L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) vient de lancer la deuxième (2è) édition du concours « Prix Jeune entrepreneur (e) francophone 2018 ». L’objectif du promoteur et de ses partenaires, à savoir le gouvernement du Nouveau-Brunswick (Canada) et la CONFEJES est, de stimuler, récompenser et mettre en valeur le dynamisme, l’excellence et la créativité de la jeunesse francophone dans le domaine de l’entrepreneuriat et la création de richesse durable.
En effet, la compétition devrait dégager deux jeunes entrepreneurs, une jeune femme et un jeune homme qui seront sacrés chacun Prix Jeune entrepreneur(e) francophone 2018. Ceux-ci décrocheront chacun une enveloppe de 10 000 euros ainsi qu’un appui technique.
Ce concours est également un moyen de reconnaitre le rôle essentiel de l’entreprise privée pour le développement économique dans les pays francophones et de valoriser la contribution des jeunes qui ont du succès dans le monde des affaires, indique l’OIF dans son appel à projets.
Si le concours est ouvert à tous les champs de l’entrepreneuriat, la priorité sera toutefois accordée aux entreprises œuvrant dans les domaines économiques suivants : l’économie mauve (culture, éducation y compris promotion de la langue française) ; l’économie circulaire, solidaire ou contribuant à l’adptation aux changements climatiques.
Le concours couvre également l’économie verte dans ses composantes Développement durable et agriculture ; celui de l’économie des technologies de l’information et de la communication ainsi que l’économie bleue (ressources marines, pêche et aquaculture). Le prix devra être remis en octobre 2018 lors du XVIIè Sommet de la Francophonie en 2018 à Erevan en Arménie.
La date limite de soumission des candidatures est fixée au 30 juillet 2018 à 23h59 GMT.
Séna Akoda
Après une série de trois émissions conclues par des résultats au-delà des objectifs de départ, le Togo réalise une performance moins éclatante sur le marché financier régional UMOA –Titres, à la faveur de son émission d’obligations assimilables du Trésor datée du 08 juin 2018.
Selon les résultats publiés ce vendredi 08 juin 2018 par l’agence UMOA-Titres, sur un objectif financier de 20 milliards sollicités pour combler les besoins de l’Etat togolais en ressources pour financer son budget, exercice 2018, le Trésor public a récolté 14,5 milliards FCFA. Ce qui correspond à un taux de couverture de 72,8%.
L’analyse du tableau des souscripteurs laisse apparaître en tête les Togolais, du haut de leurs soumissions qui se chiffrent à 5,8 milliards FCFA. Ils sont suivis de leurs voisins de l’est, le Bénin avec 5,115 milliards FCFA, du Sénégal avec 3,3 milliards FCFA et du Burkina Faso qui boucle la liste avec 350 millions FCFA.
Sur la base de ces données, on semble assister à un regain de confiance entre le Togo et ses propres opérateurs économiques, ou du moins ceux qui résident sur le territoire togolais.
Au regard des souscriptions en provenance du Bénin et du Sénégal, le pays se révèle toujours une signature de confiance pour les hommes d’affaires de l’espace ouest africain.
Séna Akoda
Comme annoncé, les journées portes ouvertes sur l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) ont eu lieu du 05 au 07 juin 2018 dans la capitale togolaise. Plusieurs activités ont meublé ces trois jours, entre autres des expositions de meubles sur les stands, des sessions d’information sur les activités de cet office, dont sa contribution à la promotion du développement forestier depuis plus de 4 décennies.
L’objectif était de permettre aux hommes d’affaires et au public de mieux cerner les missions de cette structure. Ainsi, apprend-on qu’en matière de gestion durable des forêts, l’ODEF a reboisé, enrichi ou aménagé environ 12 000 hectares de terre pour le compte du domaine forestier de l’Etat.
De 2013 à 2016, l’office a en effet produit 500 000 jeunes plants dont 255 000 stumps de tecks. Il a également acquis 3 millions de plants et stumps pour ses reboisements.
