Togo First

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Le gouvernement togolais espère se servir de la table ronde qu’il organise sur sa nouvelle stratégie d’électrification les 27 et 28 juin prochain pour mobiliser 180 milliards FCFA.

Cette première partie d’un investissement global de 1000 milliards FCFA à mobiliser d’ici 2030, permettra d’amorcer la première phase de la stratégie, la phase de démonstration.

La période de démonstration s’étalera sur de 2018 à 2020. Selon les ambitions, cette étape va permettre au Togo d’afficher son leadership sous-régional dans le secteur de l’énergie. La première phase du plan stratégique du Togo permettra de faire passer le taux d’électrification de 40% à 50%.

Pour rappel, la table ronde a été organisée par le Ministère des Mines et de l’Énergie avec le soutien de la Banque mondiale, la GIZ (Coopération allemande) et la Société Africaine de Biocarburants et des Énergies Renouvelables (SABER).

Elle accueillera dès demain plusieurs géants de la l’industrie énergétique, en majorité opérant dans les énergies renouvelables. Sont annoncés EDF Energies Nouvelles, Engie, Siemens, Green Light Planet, Mekta, Bboxx, Fenix International, Sunna Design, et plusieurs dizaines d’acteurs locaux et sous régionaux.

Fiacre E. Kakpo

Les efforts du Togo dans le cadre de l’accès universel à l’énergie électrique à l’horizon 2030 reçoivent l’appui de plusieurs pays et institutions.

Au nom de l’Etat français, co-fondateur avec l’Inde de l’Agence Solaire Internationale (ASI), Segolène Royal (photo), l’ex-ministre française de l’Ecologie s’est entretenue avec le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé ce mardi 26 juin 2018. C’était au Palais de la Présidence de la République, à la veille de la table-ronde prévue les 27 et 28 juin 2018 dans la capitale togolaise, avec pour défi de mobiliser les bailleurs de fonds et investisseurs autour d’un objectif financier de 1000 milliards FCFA.

Elle déclare à la sortie de l’entretien : « J’ai remercié le Président de la République pour la stratégie de transition énergétique mise en place  et sa participation active  à la Conférence  sur le climat (la COP21) et à l’Alliance Solaire Internationale ».

Elle ajoute : « le Togo est un membre exemplaire de l’ASI parce qu’il a fait l’un des meilleurs plans de projection de raccordement à l’électricité notamment solaire ». Et de conclure : « Le pays prévoit le raccordement de toute la population à l’électricité à l’horizon 2030. C’est un projet très concret avec une feuille de route très opérationnelle ».

Séna Akoda

Atteindre l’ODD 7 portant accès de tous les Togolais à des services énergétiques fiables et à des coûts abordables, est un vœu cher au gouvernement togolais qui, dans la foulée, s’est doté d’une stratégie nationale d’électrification avec le soutien de la Société Financière Internationale (IFC) du groupe de la Banque mondiale.

Un plan ambitieux avec une approche globale devrait servir de feuille de route pour des investissements novateurs dans le secteur de l’énergie. Et pour conduire cette initiative qui nécessitera 1000 milliards d’investissements, comme l’indique Marc Ably-Bidamon, ministre de l’énergie et des mines, le gouvernement compte s’appuyer sur divers instruments de financements provenant de divers investisseurs. Déjà on annonce que 50% de ce financement proviendra du secteur privé.

Pour y parvenir, les 27 et 28 juin 2018, sous l’égide du Ministère des Mines et de l’Énergie avec le soutien de la Banque mondiale, la GIZ (Coopération allemande) et la Société Africaine de Biocarburants et des Énergies Renouvelables (SABER), se tiendra une table ronde des bailleurs de fonds et des investisseurs pour le financement des projets de cette stratégie.

La table ronde réunira pendant deux jours à Lomé la communauté des bailleurs de fonds et les investisseurs privés nationaux mais aussi internationaux. Autour de cette table bien garnie, on annonce la présence d’EDF Energies Nouvelles, Engie, Siemens, Green Light Planet, Mekta, Bboxx, Fenix International, Sunna Design. A ce gratin mondial de mastodontes de l’énergie, s’ajoutent plusieurs dizaines d’acteurs locaux et sous régionaux.

