CEDEAO
Le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a exploré des pistes de partenariat et de coopération entre la Cedeao et les BRICS. « Pour mettre en œuvre efficacement ces chantiers lancés dans le cadre de la «vision 2020 », fait-il observer, « des Task Force de haut niveau composées des chefs d’Etat de la sous-région sont mises en place, notamment sur le programme de la Monnaie unique de la CEDEAO et sur le programme de libéralisation des échanges. Sur l’ensemble de ces chantiers, il existe de bonnes opportunités de coopération avec les BRICS car, nous savons que vos pays excellent dans le domaine de la construction des infrastructures ».
Dans cette volonté de coopération entre les deux entités, le Chef de l’Etat adresse un appel solennel aux pays membres des deux organisations: « Nous invitons donc les pays de nos deux organisations, les BRICS et la CEDEAO, à se rapprocher pour étudier les possibilités de coopération et de partenariat ». Et ajoute : « Dans cette perspective, un partenariat gagnant-gagnant avec la nouvelle banque de développement créée par les BRICS en 2016 pourrait se nouer avec la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). Je pense que ce sont deux bras financiers au service du développement qui pourraient se rapprocher peut-être par une prise de participation croisée dans les structures pyramidales de chacune des deux institutions ».
En marge de ce sommet de haut niveau, le Chef de l’Etat a eu, pêle-mêle, à s’entretenir avec Cyril Ramaphosa, président de la Nation Arc-En-Ciel, Vladimir Poutine de la Russie, Xi Jinping de la Chine.
La Commission économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Suisse ont signé le 25 juillet 2018 à Abuja, au siège de l’institution sous régionale, un accord financier de 3 milliards FCFA.
Cet accord conclu par Jean Claude Kassi Brou (photo), président de la commission de la Cedeao, et Eric Mayoraz, ambassadeur suisse accrédité auprès du Nigeria, du Tchad, du Niger et de la Cedeao, vise à booster le secteur de l’élevage dans la communauté. Sa signature « fait suite à une volonté commune exprimée par les deux parties, à travers une lettre d’intention, de renforcer la coopération entre elles », indique un communiqué de l’institution, consulté par la rédaction de Togo First.
Cet attrait pour le secteur de l’élevage semble se justifier amplement. Selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), ce secteur contribue à près de 40% du PIB agricole de la sous-région. L’élevage joue ainsi un rôle non négligeable dans le développement économique de l’espace.
Cet accord devrait, à terme, améliorer la productivité agricole et permettre de mieux garantir la sécurité alimentaire au sein de l’ensemble sous régional, espère la Commission. Par ailleurs, il devrait renforcer le partenariat de développement économique existant entre la Suisse et les 15 pays membres de la communauté, dont le Togo.
La tournée de proximité de trois (03) jours entamée le mercredi 25 juillet 2018 par la ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomegah-Dogbé, s’est poursuivie ce jeudi 26 juin 2018.
A cette étape, la ministre, en compagnie de son homologue en charge de la culture, Guy Madjé Lorenzo, a mis à l’honneur des entrepreneurs évoluant dans le domaine de l’art et de l’innovation aussi bien manuelle que technologique.
L’art et la création artistique sous toutes ses formes à l’honneur
Le binôme ministériel est allé au village d’art « Tayé Tayé » de Steven Agbétoglo.

Pur produit du Village artisanal de Lomé, le jeune sculpteur a rassemblé autour de lui des jeunes issus du même centre que lui et excellant dans divers domaines : sculpture, art et peinture, couture, fabrication de perles, etc. …

La visite des deux membres du gouvernement a été l’occasion pour ce passionné de bois et de tout ce qui peut en découler, de leur exposer ses difficultés et de solliciter leur appui afin de faire de ce village d’art qui regorge de magnifiques œuvres, un lieu incontournable de l’art et de la création togolaise.

