Togo First

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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) vient de lancer un dispositif de soutien au financement des PMI-PME dans l’espace Uemoa.

L’initiative dénommée ‘’Dispositif Pme’’ vise à favoriser l’accès aux financements bancaires des petites et moyennes entreprises en vue d’accroitre leur contribution au PIB et la création d’emploi.

Le « Dispositif Pme » fait suite au mandat donné à la Banque centrale en 2012 par les Chefs d’Etat de l’Uemoa, dans le cadre du plan d’action de financement des économies.

Il s’adresse principalement aux entreprises non financières, productrices de biens ou services marchands, disposant d’un chiffre d’affaires n’excédant pas 1 milliard FCFA et respectant l'obligation légale de produire des états financiers selon les dispositions en vigueur dans l’Union.

Egalement le ‘’Dispositif Pme’’, vise d’une part, à promouvoir les petites et moyennes entreprises par l’amélioration de leur encadrement, et, d’autre part, à refinancer les créances bancaires sur les entreprises éligibles et à diversifier les instruments financiers adaptés à leur besoin.

Durant la semaine du 30 juillet, chaque Etat membre devrait organiser une cérémonie de lancement coprésidée par les ministres en charge des finances et leurs homologues en charge des PME.

Le sommet conjoint Cedeao-Ceeac sur la paix, la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent s’est achevé ce lundi 30 juillet à Lomé, capitale de la République togolaise, en apothéose.

Cette assise aura ainsi permis aux chefs d’Etat et de gouvernement et quelques personnalités d’analyser la situation sécuritaire en Afrique centrale et de l’Ouest et de noter les risques liés à la montée des défis sécuritaires, notamment en ce qui concerne le terrorisme, les trafics d’armes, le blanchiment d’argent, la cybercriminalité, etc.   

Dans le souci de répondre efficacement aux menaces grandissantes qui émaillent la vie des deux communautés et de garantir la paix et la quiétude aux populations, les chefs d’Etat et de gouvernement, avec à leur tête, les présidents Faure Essozimna Gnassingbé, Ali Bongo Ondimba, respectivement, présidents en exercice de la Cedeao et de la Ceeac, ont adopté, au communiqué final, une déclaration commune.

La déclaration de Lomé sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, en ligne avec les normes constitutionnelles ayant cours dans les deux zones d’intégration, est un nouvel engagement qui élaguera, dans les mois à venir, les barrières pour une coopération plus élargie et efficace en matière sécuritaire.

Le document présenté à la tribune, lundi, se veut un guide des actions prioritaires à mener pour aboutir à un cadre de partenariat optimal entre les deux espaces afin de constituer un solide bloc dans la lutte contre le terrorisme dans tous ses aspects. Et dans cette mission, l’accent sera mis sur une approche collaborative impliquant aussi bien la communauté internationale que les Etats membres avec tout leur arsenal juridique, sécuritaire, et de défense, la société civile, les communautés religieuses, maillon important de la chaîne, la jeunesse, etc.

Le renforcement de la coopération dans le domaine sécuritaire

Au chapitre des décisions, les chefs d’Etat et de gouvernement s’engagent à coopérer pour prévenir les conflits, promouvoir la paix et la stabilité dans les régions, à travers notamment la mise en place et le renforcement aux niveaux national et régional du mécanisme d’alerte précoce et des réponses rapides aux crises impliquant la société civile, les leaders d’opinion, les femmes et les jeunes.

Sur le volet sécuritaire, le président de la Commission de la Cedeao et le Secrétaire de la Ceeac ont été instruits pour initier, dans les meilleurs délais, les négociations entre les Etats des deux régions, en vue de conclure et de mettre en œuvre les procédures d'entraide et de coopération judicaire. A la faveur de cette première mesure, un accord de coopération en matière de police criminelle devrait voir le jour avant la fin de l’année, apprend-on.

Les Etats devront également faire des propositions sur les mécanismes et procédures pouvant permettre le partage sécurisé de renseignements et d'informations avant le prochain sommet qui aura lieu à N’Djamena en 2020. On annonce également des exercices conjoints de renseignement, en respect avec les droits de l’Homme, des renforcements mutuels de capacités dans les domaines de la sécurité et de la défense.

