Togo First

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Entre 2013 et 2017, le trafic conteneurs au Port de Lomé a presque triplé. De 311 470 en 2013, le volume de conteneurs vingt pieds (EVP) manutentionnés au Port autonome de Lomé (PAL) a connu une hausse de plus de 283%, pour atteindre 1 193 841 l’an dernier, indique l’édition 2017 du Rapport sur l’Aide publique au développement (RAPD2017), publié à Lomé la semaine dernière.

Un bond significatif de 45,3% aura été noté entre 2016 et 2017, où le trafic passe de 821 639 conteneurs à 1 193 841, constate-on.

Selon le document, cette performance significative s’explique en partie par la modernisation des infrastructures portuaires et l'acquisition de nouveaux équipements de manutention, ainsi que les efforts consentis en matière de sécurité maritime, ces dernières années.

Aussi, doit-on mentionner la simplification des procédures et des formalités, qui aura permis d’améliorer l’attractivité du seul port en eaux profondes de la sous-région, et aussi la seule infrastructure portuaire d’Afrique de l’Ouest, susceptible de desservir plusieurs capitales en une journée.

S’agissant du trafic aéroportuaire, le trafic annuel de passagers à l'Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) est passé de 589 416 en 2013 à 810 494 en 2017. Il s'agit d'une hausse de 37,5% par rapport à 2013. Cette augmentation est attribuable à la modernisation de l’infrastructure aéroportuaire, conformément à la vision des autorités togolaises de faire de Lomé, un hub logistique.

Fiacre E. Kakpo

Le projet ambitieux d’assurer le service universel de l’électricité à l’horizon 2030 comporte trois phases : 2018-2020 où le gouvernement se lance le défi d’atteindre 50% du taux de couverture, 2020-2025 où il espère porter ce taux à 75%, et à 100% lors de la dernière phase 2025-2030.

Dans les semaines à venir, le gouvernement va procéder au lancement de la première phase de cette stratégie d’électrification nationale. Et celle-ci prend en charge 300 localités non encore électrifiées, indique Marc Ably-Bidamon, ministre togolais des Mines et de l’Energie dans une interview accordée au journal « Flambeau des démocrates », dans sa parution n°549 du jeudi 19 juillet 2018.

Si les localités concernées ne sont pas, à l’étape actuelle, dévoilées, l’on en sait toutefois un peu plus sur le délai prévisionnel de matérialisation de cette première phase. Selon le ministre, elle couvrira une période de quatre mois à un an.

Globalement, le ministre se veut rassurant, au regard de l’engagement du gouvernement et des promesses des bailleurs de fonds pour le projet d’électricité pour tous au Togo à l’horizon 2030 : « L’échéance de 2030 est certes ambitieuse, mais réalisable ».

Séna Akoda

L’African Guarantee Fund West Africa dont le siège est dans la capitale togolaise, affiche de grandes ambitions en appui au secteur privé togolais, notamment les Petites et Moyennes Entreprises (PME). Sur les cinq (05) prochaines années, cette institution financière devrait leur accorder des garanties financières à hauteur de $75 millions, soit plus de 41 milliards FCFA.

Cette enveloppe permettra « aux institutions financières et aux banques de débloquer près de 150 millions de dollars (82,5 milliards de francs CFA) de financements au profit des opérateurs économiques sans oublier l'assistance technique apportée aux acteurs du secteur privé », a déclaré jeudi 20 juillet 2018, Adidjatou Zanouvi, directrice générale de l’institution. C’était à l’occasion de la signature de l’accord de siège avec le gouvernement togolais. Cette annonce confirme l’option retenue par le groupe de faire des PME sa priorité.

Lors d’un entretien des responsables du fonds avec Komi Sélom Klassou, Premier ministre togolais, ceux-ci avaient en effet insisté sur leur vision prioritaire, de concentrer leurs interventions sur les PME en donnant un nouveau souffle à ces catégories d’entreprises.

Cette option se justifie, selon eux par le fait que les PME sont le maillon faible de la chaîne économique et qu’elles manquent de financements conséquents pour soutenir leur plan de croissance.

