Le vendredi 29 juin 2018, a eu lieu le lancement dans la capitale togolaise d’un magazine et d’une application mobile par la société « Made in Togo ».
L’initiative de créer la société « Made In Togo » est née du souci d’accompagner les producteurs, inventeurs, prestataires togolais face à leurs défis promotionnels. Dans cette perspective, un référencement des produits, services, innovations et entreprises a été fait dans un annuaire en ligne via le portail made-in-togo.com.
En prolongeant ce portail par une application mobile « Made in Togo », l’idée est de satisfaire en temps réel le besoin d’information sur les produits et services du Togo, a révélé Sitou K. Yibokou, associé gérant de la structure.
Cette application, téléchargeable sur Google Play Store et consultable gratuitement, présente en temps réel les innovations et la créativité togolaise à partir de smartphones.
Elle facilite l’accès à la population et à la diaspora aux informations grâce à des notifications instantanées et régulières et au partage des innovations sur les réseaux sociaux. L’application offre également un accès rapide au répertoire des sociétés et une option d’achat d’un produit de l’application via la plateforme E-commerce.
Le magazine, un bimestriel, vient compléter les canaux existants en permettant aux lecteurs, surtout à ceux qui n’ont pas accès à la connexion internet de disposer d’un support papier. Plusieurs rubriques y sont disponibles, notamment les produits, services, entrepreneuriat, agriculture, tourisme, culture, etc.
L’initiative est appréciée, tant par Sahouda Gbadamassi-Mivedor, directrice générale du FAIEJ, que par Rémi Moévi, Vice-président de la Chambre du commerce et d’industrie du Togo (CCIT). Selon ces derniers, l’initiative « Made in Togo » doit être promue et accompagnée pour la visibilité des produits du terroir.
Séna Akoda
Togo Cellulaire,l l’opérateur public, leader de la téléphonie mobile et premier contribuable du pays, fête cette année ses 20 ans d’activités. Bonne nouvelle pour ses 3,5 millions d’abonnés qui attendent impatiemment l’arrivée de la 4G. Ils pourront désormais surfer à haut débit. La 4G est désormais opérationnelle.
« Togo Cellulaire vous dit merci pour 20 ans de partage de fidélité et vous offre la 4G/LTE sur le réseau leader », a twitté l’opérateur ce dimanche.
Pour profiter, précise TogoCel, le client doit disposer d’une SIM 4G, d’un terminal qui supporte la technologie 4G /LTE (smartphone, tablette, modem, box…).
Le 11 juin dernier, l’opérateur historique obtenait en compagnie de Moov, le second sur le marché, la licence d’exploitation de la 4G. Le duopole avait promis d’accélérer le déploiement de l’infrastructure pour rendre la 4G opérationnelle avant la fin de cette année. Moov devrait emboiter le pas à Togocel d’ici la fin de cette année pour le plus grand bonheur de ses abonnés.
Fiacre E. Kakpo
Au titre de la nouvelle campagne cotonnière démarrée fin mai 2018, les acteurs de la filière de la région des Savanes annoncent de grandes ambitions.
Si toutes les conditions optimales sont réunies, elle table sur une production de 67 000 tonnes de coton graine, soit quasiment la moitié de l’objectif national de production qui s’établit à 140 000 tonnes de coton graine pour la nouvelle campagne. En hypothèse basse, la région fixe son objectif de production à 53 600 tonnes.
Pour ce faire, elle compte emblaver 67 000 hectares, contre 62 984 hectares la campagne précédente. Comparé au défi que se fixe la filière au plan national (180 000 hectares), on en déduit que la région des Savanes vise à réaliser le tiers des objectifs nationaux en termes de superficie à emblaver pour la campagne.
Avec ces ambitions, la région des Savanes devrait conserver son titre de premier producteur national du coton graine.
Certains facteurs pourraient concourir à booster la filière au plan national, notamment le prix d’achat initial du coton graine fixé à 250 F/kilo pour le compte de la campagne 2018/2019, et la baisse du prix des différents intrants.
Rappelons que la filière veut atteindre 200 000 tonnes de coton-graine à l’horizon 2022. Au titre de la campagne précédente, elle a contribué à la lutte contre la pauvreté en milieu rural avec plus de 17,5 milliards FCFA en termes de revenus nets versés aux producteurs pour la vente du coton-graine.
Séna Akoda
A Lomé, la table-ronde de mobilisation des bailleurs de fonds et partenaires autour de la nouvelle stratégie d’électrification, commence à porter ses fruits. Le Togo est déjà à l’étape de la moisson.
