Togo First

Togo First

Confortée par les bonnes relations entre le Togo et les USA, the « Voice Of America », (la Voix de l’Amérique) va diffuser par voie hertzienne très prochainement de Lomé, en modulation de fréquence sur la 102.3 FM. Elle le fera via les sites et les équipements de Radio Lomé.

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et l’Ambassade des Etats Unis ont signé à cet effet mardi, 25 septembre 2018 à Lomé, une convention d’autorisation de diffusion pour une période de 5 ans renouvelable, des programmes de ce média.

La signature de cette convention qui devrait permettre à la  VOA d’émettre dans la région maritime, traduit l’existence d’un environnement favorable à la liberté d’expression et à la pluralité des opinions.

Toutefois, prévient la HAAC, les informations qui seront diffusées sur le Togo devront tenir compte des dispositions de l’article 3 de la Loi organique et du code de la presse et de la communication, annexées à la convention.

Selon David Gilmour, l’ambassadeur des Etats Unis au Togo, depuis 75 ans, le média américain international a acquis une réputation mondiale en tant que source fiable de nouvelles et d’informations, en ligne avec les attentes de ses publics notamment « l’exactitude, l’équilibre, l’exhaustivité et l’objectivité » dans le traitement de l’information.

La VOA devrait offrir un programme très diversifié et promouvoir l'anglais comme langue internationale du commerce et des affaires.

Séna Akoda

Le secteur de l’assurance a connu une belle année 2017 au Togo. C’est ce qu’a révélé le week-end dernier Claude Daté Gbikpi, président du Comité des Assureurs du Togo (CAT), lors de la célébration de la 2ème édition de la journée dudit  Comité.

Selon le responsable, les chiffres d’affaires des compagnies qui opèrent sur le segment IARDT (Incendie, Accidents, Risques, Divers, Transports) ou compagnies Non-Vie, a atteint 34 milliards Fcfa, contre 29,7 milliards Fcfa en 2016. Soit une progression de 15%. 

Sur la même dynamique, les indicateurs étaient au vert pour les compagnies qui opèrent sur le segment Vie. Leurs volume d’activités a connu une progression de 6% pour s’établir à 24 milliards Fcfa, fin 2017.

En contrepartie, 27 milliards Fcfa ont été payés par les assurances dans le courant de l’année 2017 pour les sinistres, a indiqué Claude Gbikpi.

Octave A. Bruce

Les exigences de visa pour les diplomates du Togo et du Gabon ne seront plus nécessaires. Ce mardi 25 Septembre 2018 à New York, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue Gabonais, Régis Immongault, ont signé un accord visant à supprimer les visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service des deux pays.

L’accord a été paraphé en marge de la 73ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui s’est ouverte le 18 Septembre dernier.

Côté togolais, cette nouvelle facilité vient s’ajouter aux accords diplomatiques du genre, signés un peu plus tôt avec le Qatar, le Maroc et la Centrafrique.

Depuis début 2018, la diplomatie togolaise est plus présente sur l’échiquier international, avec l’accueil, dans la capitale togolaise, de plusieurs missions diplomatiques et des invitations adressées aux autorités par des pays stratégiques.

Lomé et Libreville ont également annoncé la signature d’un accord pour la lutte contre la traite des enfants.

Mardi à Lomé, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé qu’elle maintiendra les deux piliers de sa stratégie pays 2016-2020. Cette décision est due à l’amorçage de réformes structurelles de gouvernance par l’exécutif togolais et au faible rythme d’opérationnalisation de ces mesures, principalement en raison de la crise politique. 

A mi-parcours de son plan d’intervention quinquennal au Togo, l’institution financière estime la performance du portefeuille globalement satisfaisante mais incite les autorités locales, à multiplier les efforts en vue d’améliorer le taux de décaissement qu’elle établit à 55,3%.

Pour le reste de la période de couverture de cette stratégie, c’est-à-dire, 2018-2020, la Banque de développement définit de nouvelles orientations stratégiques, en ligne avec le Plan national de développement.

Ainsi, d’ici 2020, à mesure que le portefeuille de projets existant au Togo performe, la Bad injectera 100 millions UC, soit près de 80 milliards FCFA, sur des opérations en lien avec les deux piliers du Document de Stratégie Pays.

