Deux ateliers de formation sur la loi relative aux transactions électroniques et son décret d’application se tiennent à Lomé du 08 au 12 octobre 2018.
Ouvertes, l’une au grand public et l’autre aux experts numériques, les sessions visent à amener le public et les professionnels à mieux appréhender et cerner les différents enjeux de la loi, adoptée le 13 juin 2017 par le Parlement.
Dans son application, ladite loi crée un cadre légal pour le e-commerce au Togo et permet un assouplissement et une dématérialisation des formalités et procédures administratives.
La 1ère journée des ateliers, ouverts par la ministre des postes et de l’économie numérique, Cina Lawson, a porté entre autres sur la communication en ligne. Celle de ce mardi 09 octobre sera consacrée au commerce électronique ou e-commerce.
Les travaux, conduits par le cabinet spécialisé Hoche Avocats, sont retransmis en direct sur la page Facebook du ministère des postes et de l’économie numérique à l’adresse : facebook.com/MpenTG.
Octave A. Bruce
L'Afrique demeure le meilleur partenaire commercial de l’UEMOA au terme du deuxième trimestre de l'année 2018, a appris l'Agence Ecofin de données officielles de cette sous-région. Même s'il s'affiche en baisse de 8% comparé à celui de la même période en 2017, l’excédent du solde des échanges de l'Union avec ses principaux partenaires africains s'est chiffré à 365,3 milliards de FCFA.
Derrière ce tableau, on retrouve 260,5 milliards d'excédent réalisé vis-à-vis de l'Afrique du Sud, soutenu par les expéditions d'or effectuées par le Burkina et le Mali vers ce pays. Avec les pays de la CEDEAO hors UEMOA, le solde est ressorti excédentaire à 138,9 milliards. Le Nigeria et le Ghana, sont des marchés particuliers, avec des surplus commerciaux respectifs de 38,4 milliards et 44,2 milliards.
Le déficit le plus important de l'UEMOA est enregistré avec la Chine. Ce partenaire de l'Afrique reçoit moins de 2% des exportations ouest-africaines, et pourtant, il est fournisseur de 15% de que consomme la sous-région. Résultat le commerce avec ce partenaire dégage le déficit le plus important, à 567 milliards de FCFA. Globalement avec l'Asie, le solde négatif a été de 606 milliards de FCFA sur la période.
D'un point de vue global, le déficit commercial de l'UEMOA s'est creusé au cours du deuxième trimestre 2018, pour atteindre 421 milliards de FCFA, contre 286,1 milliards pour la même période en 2017.
La sous-région gagnerait énormément à investir davantage dans la production de ses aliments. Ils constituent le gros des importations, avec une facture qui a été de 1121 milliards de FCFA.
Idriss Linge
Au Togo, une taxe sera désormais prélevée sur les noix de cajou exportées, a annoncé le gouvernement, au terme du Conseil des ministres tenu la semaine dernière. Le montant du prélèvement n’a pas filtré.
Avec l’instauration de cette taxe, le Togo rejoint le Bénin, le Burkina Faso, et la Côte d’Ivoire, voisins de l’Uemoa. La tendance s’explique par la hausse des prix de l’anacarde à l’international.
En effet, la flambée des cours du cajou sur les marchés internationaux ces dernières années, a provoqué un « excès » de compétitivité, de l’anacarde provenant d’Afrique de l’Ouest. Cette compétitivité est devenue, selon les experts, un frein au développement de l’industrie de transformation des noix de cajou, en raison de la forte pression de la demande internationale.
L’objectif poursuivi, en instaurant ce prélèvement, est de se servir des recettes fiscales qui seront mobilisées pour soutenir le développement de la filière par les acteurs directs et donner un coup de pouce à la transformation locale, plus porteuse de valeur ajoutée.
Au Togo, la production d’anacarde est estimée à 12 000 tonnes en 2017, selon le bulletin d’information n’kalô. En 2018, elle devrait franchir le cap des 15 000 tonnes, soit un peu moins de 9% de la production d’Afrique de l’Ouest. Rappelons que les exportations togolaises de noix de cajou brutes vers l’Inde, ont grimpé de 54% à 9088 tonnes début 2018.
Fiacre E. Kakpo
Après une 1ère édition qui a connu un succès probant, la filiale togolaise du pétrolier français lance l’acte 2 du « Challenge startupper de l’année ». Ce concours, un appel à projets de création et/ou de développement d’une entreprise quel que soit le domaine d’activités, scelle la volonté de la compagnie pétrolière de s’engager dans la création de richesses et dans le développement socioéconomique inclusif au Togo, indique Frédéric Rivière (photo), son directeur général. Un engagement à la mesure de sa responsabilité sociétale et environnementale.
Prévue pour se dérouler jusqu’en mars 2019, l’édition de cette année présente une particularité : « Nous allons avoir d’une part, des lauréats coup de cœur détenteurs de meilleurs projets et, d’autre part, des lauréats coup de cœur avec des projets orientés sur l’énergie dont la sélection se fera par le jury », précise le n°1 de la multinationale implantée au Togo. Les candidats devront soumettre leurs projets au plus tard le 13 novembre 2018, pour espérer décrocher l’un des trois prix mis en jeu.
En effet, destinée aux jeunes de 18 à 35 ans inclus, cette compétition qui promeut l’entrepreneuriat de la jeunesse togolaise, récompensera trois projets. Dans l’ordre de mérite, les lauréats toucheront 8 200 000 FCFA, 5 millions FCFA et 3 250 000 FCFA.