« L’ODEF est au service de la gestion durable des forêts au Togo , avec l’appui des communautés locales, il offre la possibilité au public d’être au cœur des informations et des échanges sur tout ce que l’institution fait sur l’étendue du territoire national », a confié Gbadoé Edjidomélé, Directeur Général de l’ODEF.
Portée par un engagement soutenu de l’ODEF, la part des superficies des écosystèmes protégés a progressé au cours des trois dernières années passant de 7 à 7,4%. La superficie de terres dégradées et restaurées passe, quant à elle, de 171,5 ha en 2014 à 210 ha en 2015, traduisant des avancées notables en matière de gestion durable des terres.
Séna Akoda
En vue de faire du Togo un véritable hub de services et un centre international d’innovation et de compétence digitale, le gouvernement par l’entremise du Ministère des Postes et de l’Economie Numérique, envisage d’installer un Tech hub à Lomé.
Dans le cadre de ce projet, le CTIC-Dakar, premier incubateur et accélérateur d’entreprises en Afrique de l’Ouest, basé à Dakar, a été mandaté pour la réalisation d’une étude de faisabilité. Les résultats de cette étude ont été présentés hier à Lomé, en présence des parties prenantes, notamment la ministre de tutelle, les acteurs du public, le secteur privé, les communautés Tech, les associations, les banques ainsi que les acteurs de l’écosystème Tech et entrepreneurial.
Le document d’une soixantaine de pages présente les différents périmètres du projet notamment les résultats des consultations des parties prenantes, les atouts et défis d’une telle initiative, les services d’accompagnement et son modèle d’organisation.
Le rapport qui expose également les contours des infrastructures du Tech Hub qui s’étalera sur une superficie de 3000 m2, servira de feuille de route pour l’implantation de ce centre d’innovation.
Un peu plus en détail, le Tech Hub sera doté un « Fablab », de salles de conférence modulables, d’espaces de coworking, de salles de réunions et de formation, d’espaces de détente etc.
« Le lieu se veut hybride, multifonctionnel et ouvert afin de favoriser les rencontres, les échanges, les débats, la créativité et l’innovation entre entrepreneurs, investisseurs et décideurs de tous les secteurs », a fait entendre le ministère de l’économie numérique.
Pour les autorités togolaises, la mise en place de cette infrastructure s’inscrit en droite ligne des initiatives du Ministère des Postes et de l’Economie Numérique ciblant les jeunes, à l’instar des projets « Wifi Campus » ou encore « l’Environnement Numérique de Travail » (ENT).
Fiacre E. Kakpo
La représentation du Fonds monétaire international (FMI) au Togo a procédé hier au lancement des perspectives économiques pour l’Afrique subsaharienne, en présence du ministre de la planification et du développement, Kossi Assimaidou.
Ce rapport montre une reprise timide des économies des pays de la région. Ainsi, en Afrique subsaharienne, l’activité économique devrait s’accélérer de 3,4% en 2018 face à la croissance démographique de 2,7% à 3%.
Les raisons de cette reprise timide sont à la fois, conjoncturelles et structurelles. En effet, la baisse des prix des matières premières et des termes de l’échange qui a prévalu depuis 2015, continue de peser sur les économies africaines qui, majoritairement, ont des sérieux problèmes structurels.
Les problèmes de mobilisation de ressources propres notamment les recettes fiscales, la faiblesse des investissements privés et étrangers, en raison de plusieurs facteurs, entre autres, la qualité des infrastructures et du climat des affaires, ne favorisent pas un rebond plus conséquent.
Ainsi, selon le ministre togolais, chaque pays devra faire plus d’efforts en vue d’inverser la tendance en parvenant à retrouver à une croissance plus soutenue.
