Au Togo, le dernier conseil des ministres tenu le 25 mai 2018 souligne la nécessité du respect du plan prévisionnel des marchés publics par les membres du gouvernement. L’élaboration et le suivi rigoureux du Plan de passation des marchés publics devraient concourir à l’amélioration de la consommation des crédits alloués aux différents départements gouvernementaux.
En effet, détaille une communication présentée au cours de cette réunion, « les marchés doivent être conclus, exécutés et payés à partir des crédits de l’exercice budgétaire de l’année », en ligne avec le principe selon lequel le budget de l’Etat est élaboré pour une année.
Hormis les cas des investissements prévus sur plusieurs années, l’annualité budgétaire exige des administrateurs de crédits l’élaboration d’un plan de passation des marchés publics, précise le communiqué du Conseil des Ministres.
Et pour cause, ce document constitue une programmation rigoureuse des différents marchés à passer et à exécuter au cours de l’exercice budgétaire.
Mieux, le plan de passation des marchés publics « permet non seulement d’alimenter le plan d’engagement, mais aussi d’aider à estimer les besoins de trésorerie au sein de l’administration publique pour effectuer à temps les paiements et réduire les risques liés à l’insuffisance des fonds disponibles pour financer l’exécution complète des marchés ».
Notons que cette planification est d’abord une obligation réglementaire découlant de l’article 12 de la loi n°2009-013 du 30 juin 2009, relative aux marchés publics et délégations de service public. Elle est, ensuite, une condition impérative pour que les prestations soient réalisées dans les meilleures conditions économiques.
Séna Akoda
Le Togo réitère son ambition de faire des énergies renouvelables une alternative aux énergies fossiles. Mieux, d'augmenter à hauteur de 50% la part des énergies dites propres à l'horizon 2030. Cette ambition, très forte, affichée par Marc Dèdèriwè Ably-Bidamon (photo), ministre de l’Energie et des Mines a été confirmée à l’occasion du Conseil des ministres tenu le vendredi 25 mai 2018.
Selon le Conseil des ministres en effet, « les engagements auxquels notre pays (le Togo, ndlr) a souscrit sur le plan régional et international dans le secteur de l’énergie, exigent que la part des énergies renouvelables soit portée à 50 % dans le mix énergétique national à l’horizon 2030 ».
Au-delà d’une ambition, il s’agit de respect des engagements ; ce qui donne un sens nouveau aux efforts du Togo en matière d’énergies renouvelables. Le Conseil des Ministres confirme ainsi les objectifs déclinés par le gestionnaire du portefeuille de l’énergie, lors de son entrevue avec une délégation de Bloomberg New Energy Finance le mercredi 23 mai 2018.
Cette évolution de 50% de la part des énergies renouvelables devrait être en rapport avec l'atteinte de l’objectif n°07 de développement durable qui vise en effet à garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables, modernes et à coûts abordables.
La mise en place de l’Agence Togolaise d’Electrification et des Energies Renouvelables (AT2R), rappelle le Conseil des Ministres, répond à la volonté de promouvoir les énergies renouvelables.
Par ailleurs, la nécessité de mettre en place un cadre juridique et incitatif a été soulignée. Ce cadre devrait permettre de répondre de façon adéquate aux défis liés aux activités de production, de commercialisation et d’utilisation de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables.
Séna Akoda
Comme annoncé le 10 avril dernier en présence de la mission du FMI, la conjoncture socio-économique et financière a été marquée par une crise sociopolitique émaillée de violences, qui a affecté négativement l’économie du Togo depuis le second semestre 2017. Conséquence : il sera, on ne peut plus difficile de mobiliser les recettes escomptées pour le compte de cette année. Alors que la satisfaction de nouveaux besoins sociaux, liés notamment aux revendications des agents des secteurs de l’éducation, à l’augmentation des subventions aux universités de Lomé et de Kara ainsi qu’aux enseignements confessionnels, est venue alourdir une facture déjà salée.