La seconde étape a été au Village Artisanal de Lomé, un cadre tout aussi riche en découvertes artistiques pour les deux ministres. Là, sous la conduite de la directrice du site et du conservateur du village, les deux personnalités ont pu apprécier les diverses créations exposées dans les stands de dessin, peinture, tissage, sculpture et autres arts… Elles ont également saisi l’occasion pour échanger avec les divers artistes et artisans présents sur place.

Jimmy Hope, l’étape surprise
Après ce passage au village artisanal, la délégation a mis le cap sur Baguida, quelque peu à la périphérie de la capitale pour une visite à l’artiste de la chanson et peintre togolais Senaya Koffi, plus connu sous le nom de Jimmy Hope.

Le célèbre rockeur togolais qui a plusieurs cordes à son arc, a offert aux ministres et aux journalistes, une visite guidée de son domicile qui s’est révélé un véritable musée dédié à l’art et surtout à la peinture.
Plus de deux cents (200) œuvres achevées et d’autres en cours de finition ont émerveillé les visiteurs. Le musicien au chapeau et à la guitare, que le ministre de la culture Guy Madjé Lorenzo a qualifié de « patrimoine national », a esquissé quelques toiles avant d’emballer la délégation conquise avec quelques-uns de ses morceaux préférés.

Se prêtant au jeu, la ministre du développement à la base a d’ailleurs demandé à l’icône du rock togolais une composition a capela tirée d’une inspiration subite. Visiblement conquis, les représentants du gouvernement ont ensemble formulé le vœu de voir une école d’art se créer avec comme figure principale l’auteur du morceau culte « It’s too late ».
Jean Koumy, le « tonton amour » de l’art togolais
L’immersion dans le monde de l’art s’est poursuivie avec un tour chez l’artiste peintre plasticien togolo-belge Jean Koumy.
En compagnie de Limda Awesso, son agent Afrique, également artiste, celui en qui « on retrouve à la fois du Picasso, du Chagall, ou encore du Alechensky », tous des artistes peintres de renom, a dévoilé ses œuvres à la délégation.

Comme chez Jimmy Hope, les ministres ont pu constater l’omniprésence de l’art dans le vécu et toute la résidence de Jean Koumy. Ils ont également réitéré le vœu de voir une école d’art s’ériger à Lomé, afin que « les grands artistes du Togo fassent profiter les plus jeunes de leurs expériences ».
La visite s’est achevée par la remise solennelle d’un tableau de l’artiste, grand fan de Paul Ahyi, à la ministre Victoire Tomegah-Dogbé.
Kossi Elom Lovenou : saint crépin qui rêve des chaussures « Made in Togo »
La suite de ce deuxième acte de la tournée s’est effectuée à « Elégance Plus », une entreprise de fabrication de chaussures et ceintures en cuir. Son promoteur, Elom Kossi Lovenou, a été lauréat du concours « Meilleurs Entrepreneurs 2017 », organisé par le ministère du développement à la base.
Celui qui ambitionne de « créer une marque de chaussures typiquement togolaise », a reçu du FAIEJ, un financement de 1 200 000 FCFA en Février 2015, qui lui a permis de créer son entreprise de cordonnerie et de le doter d’un centre de formation.
Formé lui-même en fabrication de chaussures en cuir, il emploie aujourd’hui quatre (04) personnes et a un chiffre d’affaires mensuel moyen de 835 000 FCFA pour un taux de rentabilité évalué à 51%.

Les ministres l’ont félicité pour sa créativité et l’ont encouragé à continuer dans la même lignée.
« L’Abidjanaise », l’hymne à la tresse
Ce salon de coiffure ouvert par Aziandjipe Afiwa, vice-championne du plus grand concours de coiffure africaine, diffusée sur la Chaine A+ et qui emploie près de 26 personnes dont 2 hommes, a été ouvert à Agoè-Assiyéyé dans la banlieue nord de Lomé, il y a encore moins d’un an.

