Togo First

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Lomé accueille depuis ce lundi 9 juillet, un séminaire du Cercle de Réflexion et d’Échange des Dirigeants des Administrations fiscales (CREDAF), une association qui regroupe 30 pays francophones issus de quatre continents.

Pendant trois jours, les 33 délégués venus de 13 pays francophones vont plancher sur les difficultés liées au recouvrement des impôts et taxes, et ensuite mutualiser leurs connaissances en vue de trouver les solutions idoines à la mobilisation efficace des ressources fiscales.

L’urgence de la tenue d’un tel événement vient des besoins croissants auxquels font face les Etats en termes de ressources domestiques. Selon Esso-wana Adoyi, ce séminaire permettra aux divers acteurs d’échanger leurs expériences. Echanges à l’issue desquels tous les délégués devraient repartir aguerris en matière de recouvrement d’impôts et de taxes, a assuré le commissaire des Impôts à l’Office togolais des recettes (OTR).

Jean-Marc Niel, le secrétaire général du CREDAF, quant à lui, attend un relevé des meilleures pratiques qui permettraient aux administrations fiscales, membres du Credab de mettre en œuvre des stratégies de collecte plus efficace.  

Fiacre E. Kakpo

Le patron de la société « Alaffia », Olowo-N’djo Tchala vient d’être admis pour un mandat de quatre (04) ans au Comité Consultatif du Commerce sur l’Afrique, a appris la rédaction de Togo First. Cet organe fournit des conseils au représentant américain au commerce, notamment sur les questions de politique commerciale et de développement qui ont un impact significatif sur les pays d’Afrique subsaharienne.

Le comité facilite également l’atteinte des buts et objectifs de l’AGOA et aide à maintenir les discussions avec les ministères de l’agriculture et les organisations du secteur privé de l’Afrique subsaharienne sur les questions d’intérêt commun.

Olowo-N’djo déclare qu’en tant que ressortissant togolais, il apportera sa contribution à la réduction du taux de pauvreté au Togo et en Afrique. Il insiste sur la nécessité de booster le tourisme togolais par la promotion de la destination Togo auprès des étudiants et touristes américains, curieux de découvrir le continent africain. Car cette activité constitue une importante source de devises et un facteur de croissance économique, a-t-il indiqué.

Le 27 juin 2018, le nouveau membre du Comité Consultatif du Commerce sur l’Afrique a été reçu en audience à la Représentation diplomatique du Togo à Washington DC (Etats Unis) par le locataire des lieux, Frédéric Edem Hegbe. L’ambassadeur émet le vœu que celui-ci dynamise davantage le commerce entre les deux pays, les Etats Unis et le Togo.

Notons que la société Alaffia se distingue par son ancrage dans le Social Business depuis 2003. Elle contribue au développement des communautés par les communautés elles-mêmes à travers la mise en valeur de leurs ressources locales comme le karité, le ricin, le coco et le moringa.  

Séna Akoda

Déjà annoncé en mars dernier après la signature d’un mémorandum entre l’Indien Ping Pong Global et le gouvernement togolais, le projet de construction d’un hôpital de référence au Togo se précise.  

Le Premier Ministre, Komi Selom Klassou a reçu ce samedi 07 juillet 2018, le PDG de la société indienne, Siddhart Jaain. Les discussions ont porté sur la planification de la mise en œuvre rapide de ce projet qui devrait doter le Togo d’un nouveau centre hospitalier de classe internationale de 300 lits avec les équipements les plus modernes.

Ce projet « va aider à résoudre les problèmes de santé, non seulement au Togo, mais également dans la sous-région » a déclaré Siddhart Jaain à l’issue de l’audience. Avant de poursuivre : « Nous allons inviter des médecins indiens pour y travailler mais aussi les médecins togolais de la diaspora pour qu’ils viennent contribuer à la résolution de la question de la santé au Togo ».

Ce projet vient confirmer la volonté du gouvernement de renforcer le système de santé du Togo en améliorant les infrastructures sanitaires et en encourageant notamment le Partenariat Public-Privé. 

Si l’emplacement de cette infrastructure n’a pas encore été confirmé, le PDG de la société basée à New Delhi s’est montré très optimiste. « Nous avons le soutien de tout le gouvernement togolais. Le Premier Ministre nous a rassurés, au nom du Président de la République, que la partie togolaise va prendre toutes les dispositions pour viabiliser rapidement la zone afin que la réalisation du projet soit effective ».      

