Après une belle performance consacrée fin juillet par une moisson financière de 57,49 milliards FCFA à la faveur d’une émission simultanée de titres, pou un objectif initial de 50 milliards FCFA, le Togo recherche le vendredi 17 août 2018, 20 milliards FCFA sur le marché financier régional.
Par avis d’appel d’offres du 10 août 2018, l’Agence UMOA-Titres et le Trésor public du Togo annoncent, en effet, la cession d’Obligations assimilables de Trésor (OAT) d’un montant de 20 milliards FCFA, pour le vendredi 17 août 2018. Avec pour date de valeur, le lundi 20 août 2018.
L’opération vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et établissements publics afin de combler les besoins de financements exprimés par l’Etat togolais pour son budget, gestion 2018.
La valeur nominale unitaire des obligations est fixée à 10 000 FCFA et l’opération assortie d’un taux d’intérêt de 6,00%. Elle est stipulée pour une maturité de 610 jours et son échéance fixée au 21 avril 2020.
Séna Akoda
REDD+ signifie « Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation forestière ». L’objectif de ce programme est de rémunérer les pays en développement qui adoptent des mesures pour améliorer leur couverture forestière et ainsi augmenter leur capacité de stockage de carbone et leur efficacité dans la lutte contre les changements climatiques.
Ce lundi 13 août à Lomé, sous la supervision du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, la coordination du projet Redd+ a donc lancé officiellement l’examen de deux études analytiques dont l’objectif est d’améliorer la couverture forestière au Togo.
La première étude vise à définir la méthodologie et l’évaluation de la biomasse végétale togolaise afin d’estimer sa capacité de stockage de carbone.
La seconde étude devrait porter sur des données historiques réalisées sur la couverture forestière au Togo de 1975 à 1982. Ce travail d’analyse historique devrait permettre d’établir la ligne de référence pour une amélioration de cette couverture forestière.
La superficie des forêts du Togo n’a cessé de régresser au fil des années. Evaluée à 449 000 hectares en 1970, elle est tombée à 287 000 hectares en 1980 pour atteindre 140 000 hectares en 1990. D’après les résultats du premier inventaire forestier mené entre 2015 et 2016, le Togo ne dispose plus que d’un taux de couverture en ressources forestières de 24,24%.
La 42ème session ordinaire du Comité interparlementaire (CIP) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) s’est ouverte à Lomé ce lundi 13 août 2018 pour une semaine. C’est le Président de l’Assemblée Nationale du Togo, Dama Dramani qui a donné le coup d’envoi.
Cette semaine, les parlementaires exploreront des pistes de solutions susceptibles de donner un coup d’accélérateur au processus d’intégration économique et politique dans la sous-région.
Selon le Président du Comité Inter parlementaire de l’Uemoa, Jérémie Ngouan (photo), les travaux porteront également sur l’examen du budget du CIP, de son cadre budgétaire à moyen terme (sur la période qui va de 2019 à 2021) ainsi que sur les problèmes liés au dividende démographique dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Le Togo veut s’inspirer du modèle de protection de la propriété intellectuelle en Chine. Il envoie une trentaine d’agents à un séminaire sur la thématique de la propriété intellectuelle qui se tiendra à Beijing, du 15 août au 03 septembre 2018.
En prélude à ce rendez-vous de renforcement de capacités, un dîner a été offert aux intéressés par les responsables du bureau du Conseil Economique et Commercial chinois.
Ping Hu, qui représente le ministère chinois du commerce chargé de la coopération avec les étrangers, s’explique à cette occasion sur le choix de la thématique : « Nous avons choisi le thème de la propriété intellectuelle pour bien appliquer la concrétisation des projets ». Et de poursuivre, en s’adressant aux séminaristes : « Vous allez bénéficier des expériences des enseignants chercheurs et autres experts chinois, mais eux aussi ont besoin des vôtres pour s’enrichir et pour une complémentarité dans ce domaine ».
Pour sa part, Mnansata Lamatetou, Dg par intérim de l’Institut national de la propriété intellectuelle et de la technologie (Inpit), s’est félicité de cette initiative qui témoigne de la qualité des relations entre le Togo et l’Empire du milieu.
En marge du séminaire, les participants visiteront au cours de leur séjour en Chine, des lieux comme Beijing, la capitale, la Grande Muraille ou la ville de Shenzen.
Un communiqué conjoint émanant de trois ministères, dont celui de l’Economie et des Finances, rappelle que l’opération de collecte de données des activités économiques à Lomé, lancée pour durer 3 mois, est en cours et se poursuit encore pendant « quelques semaines ».