Devant les médias, elle n’a pas caché son émotion pour l’honneur de recevoir les deux ministres. Je suis très « émue aux larmes et fière de recevoir la visite des deux ministres », a-t-elle déclaré. Elle a également annoncé avoir des projets afin d’« aider ses jeunes frères et sœurs qui veulent lui emboîter le pas » et compte sur « le soutien et l’accompagnement des deux ministres ».
L’énergie solaire pour se requinquer
La délégation quelque peu éreintée par cette journée-marathon, aura pour point de chute le Village d’Energie Solaire de Baga Kossivi, 3ème prix international du « Meilleur Entrepreneur PPEJ » édition 2016.
Titulaire d’un BTS en électrotechnique, option énergie, le jeune entrepreneur s’est investi dans l’étude, la vente, l’installation et la réparation des équipements solaires à travers son entreprise VESO (Village d’Energie Solaire).
Il a bénéficié d’un accompagnement de 1 800 000 FCFA en 2016. Il emploie dix (10) personnes dont huit (08) permanents pour une charge mensuelle de 900 000 FCFA et a un chiffre d’affaires mensuel de 1 000 000 FCFA. Le jeune patron, qui a été primé Meilleur Etudiant de sa promotion, a, à ce jour, des partenaires comme Yandalux Allemagne et Sunny International Power Corp de la Chine.
Guy Madjé Lorenzo : « Chercher l’excellence, le prix à payer pour être le numéro 1 »
Dans son mot à l’endroit des médias, le ministre Guy Madjé Lorenzo a dressé le bilan de la journée et exhorté la jeunesse à s’inspirer de ces modèles. « On n’a rien sans rien. Quand on a un don, il faut le cultiver et croire dans l’avenir » a-t-il déclaré en substance. Il a également, pour finir, prôné « la recherche de l’excellence afin de devenir le numéro 1 » et aussi la culture de la paix que tous ces artistes magnifient à travers leurs œuvres.
La tournée de proximité initiée par la ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes s’achèvera ce 27 juillet 2018 avec la visite dans la région des plateaux de plusieurs entrepreneurs tous aussi inventifs.
Reportage de Octave A. Bruce
Dans sa dynamique de vulgarisation de la loi n°02018-005 portant code foncier et domanial, le ministère de l’urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de Vie a mobilisé divers acteurs et partenaires notamment des banques commerciales, des notaires, des architectes, autour d’une table ronde le vendredi 27 juillet 2018.
Placée sous le thème « L’application de la loi portant code foncier et domanial, vecteur de la sécurisation des transactions foncières et de la sécurité des investissements », cette rencontre a mobilisé le groupe cible, et obtenu son adhésion à cette réforme. Ceci, à travers des communications et échanges qui ont permis, entre autres, de présenter l’importance et l’intérêt de la loi n°02018-005 portant code foncier et domanial.
Selon le ministre de l’urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de Vie, Me Fiatuwo Kwadjo Sessenou, « La réforme foncière restaure la confiance entre les clients et les banques». De fait, la nouvelle loi prévoit un cadre juridique et un cadre institutionnel modernes, qui sécurisent le foncier.
La réforme foncière en miniature
Il est important de relever que, de l’avis du ministre, cette réforme subordonne toute transaction foncière à la détention, par le vendeur, d’un titre foncier et que, toujours, dans ce souci de sécuriser les transactions foncières, elle a allégé et simplifié les procédures d’obtention du titre foncier, « à ce jour comme un véritable mythe » pour les concitoyens. En outre, elle confie les transactions foncières aux notaires, acteurs clés en matière de sécurisation foncière.
La mise en place de tout ce dispositif légal couplé d’un dispositif institutionnel novateur, constitué d’un guichet unique du foncier et d’une agence nationale de la gestion foncière, se justifie par un constat : « l’incertitude foncière est nuisible au développement économique ». Car, l’investisseur se montre toujours frileux à l’idée de faire un investissement lorsqu’il n’est pas sûr de son droit de propriété sur le bien foncier dont l’achat lui est proposé.