Sur le pilier « Développement des pôles de croissance inclusive et de compétitivité agroindustrielle », 60 milliards FCFA pourraient être approuvés à partir de 2019.

Le pilier lié à l’Appui à la gouvernance financière, sectorielle et locale pourrait recevoir, environ 20 milliards FCFA. 

Au-delà de cet aspect, le soutien de la banque concernera également des études économiques et sectorielles (dette, fiscalité locale, secteur privé, investissement public) et des appuis conseils. 

Fiacre E. Kakpo

L’organisation panafricaine Energy Generation dont le siège se trouve au Togo, vient de lancer la 3è édition de son concours intitulé « Africa Energy Generation Prize » (AEGP), a appris la rédaction de Togo First.

Dédiée à la promotion de l’accès à l’énergie en Afrique, cette compétition révèle les solutions techniques et entrepreneuriales innovantes imaginées et inventées par des jeunes vivant en Afrique. Elle se propose de révéler les ressources et l’ingéniosité de la jeunesse africaine tout en œuvrant concrètement pour un accès à l’énergie dans chaque ménage africain. Selon les statistiques, 57% d’Africains, soit une population de plus de 600 millions n’ont pas accès à l’électricité.

Les personnes intéressées peuvent avoir des informations pratiques sur les différentes étapes du concours et faire acte de candidature en allant à la page : http://www.energy-generation.org/aegp. La période ouverte pour les inscriptions part du 15 Septembre 2018 au 15 Décembre 2018 à minuit.

A l’issue du processus de sélection des meilleurs projets, les lauréats de l’AEGP, édition 2018 seront connus le 22 décembre 2018. Ils bénéficieront d’une bourse d’étude leur donnant droit à une formation  diplômante de deux ans au sein de l’Energy Generation Academy.

A la fin du programme de formation, ils pourront présenter leur projet pour remporter les 3 prix financiers mis en jeu (capital d’amorçage). Le lauréat de l’AEGP 2018 empochera la somme de : $100.000 ; le  2ème touchera quant à lui $50.000 ; et le 3ème : $25.000.

L’initiative reçoit le soutien de plusieurs structures notamment Schneider Electric, Engie, l'Union européenne, EDF, Akon Lighting Africa ou SABER.

Séna Akoda

Un séminaire dialogue portant sur le document de la stratégie pays (DSP 2018-2022), combiné à la revue de la performance du portefeuille pays de la Banque africaine de développement (BAD) pour le Togo, s’est tenu ce mardi 25 septembre à Lomé.

Approuvée en octobre 2016 pour une durée de 5 ans, la stratégie pays de l’institution panafricaine au Togo, s’articule autour de deux piliers que sont : le développement des pôles de croissance inclusive et de compétitivité agro-industrielle ainsi que l’appui à la gouvernance financière, sectorielle et locale.

« L’objectif majeur de cette stratégie, est d’accompagner le Togo à améliorer les conditions de vie des populations rurales à travers le développement intégré des pôles agricoles et l’accès à l’énergie », a déclaré Kahdidia Diabi, Réprésentante-Pays de la BAD.

Dans cette optique, les interventions, durant les deux premières années de cette stratégie, ont porté sur plusieurs axes. En matière de développement économique, la Bad a financé le projet agroalimentaire du Togo (Agropole) et le projet de réhabilitation de routes et de protection côtière visant à améliorer l’intégration régionale et la résilience climatique des infrastructures et des populations des zones côtières.

Sur le volet social, l’institution a été particulièrement présente sur 5 grands projets couvrant l’employabilité et l’insertion des jeunes, l’inclusion des femmes vulnérables, l’intégration de la formation (CERFER), la construction de marches (Lomé et Kara) et la construction de toilettes à Sokodé.

Ces projets ont permis de porter les engagements de la Bad à environ 190 milliards FCFA, avec un taux de décaissement de 55,3%. Le secteur des transports se taille 70% de ses engagements.

Saluant la « vision intégrée » du nouveau plan national de développement, Kahdidia Diabi a appelé les autorités togolaises à accentuer les efforts afin d’améliorer les décaissements.