« Face aux nombreux besoins à satisfaire, conjugués aux défis de mobilisation des ressources internes, le gouvernement a jugé utile de s’orienter vers l’optimisation des dépenses publiques. La nécessité de prendre en compte ces évolutions, amène à modifier le budget 2018 en cours d’exécution », selon le conseil des ministres de ce vendredi 25 mai, qui annonce une légère coupe de 1%.
« Le budget rectifié s’équilibre en recettes et en dépenses à 1 308 134 862 000 FCFA contre 1 318 500 000 000 FCFA dans la loi de finances initiale soit une baisse de 1%. », précise le conseil.
Ainsi, le président togolais Faure Gnassingbé a instruit chaque département à « se rendre plus disponible et à étudier les projets proposés par le secteur privé national et international dans le souci d’augmenter significativement la part des investissements privés dans l’économie nationale. »
Fiacre E. Kakpo
La multinationale française Total, installée au Togo depuis plusieurs décennies, ajoute une nouvelle corde à son arc. Elle vient de se lancer dans le Fast-Food.
Dans ses stations-service situées au quartier Totsi et BTCI (sur le boulevard en face de la BTCI) dans la capitale togolaise, ses clients pourront commander des plats aux commodités occidentales, africaines et togolaises. Il s’agit notamment du café, des croissants, des croustillants, du poulet, etc. Mieux encore, ces stations-service sont équipées de tables dotées de bornes de charge de téléphones, d’ordinateurs et autres.
Pour entrer dans le « Fast-Food », Total-Togo s’est allié avec « La Croissanterie », une marque très célèbre en Europe, et « Tweat », une marque ivoirienne dont la spécialité est le poulet.
« Nous sommes le leader du marché des carburants et des lubrifiants. Nous voulons le rester en innovant et en offrant de la restauration de niveau européen », a déclaré Adrien Bechonnet, Directeur Général de Total-Togo au lancement le 23 mai 2018 de cette activité à la station-service de Totsi.
Séna Akoda
Comme tous les pays de l’Union Economique et financière des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), le Togo n’est pas resté en marge de la révolution mobile. Mieux, la percée du téléphone mobile est fulgrant.
A en croire Cina Lawson, ministre des postes et de l’économie numérique, qui, à la tête d’une cohorte de 10 startups, séjourne à Paris dans le cadre du salon mondial destiné à la technologie, « ces 5 dernières années, le taux de pénétration du mobile a augmenté de 700% au Togo ».
La ministre participait ce jeudi à la table ronde « Tech for Africa » avec plusieurs autres autres personnalités.
Fiacre E. Kakpo
L’office Togolais des Recettes (OTR) a lancé, ce 25 mai 2018 à son siège à Lomé, une campagne nationale de recensement. L’information a été portée aux gens de médias au cours d’une conférence de presse animée par Adoyi Esso-Wavana Ahmed, Commissaire des Impôts.
L’objectif visé, est de constituer un répertoire national en matière foncière. En effet, avant de lever l’impôt foncier, il est indispensable de connaître la matière imposable, son propriétaire, relève le Commissaire des Impôts.
Il importe de connaître également l’usage, soit à titre professionnel, soit à titre d’habitation, qui en est fait, ajoute-t-il.
Il est précisé que l’opération prendra en compte même les propriétés non bâties, les immeubles administratifs et autres.
Concrètement, dès la semaine prochaine, des agents recenseurs formés à cet effet et identifiables par le port d’un badge, se déploieront dans la capitale togolaise, aux fins de recueillir les informations utiles. Les divisions Nord-Est et Nord-Ouest constitueront la 1ère étape de cette opération.
Au-delà du fait de disposer d’un répertoire foncier national, ce recensement est sous-tendu par le souci d’actualiser les informations foncières relatives aux opérateurs économiques, indique-t-on.
Par ailleurs, les données recueillies devraient permettre de faciliter l’adressage à Lomé et, à terme, à l’OTR de migrer vers un cadastre numérique. L’opération devrait s’achever au bout de trois (03) mois à Lomé. Le cap sera ensuite mis sur l’intérieur du pays.