Cette opération de recensement des entreprises, formelles et informelles, a été initiée par le ministère de l’économie par le biais de l’Office Togolais des Recettes (OTR), afin d’harmoniser les données statistiques dont elle dispose. La campagne vise à assainir le fichier des contribuables en actualisant les informations auparavant recueillies (adresses, activités principales ou secondaires…).
A cet effet, il est demandé à la population cible de faciliter le travail des 150 agents recenseurs, identifiables à leur badge, en leur réservant un bon accueil et en faisant preuve de franchise et de sincérité dans les réponses, indique le communiqué.
Les autorités disent compter sur le civisme et la collaboration de tous, en vue de la réussite de cette opération qui devrait s’étendre dans les prochains mois sur toute l’étendue du territoire national.
A terme, il s’agit de doter le pays d’un cadastre fiscal et foncier sûr et fiable, ainsi que d’améliorer le climat des affaires dans le pays.
Les trafiquants qui se livrent au commerce illicite des biens culturels risquent de ne plus trouver de terrain au Togo pour opérer. La Représentation nationale a en effet adopté en fin de semaine dernière deux projets de loi.
Le premier, pour autoriser la ratification de la convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels, adoptée le 17 novembre 1970 à Paris.
S’agissant du second, il donne le feu vert pour l’adhésion du Togo à la convention d’Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, adoptée le 24 juin 1995 à Rome.
La première convention, entrée en vigueur en 1972 vise à combattre le commerce illicite des biens culturels grâce à une coopération internationale qui devrait permettre d’affiner la lutte contre le pillage des biens culturels, en assurant la protection des patrimoines nationaux et la moralisation du commerce des biens culturels en général, et des œuvres d’art, en particulier.
Avec la ratification de cette convention, le Togo devrait se doter d’un véritable rempart contre les vols dans les musées et les édifies religieux, le pillage des sites archéologiques ou l’éparpillement de collections importantes. La convention d’Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, adoptée le 24 juin 1995 à Rome, vise, quant à elle, à faciliter le retour des biens culturels dans leur pays d’origine.
La Journée Internationale de la Jeunesse se célèbre dans le monde chaque 12 août. Cette année, le thème retenu par la communauté internationale est : « Des espaces sécurisés pour les jeunes ».
En prélude à cette célébration au Togo, la ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbé (V.T-D), a accordé le vendredi 10 août 2018, une interview à un panel de médias dont Togo First.
T.F : Pourquoi les Nations Unies ont-elles instauré une journée internationale de la jeunesse ?
V.T-D : Depuis l’année 1999, la date du 12 août a été retenue par les Nations Unies, pour, non seulement reconnaître le plein potentiel de la jeunesse dans le monde, mais aussi, célébrer le rôle majeur que la jeunesse joue dans le développement de nos sociétés, surtout dans la construction des sociétés pacifiques.
L’objectif poursuivi par cette célébration est de promouvoir la participation effective des jeunes dans le processus de prise de décision de nos sociétés.
T.F : comment le gouvernement fait-il face à la question que soulève le thème de cette année ?
V.T-D : le thème retenu cette année est « Des espaces sécurisés pour les jeunes ».
La question qu’il faut se poser alors est : Pourquoi justement des espaces sécurisés pour les jeunes ?
Les jeunes ont leurs préoccupations. Ils ont des besoins spécifiques, propres à eux. Ils ont besoin de se retrouver entre eux pour échanger. Ils ont du potentiel et des talents et ont besoin d’espaces qui leur permettent de démontrer ce potentiel. Il apparaît donc tout à fait normal que l’on puisse identifier ce thème et approcher les dirigeants pour qu’ils accordent un peu plus d’importance à la mise en place des espaces dédiés aux jeunes.
Pour notre pays, c’est un thème évocateur qui nous invite à renforcer les stratégies de mise en place de ces espaces.
Depuis 2012, le gouvernement togolais a pris conscience de la nécessité de créer ces espaces pour les jeunes. Il existe un vaste programme de maisons et centres de jeunes qui ont abouti à la création d’une quinzaine d’espaces. Ce sont des espaces qui favorisent la pratique des activités socio-éducatives et citoyennes et qui leur permettent de s’épanouir ainsi que de s’insérer efficacement dans la vie socio-professionnelle.
Je voudrais saisir l’occasion pour féliciter et remercier très sincèrement les hautes autorités du pays qui ont compris très tôt la nécessité de mise en place de ces cadres et qui œuvrent sans cesse pour que des investissements soient faits pour ces jeunes.
