Togo First

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En ligne avec le Plan national de développement (PND 2018-2022) dont l’un des axes prévoit de développer les pôles de transformation agricole, le Togo projette d’ouvrir d’ici septembre 2019, une ferme école dans la région des savanes. Objectif : former les jeunes éleveurs afin de permettre au pays de la côte ouest africaine de se doter de sa propre chaîne laitière, de la production à la transformation.

« Nous voulons monter notre propre filière laitière. Nous sommes ici pour identifier les bons partenaires en équipements et en génétique bovine », a fait savoir Dammipi Noupokou, conseiller spécial à la présidence, tête d’une délégation ayant pris part au SPACE, Salon international de l'élevage, Parc-Expo de Rennes.

Et à Hélène Bali, secrétaire générale du ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, de détailler : « Cette école possédera son troupeau. Elle exploitera une mini-laiterie approvisionnée par les élevages laitiers des alentours pour produire du lait pasteurisé, des yaourts et des fromages traditionnels fermentés ».

Selon le quotidien breton Ouest-France, le groupe Serap, spécialisé dans le stockage et la conservation du lait, semble visiblement intéressé par ce volet de la chaîne de valeur.

« Nous serions ravis de collaborer avec vous », a déclaré Ali Haidar, technico-commercial Afrique et Moyen-Orient du groupe Société d'études et de réalisation agricoles (Serap), qui a déjà implanté ses usines un peu partout dans le monde.

Le groupe « souhaiterait », se positionner sur tout ce qui est relatif à la logistique notamment, l’acheminement et la conservation du lait : « Acheminer le lait, sans rupture de la chaîne du froid, depuis les petits élevages familiaux dispersés dans la savane jusqu'à la mini-laiterie de la ferme école.  Le lait sera ensuite stocké dans des bidons réfrigérés, puis dans des tanks à lait, fonctionnant à l'énergie solaire. », explique le quotidien français.

En amont, Bèdibètè Bonfoh, directeur général de l'Institut togolais de la recherche agronomique a annoncé un programme qui permettra aux éleveurs d’améliorer la productivité laitière de leur cheptel. « Un programme d'amélioration génétique envisage le croisement des races locales avec des races à l'aptitude laitière reconnue. Ces vaches métisses seront mises à la disposition des jeunes éleveurs qui vont s'installer avec l'appui du gouvernement », a expliqué le responsable togolais devant le stand de la race montbéliarde, race bovine française issue du métissage.

Selon les informations, le Togo importe actuellement une importante partie de sa consommation de produits laitiers.

Fiacre E. Kakpo

A quelques encablures de la Colombe de la Paix et sa fresque de l’Espérance, sur la voie pavée qui borde le quartier Amoutivé en plein cœur de la capitale togolaise, une « maison » à l’apparence austère et à l’entrée surmontée d’un panneau, attire le regard.

Tout semble indiquer un lieu sans commune mesure avec les habitations qui l’entourent, tant par l’apparence, que par la nature des activités qui y sont menées.

« Village d’art Tayé Tayé », peut-on lire en empruntant l’espèce de pont-levis qui enjambe la rigole devant l’entrée. A l’intérieur, le visiteur est tout de suite happé par les énormes masques en bois qui observent de leurs yeux inexpressifs l’espace découvert où s’entassent statues, sculptures et autres chefs-d’œuvre.

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Le silence de ce jardin assez curieux, contraste avec l’activité qui règne dans l’arrière-cour. Là, le « village d’art » prend tout son sens : sculpture, peinture, tissage, teinture, batik, perlage…. Un mélange de talent, d’inspiration, d’abnégation, de passion et de volonté qui doit sa création à une personne, Steven.

« J’ai toujours voulu partager ce que j’ai appris avec les enfants démunis et qui n’ont personne »

Agbétoglo Kwami Dodji ou Steven comme nom d’artiste, n’avait pourtant rien d’un meneur d’hommes. Plutôt le genre à demeurer dans son coin et attendre patiemment son heure, comme le raconte un de ses anciens camarades du Village artisanal de Lomé : « Steven est le gars gentil et sympa envers tout le monde, qui déteste l’injustice mais que je ne voyais pas rassembler un jour des gens ou les diriger ».

Steven naît le 23 février 1989 à Lomé dans une famille modeste. Pas franchement doué pour les études, il décide d’arrêter en classe de seconde et se prend de passion pour le bois et ses formes d’applications. Il entre en 2009 au Village Artisanal de Lomé, un centre d’excellence de l’artisanat national où coexiste plus d’une dizaine de sections d’apprentissage allant de la sculpture à la cordonnerie, en passant par la bijouterie ou la calligraphie.

