Togo First

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A intervalles plus ou moins réguliers, la sécurité aéroportuaire s’autoévalue au Togo. En ce sens, mercredi 20 juin 2018, des exercices de simulation d’attaques ont été menés sur la plateforme aéroportuaire pour tester la capacité de réaction et l’efficacité d’une intervention des forces de défense et de sécurité, en cas de menace ou d’attaque terroriste.

Le 1er a consisté à débarrasser l’aéroport d’un engin explosif virtuellement placé dans son hall et à ramener la quiétude. Tout est parti d’un coup de fil anonyme simulé qui a sonné l’alerte, a expliqué le Lieutenant-Colonel Langbatibe Bolidja.

Quant au second exercice, il a permis à l’ASAIGE (l’Autorité de Sûreté de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma) de déployer son art et de mettre en exergue sa maîtrise des situations d’attaques terroristes. Les forces mobilisées ont réussi à sécuriser la plateforme aéroportuaire et à mettre hors d’état de nuire des assaillants.

Au regard des forces et faiblesses relevées lors de ces opérations et surtout de la logique de perfectionnement permanent des insuffisances et manquements, le Général Yark Damehane, ministre de l’Intérieur et de la Protection Civile estime que le Togo est en condition de neutraliser toute menace terroriste.

Toutefois, la vigilance de tous devrait être de principe car, en matière de sécurité et de sûreté, il n’existe nulle part de garantie absolue.

Séna Akoda

Annoncé comme un boosteur du financement du secteur agricole, suivant un mécanisme fondé sur le partage des risques, le MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole, autrefois appelé TIRSAL), devra être officiellement lancé par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé lundi 25 juin 2018, a indiqué Aristide Agbossoumonde (photo), président du bureau en charge de l’implantation du MIFA.

Mais en prélude à cet événement, le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF-Togo 2000) va abriter du 23 au 25 juin 2018, une foire MIFA. Ce mécanisme devra être au cœur des échanges sur le site et dans les stands pendant ces trois jours. Mieux, l’initiative foraine devrait faciliter les rencontres B2B dans une perspective de recherche de financement au profit des porteurs de projets agricoles.

Au Togo, « le MIFA a pour objectif de transformer le financement du secteur agricole. En 2017, seulement 0,2% de la finance portefeuille de banque est allouée au secteur agricole. L’ambition est d’arriver à 5% d’ici à trois ans ». Le concept a déjà fait ses preuves au Nigeria où il est dénommé NIRSAL.

Mais au-delà de l’opportunité offerte au public de mieux connaître le MIFA, la foire se veut une plateforme dédiée aux différents acteurs du secteur agricole togolais. Producteurs, transformateurs, fournisseurs d’intrants, différents prestataires de services devront saisir cette occasion. Les promoteurs de l’événement ont prévu, comme moyen incitatif, un bonus de 100 stands gratuits aux éventuels exposants.

Séna Akoda

Anciennement Responsable de Communication au sein du Ministère des Postes et de l’Économie Numérique du Togo, Delali Kudawoo rejoint Harmonies Media Group où elle dirigera les bureaux Bénin et Togo d’Harmonies.

Ayant grandi en France, celle qui voulait devenir avocate, met fin à ses études de Droit après l’obtention de sa licence et décide de poursuivre un cursus vers les métiers de la Communication et des Médias entre les prestigieuses écoles Parisiennes que sont l’INALCO, SUP’ DE COM et CELSA. Sa carrière compte déjà des noms comme Havas Media, Jeune Afrique, Africa N1, Femme d’influence Magazine ou encore Gazelle Touch sur le Bénin et le Togo. En 2016, elle devient la Responsable de Communication au sein du Ministère des Postes et de l’Économie Numérique du Togo. Elle a pour mission de faire connaitre le rôle de ce ministère qui est des plus importants du pays en raison des choix stratégiques du gouvernement. Elle organise des grandes campagnes sur des projets phares du Ministère tels que Service Public, Free Roaming, E-gouvernement ou encore Wifi-Campus.

Chez Harmonies, Delali Kudawoo s’occupera du développement des bureaux de Cotonou et Lomé et de la fidélisation des clients existants. Son recrutement s’inscrit dans un plan de croissance et une intensification des activités du groupe décidé depuis 2016.

Harmonies est l’une des marques d’agence media d’Harmonies Media Group, le plus grand groupe d’agences media en Afrique Francophone, affilié à Omnicom Media Group et opérant dans 15 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. 

Harmonies fournit des services de communication media intégrée, incluant la stratégie media, le planning et l’achat d’espaces publicitaires sur tous les supports incluant le digital. Harmonies est affiliée à OMD, reconnue Agence media mondiale de l’année 2017 au Festival Cannes Lions de la Créativité.         

Au 31 mai 2018, le portefeuille de la Banque est composé plus de 16 projets encore en exécution pour un engagement total de plus de 367,4 millions de dollars soit environ 200 milliards de FCFA, dont 45% sous forme de dons.

