A l’occasion de l’ouverture lundi du Forum de coopération sino-africaine (FCSA), le président Xi Jinping a annoncé un financement global de 60 milliards $ pour le continent. En marge de ce financement, le chef d’Etat chinois a annoncé que son pays mènerait huit initiatives majeures dans les pays africains sur les trois prochaines années.
Ces huit initiatives devraient couvrir plusieurs domaines à savoir : la connectivité des infrastructures, la promotion industrielle, la facilitation du commerce, le développement écologique, le renforcement des capacités, la santé, les échanges humains et culturels, ainsi que la paix et la sécurité. Ainsi, concernant la connectivité des infrastructures, la Chine devrait mettre en place un programme, conjointement avec l’Union africaine (UA) afin de renforcer la coopération entre les entreprises sino-africaines dans le secteur des infrastructures.
Pour promouvoir les industries du continent, l’Empire du Milieu devrait mettre en place 50 programmes d’assistance agricole et organiser une exposition économique et commerciale accueillant plusieurs entreprises chinoises et africaines.
Pour faciliter le commerce entre les deux parties, la Chine devrait augmenter ses importations de produits provenant des pays africains, surtout ceux non-liés aux matières premières. Près de 50 projets d’assistance au développement écologique et à la protection de l’écologie et de l’environnement devraient également être entrepris en faveur des pays du continent. Afin de renforcer son capital humain, 50 000 bourses gouvernementales en faveur de l’Afrique seront offertes par la Chine, qui envisage former 1 000 cadres africains de haut-niveau, et parrainer des ateliers de formations et des séminaires à l’intention de 50 000 autres africains.
Le secteur sanitaire quant à lui, devrait impliquer le renforcement de 50 programmes d’aide médicale et de santé pour les pays du continent, tandis qu’un institut des études africaines sera établi pour renforcer les échanges Chine-Afrique sur la civilisation.
Enfin, la Chine a annoncé la mise en place de 50 programmes d’assistance à la sécurité, ainsi que l’établissement d’un fonds de paix et de sécurité Chine-Afrique. Notons que près de 147 millions $ devraient également être débloqués pour fournir une aide humanitaire d’urgence aux pays africains touchés par des catastrophes naturelles.
Moutiou Adjibi Nourou
Conformément à la volonté des autorités publiques de promouvoir le développement de l’agrobusiness, l’Institut Supérieur des Métiers de l’Agriculture de l’Université de Kara élargit, à la rentrée académique 2018-2020, son offre de formation.
Selon un document consulté par la rédaction de Togo First, ce centre d’enseignement agricole va offrir des formations de Masters. Un Master en phytopharmacie et un Master en protection intégrée des végétaux.
Objectif : former et mettre à disposition du marché togolais des ressources humaines qualifiées et compétentes aux métiers agricoles. Car le boom des investissements agricoles en ligne avec les initiatives pour booster ce secteur, devrait être soutenu par des offres de formations correspondantes. L’idée à terme, est de relever le défi de l’adéquation Formation-Emploi.
Les formations sont dédiées aux candidats nationaux ou étrangers titulaires d’un diplôme d’ingénieur agronome ou de technicien supérieur d’agriculture.
Peuvent également s’inscrire à ces formations de Master, les étudiants nantis d’une Licence LMD ou d’une Maîtrise en Agronomie (spécialité production végétale), en biologie, en zoologie, ou titulaires de tout autre diplôme équivalent.
Le document indique une admission en deux étapes : d’abord une étude de dossier et ensuite une interview. Les inscriptions sont reçues du 11 au 28 septembre 2018 à la Direction des Affaires Académiques et de la Scolarité (DAAS) de l’Université de Kara.
Séna Akoda
La Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA), en collaboration avec l'Établissement autonome du contrôle et de coordination des exportations (EACCE), organisera, du 25 au 27 septembre 2018, des rencontres B2B avec les acteurs avicoles togolais.
L’information est rapportée par le site d’informations marocain lematin.ma. Cette initiative qui s’inscrit dans une mission couvrant également le Bénin et le Ghana, permettra aux aviculteurs marocains et à leurs pairs togolais de discuter affaires.