Le Sahel et le bassin du lac Tchad, plat de résistance

Plat de résistance de la question sécuritaire dans les deux régions, la déclaration de Lomé, dont la mise en œuvre sera suivie scrupuleusement par un comité ministériel qui se réunira chaque année, appelle à une mobilisation totale derrière les troupes engagées dans la lutte contre le djihadisme. Selon Alassane Ouattara, la menace que représentent ces hommes, dont le seul objectif est de répandre la peur, est à prendre au sérieux. Mahamadou Issoufou, qui attend un fort engagement financier des différents partenariats, parle, quant à lui, d’un enjeu stratégique.

La déclaration de Lomé aborde le sujet sous le même angle que les présidents ivoirien et nigérien, en mettant l’accent sur un appel aux soutiens. Les pays des deux régions ont été invités à soutenir matériellement et financièrement les forces engagées dans la lutte contre le terrorisme, dans le bassin du lac Tchad et le Sahel. Les Chefs d’Etat et de gouvernement ont formulé, à l’endroit du Conseil de sécurité des Nations unies, le vœu de voir la force G5 Sahel placée sous le chapitre 17 de la charte des nations. Dans le viseur, ce repositionnement devrait permettre à la task force, dont les résultats sur le terrain ont d’ailleurs été salués, de mobiliser des financements pérennes et multilatéraux.

La question migratoire en appel de pied

La déclaration de Lomé qui a salué les efforts réalisés par plusieurs pays, appelle l’Union africaine (UA) à rechercher avec les Nations unies les moyens pour lever l’embargo sur les armes en Centrafrique. Quoique brièvement, l’épineuse question des flux migratoires a été évoquée dans le communiqué final.

« Les Chefs d’Etat et de Gouvernement instruisent leurs ministres compétents à examiner les questions liées aux flux migratoires et aux changements climatiques dans l’espace commun et d’en faire un rapport lors de leur prochain sommet », note-t-on.

Fortement préoccupés par la multiplication des conflits violents entre agriculteurs et éleveurs, liés notamment aux effets des changements climatiques, les ministres de l’agriculture et de l’élevage ont été instruits à l’effet d’organiser des consultations régulières avec la participation des organisations d’agriculteurs et d’éleveurs afin d’identifier les mesures pour prévenir et résoudre pacifiquement ses conflits.

Enfin, selon le texte lu par Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao et de la Ceeac devraient se réunir, chaque année, en marge du sommet ordinaire de l'UA, pour faire le point de la mise en œuvre des engagements pris au titre de la déclaration de Lomé.

Fiacre E. Kakpo

Un accord signé entre le Togo et la Centrafrique, le dimanche 29 juillet à Lomé, porte sur une exemption réciproque de visas.

L’exigence de visas entre les deux pays est donc supprimée. L’accord  paraphé entre le Professeur Robert Dussey et son homologue centrafricain Charles Armel Doubane,  intervient  en marge du sommet CEDEAO-CEEAC, ouvert ce lundi 30 juillet dans la capitale togolaise.

L’exemption réciproque de visas concerne, entre autres, les passeports ordinaires, diplomatiques et les passeports de service.

Selon Robert Dussey, ce modèle d’intégration est possible grâce à la volonté des deux Chefs d’Etat. Pour son homologue Charles Armel Doubane, cet accord vient donner un nouveau départ à l’histoire des relations entre le Togo et la Centrafrique.

Le sommet conjoint des chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEEAC et de la CEDEAO sur la paix, la sécurité, la radicalisation et l’extrémisme violent, a officiellement démarré ce lundi 30 juillet à Lomé avec le discours d’ouverture du Président de la République Togolaise et Président en exercice de la Cedeao, Faure Gnassingbé.

Faure Gnassingbé a évoqué les problématiques sécuritaires communes auxquelles sont confrontées les deux régions proches géographiquement, les rendant ainsi vulnérables à toute sorte « d’activités illicites transfrontalières, notamment le trafic des armes, le trafic d’êtres humains, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent ».

D’où la nécessité de ce sommet conjoint dont l’objectif est de trouver ensemble la meilleure approche pour « s’attaquer à ces menaces et garantir la paix et la sécurité de nos populations », a-t-il déclaré.

Tout en rappelant les précédentes initiatives communes prises par les deux organisations régionales, le n°1 togolais s’est dit certain qu’une nouvelle page était en train de s’écrire, une page qui « marquera l’Histoire de nos deux Communautés ». Et d’ajouter : « Je suis certain que la détermination que nous partageons tous dans cette salle, nous guidera vers des décisions courageuses, ambitieuses et concrètes pour que ce Sommet marque notre Histoire commune ».