Par secteur, les projets liés à l’amélioration de la gouvernance occupent 18% des engagements de la Banque contre 14% pour le secteur minier et pour celui de l’énergie, 8% pour les télécommunications et 5% pour le Commerce et la compétitivité, selon les chiffres obtenus.

Projets financés par la Banque mondiale

  1. Projet Filets Sociaux et Services de Base (FSB)
  2. Projet d’opportunités pour l’Emploi des Jeunes (EJV)
  3. Projet de Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires (CERSA)
  4. Projet Education et Renforcement Institutionnel –Deuxième phase (PERI2)
  5. Projet d’Appui à la Santé Maternelle et Infantile (PASMIN)
  6. Projet Régional de Renforcement des Systèmes de Surveillance des Maladies en Afrique de l’Ouest (REDISSE)
  7. Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA)
  8. Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO)
  9. Programme Régional Ouest Africain de Développement des Infrastructures de Communication (WARCIP)
  10. Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM)
  11. Projet de Réforme et d’investissement dans le Secteur de l’Energie au Togo (PRISET)
  12. Projet de facilitation du Commerce et de Compétitivité des Services Logistiques (PFCCSL)
  13. Projet d’Investissement de la Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest (WACA-ResIP)
  14. Projet de soutien à la préparation à la Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (REDD+)
  15. Projet d’Appui à la Gouvernance Economique (PAGE)
  16. Opérations d’Appui aux Politiques de Développement (appuis budgétaires)

La Banque mondiale a lancé ce mardi 19 juin ses premières journées portes ouvertes sur les chapeaux de roues. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre Selom Komi Klassou, le chef du gouvernement. Etaient aussi présents à ses côtés, le Ministre de la Planification et du Développement, Kossi Assimaïdou, Bernadette Legzim-Balouki du commerce, la Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Togo, Joëlle Dehasse, et le Directeur des Opérations de la Banque Mondiale pour le Togo, Pierre Laporte. L’occasion pour le ministre de la Planification et du développement de faire le bilan des interventions de la Banque mondiale au Togo.

Selon le ministre, au 31 mai 2018, le portefeuille de la Banque est composé de onze projets nationaux dont un appui budgétaire et six projets régionaux pour un engagement total de plus de 367,4 millions de dollars soit environ 200 milliards de FCFA. Les interventions de l’institution de Bretton Woods couvrent les domaines de l’éducation, la santé, l’agriculture, l’énergie, le climat, le développement à la base, la protection sociale, l’emploi des jeunes, etc.

La Banque mondiale satisfaite du partenariat poursuivra son soutien au Togo, a révélé les responsables de l’institution. Ainsi, un nouveau cadre couvrant la période 2017-2020, a déjà permis de lancer de nouveaux projets prioritaires. Ces projets portent essentiellement sur l’amélioration de la performance du secteur privé togolais, la création d’emplois décents et durables pour les jeunes, la fourniture de services de qualité et inclusifs ainsi que la résilience face aux changements climatiques.

L’événement a permis également au Directeur des Opérations de la Banque Mondiale pour le Togo de conforter l’annonce faite par Faure Gnassingbé fin mai. « Un nouveau programme d’appui budgétaire de 40 millions de dollars est en cours de préparation et devrait être disponible avant la fin de l’année », a rassuré Pierre Laporte.

Les JPO qui se terminent ce mercredi 20 juin marquent également la fin de trois ans de mission de la représentante résidente de la Banque mondiale au Togo, Joëlle Dehasse.

Le public y est invité pour découvrir les différents projets et programmes financés par la Banque mondiale au Togo, échanger avec les équipes de mise en œuvre et explorer les possibilités offertes.

Fiacre E. Kakpo

L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) au Togo se lance dans une opération d’assainissement « soft » des marchés publics. Aux sanctions classiques applicables aux infractions dans le domaine des marchés publics et des délégations de service public, elle entend suppléer, ou tout au moins apporter un complément de sanctions alternatives.

Son objectif, indique un document consulté par la rédaction de Togo First, est de « mettre à la disposition du Comité de Règlement des Différends, des outils juridiques comportant des mécanismes de sanctions qui permettent d’assainir l’environnement économique sans pour autant nuire à l’économie nationale ».

En ligne avec cette nouvelle orientation stratégique, l’ARMP recrute un consultant individuel en charge de  l’« étude sur les possibilités de sanctions alternatives applicables aux infractions dans les marchés publics et délégations de service public ». Cette activité s’inscrit dans son programme de renforcement du dispositif juridique relatif à la commande publique, pris en charge par le budget de l'Etat, gestion 2018.

Séna Akoda

La France apporte un important appui à la professionnalisation des médias togolais. Une signature de convention intervenue ce 19 juin 2018 entre Robert Dussey, patron de la diplomatie togolaise, et Marc Vizy, ambassadeur de France au Togo, scelle la volonté du Togo et de la France de matérialiser le PROFAMED (Projet de Formation et d’Appui au secteur de l’audiovisuel et des Médias) au Togo.

