Dans la perspective de mieux accompagner les agriculteurs locaux et réguler le marché des céréales, l’Agence Nationale pour la sécurité alimentaire (ANSAT) vient d’acheter 15 tonnes de maïs auprès des producteurs de Kpéssi dans la préfecture de l’Est-Mono.
D’un coût global de 2,4 millions de FCFA, cette approvisionnement groupé vise plusieurs objectifs. Le renforcement des stocks de sécurité de l’ANSAT, en vue de prévenir les risques de pénurie, et l’accompagnement des agriculteurs dans l’amélioration de leur production. A travers cette opération, apprend-on, « les agriculteurs s’en sortent à meilleur compte et dégagent des bénéfices ».
La constitution des stocks de sécurité permet à l’ANSAT de réguler le marché en cas de pénurie due aux intempéries ou au retard dans l’ensemencement de certains champs de maïs sur le territoire national.
La deuxième édition de Ecobank Fintech Challenge, un concours destiné aux startups proposant les meilleures solutions de paiement mobile pour l'Afrique, a livré son verdict ce jeudi 30 août 2018. La cérémonie d’innovation et de remise de prix qui s’est tenue au siège du Groupe Ecobank à Lomé, a consacré la startup tanzanienne Nala.
Au total, 11 startups sont parties à la conquête du Graal. Après une première phase de présentation de projet, le jury retiendra 6 grands finalistes pour l’ultime étape. Mojipay, une jeune startup togolaise spécialisée dans le transfert d’argent, en lice fait partie de cette dernière ligne droite.
La fintech tanzanienne Nala, dont le CEO, Benjamin Fernandes est le plus jeune africain accepté à la Stanford Graduate School of Business (Californie, USA), s’offre ainsi la première place et un chèque de 10 000 $. Le podium est complété par Virtual Identity d’Afrique du Sud et la solution nigériane Wallet.ng, qui empochent respectivement 7 000 et 5 000 $.
En plus de ces enveloppes, ces startups bénéficieront de l’accompagnement des mentors et des garanties de partenariat avec la banque panafricaine.
Nala est une fintech fondée en 2017 dont l’objectif est d’élargir l’accès aux services financiers en Afrique de l’Est. La solution a cette particularité de fonctionner offline, ce qui lui permet d'atteindre tous les milieux surtout ruraux, où la pénétration des banques est faible. Son application compte plus de 40 000 utilisateurs en Tanzanie.
Octave A. Bruce
Au Nigeria, les banques commerciales ont octroyé 182 millions d’euros de crédits aux acteurs de l’agro-industrie au titre du Nigeria Incentive-Based Risk Sharing System for Agricultural Lending (NIRSAL). L’information a été portée au public par le directeur général du Nirsal, Aliyu Abdulhameed (photo).
Dans le même temps, apprend-on, pas moins de 700 000 agriculteurs ont été formés à la pratique agronomique et en gestion financière.
Aussi, l’initiative qui a inspiré au Togo, la création du Mécanisme Incitatif de financement agricole (MIFA), a-t-elle permis de fournir des intrants à 500 000 petits agriculteurs.
Du côté de Lomé, la réussite de l’initiative, qui est encore à ses débuts, est tributaire de l’adhésion du secteur financier togolais. A ce titre, la coordination du MIFA a multiplié ces dernières semaines les contacts avec les banques et établissements financiers, en vue de décrocher leur adhésion.
Les 27, 28, et 29 août 2018, l’équipe du fonds de partage de risque est allée respectivement à la rencontre des responsables d’Orabank, d’Ecobank et de la Banque Atlantique.
Lancé le 25 juin dernier, le MIFA a pour mission de réduire la défiance des institutions financières vis-à-vis du secteur agricole et de faciliter l’accès des agriculteurs aux crédits bancaires et aux financements de tous ordres. A terme, il devrait bénéficier à plus d’un million de personnes.
En 2017, la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi (SCAPE), a permis au Togo de faire des avancées notables. Ainsi, le taux de routes nationales aménagées est passé de 60% en 2016 à 64%.
La pénétration de la téléphonie fixe et mobile a progressé de 77,5% à 85,5%, et celui du haut débit, de 20,8% à 27,8%, selon les chiffres du rapport-bilan de la Scape, validé à Lomé les 29 et 30 août.
Globalement, informe Paul Kamaga, Secrétaire technique du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), « le cadre macroéconomique est resté stable, c’est-à-dire que les efforts de consolidation de développement ont été poursuivis. » Et de préciser : « Nous avons noté un taux de croissance annuel du PIB qui s’est situé à 4,4% en 2017, contre 5,1% en 2016 ».
Au Togo, la Scape a permis d’amorcer des transformations économiques profondes sur la période 2013 à 2017. En 2018, elle a été remplacée par le Plan national de développement (PND 2018-2022). Ce programme quinquennal (2018-2022), se veut encore plus ambitieux.
Le Groupe audiovisuel français Canal+ a annoncé mercredi 29 août 2018, à la faveur d’une conférence de presse organisée à Lomé, l’introduction de la nouvelle formule « Essentiel+ » dans ses bouquets.