Selon un communiqué officiel de la BAD relayé par le site d’informations republicoftogo.com, l’institution confirme un financement à hauteur de 30 millions d’euros sur ressources propres et un autre de 90 millions qu’elle devrait mobiliser auprès de ses partenaires sur les deux premières années, au titre de la première phase du projet (2018-2020) pour le développement du réseau électrique hors réseau.
La BOAD s’annonce également sur le projet avec un décaissement de 21 milliards FCFA pour les mini-grids.
A l’instar de ses consœurs, la BIDC devrait contribuer à la réussite de cet ambitieux projet du gouvernement togolais à hauteur de 40 millions de dollars. Cette ressource devrait permettre de financer des opérateurs de kits solaires.
Co-organisatrice de la table-ronde du Togo, la Banque mondiale promet 30 millions de dollars pour l’accès de tous les Togolais à l’électricité à l’horizon 2030. D’autres bailleurs de fonds disent examiner les modalités d’accompagnement technique et financier de la stratégie, précise le communiqué.
A la lumière de la mobilisation des bailleurs de fonds autour du projet et de leurs annonces de financement, la table-ronde des 27 et 28 juin derniers semble un succès.
Par ailleurs, le projet régional ROJEP (Regional Off-Grid Electrification Project) pourrait permettre à des sociétés spécialisées en installation de kits solaires de bénéficier d’une ligne de crédit sur une enveloppe totale disponible de 148 millions de dollars de la Banque mondiale. Sa mise en œuvre devrait commencer en janvier 2019.
Séna Akoda
Passionnée, perfectionniste et visionnaire, Mablé Agbodan incarne la femme togolaise aux multiples talents. Spécialisée dans le design de luxe, elle est directrice d’une galerie et d’une boutique en ligne.
«Motivée par cette rage de changer les choses et d’aider ses frères et sœurs togolais », celle qui est lauréate de la catégorie féminine de « ARTS, SPORTS ET CULTURE » ouvre en Août 2016 le Club des Métiers d’Arts et d’Artisanat du Togo. Ce club qui vise à renforcer les capacités des artisans togolais est surtout un formidable créneau qui doit servir à rehausser le niveau de l’artisanat togolais et à le rendre plus attractif et compétitif. Mais, elle a surfé sur des vagues avant d’en arriver là. Nous sommes allés à sa rencontre. Découvrons ensemble cette dame au cœur d’or.
T.F : Vous résidiez en Occident où tout se passait bien pour vous au travail et en affaires. Mais vous avez décidé de rentrer au bercail. Qu’est-ce qui vous a motivée ?
M.A : On dit souvent qu’on n’est toujours mieux servi que chez soi ou qu’on se sent toujours mieux chez soi. J’ai toujours dit que les Européens ont construit leur pays et que c’est à nous de construire l’Afrique. Ceci étant, j’aimerais bien apporter ma pierre.
T.F : Quelles sont, de votre point de vue, les mesures à mettre en œuvre pour permettre aux artisans togolais d’abord de révéler tout leur potentiel et ensuite de pouvoir jouir du métier ?
M.A : Je pense que le chemin est encore très long. L’artisanat africain a encore du chemin à faire. Dans la réalité actuelle, on est artisan quand on n’arrive pas à exceller à l’école ou quand on ne veut pas aller à l’école du tout ou quand on n’a pas d’autres alternatives. La preuve : pour les apprentissages, il y en a qui se donnent carrément aux patrons. C’est-à-dire qu’ils n’ont même pas de quoi payer les frais de contrat. Donc, ils font leurs années d’apprentissage et des années supplémentaires pour pouvoir payer par leur travail, le coût du contrat. Une sorte d’échange de services. Ce dont l’artisanat africain a besoin dans un premier temps, c’est la sensibilisation.
Mais à mon niveau, avec mes moyens limités, je compte offrir aux jeunes de mon centre, des aptitudes linguistiques notamment en anglais. Je pense négocier avec l’ambassade des Etats Unis une formule pour leur permettre de bénéficier de cours d’anglais. Comme chacun d’entre eux dispose d’un compte bancaire, j’envisage également de leur offrir des conditions d’accès à des prêts bancaires pour qu’ils puissent se procurer un véhicule. Mon objectif est de leur faire prendre conscience de ce que leur métier, l’artisanat, a du prix et qu’ils peuvent en vivre.
T.F : Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire au niveau institutionnel afin justement de mieux développer cet artisanat ?
M.A : Penser à moderniser le secteur en donnant des outils pratiques à l’artisan afin de le stimuler. Eveiller chez les artisans la créativité.