Selon les informations, cette signature devrait engager la France à financer la formation des médias togolais à hauteur de 493 000 euros, soit 323 386 000 FCFA sur deux (02) ans (2018-2019).

Cette année déjà, la France devra investir 256 000 euros, soit 167 925 000 FCFA dans ce projet, renseigne l’ambassade de France.

Elaboré par le ministère en charge de la communication et l’ambassade de France au Togo, en partenariat avec l’institut des sciences de l’information, de la communication et des arts (ISICA) de l’université de Lomé, le PROFAMED devrait relever de manière conséquente le niveau du journalisme togolais, public ou privé, grâce à des actions ciblées. Entre autres l’accompagnement des réformes prévues par le Togo, la consolidation de la démocratie et de la liberté d’expression, un appui décisif à la formation des journalistes et professionnels des médias.

Le projet se décline à travers quatre composantes. Il s’agit d’un appui à l’encadrement législatif et réglementaire des métiers de la presse; d’un programme de formation continue pour les journalistes sans formation spécifique. Et également d’un programme de formation par modules, destiné aux professionnels des médias (techniciens audiovisuels, journalistes spécialisés et employés exerçant des fonctions support au sein des organes de presse et des médias.) ; et enfin des actions de valorisation de l’image des médias au Togo.

Séna Akoda

Au Togo, en mai 2018, le niveau général des prix à la consommation a connu une baisse de 1 % contre une progression de 1,9% un mois plus tôt, montrent les données du l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED).

Cette régression est principalement due à la baisse des prix des « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-3,9%), bien que les autres fonctions de consommation, aient connu une hausse. Les fonctions « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » (+0,7%), les « Biens et services divers » (+0,6%), le panier « Tabac et stupéfiants » (+2,7%) et les produits liés aux soins de santé (+0,3%).

Par contre, rapporté au mois de février, c’est-à-dire sur une base trimestrielle, le niveau des prix aura progressé de 1,5%, principalement sous l’influence d’une hausse de 5,7% dans les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées. En glissement annuel, le niveau des prix a régressé de 0,3%.

Fiacre E. Kakpo

La filière soja est en plein essor au Togo et des initiatives émergent, non seulement pour booster le secteur, mais aussi pour le professionnaliser à tous les niveaux du circuit.

Dans ce registre, on note des sessions de formation organisées au cours de la semaine écoulée par le ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé au profit d’une quarantaine d’acteurs de cette filière à Kara (région de la Kara) et à Atakpamé (région des Plateaux).

Au centre de ces rencontres destinées à renforcer les capacités des personnes concernées, il y a le financement des exportations, les moyens de paiement dans le commerce international, la gestion des risques dans les transactions commerciales, l’élaboration de plans d’affaires bancables, etc.

Dans cette perspective de professionnaliser la filière, il s’est agi pour les promoteurs des rencontres, d’initier les participants aux normes et exigences du commerce international des produits agricoles et alimentaires. Mais en outre, d’attirer leur attention sur les risques inhérents à l’activité et de leur inculquer les modes de gestion de ces risques dans la transaction commerciale, le financement des exportations, etc.

Cet attrait pour la filière Soja, explique Batchassi Katchali (photo), directeur du commerce extérieur, trouve sa justification dans le fait que cette filière a un fort potentiel de création de valeur ajoutée et d’emploi. Or, le non-respect des normes de qualité et des procédures d’exportation affecte sérieusement sa viabilité économique et financière.

Cette filière a attiré un investissement de 2,4 millions de dollars et permis, sur la période 2015-2017, de faire passer sa production de 14 000 T à 36 000 T. Au titre de la campagne 2018-2019,  la seule société Jonction de Croissance Agricole du Togo (JCAT) table sur une production de 10 000 tonnes de soja bio.

Séna Akoda

La vaste réforme entreprise par l’Office Togolais des Recettes en vue de démultiplier sa capacité de mobilisation des recettes fiscales et douanières au profit de l’Etat n’exclut pas les infrastructures immobilières.

Cette institution va réhabiliter les bâtiments du Commissariat  des Douanes et Droits Indirects. C’est ce qu’indique un document que la rédaction de Togo First a pu consulter ce mardi 19 juin 2018. En effet, selon un appel d’offres ouvert (AOO), publié dans le quotidien d’Etat, l’OTR sollicite des offres fermées de la part des candidats éligibles et répondant aux qualifications requises, en vue de réaliser  des travaux de génie civil, d’électricité et de climatisation des bâtiments du Commissariat des Douanes et Droits Indirects.

Le financement de ces travaux devrait être couvert par des fonds perçus du budget de l’Etat togolais, exercice 2018 à cet effet.

Le Commissariat des Douanes et Droits Indirects devrait donc très bientôt être relooké. Au bout de cinq mois, au maximum, précise l’AOO.

Séna Akoda

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