Séna Akoda
Une cohorte de dix start-up togolaises menée par la ministre des Postes et de l’économie numérique Cina Lawson participe au salon Vivatech qui a ouvert ses portes ce jeudi 24 mai, à Paris sous le haut patronage du président français Emmanuel Macron.
« Je suis venue avec une dizaine d’entrepreneurs qui développent de nombreuses applications. Je tiens à les saluer pour l’ingéniosité dont ils font preuve chaque jour ! », a twitté la ministre « fière de voir que le Togo est si bien représenté à cet événement majeur de la tech. »
Cette troisième édition met l’Afrique à l’honneur, avec une zone dédiée qui rassemble la centaine de Start-up représentant le continent. L’occasion pour la délégation togolaise de rencontrer les acteurs majeurs de la scène tech internationale, notamment les patrons les plus importants de ce secteur.
Au menu des rencontres, Cina Lawson s’est entretenue notamment avec Paul Kagamé, le président du Rwanda, une des présences remarquables de l’événement, ainsi que le Ceo de la Banque panafricaine UBA, Toni Elumélu. Ensuite, la ministre a eu à échanger avec Edem Fiadjoe, Ceo de JetSolutions, et Helton Yawovi, Ceo de DashmakeStartup, deux jeunes Togolais de la diaspora.
VivaTech est un grand rendez-vous technologique qui rassemble les plus grandes entreprises opérant dans le secteur du numérique.
Notons que le président français Emmanuel Macron, a déjà promis de débloquer une enveloppe de 65 millions d’euros pour booster les start-ups africaines.
Le ministre de l’énergie et des mines, Ably Bidamon a reçu ce mercredi Eléonore Lazat, cheffe de mission de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) dans le cadre de l’étude Climatescope 2018. Un rapport annuel qui évalue les conditions d’investissements et les opportunités dans le secteur des énergies renouvelables.
Ce fut l’occasion pour le ministre de présenter les actions réalisées par le Togo pour faire la part belle aux sources d’énergie propres dans le mix énergétique, les ambitions, les défis et les perspectives du secteur.
L’ambition est forte : atteindre 50% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, en ligne avec les ODD.
Ainsi, depuis 2005, la dépendance énergétique est passée de 80% à 50% en fin 2017, essentiellement grâce à la centrale thermique de Lomé, opérée par ContourGlobal et la mise en place de mini centrales solaires.

Avec la multiplication des efforts gouvernementaux, le Togo a passé le taux d’accès à l’électricité de 18% en 2005 à environ 40% fin 2017 sur le plan national. Dans le milieu rural, ce taux est passé de 2% en 2005 à 7% fin 2017.
Selon la vision de Lomé, le Togo devrait porter la part des énergies renouvelables dans la production électrique nationale à 15% en 2020 et 20% en 2022. Des ambitions qui seront rendues possibles grâce à l’augmentation de la capacité de production d’électricité suite à la construction de centrales solaires de 50 MWc, et celle de trois (03) centrales micro-hydroélectrique d’une puissance totale de 108 MW (Sarakawa 24,2 MW, Titira 24 MW, Tetetou 60 MW).
Ces installations devraient permettre au département de l’énergie de réduire considérablement la dépendance vis-à-vis de l’extérieur de 50% en 2020 et à 35% en 2022.
En ce qui concerne le financement de ce vaste chantier, le pays mise sur diverses sources de financement, notamment les partenariats public-privé, l’aide bilatérale et multilatérale, l’épargne nationale ainsi que les capitaux privés étrangers. Pour ce faire, en vue d'encourager les investisseurs, la mise en place d’un cadre réglementaire attractif est en cours, en plus des facilités qu’offre déjà le code des investissements pour les investissements dans ce secteur prometteur.
Ainsi, l’opportunité pour le Togo d’une étude telle que le ClimateScope, porté par une agence de cette renommée, dans la production de données sur les énergies propres, ne se dément pas. Tant, elle pourrait ouvrir au secteur togolais des renouvelables, la porte de divers instruments de financement innovants ainsi qu’attirer de gros investisseurs à la recherche de ce genre de niche.