Adamas Koudou, promoteur et gérant de la structure Natuthé Kinkeliba, qui avait accordé une interview à Togo First, offre une formation en entrepreneuriat. Il a lancé le programme dénommé « Les clés du devenir opérationnel » à l’intention des étudiants, des demandeurs d’emploi ou des primo-entrepreneurs.

Le programme de formation est destiné à accompagner efficacement tout jeune en matière de recherche ou de création d’emploi, de valorisation de soi et de succès professionnel. Il devra permettre aux participants d’avoir  désormais des aptitudes nécessaires  pour être  opérationnel c’est-à-dire  être capables de servir à un poste dans l’entreprise d’autrui ou une entreprise créée par soi-même.

Selon le promoteur, la formation permettra aux participants d’être « capables de fournir la compétence nécessaire pour faire fonctionner le poste auquel ils sont recrutés ».

L’idée à terme, c’est de les rendre employables et effectivement employé(e)s dans une organisation, ou employé(e)s par soi-même. Celui-ci précise : « Être employable » suppose qu’on s’est suffisamment préparé en dehors du parcours scolaire classique;  « Être employé » suppose qu’on a su se vendre à autrui (salariat) ou à soi-même (entrepreneuriat).

Ceux qui seront retenus, une cinquantaine, devront participer au rendez-vous de l’académie de l’entrepreneuriat social. Le déroulement se fera en deux étapes : une première semaine de formation intensive en plus d'un coaching, et les phases pratiques en entreprise. Les inscriptions devront s’achever le 21 juillet 2018.

Séna Akoda

Le gouvernement s’est engagé à faire du secteur agricole, un pôle de développement, de croissance économique et de création d’emplois.

C’est dans cette logique qu’a été lancé en 2016, l’AgriPME, une initiative qui intègre l’utilisation des nouvelles technologies au développement agricole, en permettant aux paysans de bénéficier des subventions d’intrants de l’Etat, via le mobile.

Une initiative qui a permis au gouvernement togolais de subventionner pour la campagne 2017-2018 (campagne écoulée), plus de 30 000 tonnes d’intrants agricoles et de les faire passer à plus de 40 000 tonnes à la nouvelle campagne (2018-2019), en cours.

En visite de terrain vendredi 06 juillet dans la préfecture de Kozah, pour s’assurer de la mise à disposition des intrants au profit des agriculteurs, et les sensibiliser sur les initiatives engagées par le gouvernement pour le développement du secteur agricole, le   Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Ouro Koura-Agadazi, d’indiquer : « De 30 000 tonnes d’intrants mobilisés, le Togo a la capacité de mobiliser plus de 40 000 tonnes. Et pour la campagne 2018-2019, nous sommes autour de 46 000 tonnes d’intrants mobilisés par le secteur privé.  Et le nombre de magasins de distribution est passé de 112 à 309 »

Un engagement qui témoigne de la volonté du gouvernement, de faire de l’agriculture le moteur de la croissance économique. 

Après un deuxième trimestre en trombe, ponctué de deux sorties réussies, le Trésor public togolais va repartir sur le marché financier régional au cours de ce mois, pour mobiliser 50 milliards FCFA. Deux émissions d’obligations assimilables du Trésor (OAT) de maturité 3 et 5 ans dont les résultats définitifs seront connus au soir du 20 juillet.

Ces opérations interviennent dans un contexte où le Togo semble reprendre des couleurs sur le marché. En témoignent ses dernières performances élogieuses. En effet, deux des trois dernières sorties du Trésor public ont été marquées par des sursouscriptions.

A la recherche de 55 milliards FCFA au deuxième trimestre, le Togo réussira à attirer plus de 54 milliards, un manque de moins d’un milliard. Mais, le Trésor ne retiendra qu’environ 51 milliards, une performance reluisante par rapport aux autres pays émetteurs d’un même marché à l’allure incertaine et sinusoïdale.