La présence de Ségolène Royal, ancienne ministre française de l’écologie, envoyée de l’ASI (Alliance solaire internationale) et d’Amadou Hott, Vice-Président Énergie de la Banque Africaine de Développement, sont signalées.  

Selon le gouvernement, ce fort intérêt démontre l’attractivité du secteur togolais de l’électrification et l’engouement pour cette nouvelle stratégie, qui vise notamment à faire développer plus de 300 mini-centrales solaires en mode PPP.

Une cérémonie de lancement officiel aura lieu le 27 juin à l’hôtel 2 février, sous le haut patronage du Président Faure Gnassingbé.

Fiacre E. Kakpo

Le lundi 25 juin 2018, le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a procédé au lancement du mécanisme incitatif de financement agricole au Centre Togolais des Expositions et Foires (Togo 2000) dans la capitale togolaise.

Ce lancement devrait ouvrir la voie à l’opérationnalisation de ce dispositif innovant qui devrait être le catalyseur du développement du secteur contribuant à ce jour à près de 40% au produit intérieur brut togolais.

Fondé sur le partage des risques, le MIFA, autrefois dénommé TIRSAL, a pour ambition de réduire la défiance des institutions financières vis-à-vis du secteur agricole et de faciliter l’accès des agriculteurs aux crédits bancaires et aux financements de tous ordres.

Avec une part très marginale de 0,3% à ce jour, le financement bancaire agricole, grâce au MIFA devrait être propulsé à 5%, avec à la clé  l’ambition de réduire de moitié le taux d’intérêt élevé des crédits agricoles de 15% à 7,5%. Le mécanisme devrait permettre de créer des milliers d’emplois directs et des centaines de milliers d’emplois indirects à l’horizon 2027.

A ce stade, l’initiative bénéficie du soutien financier du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), de la Banque Africaine de Développement, dont les présidents respectifs étaient aux côtés du Chef de l’Etat togolais lors du lancement ; de la Banque Mondiale et d’autres partenaires techniques et financiers, a indiqué Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances du Togo.

Notons qu’au cours de cette cérémonie, le président de la Banque Africaine de Développement, Dr Akinwumi Adesina et le Dr Aliou Abdoul Hamid, Directeur Général du NIRSAL, ont été respectivement élevés au rang de la Dignité de Grand Officier de l’Ordre du Mono et de Commandeur de l’Ordre du Mono par le président de la République.

Séna Akoda

Au Togo, la représentation du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a annoncé samedi 23 juin son soutien au Plan national de développement. C’était à l’occasion de la retraite organisée par le gouvernement et qui a réuni le secteur privé, les cadres de l’administration et le secteur privé.

« Le Pnud Togo est fier de soutenir l’approche participative du plan national de développement du Togo. La retraite de haut niveau d'aujourd'hui, présidée par le Premier ministre, est une étape importante », indique un tweet de son nouveau représentant résident, Damien Mama (photo).

Plus tôt, Damien Mama qui présentait ses lettres de créance au Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, a réitéré l’engagement de son organisation « à accompagner l’accélération des ODD à travers, les programmes tels que le PUDC au Togo ».

Le Programme d'Urgence de Développement Communautaire (PUDC), démarré en 2016, vise à contribuer à l'amélioration significative des conditions de vie des populations à travers la mise en place d’infrastructures et de services de base.

Outre le PNUD, le PND a déjà reçu le soutien des institutions de Bretton Woods. La Banque mondiale a évoqué le contenu prometteur de l’avant-projet dans son nouveau cadre de partenariat avec le Togo, couvrant la période 2017-2020. Le conseil d’administration du FMI, quant à lui, a récemment félicité Lomé pour la finalisation du programme d’actions.

Fiacre E. Kakpo

Comme annoncé, TogoCom a procédé vendredi 22 juin 2018 à une refonte de ses tarifs. L’objectif de cette refonte, précise l’institution que dirige Affoh Atcha-Dedji (photo) est, de disposer d’une meilleure structuration de ses offres et permettre à ses clients de se positionner sur les segments qui répondent le mieux à leurs besoins de communication Voix et Data.

Sur le plan national, il est désormais possible à un client qui était sur le profil classique ou le profil jeune de recharger une carte de 200 FCFA. Ce qui est un pas de géant, de l'avis du Directeur Commercial et Marketing de TogoCom. 

