Togo First

Togo First

Selon les données de la Nigerian Ports Authority (NPA), les importations de produits pétroliers, alimentaires, de matériaux de construction et d'autres marchandises transitant de Lomé vers les ports nigérians sont en hausse de 181% en 2017.

Cela s’explique par la situation géographique du port de Lomé, seul port en eaux profondes de la sous-region et le seul sur la côte d’Afrique occidentale par lequel on peut joindre plusieurs capitales (de la même région) en un seul jour.

Cet atout de taille et la forte volonté politique du gouvernement togolais qui ambitionne de faire de Lomé un hub logistique pour la sous-région a surtout motivé les nombreuses réformes amorcées dans l’enceinte portuaire ces dernières années.

L’allègement des procédures, ponctué d’une réduction sensible du délai, avec l’instauration du guichet unique, combiné à la modernisation de l’infrastructure portuaire, notamment la construction d’un 3e quai, ont permis de réduire les coûts et d’orienter le port sur le chemin de la compétitivité.

A ce titre, la Cnuced, dans un rapport publié récemment, place le Port de Lomé parmi les ports d’Afrique subsaharienne ayant réalisé le plus de progrès en matière de connectivité maritime, tant l’afflux s’est accentué au cours des dernières années.

Fiacre E. Kakpo

La Société Financière internationale (SFI), bras du groupe de la Banque mondiale destiné au secteur privé a annoncé lundi dernier, une facilité de 60 millions $ en faveur du groupe Bank of Africa (BOA).

Ce financement servira à couvrir la moitié des risques sur un portefeuille de prêts de 120 millions $, destinés aux PME dans huit pays africains dont le Togo.

Selon les précisions, la moitié des fonds sera allouée à des entreprises dirigées par des femmes ainsi qu’à des projets visant à lutter contre le changement climatique.

Pour Oumar Seydi, directeur de la SFI pour l'Afrique, « cette facilité permettra à la BOA d'accorder plus de 5000 prêts à des PME ayant des difficultés à obtenir du crédit, sur les cinq prochaines années. »

Cet investissement a été surtout rendu possible grâce au soutien du Women Entrepreneurs Opportunity Facility (WEOF), lancé par la SFI à travers son programme Banking on Women. Outre le Togo, bénéficieront de ce financement les PME basées au Burkina Faso, au Ghana, à Madagascar, au Mali, au Niger, au Sénégal et en Tanzanie. Pour rappel, Boa-Togo, 16e filiale du groupe, a lancé ses activités en 2013.

Fin 2016, la filiale détenue à plus 94% par Boa West Africa, revendiquait plus de 117 milliards FCFA d’actifs, 32 milliards pour les dépôts, 55 milliards pour les créances clientèle et 10 agences sur le territoire national.

Le groupe Bank of Africa dont Boa West africa est un segment, est détenu à plus de 72% par le Marocain BMCE Bank.

 Fiacre E. Kakpo  

Le Tropics Business Summit et PHI Finances lancent un appel à candidatures au titre de l’année 2018 au bénéfice des porteurs de projets entrepreneuriaux en Afrique.

Il s’agit du second appel du genre depuis le lancement en 2017 de cette initiative. Le programme est développé dans l’optique de booster la croissance des startups émergentes par l’octroi de financements.

Les profils d’entrepreneurs recherchés, détaille l’appel à candidatures, ce sont des start-up innovantes africaines qui  s’attèlent à valoriser les produits locaux des terroirs africains (le Made-in-Africa, que ce soit un savoir-faire, un produit du terroir, une pratique agricole…) et à optimiser leur mode de gestion.

Les projets éligibles devraient porter sur les secteurs suivants: Agro-alimentaire et agrobusiness, Énergies renouvelables, Mode et beauté, Informatique et électronique. Ou encore les secteurs des Transport et logistique, Infrastructures et immobilier, Tourisme et lifestyle, Medias en ligne, Télécommunications, Finance (banque, microfinance et assurances).

Cet appel à projets dans le cadre du  sommet sur les Investissements en Afrique, qui se tiendra du 16 au 20 Octobre prochain à Johannesburg, en Afrique du Sud, devrait intéresser les entrepreneurs togolais, et plus encore ceux qui ont des projets structurants très ambitieux dans le cadre de leur expansion.  Car le Togo figure en bonne place des pays éligibles au programme.

Ce sont les projets qui nécessitent du financement à partir de 100 millions FCFA qui devront être privilégiés. Quant aux dossiers qui nécessitent des financements en deçà de 100 millions FCFA, ils seront examinés au cas par cas, indique l’appel à projets.

Ceci devrait constituer une excellente opportunité pour les entrepreneurs togolais, notamment ceux qui rêvent d’une expansion à l’échelle régionale voire continentale et qui sont en quête de financements conséquents.

Séna Akoda

Réduction du coût d’octroi du permis de construire; automatisation des procédures de délivrance du permis de construire. Ce sont les grandes réformes engagées par le gouvernement togolais pour rendre le climat des affaires plus attractif aux opérateurs économiques. S’agissant du coût d’octroi du permis, le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics a fait passer le montant pour l’étude de sol pour la construction d’entrepôt d’un à deux niveaux de 900 000 F à 350 000 F.