T.F : En termes de standard, comment évaluez-vous le niveau de l’artisan aAfricain par rapport à celui européen, vu que vous avez eu à travailler avec eux ?
M.A : L’artisan africain est incapable de faire certaines choses pour la simple raison qu’il ne sait pas le faire et qu’il n’en a pas les moyens. La culture ne l’aide pas non plus parce qu’on lui a appris à être un exécutant et non un leader. L’artisan africain est limité, conditionné, il n’a pas les ressources pour aller plus loin et sa culture ne lui permet pas de s’exprimer. Ce qui est tout le contraire de l’Européen.
T.F : Comment arrivez-vous à financer le développement du club des métiers de l’artisanat ?
M.A : C’est assez difficile actuellement et j’en profite pour lancer un appel à toutes les bonnes volontés, en premier lieu à l’Etat afin de nous aider et de nous soutenir. Faire en sorte que ce centre ne soit pas le premier et le dernier. J’ai commencé avec les moyens du bord. La principale source de financement provient de mes propres fonds que j’ai économisés pendant mes dix ans d’activité et je pense, je le dis d’ailleurs souvent à mes artisans, que si on ne trouve pas rapidement le moyen de vendre nos réalisations, le trou dans lequel on puise l’argent risque de se tarir (rires…).
T.F : Allant dans ce sens, qui sont vos débouchés ? Vos produits sont destinés à qui ?
M.A : J’aimerais vendre à tout le monde mais on ne peut pas plaire à tout le monde. Je travaille aujourd’hui dans le luxe et mes premiers clients sont en Europe. Mes produits sont de haute gamme et sont destinés à une certaine classe sociale : des footballeurs, des designers, bref des gens de la haute… Toutefois l’objectif est de pouvoir essayer de vendre à des gens issus de la classe moyenne africaine et de continuer à vendre à mes profils de clients actuels.
T.F : Est-ce que vous avez des problèmes de mévente ou des difficultés liées à la vente ici ?
M.A : Oui, des problèmes liés au désintérêt des gens et leur rebut compte tenu du prix. Beaucoup s’intéressent aux produits mais ne les achètent pas.
T.F : Pourquoi les produits sont-ils donc chers ?
M.A : Nous passons énormément de temps sur la création des produits. Nous ne le faisons pas dans la précipitation ; nous passons du temps sur la conception, le design et tout… C’est la raison pour laquelle nos produits sont peu accessibles.
T.F : Vous avez franchi un palier avec la création de ce centre. Quel sera le prochain cap ?
M.A : Mon rêve est d’avoir une université des métiers. Le Club des Métiers d’Arts et d’artisanat du Togo est un rêve que je nourrissais depuis et il s’est finalement réalisé. Je suis passé par de nombreuses étapes. Depuis mes débuts et tout au long de mes nombreux déplacements, j’ai nourri l’idée de la création un jour d’un institut africain des métiers créatifs (rires…). J’ai commencé sur la terrasse de ma sœur et aujourd’hui j’en suis là. La prochaine étape, si j’arrive à trouver un centre à Kara et Dapaong, est de créer un vrai centre de formation des artisans. Un lieu d’apprentissage où on va exiger un certain niveau de qualification avant d’y accéder.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo, Séna Akoda et Ahlonko Octave Bruce
Après avoir injecté des milliards FCFA dans la construction, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures routières urbaines, le Togo a, en ligne de mire pour l’année 2019, la réfection et/ou la réalisation des pistes rurales. « Aujourd’hui dans le cadre de la mise en œuvre du programme du chef de l’État relatif à son mandat social, ce sont les pistes rurales qui sont prioritaires », a indiqué Ninsao Gnofam, ministre togolais des Infrastructures et des Transports.
De l’avis du N°1 de ce ministère, il s’agit de faire en sorte que les populations peu ou mal desservies, soient désenclavées. Les autorités devraient gagner ce double pari en ouvrant les pistes rurales ou en répertoriant les parties mal entretenues afin d’y apporter les corrections nécessaires, a-t-il précisé. L’idée à terme, c’est de « permettre aux populations d’avoir accès aux marchés et aux autres localités ».
Toutefois, au niveau de chaque région et de chaque préfecture, les priorités sont établies à partir du résultat issu des données routières collectées et dépouillées par les services techniques.
Séna Akoda
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD), dont le siège est à Lomé, a obtenu de la Banque de développement du Bélarus un financement de 50 millions d'euros.
Ce concours financier servira au refinancement de projets dont les biens et services sont d’origine biélorusse, explique le communiqué sanctionnant la 109e session ordinaire de son conseil d'administration de l’institution sous régionale, mercredi.