Les maisons des jeunes viennent compléter l’arsenal mis en place par le gouvernement pour assurer l’avenir des jeunes et les amener à être des citoyens capables, actifs et impliqués dans la construction de notre pays.
T.F : voudriez-vous nous préciser le rôle de ces maisons et centres de jeunes dans la politique globale de promotion de la jeunesse du Togo ?
V.T-D : les maisons ou centres des jeunes sont des structures multifonctionnelles qui ont vocation à œuvrer pour le plein épanouissement et l’insertion socio-économique des jeunes.
Lorsque vous prenez une maison de jeunes, vous y trouvez des activités socio-éducatives, des activités sportives et culturelles qui se complètent.
L’objectif poursuivi est de faire du jeune un citoyen complet qui libère tout son potentiel.
Nous avons par exemple la Maison des Jeunes d’Amadahomé qui a été réalisée sur fonds propres de l’Etat tout comme celle de Kara.
On peut citer également celles de Mango, Dapaong, Sokodé en construction, Tandjouaré, Gando…, plein de localités. C’est tout un programme qui se met en place progressivement. Nous intensifions les activités qui se déroulent souvent dans ces centres, à l’instar des Vacances Utiles qui vont démarrer très bientôt. L’ambition du gouvernement togolais est de rendre plus constantes ces activités tout le long de l’année.
Propos recueillis par Octave Aholnko Bruce (Stagiaire)
Le parcours de Yao Samson Agbevoudo est pour le moins curieux. Nanti d’un BTS en commerce international, le jeune Sami s’est découvert une passion pour la bijouterie et l’orfèvrerie. Parer le corps de gens de chefs-d’œuvre et en tirer une intense satisfaction… jusqu’au jour où le bois lui fit détourner le regard.
Malgré des débuts difficiles, le jeune créateur de Sami’s Innovation s’accroche et finit par émerveiller son monde. Il s’inscrit au programme d’appui et suivi du Faiej qui lui permet de mieux s’outiller et bénéficie d’un soutien financier de l’institution.
Togo First l’a rencontré à l’occasion d’une tournée de proximité organisée par le ministère du développement à la base, à l’endroit des jeunes entrepreneurs ayant bénéficié de l’assistance technique et financière du Faiej et/ ou du Pradeb. Entretien.
Togo First : Qu’est-ce qui vous a amené à la sculpture ?
Agbevoudo Y. Samson : J’étais dans le domaine de la bijouterie au départ. Vous vous demanderez ce qui a bien pu m’amener à la sculpture, vu que les deux choses sont différentes. J’avais un grand frère sculpteur, qui, un jour, a vu mes créations en bijouterie. Il m’a dit que ce que je faisais était de l’art et que je réussirais encore plus en sculpture. Il m’a proposé un test. Nous sommes allés à l’atelier de sculpture et il m’a montré des choses. C’est partant de là que j’ai réalisé qu’il y a une méthodologie en sculpture qui s’apparentait à ce que je faisais avec les bijoux. C’est donc de là qu’est venue l’envie de sculpter. Aujourd’hui je m’y sens très bien. J’ai commencé à 22 ans. D’aucuns penseront peut-être que c’est tard mais, à partir de ce que j’ai découvert lors de cette reconversion, j’ai réalisé que vous avez beau être vieux, une fois que vous vous prenez d’intérêt pour quelque chose, vous pouvez la maîtriser rapidement.

TF : Comment vivez-vous l’art et qu’est-ce qui vous inspire le plus souvent ? Comment l’inspiration vous vient-elle ?
AS : Je fais tout par passion. Tout m’inspire. Il me suffit de voir quelque chose pour que mon esprit se mette en branle et que des idées me viennent. Je me suis découvert un faible pour les logos des sociétés et des institutions. Lorsque je vois un logo, j’ai envie de le reproduire avec du bois, et quand je lis le slogan d’une entreprise ou d’une institution, j’ai envie de sculpter quelque chose qui puisse le refléter et le matérialiser. J’ai produit des logos de quelques grandes entreprises que j’ai approchées et j’ai eu le plaisir de remarquer qu’elles ne s’y attendaient pas elles-mêmes. Mais les moments où je ressens le plus d’inspiration sont ces moments où je suis triste. Ces moments où je ressens de la douleur ou de la mélancolie. Beaucoup de choses me passent par la tête en ce moment et j’ai envie de les exprimer avec du bois.

TF : Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confronté ?
