Le Togo vient de franchir un nouveau palier en matière de transparence des données et de modernisation de son système statistique.
Une page nationale de données récapitulatives (NSDP) vient d’être lancée. Elle permettra de mettre en œuvre les recommandations du système amélioré de diffusion générale des données (e-GDDS), qui vise à aider les pays adhérents à améliorer la transparence de leurs statistiques et leur gouvernance grâce à la publication d’informations essentielles à l’analyse des conditions macroéconomiques.
Portail national de données, le NSDP servira de guichet unique pour le Togo pour la publication de données macroéconomiques essentielles, facilement accessibles dans des formats humains et lisibles par machine. Ladite page est accessible depuis le site Web de l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED) du Togo. Aussi est-elle disponible depuis le tableau d'affichage des normes de diffusion du Fonds monétaire international (FMI) à l’adresse :
https://dsbb.imf.org/egdds/country/TGO/category
Selon le FMI, la publication de données macroéconomiques essentielles pour Togo à travers le NSDP fournira aux décideurs nationaux et à un large éventail de parties prenantes, y compris les investisseurs internationaux et les agences de notation, un accès facile aux informations jugées, à forte valeur ajoutée par son Conseil d'administration.
L’abonnement à la NSDP améliorera la disponibilité des statistiques en temps opportun selon un calendrier de publication anticipé, contribuant ainsi à des politiques macroéconomiques saines et à de bonnes réactions des marchés financiers.
Louis Marc Ducharme, directeur du Département des statistiques du FMI, s'est félicité de cette étape importante dans le développement de la statistique au Togo. « Je félicite les autorités togolaises pour le lancement du NSDP, une avancée importante dans la diffusion des données. Je suis convaincu que le Togo tirera profit de l'utilisation du e-SGDD comme cadre pour développer davantage son système statistique », a fait savoir le statisticien en chef et responsable des données au FMI.
Le e-GDDS a été approuvé par le Conseil d'administration du FMI en mai 2015 afin d'améliorer la transparence des données, d'encourager le développement de la statistique et de créer des synergies entre la diffusion et la surveillance des données.
Fiacre E. Kakpo
L’ANVT et son partenaire France Volontaires ont organisé ce 12 juillet 2018 un atelier de restitution des recommandations de Niamey et Lomé sur le développement du volontariat international de réciprocité.
L’objectif de cette rencontre qui réunit des organisations en charge du volontariat, des partenaires techniques et financiers, vise à partager avec l’assistance les recommandations de Lomé en 2016 et celles de Niamey en 2017. En outre, l’idée est de dégager des pistes de réflexion collective en vue de mobiliser plus d’acteurs autour du volontariat international et de réciprocité.
Le Directeur général de l’ANVT s’explique : « La restitution que nous faisons aujourd’hui avec les acteurs techniques vise à préparer la grande rencontre du partage des résultats avec les officiels et les diplomates ». Et de « permettre aux consuls et ambassadeurs de relayer l’importance de la réciprocité auprès des autorités de leurs pays respectifs », a-t-il ajouté.
Des jeunes togolais enrôlés dans ce programme, de retour au Togo à l’issue de leur mission en France, ont partagé leurs expériences enrichissantes avec l’assistance. Ils ont mis en relief l’interculturalité que promeut ce programme. Et surtout ils ont insisté sur l’opportunité de voyage et de découvertes qu’il offre aux jeunes Togolais.
Dans la même veine, Moussa Bah, représentant pays de France Volontaires, estime que le VIR est devenu un dispositif qui permet d’accueillir des Togolais et des gens d’autres nationalités sur le territoire français. « Le volontariat est devenu universel, un instrument de rapprochement des peuples dans les deux sens », s'est-il réjoui.
Deux panels sur les recommandations de Niamey et de Lomé ont eu lieu à l’entame des travaux de l’atelier.
Séna Akoda
Agréée en novembre 2017, la société de courtage en assurances, Afrik Assurances, filiale du Groupe Afrik Global Investors, basé au Togo, fait officiellement son entrée sur le marché togolais des assurances.
Avec pour objectif de contribuer à la vulgarisation des assurances, de faciliter leurs accès à toutes les couches sociales et de garantir aux assurés une prise en charge globale et rapide, Afrik assurances couvrira des secteurs diversifiés comme l’assurance véhicule, santé, famille, commerce, moto et entrepôt.
Pour George Kavege (photo), Directeur exécutif de la société, l’objectif est « de garantir aux clients et aux populations un produit de qualité et à prix plus réduit que celui actuellement pratiqué sur le marché ».
Au Togo, malgré la faible pénétration des assurances, estimée à 1%, le secteur a réussi à atteindre en 2016, 53 milliards FCFA de chiffres d’affaire.
Oragroup se porte bien. L’agence de notation financière ivoirienne Bloomfield Investment Corporation vient d’attribuer à Oragroup SA, holding du groupe Orabank dont le siège est à Lomé, sa toute première notation financière.