Au surplus, les banques sont plus incitées pour investir à long terme, notamment par des opérations de crédit au logement décent et autres formes d’hypothèques lorsqu’elles ont la garantie accordée sur un bien immatriculé, c’est-à-dire disposant d’un titre de propriété.
Sous un autre registre, cette réforme, rappelons-le, s’inscrit dans le cadre des réformes en cours coordonnées par la Cellule Climat des Affaires en vue de rendre plus attrayant l’environnement togolais des affaires. Elle ouvre la voie à la mise en œuvre du programme Threshold du MCC validé par le Togo depuis quelques mois.
Séna Akoda
Le Syndicat des Employés et Cadres des Banques, des Etablissements financiers et des Assurances (Synbank), en collaboration avec le Ministère de la fonction publique, a ouvert ce vendredi 27 juillet à Lomé, sa 9ème Assemblée générale ordinaire.
Placée sous le thème : « Les femmes dans les syndicats, une nouvelle donne », l’Assemblée qui se tient dans un contexte de mutation profonde, vise à offrir une place de choix aux femmes, souvent peu représentées dans les luttes syndicales.
Pour Patassé Joséphine (photo), Secrétaire Générale Synbank, «l’idée est de revoir les textes de l’association, renouveler l’instance dirigeante et aller de l’avant ». Et d’ajouter, « nous avons également constaté que nos sœurs s’impliquent peu dans le syndicalisme. Il est temps que les femmes se battent ».
Le Centre autonome d’étude et de renforcement des capacités pour le développement du Togo (CADERT), a ouvert ce jeudi 26 juillet à Lomé, une rencontre de 2 jours sur le Partenariat public privé (PPP).
La rencontre se tient en prélude à un forum de haut niveau sur ce mode de partenariat et vise à créer un cadre d’échange entre les secteurs privé et public impliqués dans le montage des PPP. Les participants devraient, au cours de ces travaux qui s’achèvent ce vendredi 27 juillet 2018, relever les défis et enjeux liés à ce mode de partenariat et formuler des recommandations en vue de promouvoir le développement du pays.
Il s’agit également de sensibiliser les acteurs issus du secteur privé, de la société civile, des institutions financières, réunis à l’occasion, sur les recherches menées par l’institution dans le sens du développement du Togo. En particulier, la mobilisation du partenariat public privé au développement du secteur agricole.
Selon les organisateurs, « l’idée, c’est de créer un cadre d’échange et de partage d’expérience avec des entrepreneurs locaux, les secteurs privés, l’Etat et les invités venus d’autres pays, pour voir comment on peut avoir un cadre de partenariat public privé permettant de conduire le développement ».
Le résultat, à terme, est d’arriver à une meilleure insertion du secteur privé dans l’agriculture, et de booster les opportunités d’investissement.
L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), a honoré ce mercredi l’Aviation civile togolaise, pour la qualité des prestations rendues dans la sous-région et en Afrique. Elle a décerné la « Médaille de l’aérodrome », sa plus haute distinction, au Directeur général de l’Agence nationale pour l’aviation civile, le Colonel Gnama Latta.
Celui-ci s’est réjoui de cette reconnaissance des performances réalisées par le Togo dans le domaine de l’aviation civile et a dédié cette médaille à son pays. Selon Mohamed Moussa, Directeur général de l’ASECNA, « l’aéroport du Togo, est le seul en Afrique à avoir atteint 80% des normes au niveau de l’aviation civile internationale ».
La Médaille de l’aérodrome couronne en effet le professionnalisme et l’engagement des acteurs de l’aviation civile nationale, notamment en matière de sûreté et de sécurité aéroportuaires. Comme le confirment ces déclarations de Medezi Tagba Damsou, Représentant pays de l’agence : « Au Togo, nous nous félicitons de n’avoir pas eu d’incidents graves. Il s’agit de quelques incidents mineurs qui ont été notifiés et pris en compte dans les actions correctives ».