AS : Nous vivons dans une société où ce sont beaucoup plus des personnes aisées qui s’intéressent à la sculpture ou désirent acquérir des objets d’art. Parce que ces objets sont chers. Donc la principale difficulté réside dans le fait de trouver des clients à qui produire. Lorsque c’est fait, l’autre difficulté est d’aller à l’intérieur du pays, chercher et trouver le bois qu’il vous faut pour réaliser la commande et pouvoir l’acheminer. En sculpture, il vous faut investir dans votre production. Lorsque vous n’avez pas de client, c’est à vous de sculpter quelque chose et d’aller à la recherche de la cible qui pourra être intéressée par votre production. Lorsque vous avez les moyens de production, l’inspiration est encore plus facile à trouver.
TF : Comment se déroule le processus de la naissance de l’inspiration à la finition de l’œuvre ?
AS : Lorsque l’inspiration naît, je fais une esquisse sur un papier. C’est à base de ce dessin que je réalise l’œuvre avec du bois. Cela suppose qu’il faut être bon en dessin pour ne pas se louper une fois que vous aurez commencé la production. Il faut aussi surtout avoir une idée précise de ce que vous voulez. Ne pas faire l’à peu près pour avoir à tâtonner une fois que vous aurez commencé le travail sur le bois. J’utilise toute sorte de bois. De l’ébène, de l’acajou, du lingué, du teck.
La partie la plus importante du métier est l’inspiration. Sans elle, vous n’arriverez pas à produire. C’est pour cela que je dirige quasiment toute mon inspiration vers une cible précise. Je ne m’éparpille pas, au risque d’avoir trop d’idées en tête et de ne pas pouvoir faire le bon choix.
Les œuvres que je produis débouchent toujours forcément sur une cible précise. Soit une personnalité, une institution ou quelqu’un à qui j’ai pensé avant de commencer. Ma base de clientèle est assez restreinte pour le moment. Je produis le plus souvent pour livrer immédiatement. Je ne le fais pas pour exposer à moins de bénéficier de ressources ou d’en avoir à disposition.
TF : Parlant de ressources, est ce que vous avez bénéficié d’un accompagnement institutionnel ?
AS : Oui, j’ai reçu un soutien financier de la part du FAIEJ à hauteur d’un million de francs Cfa qui m’a permis de m’installer et d’ouvrir ma boîte. Il est vrai que j’ai démarré sur fonds propres mais, c’est lorsque j’ai pu bénéficier de cet accompagnement que j’ai fait le gros du travail. J’attends la deuxième tranche qui doit constituer le fonds de roulement de ma petite entreprise.
Maintenant, en plus de cet accompagnement, j’ai bénéficié d’un appui technique. J’ai suivi une formation en création d’entreprise et elle a changé beaucoup de choses dans ma perception des choses et m’a ouvert à un monde que je ne connaissais pas.
La première chose de bien que j’ai retenue, c’est la nécessité et l’avantage pour le jeune entrepreneur de se formaliser. Lorsque vous avez votre structure à vous et que vous évoluez dans un secteur d’activité où vous vendez et où vous achetez également, il est impératif de se formaliser afin d’être visible sur le marché et de pouvoir postuler à des offres. Ce sont ces choses qui font vivre l’entreprise.
Dans mon domaine, il arrive que des offres soient lancées sur le marché et relayées par exemple par la presse. Et ces offres exigent un minimum de garanties et de reconnaissance officielle. N’eût été cette formation du FAIEJ qui m’a appris beaucoup de choses, je serais resté dans le noir à me contenter du peu que j’arrivais à décrocher comme marché.
Je pensais avec le temps à monter une petite entreprise de sculpture, mais faute de moyens et de personnes ressources pour me guider et m’accompagner, je ne pensais pas que cela était réalisable. C’est avec le FAIEJ que j’ai pu concrétiser mes rêves.
J’ai à la base un BTS en commerce international. Et aujourd’hui, je fais de la sculpture. Beaucoup n’y verraient aucun rapport. Mais toutes les actions que je mène aujourd’hui sont un mix de ce que j’ai appris sur les bancs et de la formation que j’ai suivie grâce au FAIEJ.

TF : Quelles sont vos perspectives à long terme ?
AS : M’établir plus solidement et diversifier mes productions et donc ma base de clientèle. Je suis déjà arrivé là alors que je n’y pensais pas réellement ; alors j’ai envie d’aller plus loin. J’ai envie d’exposer, que ce soit dans des galeries ou sur de grandes scènes à l’international, mais il faudra d’abord que je réalise beaucoup de choses. Il faut de l’argent pour travailler et je fais tout pour essayer d’en avoir. Dès que c’est le cas, je pourrai laisser libre cours à tous mes rêves et à toutes mes ambitions.