Très appliqué, le jeune homme apprend vite et se perfectionne. Il mûrit de grandes ambitions mais, a un peu de mal avec l’autorité et se rebelle régulièrement lorsqu’il se sent lésé ou incompris. L’histoire avec le Village Artisanal de Lomé s’interrompt alors brutalement : à la suite d’une brouille avec sa direction, Steven se voit contraint de quitter le centre en 2012, trois ans après l’avoir intégré.

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Pendant deux ans, l’ex-pensionnaire du centre multiplie les petits boulots pour survivre et lancer son propre atelier.  

« Mon père est un washman (blanchisseur). Donc je l’aidais de temps en temps en lavant et repassant des habits pour les gens, pour économiser un peu », s’émeut-il.  

Il prend connaissance un jour de l’existence d’un programme de l’Etat qui facilite l’accès des jeunes aux services financiers. Il y souscrit et bénéficie d’un prêt qui lui permet de payer du bois et de commencer à travailler. Lors du remboursement, la directrice de l’institution financière, l’informe qu’un autre programme avait été créé spécialement pour les artisans et qu’il pourrait en bénéficier. Le jeune sculpteur accepte donc et reçoit un financement de 300 000 Fcfa. Le déclic.

« C’était un endroit abandonné, plein d’immondices et d’herbes à qui j’ai redonné vie »  

Les fonds étant désormais acquis, il se lance à la recherche d’un endroit où il peut enfin laisser libre cours à son imagination débordante et à son talent.

« J’ai longtemps cherché l’endroit idéal. Un jour en 2015, en passant sur la voie d’Amoutivé, j’ai vu cet endroit. C’était à la fois une sorte de dépôt d’ordures et de petite forêt où poussaient des herbes hautes et des arbustes. Il y avait une planche qui obstruait l’entrée. Je me suis faufilé à l’intérieur à l’aide d’une machette et j’ai tout de suite décidé que ce sera mon site ».

A la question de savoir pourquoi avoir choisi cet endroit qui n’était pas vraiment ce que l’on pouvait espérer de mieux pour un atelier, il répond l’air enjoué : « J’aime transformer ce que les autres trouvent gâté ou pourri pour leur montrer qu’ils ont tort ».

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Facile à dire. L’aménagement du site lui prendra 8 mois, au cours desquels, la configuration des lieux se dessine peu à peu dans son esprit.

Mû au départ par l’idée de réaliser un centre destiné à aider les jeunes défavorisés, Steven se décide d’abord à contacter ses anciens camarades du Village Artisanal, qui comme lui, étaient à la maison après leur cursus de formation. L’ancien apprenti encourage, motive, harangue et finit par se  découvrir un talent insoupçonné de leader.

Progressivement, ses amis adhèrent et rejoignent. Les idées se précisent. Les ateliers se créent dans une atmosphère conviviale. Ci et là, l’ancienne « forêt » prend des allures d’un pôle artisanal où émergent des ateliers.

« J’ai rejoint Steven dès qu’il m’a contacté et m’a expliqué son idée », raconte Atobian Yaovi, créateur de la marque Ayaov Batik« Je l’ai trouvée géniale et j’ai trouvé que ce serait une bonne chose afin de regrouper nos connaissances acquises lors de nos apprentissages », conclut-il.

Akogogna Amélia, en apprentissage à Tayé Tayé, et seule fille du centre, confie : « J’ai toujours rêvé de faire de la sculpture, faire le métier des hommes. J’aime polir, poncer et créer, donc lorsque j’ai vu le centre, j’ai tout de suite demandé à l’intégrer et j’ai été accueillie comme s’ils me connaissaient toujours ».

Au moment de baptiser son sérail, Steven, revanchard, le nomme « Village d’Art Tayé Tayé ».

« Tayé Tayé vient de l’éwé « Ayé », qui signifie à la fois ruse et prudence. Je l’ai nommé ainsi parce que j’ai appris de mes expériences au Village Artisanal et dans ma vie en général. Je me sers de la ruse et de la prudence pour les nouer autour de moi comme un pagne afin de ne plus commettre les mêmes erreurs ou me faire avoir ».

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Aujourd’hui Steven a plus de 600 œuvres à son actif, réalisées dans divers types de bois (acacia, acajou, ébène, teck…). Il travaille également avec des institutions gouvernementales et privées qui lui commandent des œuvres et des prix pour des festivals et des concours. Certaines de ses créations ont été même exposées dans la sous-région et en Europe.