Si la Banque africaine de développement prévoit de renforcer son appui à l’économie togolaise au cours des deux prochaines années, elle conditionne ses interventions à l’évolution dans la mise en œuvre des projets sur lesquels elle est engagée.

Particulièrement, plusieurs projets sont sur la sellette dont le projet CIZO. Selon Olivier Manlan, économiste Pays, la Banque compte renforcer ses interventions à travers des appuis conseils pour la mise en œuvre du DSP et d’autres projets, notamment dans le cadre du PND.

Fiacre E. Kakpo

Jusqu’au 29 septembre 2018, l’Union Européenne célèbre sa semaine de la diplomatie climatique. La délégation de l’Union Européenne  au Togo a donné hier, 24 septembre 2018, le ton aux activités dans le cadre de cette « fête » climatique.

Hanses Bruno, ministre conseiller de l’Union Européenne, Christoph Sanders, ambassadeur allemand, et Marc Vizy, ambassadeur de France au Togo, ont marqué de leur présence la cérémonie de lancement. De l’ensemble des messages délivrés, il est à retenir que l’initiative se justifie par la dimension internationale de la lutte contre le changement climatique.

S’agissant du Togo, Marc Vizy a salué des efforts consentis dans la lutte contre ce phénomène. Des efforts matérialisés par l’adoption, par exemple, de la loi sur la promotion des énergies renouvelables, qui démontre que «  bien que petit pollueur, le Togo prend toute sa part dans la très grande responsabilité – « commune mais différenciée », comme le veut la formule consacrée – et s’est emparé des grands enjeux qui touchent aux changements climatiques ».

Dans la même veine, la stratégie nationale d’électrification, avec en bonne place les énergies renouvelables et l’admission du Togo à l’Alliance Solaire Internationale,  a valu au Chef de l’Etat togolais d’être invité par son homologue français Emmanuel Macron au « One Planet Summit ».

Dans l’UE, en revanche, si le cap fixé est une réduction de 40% à l’horizon 2030, induisant l’intégration systématique de la dimension changement climatique dans tous les projets, force est de constater, précise l’ambassadeur allemand, que certains paramètres, notamment politiques et économiques, ne facilitent pas toujours la mise en œuvre, ni parfois l’adoption de certaines mesures en phase avec cet objectif.

Au titre des activités devant marquer la semaine européenne de la diplomatie climatique, on note en outre une conférence de presse OSC-Climat, ce 25 septembre, une émission radiophonique dotée de prix sur les radios Lomé et Kara, une conférence sur le changement climatique au Togo, les 26 et 27 septembre.

Une séance d’ECO Jogging est prévue en apothéose.

Le Centre Informatique et de Calcul de l’Université de Lomé (CIC-UL) célèbre ses 30 ans d’existence. L’événement, placé sous le thème : «L’informatique, la source de nouvelles perspectives de développement africain », se déroule jusqu’au 29 septembre à l’Université de Lomé.

Présente à la cérémonie de lancement des activités, la ministre des Postes et de l’Economie numérique, Cina Lawson a relevé l’opportunité de progrès que représente le CIC-UL. Elle a rappelé que l’événement se situe dans la logique de l’amorce d’un tournant essentiel, celui de « la révolution informatique, comparable en termes d’ampleur, à celle du siècle précédent, la révolution industrielle ».

Le ministre en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Octave Nicoué Broohm  a appelé, à cette occasion, à des réflexions allant dans le sens des réformes engagées dans le secteur de l’Enseignement supérieur.

Ces idées nouvelles devraient être le moteur « d’une refondation de l’établissement en termes de ressources humaines et pédagogiques et d’assurance-qualité » et avoir « pour baromètre les référentiels et les standards auxquels nous avons souscrit », a-t-il déclaré.

Le CIC-UL forme en Génie logiciel et Maintenance en réseau informatique.  

Les États-Unis se préparent à lancer une nouvelle institution de financement du développement (IFD) capable d’investir 60 milliards de dollars dans les pays en développement pour  tenter d’y contrer l’influence grandissante de la Chine dans un contexte de durcissement de la rivalité économique entre les deux grandes puissances, a rapporté le quotidien financier britannique Financial Times le 23 septembre.