Dans le même souffle, la minute de communication qui était de 80 FCFA de Togocel vers Togocel est ramenée à 79 FCFA. Ce qui correspond à une baisse de 1 FCFA sur la minute.  

Sur le plan international, il a été procédé à une segmentation des destinations en quatre (04) zones. Le coût des appels vers l'international varie ainsi de 95 FCFA à 200 FCFA la minute.

Séna Akoda

Au Togo, le PND, plan national de développement couvrant la période 2018-2022, se dévoile peu à peu. Samedi 23 juin, dans l’enceinte du nouveau palais de la présidence de la République, membres du gouvernement, hauts fonctionnaires, secteur privé, partenaires techniques et financiers au développement, représentations diplomatiques et personnalités de réputation internationale, se sont réunis pour échanger sur les déclinaisons de cette nouvelle mouture. Une retraite placée sous l’onction du Premier ministre, Selom Komi Klassou, pour peaufiner ce nouvel agenda, successeur du SCAPE (Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi), qui aura permis au Togo d’amorcer le développement économique, mais dont les résultats sont jugés moins satisfaisants.

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Concrètement, l’événement de haut niveau, s’est tenu en 5 ateliers participatifs.

Les 5 ateliers ont gravité autour des thématiques prioritaires du PND : le hub Logistique d’Excellence, le centre d’affaires de premier ordre, la transformation agricole, industrielle et minière, les mécanismes d’inclusion, et le dispositif de mise en œuvre et de suivi évaluation.

Des workshops au cours desquels, les participants ont eu l’occasion d’apporter leur touche à la finalisation du document.

Ainsi, on en sait un peu plus sur le « fameux » PND. Ficelé autour de trois axes stratégiques, ce programme prometteur jette des bases solides pour d’un développement durable et prospère, s’appuyant sur une meilleure gouvernance, l’inclusion social et la transformation structurelle de l’économie. La vision semble de taille avec, en ligne de mire, une croissance ferme et surtout inclusive de l’ordre de 7,6% à l’horizon. Objectif en ligne avec les ODD.

Pour y parvenir, le PND prévoit la mise en place d’un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région. De gros d’investissements devront être débloqués, surtout en PPP d’où la nécessité d’associer le secteur privé, pour améliorer les infrastructures existantes et la connectivité multimodale et le secteur des TIC. Premier axe stratégique.

A travers le deuxième axe, le Togo s’attellera à développer les pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives. Le projet de la création des agropoles qui rassemblent plusieurs activités (culture vivrière, aquaculture, transformation et recherche), la mise en branle du fonds de partage de risque Tirsal, rebaptisé Mifa (Mécanisme innovant de financement agricole), la création de parcs industriels intégrés et tournés vers des industries exportatrices et intensives en main d’œuvre, comme l’industrie textile, sont la cheville ouvrière de cet axe.

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« L’axe 2 vise le développement industriel dans des secteurs créateurs de valeur ajoutée et significativement tournés vers l’exportation (agrobusiness, manufacture) et la satisfaction de la demande interne. Ce développement industriel a vocation à soutenir la croissance à long terme de l’économie ainsi que l’activité logistique et de service. Il est le creuset de la transformation structurelle de l’économie. », peut-on lire dans un document de synthèse.

Le dernier axe stratégique, point crucial de la mise en œuvre de tous les projets, va veiller à consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion. Le point d’orgue est mis sur le renforcement des capacités institutionnelles et humaines. Les questions liées à l’éducation, la santé, l’environnement, d’une façon générale les secteurs sociaux, trouveront leurs réponses dans l’implémentation du contenu de cet axe, pour inscrire le PND dans le très long-terme.

Le PND nécessitera des investissements colossaux dont le secteur privé sera le moteur.

Fiacre E. Kakpo

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) a lancé, avec l’appui de l’Office Togolais des Recettes (OTR) et l’Union des Professionnels Agréés en Douane, la Société des Technologies de Géolocalisation du Togo (STGT) vendredi 22 juin 2018. Objectif : géo-localiser les marchandises qui sont signalées à la douane.