« D’ailleurs, ajoute-t-il, le nom du centre changera bientôt. Une association (Perle du monde) aura bientôt un partenariat avec nous pour vendre et exposer quelques-unes de nos plus belles œuvres en Europe. Donc son nom s’associera au nôtre sur tous nos produits ». Visionnaire.

« Que les autorités valorisent l’art et multiplient les centres de ce type sur le territoire »

A la fin de cette passionnante immersion dans son monde, Steven généralement gai, prend un air sérieux et lâche : « J’espère que les autorités liront ce message. Si j’avais le pouvoir de le faire, je multiplierai ces centres partout au Togo, au moins dans les 5 régions du pays, et je ferai en sorte qu’après 5 ans dans un centre, que l’effectif soit renouvelé. Des jeunes sont en attente. Donnez-leur les moyens de montrer ce qu’ils savent faire et c’est tout l’artisanat togolais qui en sortira grandi. Pour ma part, j’en aiderai autant que je pourrai grâce à Tayé Tayé et Dieu faisant, la misère, le crime et le banditisme ne toucheront plus autant la jeunesse ».

Octave A. Bruce     

Les agriculteurs africains pourront désormais bénéficier plus facilement des technologies et des solutions israéliennes. Un protocole d’accord a en effet été signé entre l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et Start-Up Nation Central (SNC), une ONG basée à Tel-Aviv en Israël.

La signature est intervenue en marge de la 8ème édition du Forum sur la Révolution verte en Afrique (AGRF), qui s’est tenu du 5 au 8 septembre à Kigali au Rwanda sous le thème : « Leadership, mesures et croissances ».

Ce partenariat devrait permettre, selon Eugène Kandel, président de SNC, de contribuer à atténuer les risques de pénurie alimentaire en Afrique, où plus de 150 millions de personnes âgées de plus de 15 ans, souffrent d’une grave insécurité alimentaire.  

Principalement financée par la philanthropie, Start-Up Nation Central met en relation et propose des solutions basées sur des innovations israéliennes, aux entreprises, gouvernements, ou encore aux institutions universitaires. Elle a notamment créé une plate-forme, Start-Up Nation Finder, qui recense plus de 5 000 entreprises innovantes de pointe en Israël dans des dizaines de secteur, dont l’agriculture.

A la faveur du rendez-vous de Kigali, les experts ont réaffirmé l’importance pour les agriculteurs africains de bénéficier de soutien politique et de l’expertise étrangère.

Le Forum sur la révolution verte en Afrique est une des plus importantes plateformes d’échanges pour l’agriculture africaine. L’édition précédente s’était déroulée en Côte d’Ivoire en septembre 2017.

Octave A. Bruce

Le numéro 35 de « Jeudi J’ose », un programme d’accompagnement des jeunes entrepreneurs initié par le Faiej (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), s’est tenu ce jeudi 13 septembre 2018 sur le site de la Foire Adjafi à Lomé. 

Articulée autour du thème « L’introduction des normes de qualité dans les procédures des entreprises favorise-t-elle l’innovation ? », cette session du mois de septembre a été animée par Kanda Roland, gestionnaire de projet et conseiller en projet industriel.

Les jeunes entrepreneurs ont été entretenus sur l’impact de la qualité sur l’innovation dans une entreprise, ainsi que sur l’utilité d’une certification qualité. « La certification qualité n’est pas obligatoire mais nécessaire pour une entreprise. Elle est une présomption pour une entreprise de fournir des services de qualité », a notamment indiqué l’orateur. 

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La seconde partie de ce numéro a été conduite par Abitor Komi, PDG de la société M’ORSE et Directeur de l’ONG ETD (Entreprise territoire et développement). L’intervenant a édifié les jeunes entrepreneurs sur les contours de l’activité entrepreneuriale et les a invités à s’inspirer de son parcours.

Les participants ont également reçu la visite surprise de la Directrice du Faiej, Sahouda Gbadamassi, qui s’est réjouie de l’intérêt croissant des jeunes pour l’entrepreneuriat. La responsable a clôturé les activités de ce 9ème round de l’année 2018, en exhortant les entrepreneurs à aller de l’avant et en réitérant le soutien des autorités. 

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« Jeudi, J’ose » est une rencontre d’échanges et de partages d’expériences entre les jeunes entrepreneurs et leurs ainés ou des professionnels. Lancé en novembre 2015 par le Faiej, il se tient chaque deuxième jeudi du mois.

Octave A. Bruce

En séjour à Lomé dans le cadre du lancement de la campagne sur le respect des droits des passagers du transport, le président de l’Union Africaine des Consommateurs (UAC), Daouda Elhadj Adam (photo), a animé ce jeudi 13 septembre 2018, une conférence de presse.