Conséquence : pour les ménages, le coût des autres types de constructions est également drastiquement réduit. Il est désormais de 250 000 Fcfa au minimum.

15523 construction

Et ce n’est pas seulement le coût qui est réduit. Le délai et le mode d’introduction des demandes aussi. Désormais, il est possible de faire la demande du permis de construire depuis sa résidence. Les procédures étant informatisées. Cette mesure est en phase avec les nouvelles directives de l’UEMOA sur la mobilité des acteurs, notamment les architectes.

A cette décision, s’ajoute le renforcement du contrôle de construction des immeubles suite au renforcement des capacités en matériels et en ressources humaines des administrations concernées. Tout est ainsi mis en œuvre par le Gouvernement afin d’assurer à tous une meilleure sécurité des chantiers de construction et des bâtiments.

Plusieurs autres décisions des arrêtés d’application du décret 2016-043/PR du 1er Avril 2016, favorisent également les activités entrant dans le cadre de la délivrance du permis de construire. Elles sont relatives, entre autres, à la problématique de la police d’assurance, aux entités tierces requises pour s’assurer de la qualité des travaux, etc.

En dehors de ses services financiers, la banque panafricaine Ecobank dont le siège se trouve dans la capitale togolaise s’illustre dans des activités ayant vocation à préserver l’environnement.

Le mardi 05 juin 2018,  journée mondiale de l’environnement, les responsables de ce leader panafricain dans le domaine bancaire se sont rendus à Akepe, localité située dans la périphérie de la capitale togolaise (côté ouest de Lomé), plus exactement sur le site d’enfouissement  de déchets. Ils étaient en compagnie d’André Johnson, ministre de l’Environnement et des Ressources forestières.

Objectif : mettre en terre de nouveaux plants, pour faire reculer la désertification continue due essentiellement à une mauvaise exploitation des ressources forestières.

Au total, ce sont deux hectares de superficie qui ont été reboisés. Cette expérience n’est toutefois pas singulière. Le leader bancaire s’investit avec la même volonté dans la protection de l’environnement dans les trente-trois pays où il opère.

Cette option de la banque de participer, par son engagement à la préservation de la planète se justifie par sa responsabilité environnementale, donc sociale. Une responsabilité qui prend tout son sens dans le contexte actuel de réchauffement climatique.

Séna Akoda

Au Togo, la Corée du Sud s’engage à soutenir le projet des agropoles en déployant le mouvement Saemaul Undong  qui a fait son succès agricole dans les années 70.

L’information a été donnée à l’issue d’une séance de travail mardi dernier, entre Premier ministre togolais Komi Selom Klassou et une délégation sud-coréenne conduite par Lee Seung-taek. « Nous avons discuté avec le Premier ministre de la contribution de la Corée dans ce projet et nous nous sommes engagés à apporter notre contribution et nos efforts pour le succès et la réussite de ce projet », a déclaré le responsable coréen.

Concrètement, le pays du matin calme va apporter son savoir-faire dans les domaines de développement de mentalité, d’amélioration du revenu du monde rural et du développement rural. Fort du succès qu’a connu le concept qui s’est ensuite mondialisé, le Coréen a assuré que cette assistance va insuffler une forte dynamique aux agropoles.

Rappelons que le projet de création des agropoles vise à donner aux paysans ainsi qu’à d’autres acteurs, l’opportunité et la capacité à produire davantage, à transformer, à vendre, à exporter et à créer de la richesse dans l’intérêt des populations.

Le mouvement Saemaul (nouveau village) quant à lui, est né dans les années 70 en Corée du Sud avec l’objectif de moderniser les campagnes en responsabilisant les communautés rurales pour qu’elles soient garantes de leur propre développement. Le succès qu’a connu ce concept a permis au modèle coréen de s’exporter très rapidement autour des années 2000, à la faveur d’un intérêt grandissant de plusieurs organisations internationales dont la Banque mondiale, la Cenua (Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique), le PNUD, etc.

Fiacre E. Kakpo

mercredi, 06 juin 2018 08:15

Le Togo se dote d'un nouveau code foncier

Le Parlement togolais vient de faire avancer le Togo d’un pas décisif dans la gestion du foncier. Mardi 05 juin, les députés ont adopté à l’unanimité le nouveau code foncier, un dépoussiérage de l’ancien, vieux d’une quarantaine d’années, qui a longtemps nourri les litiges. Litiges qui représentent plus de 70% des affaires pendantes devant la justice.

La nouvelle loi portant code foncier et domanial, ficelée en 736 articles, pose les jalons nécessaires à la modernisation du cadre institutionnel de gestion foncière, lève le voile sur les principes généraux applicables à la propriété et permet ainsi à chacun d'exercer son droit de propriété en toute quiétude.

Elle intègre les évolutions socio-économiques et culturelles que connaît le Togo, en corrigeant les incohérences héritées de l’ancien régime foncier. Cette mouture aborde les questions liées à la sécurisation des transactions foncières, la lutte contre la spéculation foncière, l’expropriation.