En ce qui concerne le Togo, le rapport intitulé « Une reprise timide », indique que malgré les manifestations sociopolitiques au second semestre 2017, qui ont plombé les performances du secteur tertiaire, l’activité économique devrait progresser de 4,9% en 2018 contre 4,4% l’année dernière. En 2019, la croissance devrait franchir son niveau de 2016 pour atteindre 5,2% selon le FMI. Conforté par ces perspectives prometteuses, le ministre de la planification a assuré que Lomé se tient entièrement à poursuivre « sans relâche » et approfondir l’assainissement des finances publiques et surtout la mise en œuvre des reformes afin de parvenir à une croissance encore plus inclusive et durable.
Fiacre E. Kakpo
La filière karité reçoit de plus en plus une attention particulière des pouvoirs publics togolais. Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et la Société Togolaise de Karité ont lancé une vaste opération de préfinancement de cette filière.
Selon les informations rapportées par le quotidien national Togo Presse, cette opération devra se dérouler dans trois (03) régions économiques du Togo à savoir Centrale, Kara et Savanes. Elle vise non seulement à booster mais aussi à sécuriser la production nationale du karité notamment contre les spéculateurs étrangers.
L’idée, indique-t-on, est de parvenir à une autonomisation économique des femmes, employées dans cette filière et d’assurer une viabilité de cette culture qui propulse déjà le Togo au 7è rang des producteurs africains.
Pour cette étape, c’est la Région Centrale qui a reçu les honneurs. Treize (13) coopératives de production du karité issues de cette région ont eu droit à un préfinancement à hauteur de 6 280 000 FCFA. Elles ont reçu, en outre, des équipements de protection individuelle, des bottes et des gants. « Je vous exhorte, vous les producteurs, à la persévérance et promets aux membres des coopératives le soutien de la Société Togolaise de Karité STK pour leur épanouissement » a déclaré Elisabeth Pali-Tchalla, présidente de cette filière au Togo.
Pour sa part, Moussibaou Séidou, Directeur régional de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche dévoile le sens et la portée de l’opération : « Cette opération de préfinancement, pour sécuriser ce secteur qui est vital, contribue à l’essor économique du pays ».
Le Togo affiche ses ambitions pour la filière karité : admis à l’Alliance Globale du Karité en mars 2018, il est candidat pour abriter la 12è rencontre mondiale de la filière.
Séna Akoda
Le Comité technique ministériel spécialisé agriculture (CTMSA) de la CEDEAO s'est réuni le mercredi 6 juin 2018 à Ouagadougou. Objectif : Mettre en place des organes de gouvernance, dresser un règlement technique relatif à l'opérationnalisation de la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA) et déterminer des mesures de réponses à la crise alimentaire et nutritionnelle.
En effet, cinq ans après sa création à Yamoussokro, la RRSA peine à entrer réellement dans sa phase opérationnelle. Face à la crise alimentaire en Afrique de l'Ouest et surtout au Sahel, il est devenu primordial de doter la réserve régionale d'un règlement sur les organes de gouvernance et de gestion technique. Ceci, dans le but de mobiliser au plus vite le stock alimentaire nécessaire qui reste un défi.
Selon le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche du Togo, Ouro-Koura Agadazi, « il s'agit des stocks de proximité, des stocks nationaux de sécurité gérés par les Etats et leurs partenaires et la réserve qui est complémentaire des deux ».
Pour constituer ce stock, « nous devons mobiliser nos propres moyens financiers et nous ravitailler auprès de nos producteurs agricoles. C'est un impératif pour dynamiser notre agriculture et assurer notre souveraineté alimentaire », a adressé M. Agadazi à l’endroit de ses homologues.
Selon les autorités de l’Uemoa, les résultats des analyses montrent que 7,1 millions de personnes dont 6,1 millions dans l'espace CEDEAO étaient en phase d'insécurité alimentaire de mars en mai 2018.
L’entrepreneuriat togolais s’invite à Abidjan en République de Côte d’Ivoire, à la faveur de la quatrième édition du Forum des Jeunes Entrepreneurs et Chefs d’entreprises de l’Afrique (FOJECA) qui se déroule du 06 au 08 juin 2018.