Au cours de cette rencontre axée sur le thème « Les droits des passagers du transport aérien en Afrique », le premier responsable de l’UAC a informé les médias sur les contours et les objectifs de cette campagne. Selon lui, les passagers africains sont victimes de nombreux maux notamment le prix élevé des frais de transport, donc hors de portée de l’Africain moyen, l’offre réduite ou l’absence de vols directs entre des villes africaines, les retards et les surévaluations ou encore l’annulation de vols sans avertissement préalable.

La campagne consistera donc en une sensibilisation et un plaidoyer auprès des autorités politiques et des compagnies aériennes, afin que les passagers africains soient davantage respectés dans leurs droits. Le continent dispose de textes et de lois qui protègent les passagers africains et qui régissent le marché aérien mais ils ne sont que peu ou pas du tout connus. 

 « Nous comptons assurer le monitoring de ces mesures afin de nous assurer de l’impact de la libération de cet important secteur en faveur des citoyens consommateurs de notre région africaine », a indiqué le président de l’association panafricaine. 

Au cours de son séjour, Daouda Adam, de nationalité tchadienne, échangera avec les membres togolais de l’UAC, réunis au  sein de l’ATC (Association Togolaise des Consommateurs) et de la LTC (Ligue Togolaise des Consommateurs). 

Octave A. Bruce

Du 22 septembre au 22 novembre, en prélude au FEJA 2018 d’Abidjan, le plus important rendez-vous des amoureux de sport électronique et de jeux vidéo, le gratin togolais du gaming se réunira à Lomé, dans une sorte de tournoi qualificatif.

Pendant deux mois, les gamers « croiseront les manettes » au niveau national avec pour objectif de décrocher le sésame pour la grande messe d’Abidjan qui se tiendra du 23 au 25 novembre 2018. Trois jours d’immersion dans l’univers de gaming ouest-africain qui regroupera les représentants du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire du Ghana, de la Guinée Conakry, du Mali, du Nigéria, du Sénégal et du Togo. On parle également de la présence du Cameroun.

Au cours de ces trois jours de festival, les visiteurs pourront assister aux phases finales des tournois eSport qui incluent les jeux FIFA, PES, Fortnite, Street Fighters, Tekken, Naruto, Dragon Ball Z, Clash of Clans and Candy Crush. La cagnotte est estimée à près de 13 000 000 FCFA (20 000 euros).

L’événement  dont les inscriptions ont débuté le 12 septembre sur www.feja.ci  et se termineront le 22 novembre,  porte les griffes de  Paradise Game, acteur majeur de l’industrie du jeu vidéo en Afrique de l’Ouest.

Au-delà de l’aspect ludique et compétitif, Paradise Game, en plaçant Placé ce grand rendez-vous sous thème de « la création d’emploi grâce à l’industrie du jeu vidéo », a pour ambition de promouvoir les métiers liés à l’industrie du jeu vidéo afin d’offrir de nouvelles perspectives à la jeunesse africaine, indique-t-on. L’événement tentera de mettre en valeur les différents métiers de ce secteur : game designers, programmeurs, pro-gamer, etc.

Fiacre E. Kakpo 

vendredi, 14 septembre 2018 08:49

La Chine lorgne Asky Airlines

Le Fonds de développement Chine-Afrique (China-Africa Development Fund -CAD Fund) s’intéresse à Asky Airlines, la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé qui entrevoit d’introduire de nouveaux partenaires stratégiques.

Revenant sur les atouts du Togo et les opportunités qu’offre son nouveau plan de développement (PND2018-2022), Shi Jiyang, Ceo du CADFund a indiqué que le bras armé des investissements privés chinois en Afrique accompagnera de nouveaux projets au Togo, évoquant Asky.

« Le CADFund continuera de suivre les projets dans l’infrastructure, les parcs industriels, l’énergie hydroélectrique, l’exploitation des ressources et dans l’aéronautique. », a promis le responsable chinois lors de son speech jeudi dernier au Business Forum Chine-Togo à Hangzhou.

M. Shi attribue essentiellement cet engouement aux résultats probants d’Asky, notamment en 2016.

Outre le secteur aéronautique, le CADFund a également l’intention de se positionner sur le projet d’extension du Port de Lomé et le projet de création d’un parc industriel au Togo.

Fiacre E. Kakpo, envoyé spécial à Hangzhou

Hier, 13 septembre 2018, le Premier ministre togolais Komi Sélom Klassou a lancé officiellement la campagne nationale de lutte contre la corruption.