Elle offrira surtout l’occasion aux Marocains d’explorer le potentiel du Togo en vue de réaliser des investissements. Selon le communiqué relayé par lematin.ma, cette mission s'inscrit dans le cadre de la « promotion du secteur avicole marocain et de ses capacités d'export et surtout d'investissement».
De toute vraisemblance, la réalisation de ce projet devrait booster davantage le secteur avicole togolais, marqué ces dernières années par des performances encourageantes en termes de productivité et de croissance. Sur la période 2011-2017, le nombre de têtes de volailles est passé de 8 millions à plus de 20 millions.
Ouvert hier par le Président chinois Xi Jinping, le 7ème Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), s’est poursuivi ce mardi 4 septembre avec la table ronde des Chefs d’Etat et de gouvernement.
Au cours de cette réunion co-présidée par Xi Jinping et Cyril Ramaphosa, présidents de la Chine et d’Afrique du Sud, le Chef de l’Etat Togolais, Faure Gnassingbé a pris la parole. Pendant son oral de 05 minutes, il s’est notamment prononcé en faveur d’un accroissement des investissements chinois en Afrique.
Il a d’abord salué l’évolution exponentielle du volume des échanges commerciaux entre l’Empire du milieu et le Continent Noir, lequel a été « multiplié par 17 entre 2000 et 2017 », et s’est, ensuite, réjoui de la nouvelle ère qui s’ouvre dans les relations sino-africaines. « Je suis heureux de dire que nous sommes sur le point de marquer une nouvelle étape pour le Focac, en ouvrant de grandes perspectives au développement commun, avec des plans de coopération gagnant-gagnant », a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « Je voudrais me réjouir de ce souffle nouveau, en plaidant également pour un volume accru des investissements ».
Le n°1 togolais a également mis l’accent sur la qualité des relations sino-africaines, très amicales, qui se sont diversifiées et renforcées malgré « le contexte international extrêmement changeant ». « Car qu’on le veuille ou non, la Chine et l’Afrique auront des destins liés au 21ème siècle », a-t-il prédit.
Faure Gnassingbé a conclu son propos, en invitant les partenaires « à étendre le champ d’expérimentation de l’innovation, jusqu’en Afrique, dans un fructueux brassage, notamment avec la jeunesse, relève de demain ».
La rencontre de haut niveau s’achèvera avec la publication de deux documents : la « Déclaration de Beijing pour construire une communauté de destin plus étroite entre la Chine et l’Afrique » et le « Plan d’action du Forum sur la coopération Chine-Afrique 2019-2021 ».
Octave A. Bruce
L’Office Togolais des Recettes (OTR) veut mettre en place la solution du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP). L’organe en charge de la collecte et de la mobilisation des recettes fiscales et douanières pour l’Etat togolais, voudrait ainsi se conformer à la dynamique impulsée, en vue d’une meilleure gestion des finances publiques au Togo.
En effet, apprend-on, ce système de gestion, présente plusieurs avantages. Il s’agit notamment, d’un système qui enregistre toutes les informations financières de façon sécurisée, aide à la préparation des états financiers, et permet la connexion entre les postes déconcentrés du contrôle financier et le site central. Il offre également l’avantage de faciliter l’enregistrement et la classification des opérations, des contrôles internes permanents sur les saisies de données, les transactions et la production de rapports.
Son implémentation par l’OTR est prévue dans le cadre du Projet d’Appui à la Gouvernance Fiscale, financé par le Groupe de la Banque Africaine de Développement à travers le Fonds Africain de Développement.
Un avis à manifestation d’intérêt vient d’être émis en vue de la sélection d’un cabinet en charge de l’assistance technique relative à la mise en place de ce système.
Séna Akoda
En prélude à la cérémonie d’ouverture, la délégation togolaise conduite par le président Faure Gnassingbé a poursuivi ce lundi 03 septembre à Béijing les rencontres avec les investisseurs. Objectif : mobiliser davantage de parties prenantes pour la mise en œuvre de son programme d’actions quinquennal qui fait la part belle au secteur privé.
Après les prises de contact de dimanche, qui ont vu deux géants de la construction annoncer leur intention d’investir dans des projets phares du PND, quatre nouveaux grands investisseurs chinois ont marqué leur intérêt, lundi avant la cérémonie d’ouverture.