Ce sommet est le 1er d’une série de trois grandes rencontres internationales que la capitale togolaise abritera du 30 au 31 juillet 2018. 

L’ambassade des Etats-Unis et l’American Corner organisent du 20 au 22 août 2018 dans la capitale togolaise un camp de codage et robotique.

Cette initiative, dénommée « 2018 Robotics and Coding camp », offrira l’occasion aux organisateurs de former les jeunes Togolais, notamment dans la programmation, les objets connectés à savoir les « bots et la domotique ».

Les objets de récupération et de protection de l’environnement feront l’objet d’une attention plus particulière au cours de ce rendez-vous. Les organisateurs se proposent également de promouvoir les inventions des jeunes Togolais et d’inciter les makers et les programmeurs à rechercher, à proposer et à créer.

Et, à terme, de propulser la croissance des startuppers  capables de trouver des solutions concrètes, novatrices, efficaces et bancables aux problèmes et défis majeurs auxquels font face les populations, notamment dans le secteur agricole, de l’éducation, de la finance et de l’accès à l’eau potable.

Des formations théoriques et pratiques, des ateliers de fabrication et un hackathon compétitif devront également être au cœur des activités de cette rencontre du numérique et de l’électronique.

Séna Akoda

7,9 sur 10, c’est la note attribuée à la mandature du Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest  (CEDEAO), indique un sondage réalisé par l’institut de Prospective et sécurité, ce 29 juillet,  auprès  de 1783 députés africains, du 15 juin au 18 juillet.

Selon Bruno Panucchi, de l’institut de Prospective et de sécurité, ce sondage donne une photocopie instantanée des députés africains des 15 pays de la CEDEAO, se prononçant sur les problèmes de la communauté et les problèmes qui vont être traités ce lundi à Lomé.

Il ressort de ce sondage, commente-t-il, que la CEDEAO, sous la présidence du Togo a fait un bon travail. A la lumière du résultat de l’évaluation, Bruno Panucchi estime que la CEDEAO, marque son territoire. Il ajoute qu’elle va peut-être s’élargir au Maroc et à la Mauritanie qui fait son grand retour.

En effet, ce résultat couronne un an d’implication active du Chef de l’Etat togolais dans la vision  communautaire. Elu le 4 juin 2017, à l’issue du sommet de l’organisation à Monrovia, au Libéria, il s’est donné pour mission, d’accélérer le processus d’intégration dans la communauté.

A ce titre, il a, entre autres, engagé des efforts dans le cadre  du renforcement de la sécurité, notamment au Nord Mali, et de la paix en Guinée Bissau. Par ailleurs, ces efforts lui ont valu une reconnaissance de ses pairs qui ont porté son pays à la tête du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine au dernier sommet de l’institution.

En prélude au sommet CEDEAO/CEEAC qui s’ouvre ce 30 juillet 2018 dans la capitale togolaise, une réunion regroupant des ministres des Affaires Etrangères et ceux de la Défense Nationale des différents pays, a planché sur un projet de déclaration commune des participants. C’était le 28 juillet 2018.

Dans son discours, le patron de la diplomatie togolaise a  justifié la présence des différentes délégations par un impératif de l’heure : « celui de la coopération interrégionale pour mieux faire face à certains défis cruciaux communs auxquels sont confrontées nos deux régions ».

Cette présence traduit en effet l’option de coopération des ensembles sous régionaux CEDEAO-CEEAC en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

C’est également, selon le ministre, « la preuve de ce que les deux institutions communautaires ont compris que la forme qu’ont pris aujourd’hui les défis sécuritaires et les incertitudes qu’ils induisent en termes de développement et de sécurité humaine, rend indispensable l’agir synergique ».

Le ministre togolais des Affaires Etrangères et de la Coopération  insiste sur la nécessité d’intensifier cette coopération car « le défi est collectif ; la riposte ou l’action doit l’être aussi ».

Abordant la forme de la riposte contre ces fléaux, Robert Dussey relève que  l’option militaire s’impose, il relativise toutefois son efficacité. « Elle n’est pas un remède suffisant », a-t-il fait observer. Pour gagner cette guerre, « nos deux régions sont appelées à gagner la guerre contre l’ignorance, la radicalisation, les fondamentalismes et les extrémismes. Il s’agit de sevrer le terrorisme de ses terreaux favorables par la prévention qui implique l’éducation à la lucidité ». Et ce sera par « l’éducation à la lucidité que les endoctrinements, les radicalismes et les extrémismes dont se nourrit le terrorisme » seront boutés hors des deux sous-régions, précise le ministre.