Séna Akoda

Le Togo met les petits plats dans les grands pour honorer ses engagements vis-à-vis du Nigeria, un des fournisseurs les plus importants de la CEB (Communauté électrique du Bénin) à laquelle il est affilié.

Dans le courant de la semaine dernière, quelques jours seulement après la lettre adressée par le département nigérian de l’énergie aux Togo, Bénin et Niger, le ministre de tutelle togolais Marc Ably-Bidamon a pris les taureaux par les cornes. La menace nigériane de déconnecter les « clients internationaux », catégorie dans laquelle loge le Togo, est prise au sérieux du côté de Lomé. Une réunion a été initiée avec les responsables de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET). Objectif : faire un point rapide afin de trouver les options possibles pour mettre le pays au diapason auprès du géant de l’Est.

Selon les sources, des instructions auraient été données pour régler auprès de la CEB la facture accumulée par le Togo, afin d’éviter les désagréments d’une cessation de fourniture de l’énergie électrique par le Nigeria.

Si les démarches ont démarré côté togolais, au ministère de l’énergie, on attend que la SBEE, la Société béninoise d’Electricité fasse de même.

Cette sommation faite sur instruction du président nigérian Buhari en vue de récupérer les créances détenues par le Nigeria sur ces clients, soulève la nécessité, pour le Togo qui s’est récemment doté d’une stratégie globale d’électrification à l’horizon 2030, d’intensifier et d’accélérer les investissements pour la mise en place de ce plan audacieux. Plan qui, rappelons-le, devrait porter la couverture du territoire national à 50% en 2020, 75% en 2025, puis 100% en 2030, avec dans le viseur l’installation de centrales thermiques et solaires pour assurer la dépendance énergétique du pays.

Le Togo dépend encore à près de 50% de fournisseurs extérieurs tels que le Ghana et le Nigeria, pour la couverture de ses besoins énergétiques.

Fiacre E. Kakpo

Dans la dynamique d’élargir sa gamme de solutions off-grid et de développer les compétences locales dans le domaine de l'installation des kits solaires hors-réseau, le géant français EDF, premier producteur et fournisseur d'électricité en France et en Europe, vient de nouer un partenariat avec Energy Generation, une organisation panafricaine basée à Lomé, qui œuvre à l'électrification des zones rurales en Afrique subsaharienne.

L’accord qui porte sur le programme intitulé « Femmes et entrepreneuriat solaire », va permettre de former des femmes aux techniques d'installation et de maintenance de systèmes solaires off-grid ainsi qu'à l'entrepreneuriat dans le sous-secteur en plein essor des énergies renouvelables.

Concrètement, EDF se chargera de la conception des modules de formation. Energy Génération, de par sa connaissance du terrain, notamment l’Afrique de l’Ouest, en assurera la mise en œuvre au sein de centres de formation dédiés aux métiers de l'énergie. On apprend que la première de cette initiative prévoit d’outiller d'une centaine de femmes d'ici à fin 2019, réparties sur le Togo, la Côte d'Ivoire et le Ghana.

 « Grâce à cette formation, une centaine de femmes au Togo, au Ghana et en Côte d'Ivoire seront formées à un métier d'avenir leur assurant de meilleures perspectives économiques, mais aussi et surtout, elles seront formées à être des actrices à part entière de la transition énergique de leur pays » ​​​​​​​, s’est rejouie Astria Fataki, Présidente d'Energy Generation.

Créée en 2016 par la jeune entrepreneure Astria Fataki (photo), Energy Generation est déjà partenaire d'EDF dans le cadre du Concours EDF Pulse Africa, visant à révéler et accompagner les innovateurs africains au service du développement énergétique du continent.

Fiacre E. Kakpo

BBOXX, le fournisseur de services énergétiques solaires de nouvelle génération, a réussi à fournir un accès à l'énergie à plus de 12 000 citoyens togolais avec ses kits solaires intelligents « BBOXX home », six mois à peine après le début de ses activités au Togo, apprend-on.

Venu en décembre 2017 sur le marché togolais à la suite d’un partenariat innovant avec le gouvernement dans le cadre de l’initiative Cizo, qui vise à apporter l’électricité à plus de 2 millions de citoyens d’ici 2022, en particulier dans les zones rurales, le Britannique estime avoir déjà vendu 2400 kits solaires. Avec une augmentation de 45% de ses clients dans le seul mois de mai 2018.