Garnie de 130 chaînes dont 17 en Haute Définition (HD), la nouvelle offre vient en remplacement de l’ancien bouquet Canal+, qui ne comprenait que 12 chaînes. Le nouveau-né de la famille des bouquets Canal+ est conçu pour apporter plus de frissons et d’émotions à ses abonnés. « Nous avons souhaité, suite à une étude faite auprès de nos abonnés, renforcer cette formule en créant de nouvelles chaines, notamment Canal+ Comédie et Canal+ Action qui sont éditées pour les réalités africaines, et Canal+ Sport pour toutes les grandes compétitions sportives », a déclaré aux médias le Directeur Général de Canal+ Togo, Alexandre Cohen.
En effet, Essentiel+, c’est désormais 12 chaînes de divertissement, 4 chaînes de sport thématiques, 5 de sport généralistes, et des chaînes africaines. Elle rejoint ainsi la famille des bouquets de la Chaîne créée en 2000, notamment Tout Canal, Access, Access+, Evasion et Evasion+.
« Toutes ces chaînes permettront à nos abonnés de s’auto-retrouver dans nos offres… On essaie toujours de se renouveler en termes de programmes, de chaines, d’organisation, pour satisfaire nos abonnés », a poursuivi le responsable.
Le nouveau bouquet est disponible depuis le 28 août 2018 dans toutes les agences de Canal+, au prix de 12 000 FCFA contre 10 000 pour l’ancien.
Lancés en 2016, les travaux de réhabilitation de la route Notsé-Tohoun-Frontière Bénin sont achevés. Longue de 57 km, cette route réhabilitée a coûté 35 milliards FCFA.
Fruit d’un financement conjoint de l’Etat togolais et de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), cet ouvrage a une grande portée économique pour la préfecture du Moyen-Mono, située dans la Région des Plateaux. En effet, il permet de désenclaver cette localité ; et mieux encore, le bassin hydrographique du Moyen-Mono, reconnu comme une zone à fort potentiel agricole.
Compte tenu de ses atouts dans le domaine de l’agriculture, le secteur est identifié et retenu par le gouvernement comme l’un des trois sites hydrographiques où il ambitionne de développer des technopoles agroalimentaires. En dehors de ce site, les agropoles devront, selon les prévisions gouvernementales, se développer autour des bassins de la Kara et de l’Oti. A terme, l’objectif est de créer 25 000 emplois grâce à la transformation sur place des produits agricoles.
En attendant l’installation de l’agropole, la population du Moyen-Mono, agricole dans une très forte proportion, devrait bénéficier de la facilitation que lui offre cette voie pour développer son « business », selon des méthodes rudimentaires.
Séna Akoda
La Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) va accueillir le 07 septembre 2018, une journée Portes Ouvertes « Open day », dédiée au Portugal. L’initiative émane du cabinet Nalmok Consulting, une structure de promotion des langues au service des affaires et qui bénéficie du partenariat de la CCIT, apprend-on.
Selon les organisateurs de l’événement, il devrait s’agir de promouvoir le Portugal comme porte d’entrée de l’Europe, de présenter ses multiples opportunités d’affaires et ses produits, notamment dans les secteurs agroalimentaire, textile, immobilier, les matériaux de construction et les études supérieures.
Le projet a dans son viseur un public diversifié composé d’opérateurs économiques, d’étudiants et de toutes autres personnes développant un intérêt pour le Portugal.
Le programme concocté pour permettre au public de tirer parti de cette rencontre, tourne autour d’un séminaire sur les opportunités de ce pays et des rencontres B2B entre les hommes d’affaires togolais et leurs pairs du Portugal. Une dégustation des produits portugais, suivie de la visite des stands qui seront installés, donneront le clap de fin à l’événement.
Séna Akoda
Depuis lundi à minuit, le Togo a annoncé une hausse des prix des produits pétroliers à la pompe. Face à la vague de contestations et au tollé suscités, Bernadette Legzim-Balouki, ministre du commerce et de la promotion du secteur privé, s’est expliquée le mardi 28 août 2018 sur la chaîne publique nationale, la Télévision Togolaise.
Elle a évoqué un contexte international de cherté des produits pétroliers. « Au Bénin, le super est à 575 francs, le Gasoil à 580 francs, le pétrole lampant à 590 francs. Le Ghana qui produit un peu de pétrole a des prix beaucoup plus chers encore. Le super est à 587 francs, le gasoil à 592 francs et le pétrole lampant à 533 francs, mais nous venons d’apprendre que là-bas, les prix ont encore augmenté », a-t-elle révélé.
Elle relativise l’ampleur de cette hausse, comparée aux prix pratiqués dans les pays susmentionnés: « Le Togo qui ne produit pas du pétrole et achète les produits pétroliers à l’international est moins cher [que d’autres pays ] dans la sous-région ».