Pour précision, Bloomberg New Energy Finance (BNEF) sert plus de 100 000 clients dont une grande partie parmi les investisseurs à la recherche des projets d’énergies propres.
Fiacre E. Kakpo
Le patronat togolais veut bâtir le secteur privé sur des bases solides et durables. Mercredi à Lomé dans la capitale togolaise, le Conseil national du patronat (CNP-Togo) a procédé à la validation de son plan stratégique 2018-2022 dont la mise en œuvre nécessitera 5 milliards Fcfa. Ce nouveau plan quinquennal est destiné à soutenir les entreprises en vue d’une prospérité durable.
« Ce plan permettra au CNP-Togo de relever les défis des prochaines années tout en restant à l’écoute de l’environnement économique et social afin d’anticiper, s’adapter aux évolutions et stimuler le progrès de ses membres », a indiqué Laurent Coami Tamegnon (photo), le président du patronat, lors de la cérémonie, présidée par Bernadette Legzim-Balouki, la ministre du Commerce et de la promotion du secteur privé.
Intervenant lors cette rencontre, Bernadette Legzim-Balouki a exhorté les responsables du CNP-Togo à veiller à la mise en œuvre dudit plan stratégique, tout en rassurant en ce qui concerne la volonté des autorités togolaises de poursuivre les réformes visant à faire du secteur privé la locomotive de la croissance économique.
L’élaboration du Plan Stratégique 2018-2022 du CNP-Togo a été soutenue financièrement par le Bureau International du Travail (BIT).
Fiacre E. Kakpo
Une mission de Bloomberg New Energy Finance (BNEF), la firme américaine de recherche qui aide les professionnels de l'énergie à analyser des niches d’investissements et à générer des opportunités, séjourne au Togo du 23 au 25 mai 2018.
Objectif ? Collecter des données dans le cadre de la réalisation de l’étude Climatescope 2018, un rapport annuel interactif qui dresse le profil d’une centaine de pays et évalue leur capacité à attirer les investissements pour développer des projets dans le renouvelable, et plus généralement pour des sources d’énergie à faible émission de carbone.
Ce mercredi, la mission conduite par Eléonore Lazat, a procédé, à la présidence, au lancement des travaux techniques en présence des responsables du secteur de l’énergie, des partenaires au développement, du secteur privé et de responsables d’ONG.
Cette réunion de coordination stratégique, présidée par le coordinateur national de la Cellule climat des affaires (CCA), Sandra Johnson, a permis aux différents acteurs impliqués de s’imprégner du processus d’analyse du Climatescope et d’en saisir toute l’importance pour le Togo qui affiche déjà une forte ambition pour les énergies propres.
Cette étude basée sur un questionnaire soumis aux différents acteurs concernés, couvre quatre domaines à savoir : l’attractivité générale du secteur des renouvelables, les investissements en énergie propre et le financement du climat, les chaînes de valeur des secteurs d’énergies à faible teneur en carbone et d’énergie. Et aussi, les activités de gestion des gaz à effet de serre.

Sandra Johnson, coordinateur national de la Cellule climat des affaires (à gauche)
« Cette première participation de notre pays à cette étude Climatescope 2018, permettra au Togo de disposer d’une situation de référence internationale du sous-secteur des énergies renouvelables et d’identifier les opportunités d’investissements de cette branche. », assuré Sandra Johnson. Et de poursuivre : « L’Etude nous aidera à identifier les priorités d’amélioration pour que notre pays soit plus efficace, efficient et compétitif dans les domaines clés pour le développement de l’énergie renouvelable tels que le cadre des investissements, y compris le dispositif juridique et fiscal, la technologie, la structuration du marché de l’énergie, les stratégies de financement et de partenariat... »
Le plan 2030 de développement des énergies propres au Togo nécessitera pas moins de 460 millions de dollars (258 milliards FCFA) pour être peaufiné. Le climatescope arrive donc à point nommé pour la mobilisation de ce financement.
Fiacre E. Kakpo