Ainsi à long terme, Bloomfield Ratings, évalue la qualité de crédit du groupe panafricaine à A (catégorie note d’investissement) avec une perspective stable. La note à court terme, elle, est évaluée à A2 (toujours en catégorie note d’investissement de Bloomfield), toujours avec une perspective stable.
Cette santé du groupe présent dans 12 pays de l'Afrique de l’Ouest et centrale, est soutenue essentiellement par sa solidité financière et l’implémentation des meilleures pratiques de gouvernance insufflées par l’actionnaire majoritaire, la société de capital-investissement panafricaine Emerging Capital Partners (ECP), entrée dans le capital du groupe en 2009. La performance est aussi à mettre à l’actif des autres actionnaires institutionnels tels que Proparco, DEG, BIO, la BOAD, la BIDC et le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques, qui présentent une situation financière solide, dans une certaine mesure.
Concrètement, Oragroup affiche un total bilan estimé à 1794 milliards de francs CFA (3,28 milliards de dollars). Les dépôts de la clientèle de l’ensemble du réseau Orabank s’élèvent à 1179 milliards de francs CFA tandis que les opérations de crédits s’établissent à 1 085 milliards de francs CFA.
Au total, le Groupe affiche un produit net bancaire, qui représente la valeur ajoutée la Banque, évalué à 108 milliards de francs CFA (197,4 millions de dollars). Avec un bon arbitrage, le groupe s’en sort avec un résultat net en forte hausse de 45% à 21,97 milliards de francs CFA (40,1 millions de dollars).
Et dans l’avenir, Oragroup ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le groupe qui ambitionne de se positionner comme un acteur panafricain de référence, présente des perspectives acquises à son ambition. Avec 149 et agences bancaires et 1811 collaborateurs, Oragroup propose à ses 430 000 clients une gamme élargie de produits de services bancaires selon des principes de proximité et de réactivité. Il a été sollicité récemment pour fournir son expertise à une microbanque camerounaise, devenue nouvellement banque universelle.
Fiacre E. Kakpo
Mardi à Lomé, une convention portant sur un projet d’assistance technique en gestion des finances publiques a été signée entre le gouvernement togolais, le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne.
L’accord a été paraphé en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, du Chargé d’affaires par intérim de la Délégation de l’Union européenne au Togo, Vincent Vire, et du chef de la mission et économiste principal au Département des Finances Publiques du FMI, Lewis Murara.
Financé par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par le FMI, ce projet vient en appui aux nombreux « chantiers de réformes de grande envergure » entrepris ces dernières années par le gouvernement togolais. Ce projet permettra au Togo de renforcer la préparation de ses budgets, la qualité des informations budgétaires et la gestion de la trésorerie, afin d’améliorer la gestion de la dette publique, un cran au-dessus des critères de convergence de l’Uemoa.
« Une bonne gestion des fonds publics est un aspect transversal fondamental pour s’assurer que les recettes collectées, l’action du gouvernement et des entités publiques contribuent pleinement et de manière efficace au bon développement économique et social », a indiqué Vincent Vire de l’Union Européenne.
Le ministre togolais pour sa part, a réitéré la volonté du gouvernement d’intensifier les réformes profondes en cours visant à améliorer la collecte et la gestion des fonds publics. Il a par ailleurs, fait remarquer l’importance de la transparence dans l’information budgétaire, clé de voûte susceptible de stimuler les investissements privés et de susciter un engagement fiscal citoyen.
Résolument engagé dans l'assainissement des finances publiques, le Togo a mis, depuis, le cap sur la modernisation de la gestion financière. Ce projet s’inscrit dans le cadre des directives adoptées par le Conseil des ministres de l'Uemoa en 2009 qui prévoient d'aligner les méthodes de gestion des finances publiques sur les meilleures pratiques internationales.
Fiacre E. Kakpo
Un concours ciblant des start-up évoluant dans le domaine de l’énergie solaire sera lancé en marge du 45ème anniversaire de la BOAD (Banque Ouest Africaine de Développement), prévu pour novembre prochain.
Cet évènement dont les détails seront rendus publics dans les prochains jours, permettra de primer les meilleurs projets solaires, en ligne avec la vision de l’institution sous régionale engagée dans l’accompagnement des projets de développement.
La Boad est résolument engagée dans les énergies renouvelables. Fin mai, elle a annoncé qu’elle prévoit de lever 50 milliards FCFA par an pour soutenir des projets liés au changement climatique, y compris la promotion des énergies renouvelables, d’ici 2021.
Au profit du Togo, l’institution qui siège à Lomé a déjà réussi à mobiliser, en 2017, un financement de 1,3 milliard FCFA sous forme de don, auprès du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) en faveur de la promotion des énergies renouvelables.
Selon Attigbé Ihou, ministre togolais de l’industrie et du tourisme, dont les propos sont rapportés par le site Togo Breaking News, « l’hôtellerie togolaise va se mettre en ordre ». Le secteur hôtelier togolais va connaître une renaissance après une période de longue hibernation. Selon le ministre : « Le Togo renaît de beaucoup de choses ».