Et sur le plan social, BBOXX soutient avoir généré près de 100 emplois dans les communautés locales pour les ventes et les installations de ses smart kits. De deux magasins en décembre, à ses débuts, la compagnie créée en 2010, revendique actuellement 10 magasins, susceptibles de desservir les cinq régions que compte le Togo.

« C’est vraiment intéressant de voir l'impact que les opérations de BBOXX ont eu au Togo en seulement six mois. Nous avons de grandes ambitions de nous développer dans le pays et de vendre 10 000 unités supplémentaires d'ici la fin de l'année », a assuré Mansoor Hamayun, Directeur général de BBOXX.

Selon le patron de la société spécialisée dans le solaire innovant, BBOXX prévoit également d’introduire des solutions de paiement mobile. Aussi envisage-t-il de lancer, à partir de cette année, de nouveaux appareils, notamment un ventilateur solaire.

BBOXX est déjà présent au Rwanda, au Kenya, au Nigeria, au Cameroun et en RDC où il devrait fournir de l'électricité via kits solaires à 2,5 millions de personnes d'ici 2020. La société a déjà levé 2,5 milliards FCFA auprès de l’UTB pour matérialiser ses ambitions togolaises.

Ces « smart solars », des kits pour maison, permettent à travers un dispositif innovant doté d’un tableau de bord, de contrôler et de surveiller les panneaux et les batteries à distance, prolongeant ainsi la durée de vie de la batterie et améliorant l'expérience utilisateur.

« BBOXX continue d'avoir un impact tangible dans la région, permettant une plus grande inclusion financière en fournissant un accès fiable à l'énergie et en fournissant de l'énergie pour les smartphones, les lampes et les appareils ménagers. », a déclaré Mansoor Hamayun.

Fiacre E. Kakpo

A Kara, l’ONG Les Jeunes Volontaires pour l’Environnement facilite l’accès des communautés à l’énergie solaire. Avec le mode de paiement « Pay-As-You-Go » (PAYG) qu’elle a mis en place, elle « connecte » les populations à des sources d’énergie durable et propre.  

Concrètement, elle permet aux populations d’acquérir, suivant des modalités de paiement très souples, des équipements électriques qu’elle met sur le marché. Entre autres, des lampes de type Sun King Boom dernière génération et des lampes solaires et multifonctions.  

Selon les explications des responsables de l’ONG, rapportées par le quotidien d’Etat Togo Presse, le modèle Sun King Boom est une lanterne solaire qui intègre une radio, un lecteur MP3 et une recharge de téléphone portable. L’appareil est équipé de ports pour carte mémoire et clé USB. 

L’ONG commercialise également le modèle Sunking Home 120 qui est équipé de 5 lumières fixes de grande puissance, à 200 lumens, et d’une batterie de 12 000 mAh. Cette lampe offre un éclairage net et une possibilité de chargement de plusieurs appareils, aussi bien aux familles qu’aux entreprises. 

Séna Akoda

La Chambre de commerce et d’industrie de Togo (CCIT), ouvre du 5 au 20 septembre prochain, à Baguida (ville côtière à 24 km de Lomé), la première édition de la « Quinzaine commerciale des vacances ». 

L’évènement qui vise à offrir aux opérateurs économiques togolais, une nouvelle vitrine pour accroitre leur visibilité et promouvoir leurs produits, en est à sa toute première édition. Il permettra, selon les organisateurs, d’une part, de créer un dynamisme autour des activités commerciales et entrepreneuriales, et d’autre part, de rapprocher davantage les populations pendant ces vacances.

Ainsi, durant les 15 jours que vont durer les activités foraines, acheteurs, vendeurs, opérateurs économiques et annonceurs se partageront 80 stands modernes de 8m2, et 35 stands de restauration.

Pour Essohanam Passou, directeur de l’action commerciale et de la promotion, l’initiative a pour objectif de « porter l’activité commerciale au plus haut niveau », et de permettre aux parents et aux élèves de la ville de Baguida et de ses environs, de se procurer le nécessaire pour débuter l’année scolaire.