L’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), l'actuelle institution de financement du développement du gouvernement américain, sera intégrée à la nouvelle entité et autorisée à investir dans des actions. À l'heure actuelle, l’OPIC ne peut investir que dans la dette, ce qui la désavantage  par rapport aux  institutions chinoises et européennes de financement du développement.

«La nouvelle institution américaine de financement du développement  sera ainsi placée sur un pied d’égalité avec les autres institutions de financement du développement», a déclaré le président et directeur général de l’OPIC, Ray Washburne (photo), cité par le Financial Times.  

Le dirigeant de l’OPIC a également estimé que Chine livre une nouvelle forme de guerre économique aux Etats-Unis en s’appuyant sur sa diplomatie du portefeuille.

«En utilisant une politique connue sous l’appellation de prêter pour posséder (loan-to-own program), la Chine rend des pays enchaînés par la dette et,  par conséquent, très dépendants d’elle.  Cela équivaut à une guerre économique», a-t-il souligné.

La nouvelle institution de financement du développement du gouvernement des Etats-Unis sera baptisée la Société américaine de financement du développement international (International Development Finance Corporation/ US IDFC).

Selon des sources proches du dossier citées par le Financial Times, cette nouvelle entité est présentée par l’administration américaine comme étant «le fer de lance de la lutte contre la diplomatie de la dette chinoise».

En août dernier, seize  sénateurs américains ont adressé au secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, une lettre dans laquelle ils déplorent le fait que le Fonds monétaire international (FMI) se trouve souvent obligé  de voler au secours de certains pays dont les finances publiques ont été grevées par des «prêts prédateurs chinois destinés à financer des projets d’infrastructures».

Les Sénateurs se sont aussi inquiétés du fait que les prêts servis à tour de bras par l’Empire du  Milieu à Djibouti pourraient permettre à Pékin de prendre le contrôle du  principal port de ce pays de la Corne de l’Afrique, où les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la France disposent déjà de bases militaires.

La mise en place programmée la Société américaine de financement du développement international intervient alors que Pékin multiplie ses investissements dans les pays en développement, et plus particulièrement en Afrique.  La Chine a en effet annoncé le 3 septembre dernier qu’elle allait accorder 60 milliards de dollars supplémentaires de financements à des pays africains. Cette enveloppe comprend des lignes de crédit évaluées à 20 milliards de dollars, 15 milliards de dollars en subventions, prêts sans intérêt et prêts concessionnels, 10 milliards de dollars au titre d’un fonds spécial et 5 milliards de dollars pour soutenir les importations en provenance de l'Afrique.

Autant dire que le continent africain se positionne de plus en plus comme un nouveau front dans la guerre économique entre  Pékin et Washington.

Au Togo, les recettes budgétaires hors dons, ont atteint 344,2 milliards FCFA, de janvier à juin 2018, a constaté Togo First. Rapporté au premier semestre de 2017, il s’agit d’une hausse de 8,9%. 

Si ces recettes totalisaient environ 148,7 milliards FCFA au premier trimestre, elles sont estimées à 195 milliards FCFA d’avril à juin (deuxième trimestre), soit un bond de 31%. 

L’appui budgétaire sous forme de dons quant à lui, est resté stable par rapport au premier semestre 2017, totalisant 11,8 milliards FCFA.

Toutefois, l’augmentation de 8,9% des recettes de l’Etat, fin juin dernier en glissement annuel, a été insuffisante pour contenir les fortes dépenses engagées au cours six premiers mois de cette année, particulièrement au deuxième trimestre. 

Ainsi, avec des dépenses et prêts nets estimées à 537,2 milliards FCFA, reparties en dépenses courantes pour 276,4 milliards, et dépenses en capital évaluées à 260,8 milliards FCFA, le solde global base engagement (y compris dons) dégage un déficit de 181,2 milliards FCFA. Une nette dégradation due à une envolée les investissements ou dépenses en capital (+78%).

A la même période l’année dernière, le gap n’était que de 63,2 milliards FCFA. Pour rappel, en 2017, les recettes budgétaires et les dons avaient totalisé respectivement 621,4 milliards FCFA, et 88,5 milliards FCFA.

Fiacre E. Kakpo

 

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.