Cette campagne portée par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), va ouvrir « une ère de tolérance zéro », de l’avis du Premier ministre.

Cette lutte, ajoute-t-il, doit être « collégiale, conséquente, structurante et efficiente ». Elle se veut, en effet, un moyen pour sensibiliser aux conséquences nocives de ces fléaux et impliquer les populations, le secteur public, le secteur privé, dans le combat engagé contre ces pratiques qui compromettent les efforts de développement des nations. 

A propos des effets de la corruption, Essohana Wiyao, président de la HAPLUCIA, a cité l’ancien secrétaire général de l’ONU, le Ghanéen, feu Kofi Annan, qui disait : « La corruption est un mal insidieux dont les effets sont aussi multiples que délétères. Elle sape la démocratie et l’Etat de droit, entraîne la violation des droits de l’homme, fausse le jeu des marchés, nuit à la qualité de la vie et crée un terrain propice à la criminalité organisée, au terrorisme et à d’autres phénomènes qui menacent l’humanité. Le mal court dans de nombreux pays, grands et petits, riches et pauvres, mais c’est dans les pays en développement qu’il est le plus destructeur ».

Le N°1 de la HAPLUCIA invite les populations à dénoncer tout acte de corruption. Cette campagne entre dans le cadre des actions de prévention. Mais la HAPLUCIA dispose aussi de moyens de répression. 

Selon l’index de perception de la corruption dans le secteur public en 2017, publié par Transparency International, le Togo totalise 32 points contre 29 en 2014 et 2013 et se classe à la 117è place des pays les moins corrompus sur 180 pays. A l’échelle africaine, il demeure dans le Top 25 des pays les plus corrompus.

Séna Akoda

Au Togo, le gouvernement encouragera et accompagnera toute initiative publique ou privée, dont le but est la mise au point d’inventions pouvant contribuer au développement technologique et industriel. C’est la promesse faite ce jeudi 13 septembre par Yaovi Attigbé Ihou, ministre de l’industrie et du tourisme, à l’occasion de la Journée Africaine de la Technologie et de la Propriété Intellectuelle.

Organisé le 13 septembre de chaque année, date anniversaire de la création de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), cette journée, instituée en 1999 par la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de l’Union Africaine, est l’occasion pour les Etats et la société civile de se rappeler de l’un des défis majeurs du continent, celui du développement industriel.  

Pour le ministre en charge de l’industrie, « de nombreuses études ont démontré que le niveau de développement industriel d’un pays est lié à sa capacité à innover par la mise au point et par l’utilisation des inventions qui donnent naissance à des procédés industriels et des produits ».

En ligne avec la vision du Plan national de développement, de faire du développement des PME/PMI innovantes, l’un des principaux piliers de la transformation structurelle de l’économie, le ministre a donc exhorté les divers partenaires à se mobiliser davantage pour soutenir les recherches et les inventeurs togolais, afin d’assurer une croissance forte, durable, résiliente et inclusive.

« J’encourage donc tous les organismes nationaux et internationaux chargés de la promotion ou du financement des inventions et des innovations technologiques, à apporter leur concours aux inventeurs et centres de recherches afin de donner une impulsion au tissu industriel de notre pays », a déclaré le ministre.

Pour information, l’OAPI organisera du 24 au 27 Octobre 2018, à Cotonou, au Bénin, la 7ème édition du Salon Africain de l’Invention et de l’Innovation Technologique (SAIIT).

Les jeunes de la Préfecture d’Agoè Nyivé auront bientôt une salle de cinéma à proximité. Financé par le Groupe Vivendi et implanté dans l’enceinte de la Bluezone Cacaveli qui accueille des activités socioculturelles, ce centre offrira un cadre de distraction, de rêverie, d’évasion à la jeunesse.

A la faveur d’une visite effectuée sur le site par Guy Madjé Lorenzo, ministre en charge de la culture, à l’effet d’évaluer le niveau d’exécution des travaux, ce dernier a déclaré : « une nouvelle grande salle de cinéma sera bientôt inaugurée à Agoè ».

Deuxième précision de taille traduisant l’alignement de ce projet sur les nouvelles orientations gouvernementales, notamment en matière de promotion des énergies renouvelables, c’est que la salle Canal Olympia 2 sera alimentée en énergie solaire.

Cette deuxième infrastructure dédiée à la jeunesse met en exergue la dimension citoyenne du groupe Vivendi, dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale.

Le groupe contrôle par le français Bolloré a déjà offert au Togo une 1ère salle de cinéma baptisée Canal Olympia 1, construite sur le site et les « cendres » de « l’ex-Cinéma Le Togo ».

Séna Akoda

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