Séna Akoda

 

Selon la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), fin mars 2018, dans l’espace Uemoa, sept (07) institutions de microfinance étaient en difficultés et placées sous administration provisoire.

Ainsi, le Togo compterait deux établissements dans ce lot contre trois au 30 septembre 2017.Cette atténuation devrait se poursuivre les mois à venir, dans un contexte où la nécessité d’assainir le secteur financier est devenue, on ne peut plus urgente.

Plusieurs mesures ciblées visant à améliorer l’environnement de la microfinance ont été prises par les autorités togolaises avec le soutien de la Banque centrale, a-t-on appris à l’issue de la 2e session du Conseil national du crédit (CNC).

Selon le ministre de l’économie et des finances, des instructions fermes ont été données pour mettre un terme à la prolifération anarchique des structures illégales. Ces institutions présenteraient un risque important pour l’économie togolaise. 

Notons qu’à la fin mars 2018, le nombre de SFD dans l'UMOA s'est établi à environ 593.

Lomé, capitale des grands événements, en cette fin juillet, est sous les feux de la rampe depuis dimanche. Et ce premier plan de scène devrait durer encore jusqu’au mardi, pour le plus grand bien de l’activité économique.

En marge du sommet conjoint des Chefs d’Etats et de gouvernement de la Cedeao et de la Ceeac qui s’ouvre ce lundi 30 juillet à Lomé, l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema de Lomé est le théâtre depuis hier d’un intense ballet d’arrivées de délégations de haut niveau.

C’est le président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera qui a le premier, foulé le sol togolais. Il a été accueilli à sa descente par le chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé.

Le président centrafricain a été suivi par ses homologues Roch Marc Christian Kaboré, Dénis Sassou-N’guesso, Macky Sall, José Mario Vaz, Adama Barrow, Mahamadou Issoufou, Georges Weah, Muhammadu Buhari, Nana Akufo-Addo, Alpha Condé, Julius Maada Bio et Alassane Ouattara. Respectivement présidents du Burkina Faso, du Congo, du Sénégal, de la Guinée Bissau, de la Gambie, du Niger, du Libéria, du Nigéria, du Ghana, de la Guinée Conakry, du Sierra Léone et de la Côte d’Ivoire.

Les délégations burundaises, angolaises, équato-guinéennes et de Sao Tomé et Principe ont été également accueillies à leur arrivée sur le tarmac par le chef de l’Etat et président en exercice de la Cedeao Faure Essozimna Gnassingbé.

Les autres délégations sont attendues ce matin pour ce sommet de haut niveau consacré à la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre l’extrémisme violent.

Outre ce sommet inédit entre les deux organisations régionales, Lomé abrite également du 30 au 31 juillet 2018, deux autres rencontres internationales que sont la 20ème session des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA et le sommet ordinaire de la CEDEAO. 

Ninsao Gnofam, ministre togolais des infrastructures et des transports, a pris vendredi 27 juillet dernier, les rênes du comité des ministres de l’Asecna qui tenait à Lomé sa 62ème session. Le Togo succède ainsi, officiellement à Madagascar.

La cérémonie de passation de service s’est déroulée en présence du chef du gouvernement Komi Selom Klassou, du Dg de l’institution aérienne Mohamed Moussa et du Colonel Gnama Latta, patron de l’aviation civile togolaise.

Le président sortant, le ministre malgache des transports et de la météorologie Beboarimisa Ralava, a donc transmis à son homologue togolais Ninsao Gnofam les rênes de l’instance suprême de l’organisation, pour un mandat d’un an.

En marge de cette réunion, de nombreux accords ont été signés entre les pays membres, dans le but de renforcer les activités de l’agence basée à Dakar au Sénégal. Le Togo a notamment signé deux accords aériens avec le Niger et le Congo.

Cette réunion des ministres de tutelle des 18 pays membres de l’Agence visait à explorer les voies et moyens pour améliorer l’efficacité des systèmes de l’institution crée en 1959.

L’Asecna, qui supervise un ensemble de 103 aéroports, dont 27 internationaux, a obtenu le 30 avril dernier, la certification Iso 9001 version 2015, pour l’ensemble de ses performances.

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