Pour ce troisième trimestre, le Togo envisage de lever 130 milliards dont 110 milliards sous forme d’OAT et 20 milliards FCFA en bons assimilables du Trésor (BAT). Selon le calendrier, du côté de Lomé, on espère mobiliser 50 milliards en juillet, 40 en août et 20 milliards en septembre. La seule opération liée au BAT qui vise un montant de 20 milliard aura lieu en septembre.

Globalement, les huit Etats de l’UEMOA s’attendent à lever 916 milliards FCFA par voie d’adjudication, repartis en 438 milliards de bons du Trésor et 478 milliards d’obligations du Trésor.

Fiacre E. Kakpo

La Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) a récompensé ses meilleurs producteurs dans chacune des six régions cotonnières que compte le pays. C’était au terme du 10ème Forum national du paysan togolais (FNPT) qui s’est déroulé à Kara la semaine dernière.

Au total, 54 producteurs ont été primés, sur la base de la productivité par rapport à la superficie emblavée (rendement à l’hectare), et la qualité du coton produit.

Globalement, les lauréats - d’une part les meilleures productrices et d’autre part les meilleurs producteurs - ont reçu des tricycles, des intrants agricoles, des attestations de reconnaissance et des enveloppes allant de 600 000 FCFA à 1 million FCFA.

Selon Nana Nanfame, le directeur général de la NSCT, cité par Agridigitale, cette démarche de primer les meilleurs producteurs vise surtout à soutenir la relance, axée sur un meilleur rendement d’une filière cotonnière qui a été perturbée par les aléas climatiques au cours de la campagne écoulée. « Notre ambition, c'est de reconnaître les meilleurs, motiver et soutenir les producteurs et les groupements à de meilleurs productions », a-t-il expliqué.

Pour rappel, la nouvelle campagne (2018/2019) lancée fin mai, table sur une production de 140 000 tonnes d’or blanc avec un rendement de 1000 kg/ha contre 117 000 tonnes en 2017/2018. A l’horizon 2022, la NSCT ambitionne de porter la production à 200 000 tonnes avec un rendement amélioré à 1600 kg/ha et 95% de coton de première qualité.

Précisons que le coton représente environ 40% des recettes d’exportations du Togo.

Fiacre E. Kakpo

En 2017, le secteur agricole a enregistré de bons résultats. Pour Ouro-Koura Agadazi, ministre togolais en charge de ce portefeuille, « l’agriculture reste et demeure le moteur de l’économie togolaise avec une contribution de 40% au PIB national ».

Selon Joëlle Dehasse, représentante résidente de la Banque mondiale au Togo en fin de mission, « c’est le secteur qui crée aujourd'hui et qui créera demain la majorité d’emplois ».

Depuis quelques années, l’agriculture bénéficie d’une attention particulière des pouvoirs publics, partenaires techniques et financiers et pays amis du Togo, dans le cadre d’une relation bilatérale. Ainsi, note-t-on le Fonds koweitien qui a facilité le financement de 78 projets à raison de 53 par l’Union Togolaise de Banque et 25 par la microfinance FUCEC. Montants respectifs débloqués : 1 065 800 000 FCFA et 96 212 655 FCFA.

Le Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA) qui bénéficie du soutien de la Banque mondiale, a permis de créer 20 entreprises de services et organisations paysannes (ESOP).  Dans le détail, on dénombre 10 ESOP pour le riz, 4 pour le soja, 2 pour le miel, 2 pour l’ananas, 1 ESOP pour l’arachide, et 1 pour le manioc.

Le PASA a également permis de promouvoir  170 fermes commerciales d’élevage; de financer 88 microprojets agricoles et 186 microprojets piscicoles. Avec la distribution de 3679 géniteurs améliorateurs petits ruminants et de 5300 géniteurs améliorateurs volailles, entre autres, le projet a amélioré le sous-secteur de l’élevage.

Porté par l’Etat togolais grâce au financement du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le projet d’appui au développement agricole au Togo (PADAT) a apporté un appui en kits à  53 500 producteurs; à la distribution de 1200 équipements et  à la construction de 193  magasins. Il a formé et équipé 99 jeunes entrepreneurs agricoles.

Dans le même souffle, le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/Togo) mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale, a favorisé le financement de 13 sous-projets, entre autres.  