Mais elle rassure quant à la perspective d’une répercussion de cette flambée de prix sur les produits de première nécessité. De son point de vue, l’augmentation des prix a été faite de sorte à éviter que les frais de transports urbains et péri-urbains n’augmentent. Des instructions ont été données pour que « quelque soit l’essoufflement du budget de l’Etat, les transporteurs ne soient pas obligés d’augmenter les prix des transports ». « Les services de contrôle des ministères du commerce et de l’agriculture pour les céréales vont se mettre au travail pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’impact », a-t-elle, en outre, martelé. Il reste à s’assurer que ces mesures soient effectives pour que la population ne paie pas au prix fort cette augmentation des prix pétroliers.
Séna Akoda
Début juillet, le ministère togolais de la planification du développement, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement, a publié le rapport sur l’Aide Publique au Développement (ADP) en 2017. Un document qui fournit de façon détaillée les statistiques de la situation et de l'évolution de l'aide publique au développement et des transferts de migrants sur l'année 2017. Décryptage en 6 points des transferts de fonds de la diaspora togolaise.
La diaspora a envoyé 483 millions $ à la maison en 2017
Au Togo, le montant total des ressources mobilisées au titre de l'APD et de transferts de fonds des migrants se chiffre à plus de 856 millions $, en 2017. Dans ce total, les transferts rapides d’argent de la diaspora togolaise s’offrent la part du lion en ressortant à environ 483 millions $, soit 56,45%.
Les transferts de fonds, plus importants que l’APD et les IDE
Les transferts de fonds dégagent un solde net positif de 110 millions $ sur les APD, soit près de deux fois la contribution des partenaires bilatéraux à l’aide publique au développement. Pour référence, une base de données récentes de la Cnuced, montre que les IDE nets en direction du Togo ont connu un rebond en 2017, pour se situer à 145 millions $.
Les autres pays africains, première provenance des transferts de fonds
En 2017, l’Afrique est la première provenance des envois de fonds de la diaspora togolaise. Les Togolais vivant dans les autres pays d’Afrique ont envoyé au total 176 millions $, soit 36 % du montant total des transferts sur l’année, selon les chiffres officiels. Les transferts provenant d’Europe arrivent en deuxième position. Ils totaliseraient 159,17 millions $ (33%), selon le circuit officiel. S’en suivent en Amérique 127,95 millions (26%), en Asie 21,19 millions 4% et l’Océanie qui ne détient que 1% du total.
Des fonds majoritairement affectés au social
En 2017, les envois de fonds ont été particulièrement orientés vers les secteurs sociaux (alimentation, santé et éducation). Les migrants togolais ont envoyé 1,19 milliards FCFA, soit 53,67% des transferts globaux pour assister leurs familles restées au pays. On notera que le secteur de l’éducation, notamment les aides scolaires, est la deuxième destination des transferts. La diaspora togolaise aura misé environ 240 millions FCFA sur les aides scolaires. Les constructions immobilières ont absorbé 130 millions.
L’importance des transferts concentrés sur les secteurs « alimentaires », de la santé et de l'éducation est révélatrice de sa contribution au développement humain du pays.
Les transferts de fonds sont « en réalité » sous-estimés
Le niveau des envois qui, selon la Banque mondiale, représenterait environ 8,4% du PIB, l’un des ratios les plus importants en Afrique, est sans doute plus élevé que ce que montrent les données officielles. En effet, le rapport souligne que ces envois seraient plus importants si les transferts informels étaient maîtrisés. « Au demeurant, les flux des transferts informels restent une problématique à laquelle il faut bien trouver une approche de solution », préconise le document dont la réalisation a été appuyée par le PNUD.
Un mécanisme pour orienter les envois de fonds vers des secteurs porteurs
Face à la prépondérance des envois rapides de fonds sur l’APD et les IDE, le gouvernement à travers le ministère des affaires étrangères, de la coopération et de l'intégration africaine a créé une direction des Togolais de l'étranger. Cette direction travaille à la mise en place d’un mécanisme de coordination de ces transferts. L’objectif sera de trouver des stratégies appropriées pour canaliser et orienter ces fonds dans les secteurs porteurs de croissance.
Fiacre E. Kakpo
Depuis quelques jours, des informations diffusées principalement sur les réseaux sociaux annoncent des recrutements massifs pour la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) via un cabinet implanté au Bénin. Il y aurait des postes vacants de contrôleurs de gestion, de caissiers, d’analystes et autres au sein de l’institution financière.
Par un communiqué publié sur son portail web, l’institution apporte un démenti formel à ce qu’il convient d’appeler « fake news » et met en garde contre une utilisation frauduleuse de son nom dans une tentative d’arnaque à l’embauche. Dans ce communiqué, la banque de l’UEMOA précise qu’elle « n’a mandaté aucun cabinet de recrutement pour agir pour son compte ».
Elle souligne qu’elle publie tous ses postes vacants sur son site internet : boad.org, dans les journaux nationaux des pays de l’Union et dans les magazines internationaux. Elle recommande aux personnes victimes de ces manœuvres de dénoncer immédiatement à la Police de la République du Bénin, cette « tentative évidente d’escroquerie ».
Par ailleurs, elle menace de saisir les autorités compétentes de la République du Bénin, et de procéder aux diligences nécessaires en vue de mettre un terme à cette tentative d’arnaque à l’embauche qui porte atteinte à son image de marque et à sa réputation.
Séna Akoda