Au terme de cette dernière session ordinaire, les administrateurs ont également approuvé onze (11) nouvelles opérations dont sept (07) prêts à moyen et long termes pour un montant total de 90,8 milliards FCFA, une ligne de refinancement pour un montant de 10 milliards FCFA, un prêt à court terme d’un montant de 5 milliards FCFA et deux prises de participation pour un montant de 6 milliards FCFA.
Parmi les 11 nouvelles opérations, le Togo bénéficie d’un prêt de 10 milliards FCFA pour la transformation agricole à Kara, nord du pays.
Avec un total de 111,8 milliards FCFA, ces opérations portent à 5201 milliards FCFA, le cumul des engagements (toutes opérations confondues) de la BOAD depuis le début de ses activités.
La BOAD regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Niger, le Mali, la Guinée-Bissau, le Sénégal et le Togo.
Fiacre E. Kakpo
La Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER) a annoncé hier, 28 juin 2018, un besoin de financement à hauteur de 30 milliards 260 millions de francs CFA pour l’entretien routier en 2019. C’était au cours d’une conférence de programmation, suivie de la présentation des données en vue de l’élaboration du budget-programme.
Cette évaluation prévisionnelle résulte d’opérations de collecte de données menées dans le but de contrôler et de jauger l’efficacité de l’entretien routier.
Cette année, la SAFER compte mobiliser jusqu’à 50% des ressources prévisionnelles, soit 15 milliards FCFA, a indiqué Sylvain Outchantcha, directeur général de cette structure. Comparé aux années précédentes où sa capacité de mobilisation s’évaluait à 20 ou 30% du besoin total exprimé, cet objectif devrait être un défi de performance.
De ce montant, 400 millions FCFA devraient être déduits et consacrés à la réparation des routes ayant subi des dommages lors des récentes manifestations politiques qui ont eu lieu dans le pays, a souligné le N°1 de la SAFER.
Séna Akoda
L’enveloppe du groupe de la Banque mondiale au Togo a connu une hausse extraordinaire en trois (03) ans, depuis que Joëlle Dehasse (photo à droite) a pris la tête de cette institution financière.
De 2015 à 2018, le montant de ses investissements est passé d’environ $ 150 millions à plus de $ 350 millions.
La représentante-résidente de l’institution au Togo a révélé ces chiffres hier 28 juin 2018, au sortir d’une audience chez le Premier Ministre, au cours de laquelle elle a informé celui-ci de la fin de son mandat au Togo. « A mon arrivée en 2015, le portefeuille était d’environ $ 150 millions, actuellement, il est de plus de $ 350 millions ».
Le portefeuille de l’institution a ainsi plus que doublé en trois ans, traduisant un renforcement et une consolidation de la coopération entre les deux entités. A ce titre, on note la mise en place d’un cadre de partenariat pays pour la Banque mondiale au Togo, une stratégie à moyen terme et la reprise du dialogue sur les réformes et sur l’appui budgétaire.
La Banque mondiale a accordé une attention particulière aux secteurs de l’énergie et de l’agriculture qu’elle a redynamisés. Cette coopération, a promis la représentante-résidente en fin de mission, devrait se poursuivre sur de bons rails avec celle qui devra la remplacer.
Séna Akoda
Greenlight Planet, une entreprise internationale spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de kits, va fournir 300 000 kits solaires de marque Sunking aux ménages togolais pour les trois prochaines années.
L’entreprise aurait trouvé un premier accord avec les autorités locales, apprend-on.
Ce deal vient en appui à la volonté du gouvernement togolais qui ambitionne de parvenir à 100% d’électrification d’ici à 2030.
Avec la finalisation de ce contrat, Greenlight Planet rejoindra le Britannique BBOXX déjà présent sur le projet CIZO, initiative présidentielle qui vise désormais à fournir la lumière à 550 000 ménages par de kits solaires individuels.
Pour Patrick Muriuki, directeur développement Afrique chez Green Light Planet, le Togo est « un marché relativement petit », mais intéressant pour sa compagnie, car confie-t-il à l’AFP « il avance vite et à un bon rythme sur sa stratégie d'électrification, contrairement à d'autres pays qui tardent à investir dans les infrastructures d'énergies renouvelables ».
Le responsable n’a pas manqué de saluer le cadre règlementaire, logistique et fiscal que les autorités tentent de faire prospérer pour attirer davantage d’investissements dans le sous-secteur des énergies propres. « Le gouvernement a par exemple levé les taxes douanières (30%) habituellement imposées sur les kits solaires, ou maintenu un bon système pour pouvoir les acheminer, a souligné M. Muriuki.
Fiacre E. Kakpo