S’agissant du Programme National de Promotion de l’Entrepreneuriat Rural (PNPER) qui reçoit également le soutien financier du FIDA, il a permis de former 115 jeunes  en aviculture; 882 jeunes en entreprenariat et à l’élaboration de plans d’affaires. Il a financé 13 projets pour un montant total de 34,8 millions FCFA.

Malgré cette multitude d’initiatives, le secteur souffre d’un déficit de financement bancaire. Ainsi, « sur la période 2011-2016, seulement 0,3% du crédit bancaire a été alloué au secteur agricole et agro-industriel ». Le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) lancé récemment par le Chef de l’Etat togolais, vise à instaurer un climat de confiance entre le secteur agricole et les banques, suivant un système de partage des risques.

Séna Akoda

Lancé en avril 2016 par le gouvernement, le Projet d’appui à l’employabilité des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP), porte la promesse des fleurs sur le terrain. Le projet a le vent en poupe. En deux ans d’engagement, cette initiative qui soutient la valorisation des filières soja, maïs, manioc, petits ruminants et volailles, atteint la moitié des objectifs fixés à 20 000 emplois directs à l’horizon 2020.

« Nous sommes heureux de constater à mi-parcours qu’effectivement, il y a des résultats concrets … Nous réalisons que le PAEIJ-SP, est un instrument tout à fait adapté avec déjà la moitié des objectifs d’emplois atteints en 2 ans d’engagement ». Constat de Khadidia Diaby, Représentante-Résidente de la BAD, partenaire important dans l’accompagnement du projet, en visite de terrain de deux jours avec la Ministre du Développement à la Base, Victoire Tomégah Dogbé.  

Une tournée à travers laquelle les deux personnalités, ont visité les installations de Quality Society International, une société qui fait dans la transformation du manioc, du maïs et du soja, en produisant de la farine enrichie avec près de 1000 emplois. Et la JCAT (Jonction pour la croissance agricole au Togo), qui travaille sur le soja biologique, avec une chaine de production, de transformation et d’exploitation qui touche un important marché international.

Le PAEIJ-SP qui vise à créer 20 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects, travaille avec 11 entreprises structurantes et 7 agrégateurs sur l’ensemble du territoire.

L’année 2018 pourrait être une année record en matière de création d’entreprises au Togo. Sous l’impulsion des reformes opérées depuis le début de cette année, la dynamique entrepreneuriale actuelle ne se dément pas.

Au premier semestre 2018, pas moins de 5 395 nouvelles entreprises ont vu le jour. Rapporté à la même période l’année dernière, qui a enregistré 4 638 nouvelles entreprises, il s’agit d’une hausse de 16,3%. Cette progression est essentiellement tirée par une augmentation sensible des Sociétés anonyme à responsabilité limité (SARL), important contribuable.

Selon les statistiques du Centre de formalités d’entreprises (CFE), sur les six premiers mois, la création de SARL a plus que doublé, une augmentation de 102,8%.

1308 nouvelles SARL ont vu le jour contre seulement 645 au cours des six premiers mois en 2017.

85% de ces nouvelles SARL ont été créées sans recours à un notaire. Soit un total de 1113 SARL créées sous seing privé contre 490 à la même période en 2017. Un bond net de 127,2%, qui traduit les retombées de cette mesure.

Cette performance dans la création des Sarl est surtout portée par les reformes incitatives entreprises par les autorités togolaises depuis 2017 pour améliorer l’environnement des affaires. Selon la Cellule Climat des Affaires (CCA), cette hausse aura été essentiellement impulsée par quatre mesures majeures.

La cellule, dirigée par Sandra Johnson, évoque à cet effet, la suppression des droits d’enregistrement et timbre, la libéralisation du capital minimum, la réduction sensible des procédures de paiement en ligne, le coût des annonces légales en ligne ramené à 1000 FCFA. Le tout couronné par une communication renforcée et de qualité. Outre ces réformes visant à faire du secteur privé, un acteur incontournable de la dynamique économique, Sandra Johnson rappelle que la mesure des 20% de marchés publics aux jeunes et femmes a également motivé la formalisation en cette première partie d’année.

Ces facilités offertes aux investisseurs dans le cadre de l’amélioration de l’environnement des affaires, notamment la simplification des procédures de création d’entreprise, pourraient stimuler cette année l’activité économique qui est promise à une reprise, quoique modérée.

Fiacre E. Kakpo

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