Grâce au FAIEJ (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), deux jeunes entrepreneurs togolais évoluant dans l’agroalimentaire et la restauration à savoir Léo Kanyi, producteur du thé bissap, et Kayissan Aziaba exposent à cette rencontre, leurs produits et ceux de leurs frères et sœurs partageant la même vision entrepreneuriale.
« C’est grâce au FAIEJ que nous sommes à ce grand rendez-vous de jeunes entrepreneurs de l’Afrique de l’ouest pour exposer nos produits et ceux de nos autres compatriotes entrepreneurs », a déclaré Léo Kanyi.
Au-delà du fait que ce rendez-vous leur offre une tribune à l’échelle continentale pour l’exposition-vente, c’est également une occasion selon eux : « d’apprendre sur de nouvelles thématiques pour mieux affûter nos talents d’entrepreneurs en particulier apprendre à s’éduquer financièrement », a confié le promoteur du thé de Bissap au Togo.
La rencontre planche sur la problématique de financement de très petites entreprises (TPE) africaines et devrait permettre aux entrepreneurs de se raconter et de se partager les expériences entrepreneuriales ainsi qu’à créer des opportunités d’échanges à l’échelle régionale.
Pour rappel, du 10 au 12 mai dernier, Bessanh Komlan Edem, promoteur de Champiso (boisson à base de champignons), Meilleur Entrepreneur PME 2017, et Ouro Agoro Amina Azia, responsable de Mina Group, (farines à partir des tubercules du terroir), 2è Meilleure Entrepreneure PME 2017, étaient au Forum de l’Entrepreneuriat et de l’Insertion Professionnelle des Jeunes de l’Espace UEMOA (FEJIP) de Bamako.
Séna Akoda
Dans le cadre de sa politique de soutien à l'endroit des jeunes évoluant dans le secteur des TIC au Togo, le ministère des Postes et de l'Economie Numérique travaille sur la mise en place d'un Tech Hub dans la ville de Lomé. Pour réaliser cette infrastructure technique, le ministère s’est offert l’expertise du CTIC-Dakar.
L’incubateur et accélérateur d'entreprises basé à Dakar au Sénégal, est présent à Lomé ce 7 juin, pour démontrer que le projet de Tech Hub est faisable techniquement et viable économiquement.
Selon l’étude de faisabilité, cette infrastructure peut non seulement améliorer l’environnement togolais de l’innovation, mais contribuer également à faire des TIC, un secteur économique fort.
Le gouvernement du Togo est conscient de la nécessité de fournir aux jeunes Togolais porteurs de projet TIC, de plus en plus nombreux, un cadre de travail adéquat pour leur émulation.
D’ailleurs plusieurs incubateurs privés de start-up ont été immédiatement pris d’assaut par ces jeunes pousses en quête d’un accompagnement efficace. Woelab, Ecohub, Innov’Up, JIED sont quelques uns de ces centres qui ont ainsi contribué à faire connaître le savoir-faire togolais à l’étranger, lors de grands concours internationaux.
Muriel Edjo
Hier, 06 juin 2018, une délégation de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a effectué une visite aux sièges des médias d’Etat. Il s’agit de la Télévision Togolaise, de la Radio Lomé, de l’Agence Togolaise de Presse (ATOP) et de l’Editogo (éditeur du quotidien public Togo Presse).
L’idée était d’amener les responsables de ces organes à orienter leurs activités vers plus de professionnalisme. A cet effet, le président de l’institution régulatrice des médias togolais, Willibronde Pitalounani Télou leur a rappelé l’obligation d’obtenir son visa, avant toute diffusion publicitaire.
Le contrôle qu’exerce la HAAC sur la diffusion publicitaire devrait permettre à l’institution de régulation de s’assurer de la conformité du contenu du message publicitaire aux normes en vigueur.
La HAAC leur a, en outre, rappelé l’interdiction de toute forme de publicité à la médecine traditionnelle, au tabac et à l’alcool, entre autres.