Cette quinzaine commerciale des vacances répond également à la promesse de la CCIT en 2016, d’étendre les activités foraines aux villes périphériques de Lomé ainsi qu’à toute l’étendue du territoire.

Un projet  de  ligne électrique 330 kV d’interconnexion Nigeria, Benin, Togo, Ghana, Côte d'Ivoire passant par Kpédji, village situé au Togo, est en passe de se matérialiser. A cet effet, une rencontre a eu lieu à Lomé entre les Ministres des Mines et de l’Energie, de la Sécurité, de l’Administration territoriale et un représentant du ministère de l'environnement. Il y avait également un représentant du ministère de la Planification et des représentants de la CEB, précise un communiqué du ministère des Mines et de l’Energie dont la rédaction de Togo First a obtenu copie.

Objectif : explorer des pistes et dégager une solution idoine, et consensuelle pour permettre à la CEB d’achever ce projet.

De fait, indique le document, le tracé du projet a été  identifié depuis 1980. Mais, dans sa phase opérationnelle, ce projet se heurte à  des obstacles humains. Ainsi, si à l’identification de la ligne, l’espace était occupé par quelques habitants et cinq zones rituelles, une fois que le tracé a été matérialisé, d’autres riverains se sont installés dans l’emprise du projet en y érigeant des bâtis, ainsi que des couvents rituels. La réoccupation de l’emprise du projet par de nouveaux riverains serait-elle mue par les prétentions d’indemnisation, étant donné que  les premiers occupants de l’emprise avaient été indemnisés à hauteur de 80% ?

Pour l'État, « le tracé de contournement qui garantit la sécurité des personnes, les lieux et les biens, est l'option à retenir ». Cette option devra être consolidée et restituée au préfet de la localité pour étude et dispositions. Néanmoins, conclut le document, « les autorités du Ministère de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales restent disponibles à toutes fins utiles, étant entendu que les travaux devront reprendre dans les plus brefs délais ».

Séna Akoda

L'Ambassade des Etats-Unis au Togo et le Goethe Institut de Lomé, en collaboration avec l'association culturelle Tre-kah, organisent le mercredi 25 juillet prochain à partir de 8h, au Canal Olympia, à Lomé, une grande journée sur le concept de l’Afrofuturisme.

Cette journée de débats, de panels, de conférences, de projection cinématographique et de partages d'idées dans des domaines tels que l'architecture, la santé, l'agriculture, l'art, l'éducation et la religion, connaitra la participation du Directeur de l’Institut Goethe, de l’Ambassadeur des USA, du Ministre de la Communication ainsi que d'éminentes personnalités politiques, culturelles, scientifiques, littéraires et philosophiques.

Selon les organisateurs, cet évènement, le premier du genre au Togo, permettra de lancer une réflexion nationale entre les décideurs politiques, les universitaires, les artistes et les entrepreneurs sociaux togolais, afin de jeter les bases d’un nouveau modèle de société pour le Togo et l’Afrique.

Il s’articulera donc autour de 5 panels qui traiteront chacun d’une thématique précise : l’architecture et l’urbanisme, les institutions politiques, l’afrofuturisme dans l’art, la médecine, la santé et l’agriculture, et pour finir la religion, la solidarité et les valeurs africaines.

L’Afrofuturisme est fondé sur l'idée que les solutions aux problèmes de l'humanité se trouvent dans la culture, les traditions et l'ingéniosité de l'Afrique. Le terme, conçu il y a un quart de siècle par l'auteur Mark Dery dans son essai Black to the Future, a été revalorisé dans le film Black Panther, notamment dans sa représentation du royaume de Wakanda.

C’est d’ailleurs de l’idée véhiculée dans ce film, qui sera projeté à la fin de cette journée, que s’inspire le thème retenu: « Afrofuturisme, quel est ton rêve, quel est ton Wakanda » ?

Des inscriptions gratuites ont été ouvertes en ligne pour toute personne désireuse d'y prendre part et clôtureront le lundi 23 juillet à minuit au lien suivant:

https://bit.ly/2NQkk50.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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