Le corridor logistique avec la CRBC
Avec le premier, Du Fei, président de la China Road and Bridge Corporation (CRBC), les échanges ont porté essentiellement sur le corridor logistique dans le cadre du PND, notamment la connexion entre le port de Lomé et les pays de l’Hinterland et des projets autour de la nationale n°1. La CRBC, une entreprise spécialisée dans les projets mondiaux de génie civil et déjà présente au Togo, a déjà fait ses preuves avec la construction en un temps record du pont d’Amakpapé. Ce partenaire historique du Togo, dit-on, compte à son actif plusieurs autres réalisations d’infrastructures routières dont le Grand Contournement de Lomé, le contournement d’Alédjo, la route de Lomé-Vogan en construction, etc.
Relier le Togo par les rails
En vue de redynamiser ce secteur ferroviaire moribond, une rencontre a permis à la China Railway Construction Bridge Engineering Group de prendre connaissance des multiples atouts dont dispose le pays notamment la position stratégique du Togo en Afrique de l'Ouest. L’entreprise fortement représentée sur d’importants projets en Afrique et spécialisée dans la construction d’infrastructures ferroviaires, a exprimé son intérêt d’investir dans les infrastructures au Togo. Particulièrement, la construction du chemin de fer Lomé - Cinkassé long de 600 km.
Partenariats imminents pour accélérer la modernisation de l’agriculture
Avec Zhang Ting, directeur général de YTO Camaco pour l’Afrique de l’Ouest, il a été question de partenariat dans le secteur agricole. La compagnie chinoise YTO China-Africa Machinery Corp. (Camaco) est le leader mondial des machines agricoles, commercialise déjà des équipements en Côte d'Ivoire, au Cameroun et au Nigéria où il dispose de filiales. YTO Camaco souhaite installer une usine d'assemblage pour fabriquer des équipements de préparation du sol (tracteurs avec ses attelages), machines de transformation des produits agricoles ainsi que des équipements post récolte. Sur instruction de Faure Gnassingbé, les deux parties devraient entamer dans un bref délai des négociations en vue d’accélérer l’appui que peut apporter cette société à la promotion d’une agriculture moderne, prospère, verte et pourvoyeuse d’emplois massifs. Axe 2 du PND.
Les niches d’investissements pour Power China avec la stratégie d’électrification
Déjà présent au Togo à travers sa filiale africaine qui intervient dans un projet binational d’énergie liant le Togo et le Bénin, Adjarala, Power China souhaite accompagner le Togo dans la mise en œuvre de sa stratégie d'électrification. Elle promet d’inclure dans son plan d’investissements, la dimension sociale, lui permettant de contribuer au bien-être de la population togolaise.
La Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures, un appui de poids
Avant de prendre part à l’ouverture officielle du FOCAC 2018 au Grand palais du Peuple, le chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé s’est déplacé en personne au siège de l’AIIB accompagné de ses Ministres, pour rencontrer Jin Liqun, Président de l’Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB). Ayant pris connaissance des trois axes du PND, Jin Liqun, a salué le cadre institutionnel de développement dont s’est doté le Togo. Aussi, a-t-il assuré que l’AIIB (Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures) est prête à accompagner les investisseurs chinois qui veulent aller au Togo.
Fiacre E. Kakpo, envoyé spécial
Quelques extraits du discours de Xi Jiping, lors de la cérémonie d'ouverture du Sommet de Beijing 2018 du forum sur la coopération Sino-Africaine :
« L'Afrique a un potentiel illimité et un avenir plein d'espoir.
L'Afrique et la Chine ont tracé un chemin de prospérité.
Nous respectons l'Afrique, nous l'aimons et nous la soutenons. Un de nos cinq principes phares: ne pas s'imposer à l'Afrique. Nous espérons que les autres feront de même.
La Chine préconise de donner d'abord et de donner à l'Afrique sans prendre.
L'Afrique et la Chine sont les mieux placés pour apprécier la qualité de leur coopération.
Nous faisons face à des défis. L'hégémonie et la loi du plus fort sont toujours là. Le protectionnisme gagne du terrain.