Le constat qui justifie cette innovation résulte, selon les informations, des limites du système actuellement en vigueur. En effet, explique-t-on, des marchandises déclarées comme étant destinées à d’autres pays, notamment à ceux de l’hinterland, et échappant aux taxes douanières et impôts, sont parfois frauduleusement reversées sur le territoire national et revendues moins cher. Ce qui compromet la libre concurrence et entraîne des conséquences fâcheuses sur l’économie nationale.

Le système de géolocalisation mis en place fonctionnera grâce au GPS. Le principe est le suivant: lorsque le transitaire effectue les opérations de transit pour une marchandise, l’équipe de STGT exige de lui une pose de la balise. Il s’agira pour elle de recueillir des informations essentielles liées au conducteur, à la marchandise transportée, au commissionnaire en douane, etc.

Dès que la STGT valide  toutes ces informations, le camion est reconnu au niveau  du système de suivi et, « chaque fois que le camion va rouler, il y aura des signaux qui seront donnés. S’il s’arrête dans une zone autorisée, nous avons un temps pour pouvoir alerter pour dire que vous avez dépassé le temps dans la zone autorisée. En revanche s’il s’arrête dans une zone non autorisée, automatiquement l’alerte est donnée pour qu’on puisse lui demander pourquoi », explique un cadre de la STGT. Toute la plateforme et tout le matériel nécessaire sont déjà en place pour rendre le système effectif le 02 juillet 2018.

Séna Akoda

La Commission européenne a reçu ce vendredi l'autorisation et les directives du Conseil de l'UE afin de lancer des négociations sur un nouvel accord de partenariat avec les pays africains, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), apprend-on du compte Twitter de sa présentation diplomatique au Togo.

Ce quitus intervient trois semaines après la 107e session du conseil des ministres du Groupe des ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) qui a été suivie dans la foulée par la 43e session du conseil des ministres ACP-UE, toutes à Lomé.

Le Togo avait été alors désigné par ses pairs pour présider le groupe ministériel des pays ACP chargé de négocier avec Bruxelles un nouvel accord de partenariat.

Signé en 2000, l’actuel accord, connu sous le nom d’Accord de Cotonou, expire en février 2020 et ses dispositions prévoient l’ouverture de négociations sur un futur partenariat d’ici la fin du mois d’août 2018.
Fiacre E. Kakpo

Les députés togolais ont voté le vendredi 22 juin la loi modificative de la loi uniforme n°2016-005 du 14 mars 2016 relative à la règlementation des bureaux d’informations sur le crédit (BIC).

Le BIC est une institution chargée de collecter auprès des organismes financiers, des sources publiques et des grands facturiers, notamment les sociétés de fourniture d'eau et d'électricité ainsi que les sociétés de téléphonie, des données sur les antécédents de crédit ou de paiement d'un client, en vue d’établir des rapports de solvabilité détaillés servant de critères objectifs à la prise de décision en matière d’octroi de crédit.

Le nouveau texte que vient d’adopter le parlement ajoute un cinquième alinéa à l’article 57 de ladite loi. Concrètement, il permet aux institutions de partager avec le BIC, les données sur les antécédents de crédits de leurs clients, antérieurs à la date d’entrée en vigueur de ladite loi.

Dans le cas du Togo, cette nouvelle disposition permettra de renforcer la présence du Togo dans sur la plateforme d’échange d’information sur le crédit où le pays est peu représenté. « L’adoption de cette loi permettra donc d'enrichir la base d'information du BIC et partant, d'améliorer la notation de notre pays dans l'évaluation du climat des affaires. », a déclaré Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances dans son adresse aux députés.

Selon le ministre, le BIC est un précieux instrument qui aura un impact significatif sur « l’amélioration du climat des affaires en favorisant une meilleure accessibilité au crédit, à travers la mise en place d’un outil efficace d’analyse, d’évaluation et de gestion des risques. »

Pour lui, l’échange d’information sur le crédit devrait permettre notamment d’anticiper le surendettement des emprunteurs et de prendre des décisions plus appropriées en matière d’octroi de crédit aux particuliers. L’avantage pour les institutions financières et des grands facturiers est qu’il participera à l’amélioration de la qualité de leurs portefeuilles et santé financière.

Fiacre E. Kakpo

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