Aussi, propose-t-elle une série de solutions innovantes, favorables au développement du secteur agricole, et à l’augmentation des recettes de l’Etat avec l’instauration d’un guichet unique du foncier. Le code veut surtout résoudre les problèmes de double immatriculation d’une même propriété, de construction dans une zone inondable, de bradage des terres rurales et d’attractivité pour les investisseurs étrangers.

« Ce code foncier est un nouvel outil adapté aux réalités du moment. Il devrait permettre sans doute aux juges de régler au mieux les litiges pour mettre un terme au phénomène de double vente et autres dysfonctionnements qui finissent souvent devant les tribunaux », a déclaré Dama Dramani, Président de l'Assemblée nationale.

Notons, qu’avec ce nouveau code foncier, le programme de seuil dont bénéficie le Foncier togolais, pourra entrer dans sa phase opérationnelle qui cible 5 villes pilotes.

Fiacre E. Kakpo

Les travaux de consultation nationale sur l’évaluation de l’état de préparation au commerce électronique au Togo, ont démarré ce mardi à Lomé.

C’est une initiative du gouvernement togolais à travers le ministère du commerce et du secteur privé qui veut promouvoir le e-commerce et en faire un vecteur de développement. Les consultations sont menées par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), avec l’appui de la GIZ (coopération allemande).

Il est question, au cours de ces évaluations de faire le point de l’état de préparation du Togo, et de se projeter vers l’avenir, afin d’identifier les leviers sur lesquels s’appuyer pour faire du commerce électronique, un maillon fort de la croissance économique.

« Il y a actuellement une forte volonté du gouvernement de développer tout ce qui est technologie de l’information et de la communication. C’est une volonté qui se traduit par les avancées de l’année dernière, notamment l’adoption de la loi sur le commerce électronique, l’e-gouv. », s’est réjoui la représentante de la GIZ.

Le secrétaire général du ministère du commerce, a également, insisté sur la volonté du gouvernement de faire du e-commerce un puissant moteur de croissance inclusive génératrice d’emplois.

Rappelons que 7 domaines sont concernés par ce processus d’évaluation. Il s’agit des infrastructures numériques, la logistique (livraison), le paiement en ligne, le cadre juridique et réglementaire, le renforcement des capacités et le financement. Les travaux vont aboutir à l’élaboration du document stratégique du commerce électronique au Togo.

Fiacre E. kakpo

Le projet de mise en place du Computer Emergency Response Team (CERT), pour lutter contre la cybercriminalité au Togo vient de recevoir un coup d’accélérateur.

Les résultats du concours organisé par le ministère des Postes et de l’Economie numérique, destiné à dégager une liste de jeunes qualifiés pour une formation de pointe spécialisée, sont connus.

Sont ainsi admis : Kpegouni Abasse, Koulou-Kouloubia Latifou, Oniadon Sourou, Badagnassou Sidakou, Yawo Nyonato, Elom Marc Arnold Wodome, Koami Dola, Afianke Komlan Joseph Ayebou, Anissa Kpakpabia, Paul Sedjro, Pagnan Métissa Roland, Ablordeppey Koman Mawuli, Kpandja Nadjombé, Yodiyoufei Kadane, Meheza Batana, Tamba Kolani, Manawèzouwé Essozimna Pamazi, Ayaovi Agbétoméfa Kpeto, Latévi Severin Lawson-Avunsu et Alabidjare Alitoh Martin.

Selon le plan déroulé par le ministère des Postes et de l’Economie numérique, les étudiants retenus pour la suite, devront bénéficier de formations de haut niveau, spécifiques au métier. Les meilleurs d’entre eux pourraient, en fonction de leurs performances et des exigences du métier, décrocher un contrat de travail et être déployés pour la mise en mouvement de cette structure.

Notons que la mise en place du CERT devra être associée à la création d'une agence nationale de sécurité au Togo.

Séna Akoda

Le Projet de réhabilitation de la route Lomé – Cotonou (phase 2) et de protection côtière est financé par la Banque Islamique de Développement.

Dans ce cadre, l’Etat togolais recherche le meilleur profil de consultant, capable de fournir des prestations en matière de contrôle et de surveillance des travaux de mise en 2x2 voies de la section de route Avépozo-Togokomé distante de 10 km.

Les travaux du consultant devraient couvrir également la protection côtière par la construction de 28 épis et le rechargement des casiers en sable. Le consultant devra contrôler par ailleurs la mise en place des casiers en sable et la réalisation des travaux connexes (constructions d’infrastructures au profit des populations riveraines.

La mission du consultant qui sera retenu, devra démarrer à partir de mars 2019, période prévisionnelle de démarrage des travaux de réhabilitation. Car, de toute évidence, le début de ses prestations devra coïncider avec le démarrage effectif des travaux.Subséquemment, le contrat du consultant couvrira trois ans, indique-t-on. Ce qui devrait vraisemblablement correspondre au délai d’exécution qui sera accordé à l’entreprise en charge de l’ouvrage.

Séna Akoda

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.