TF : Lors de la tournée consacrée aux jeunes entrepreneurs les 24, 25 et 26 juillet derniers, la ministre du développement à la base, Victoire Tomégah-Dogbé a été subjuguée devant une de vos œuvres et s’est entretenue avec vous. Que vous a-t-elle dit ?
AS : (Rires). J’ai toujours rêvé qu’une personnalité remarque ce que je fais et s’y intéresse. Donc j’ai été très ravi de voir que cela lui a plu. Elle m’a dit qu’on travaillera ensemble et que je lui réaliserai des commandes en des occasions officielles. Cela m’a touché. Pour moi, cela représente comme une consécration. Cela veut dire que je suis sur la bonne voie et cela m’encourage à aller de l’avant et à produire encore mieux.
J’en profite pour lancer un appel à tous ceux qui aiment l’art et veulent bien y investir de miser une pièce sur moi. J’aurais aimé que quelqu’un me tende la main lorsque j’ai commencé, mais je n’en ai pas eu. Il a fallu que je me batte, que je fasse parfois du tort à certaines personnes parce que je ne voyais que mon objectif. Mais maintenant que c’est en bonne voie, je ne refuserai pas d’aide. Que ce soit d’un aîné dans le domaine ou d’une tierce personne. L’art a besoin d’être encouragé.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo et Octave Ahlonko Bruce (Stagiaire)
Selon le rapport-bilan de l’Aide Publique au Développement (RAPD) présenté le jeudi, 09 août 2018, le Togo a mobilisé sur la période 2006-2015 la somme de 3283,54 millions $, avec une variation inter annuelle de 147,53 millions $.
Sur la même période, le document indique une hausse des ressources mobilisées au titre des APD, passant de 3,9% en 2006 à 5,5% en 2015. Le taux d’endettement a, quant à lui, enregistré une forte baisse de 67,49% à 25,6%.
A la lumière de ces chiffres, Christophe Akpoto, Directeur de la coopération bilatérale au ministère de la Planification, affirme que les APD ont une incidence significative sur le développement du pays. Mieux, il salue l’initiative de dresser le bilan des APD : « Ce dont nous nous félicitons, c’est que nous disposons d’une étude qui nous permet de voir dans quel sens orienter nos efforts pour une mobilisation accrue des ressources pour le financement du Plan national de développement (Pnd)».
Notons que ce rapport-bilan, qui a été validé le même jour à la suite de sa présentation, relève les forces et faiblesses des APD dans le cadre de la mise en œuvre des stratégies de développement (DSRP-C et SCAPE). Il formule également des recommandations.
Au Togo, les APD permettent de poursuivre les investissements dans les domaines stratégiques des infrastructures, de la santé, du développement agricole, de la sécurité alimentaire et de la lutte contre les inégalités sociales. En 2017, elles s’élevaient à près de 373 millions $, soit 217 milliards FCFA.
Le programme d’accompagnement des jeunes dans la réussite de leur parcours entrepreneurial, « Jeudi J’ose », initié par le Faiej (Fonds d’aide aux initiatives économiques de jeunes), a tenu le jeudi 9 août 2018, à la Blue Zone de Cacavéli, à Lomé, sa 34ème édition.
Pour cette session du mois d’août, les participants ont conféré autour du thème « les techniques de communication institutionnelle et média des start-ups », animé par Benny-Koffi Johnson, journaliste à la Tvt et manager de SB Services.
Les jeunes entrepreneurs ont été entretenus sur la nécessité d’avoir « une stratégie de communication qui puisse s’adapter à leur vision et à leur budget », indique l’un des intervenants face aux médias à la fin des échanges.
Dantse Emefa Tania, une jeune entrepreneure évoluant dans la restauration, témoigne que cette session de formation lui a permis d’apprendre à « mieux utiliser les techniques de communication et particulièrement les réseaux sociaux afin de mieux vendre ses produits ».
La session s’est poursuivie avec l’information sur la vitrine FAO et l’importance du marché des produits locaux. Selon les explications, la vitrine FAO est un espace dédié à la promotion et à la visibilité des produits locaux. Les discussions sur le sujet ont été coordonnées par Layi Salami, président du Comité de Coordination de la Vitrine FAO.
« Jeudi, J’ose » est une rencontre d’échanges et de partages d’expériences entre les jeunes entrepreneurs et leurs ainés ou des professionnels, lancée en novembre 2015 par le Faiej. Elle se tient chaque deuxième jeudi du mois.