Personne ne pourra empêcher les efforts de soutien de la communauté internationale à l'Afrique.
Personne ne pourra empêcher la marche de la Chine et de l'Afrique vers leur développement. Tout ce que nous avons promis, nous le ferons avec énergie. »
SAJ
D’année en année, la Chine et le Togo dynamisent leurs relations commerciales et leur coopération bilatérale. Selon le rapport de l’Aide Publique au Développement (APD) rendu public par le ministère de la Planification et du Développement, en 2017, ce partenaire se positionne comme le second principal financeur du Togo en termes de prêts avec 19,85 millions $.
Ce montant représente 24,92% du montant total des prêts (79 millions $) au titre de l’APD. L’empire du milieu a été devancé par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) qui totalise 20,78 millions $.
Avec ce portefeuille, l’apport de la Chine en 2017 représenterait 4,9% du total de l’APD. Le géant asiatique, grâce à l’Exim Bank de Chine, s’adjuge la 5è place du classement des pays donateurs de l’APD derrière l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale (BM), la Banque Africaine de Développement (BAD) et la BOAD.
La répartition de l’APD par nature de coopération place la Chine au deuxième rang des partenaires bilatéraux du Togo avec 30,20% du total des financements accordés.
Séna Akoda
En vue de promouvoir la création d’entreprises et favoriser l’inclusion digitale au Togo, le ministère en charge de l’économie numérique lance du 1er au 30 septembre une campagne de promotion du domaine PointTG.
L’initiative est soutenue également par le ministère du commerce et de la promotion du secteur privé, la Chambre de commerce et de l’Industrie du Togo, le Centre de Formalités des entreprises, la Cellule Climat des affaires et l’Autorité de réglementation des secteurs des Postes et Télécommunications.
Symbole de l’identité numérique du Togo, le domaine PointTG (.tg) sera offert gratuitement aux premières entreprises formalisées sur la période.
Précisément, il s’agit d’un package de services composé outre du nom de domaine en ‘’.tg’’, un site internet, une adresse mail.
L’objectif est d’accroitre la visibilité des entreprises installées sur le territoire national et de favoriser le développement de leurs activités à l’échelle locale, nationale et internationale.
Le PointTG ainsi que les outils associés permettent également d’asseoir la crédibilité des entreprises tout en renforçant la confiance des internautes.
Autrefois géré par la société privée CAFE Informatique, le domaine est passé depuis le 23 mai 2016 sous le contrôle des autorités togolaises qui se sont données pour objectif, de développer la notoriété internationale de l’extension et la révision de ses tarifs jugés trop élevés.
Dans son discours d’ouverture du Forum sur la coopération sino-africaine, prononcé ce lundi, à Beijing, en Chine, le président chinois, Xi Jinping (photo), a annoncé que son pays allait accorder au total 60 milliards $ de financements en faveur de l’Afrique.
Ces financements seront accordés sous forme d’aide gouvernementale, mais également à travers d’investissements et de financements via des institutions financières et des entreprises, a précisé Xi Jinping.
L’enveloppe comprend, entre autres, des lignes de crédit évaluées à 20 milliards de dollars, 15 milliards de dollars en subventions, prêts sans intérêt et prêts concessionnels, 10 milliards de dollars au titre d’un fonds spécial ou encore 5 milliards de dollars pour soutenir les importations en provenance d'Afrique.
Le président chinois a, par ailleurs, annoncé des mesures d’exemption de paiement des dettes contractées par certains pays africains, sous la forme de prêts du gouvernement chinois sans intérêts, et arrivant à échéance, d’ici à la fin de 2018.
Ces mesures d’exemption seront accordées aux pays les moins avancés d’Afrique, aux pays fortement endettés et pauvres, aux pays sans littoral et aux petits pays insulaires en développement qui ont des relations diplomatiques avec la Chine, a-t-il précisé.
Xi Jinping a, en outre, déclaré que la Chine comptait mettre en œuvre huit initiatives majeures avec les pays africains, au cours des trois prochaines années, et au-delà. Soulignant que ces initiatives allaient couvrir différents domaines tels que la promotion industrielle, les infrastructures, la facilitation des échanges et le développement vert.