Ces propos ont été tenus en marge de la signature de partenariat entre les groupes Kalyan et Emaar pour la gestion de l’hôtel 2 Février. Pour rappel, en vertu de cet accord, la gestion de l’hôtel 2 Février passe aux mains du groupe Emaar Hospitality et devient Address Hôtel 2 Février.
Hormis ce transfert de gestion qui devrait annoncer de beaux jours pour cet hôtel, et plus généralement pour le secteur hôtelier au Togo, plusieurs leaders du secteur en Afrique de l’Ouest ont dans leur viseur la gestion de grands hôtels du pays, tels que les hôtels de la Paix ou Tropicana.
Parmi les candidats potentiels, le groupe Azalaï, la première chaîne hôtelière en Afrique de l'Ouest et leader régional dans le secteur de l'hôtellerie, est naturellement sur les rangs.
La dynamique ainsi amorcée devrait, selon toute vraisemblance, s’inscrire dans une stratégie globale de relance de l’hôtellerie. L’attention particulière des pouvoirs publics pour un essor du secteur touristique sur les 5 prochaines années, avec en toile de fond la valorisation de certains sites touristiques, devrait également contribuer à cette embellie annoncée.
Séna Akoda
Après deux premières éditions réussies en 2016 et 2017, l’Agence Nationale de Volontariat du Togo lance l’acte 3 du concours national « Meilleur volontaire de l’année ». L’information a été portée aux professionnels des médias au cours d'une cérémonie de lancement de cet événement ce mardi 11 juillet 2018 dans la capitale togolaise. Ce concours est l’un des témoignages de la reconnaissance de l’Etat vis-à-vis de l’engagement des volontaires aux côtés des communautés à la base.
En effet, il « valorise l’engagement de ces jeunes hommes et de ces jeunes femmes qui créent de l’émulation et de l’espoir dans le quotidien des communautés à la base », indique le communiqué de presse. Le document précise que cette compétition s’adresse aussi bien aux volontaires nationaux qu’aux volontaires expatriés en mission sur toute l’étendue du territoire national.
Dans le détail, il existe quatre (04) types de volontariat, décline Omar Agbangba, directeur de l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT): le volontariat de compétence dédié aux jeunes diplômés, primo demandeurs d’emploi, le volontariat d’engagement citoyen dont la cible se constituent des jeunes déscolarisés, le volontariat sénior et le volontariat international de réciprocité.

Pour cette institution et ses partenaires, notamment Peace Corps et l’Union Européenne, l’idée est de reconnaitre le rôle incontournable que jouent les volontaires au Togo et de mettre en avant leurs capacités à transformer, à modeler et à stimuler des couches vulnérables en faveur de leur développement.
Le concours permettra de primer d’abord les meilleurs volontaires, avec le soutien renouvelé de l’Union Européenne (UE) et, ensuite, de façon générale, les volontaires déployés sur les autres missions.
Au titre de cette édition 2018, les thématiques éligibles sont entre autres, la santé, l’éducation, la culture, l’environnement, le droit et le genre. Les prix des lauréats ont été revalorisés et varient entre 200 000 et 1 000 000 millions Fcfa.
Séna Akoda
Dans le cadre de la célébration de son jubilé de vermeil le 14 novembre prochain, la Boad lance un concours photo portant sur les projets financés par la banque dans l’Union.
Ce concours dont les détails seront rendus publics dans les prochains jours, vise à mettre en lumière les différents projets financés par l’institution sous régionale.
Conformément à sa mission, la banque dirigée depuis 2011 par le Béninois Christian Adovelande, contribue financièrement à la réalisation de nombreux projets dans les Etats membres : des interventions dans les domaines tels que le développement rural, l’agriculture, l’agro-industrie, la santé, l’énergie, l’environnement, les infrastructures et les transports.
La Boad est l’institution commune de financement des Etats de l’Uemoa. Elle compte 8 pays membres : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Son siège se trouve à Lomé.
Lomé va accueillir en novembre prochain un forum régional de haut niveau sur les énergies solaires, organisé par la Banque ouest africaine de développement (BOAD).
Placé sous le thème : « l’énergie solaire dans l’économie des pays de l’UEMOA : état des lieux, enjeux et politique », ce forum permettra aux experts venus de l’UEMOA et d’ailleurs, de passer en revue les problématiques liées aux énergies renouvelables, en particulier les énergies solaires.
Il sera également question, à l’occasion, de faire le bilan des interventions de la BOAD dans ce sous-secteur, l’état des lieux du marché et de l’écosystème en lien avec les stratégies pour le développement de l’énergie solaire en zone UEMOA. Un créneau qui permettra également aux participants de s’enrichir des expériences des partenaires comme la Bad, l’AFD, la BEI (Banque européenne d’investissement) ou la Banque mondiale.
Seront également présents à ce rendez-vous, les membres du gouvernement, les partenaires au développement, les organisations non gouvernementales (ONG), l’ensemble des acteurs engagés dans la promotion des énergies renouvelables dans l’espace UEMOA.
Ce forum sera organisé en marge de la commémoration des 45 ans de la Banque qui finance des projets de développement dans les 8 pays de l’Uemoa.