Séna Akoda
Le projet international d’art postal et numérique qui se tient jusqu’au 13 octobre prochain en Italie enregistre la participation d’un togolais, Richard Laté Lawson-Body, apprend-on.
Sélectionné dans la catégorie « numérique » de l’évènement, le jeune artiste-peintre est le seul africain à cette exposition qui réunit plus de 251 artistes issus de 32 pays, autour du thème « Atelier de paix ».
Richard Laté Lawson-Body y expose son œuvre « Briser les chaînes de nos cœurs », une ébauche qui est un mix d’inspiration futuriste, d’abstraction lyrique et d’art contemporain.
Au total, près de 289 chefs-d’œuvre sont présentés sous forme de carte postale, comme souhaité par le règlement de l’exposition, qui impose également comme frontière du livrable, la citation de Nelson Mandela, « la paix n’est pas qu’un rêve, elle peut devenir réalité. Mais vous devez pouvoir rêver si vous voulez la garder ».
Les créations sont exposées sous forme de projection dans les musées, les universités et sur les bâtiments.
Octave A. Bruce
La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) vient d’annoncer le basculement de la centrale thermique ContourGlobal, installée à Lomé, à 50% au gaz.
Selon la CEET, un contrat d’approvisionnement a été signé le 08 juin dernier avec Axxela Ltd, spécialisé dans la distribution de gaz naturel et anciennement connu sous le nom de Oando Gas and Power Ltd.
En vertu de cet accord, la compagnie basée à Lagos fournit la centrale de 100 MW en gaz naturel depuis le 1er juillet 2018, apprend-on. Précisément, le gaz est acheminé à travers le Gazoduc de la West African Gaz Pipeline Company Ltd (WAPCo) ou Société de Gazoduc Ouest Africain, pour alimenter les groupes de la centrale opérée par l’Américain ContourGlobal.
Depuis ce mois d’octobre 2018, trois des six groupes de la Centrale fonctionnent déjà au gaz, indique la compagnie d’électricité, qui estime que les autres groupes devraient passer au gaz avant la fin du mois de novembre 2018.
Avec ce basculement au gaz naturel qui, selon la CEET, « optimise son mix énergétique », la compagnie publique prend une sérieuse option pour la réduction de son coût d’exploitation relativement élevé, en raison de l’utilisation jusqu’alors du fuel lourd pour alimenter ses moteurs de ContourGlobal.
En vue d’assurer une sécurité énergétique à un coût compatible avec les revenus des ménages, « ce basculement au gaz optimise le mix énergétique de la CEET et inverse progressivement le régime de fonctionnement en secours vers un régime en continu avec une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et une réduction de la dépendance du pays par rapport aux importations de l’énergie électrique. », explique la compagnie publique d’électricité. Il devrait permettre d’assurer au Togo une sécurité énergétique à un coût compatible avec les revenus des ménages.
Au Togo, en vue de répondre à la demande croissante d’électricité, le gouvernement envisage d’installer une seconde centrale thermique dans la zone portuaire, dont les moteurs fonctionneront au GNL (Gaz naturel liquéfié), provenant de la Guinée Equatoriale. Un mémorandum d’accord a été signé en avril dernier entre le Togo et le pays d’Afrique centrale. Selon les informations parvenues à Togo First, les deux parties sont à pied d’œuvre pour concrétiser ce partenariat qui devrait ériger Lomé, comme hub énergétique pour la fourniture en GNL des pays de l’hinterland, en particulier le Mali et le Niger.
Fiacre E. Kakpo
Représentant le Togo à la grande exposition du Salon de l’innovation dans l’éducation en Afrique qui s’est tenue à Dakar, le jeune Togolais, responsable de la start up « Mobile Labo » a décroché le 2e prix de l’entreprise la plus innovante dans le secteur de l’éducation en Afrique, juste derrière l’entreprise ghanéenne Dext Technology.
Promoteur de l’idée selon laquelle « On ne peut enseigner la science qu'en la faisant faire », la start up togolaise rapproche les jeunes élèves des expériences scientifiques. Concrètement, il s’agit « d’un laboratoire scientifique mobile qui propose du matériel de laboratoire et des travaux pratiques aux écoles, pour une éducation scientifique expérimentale des élèves. Le modèle économique consiste à confectionner et à vendre du matériel didactique scientifique, aller dans les écoles pour organiser des TP, et fournir des recherches scientifiques aux entreprises », précise le site de la start up www. mobilelabo.tg.
En remportant ce prix qui correspond à une enveloppe financière de 40 000 $, la start up togolaise vient de gravir un nouvel échelon dans son ascension et vers la reconnaissance internationale de sa solution. En 2016, Dodzi Agaglo se révélait aux Togolais en décrochant le prix du startupper de l’année, organisé par Total Togo avec à la clé, près de 10 millions FCFA.
Notons que le Salon de l’innovation dans l’éducation en Afrique est une initiative portée par la commission de l’Union Africaine et l’Etat sénégalais. Il vise à créer une plateforme de partage d’expériences thématiques, à mettre en lumière et à récompenser les innovations les plus marquantes dans le secteur de l’éducation.
Objectif : relever le défi d’une éducation inclusive et celui d’une formation de qualité sur le continent.
Séna Akoda
Le Groupe Toofan a été couronné « Meilleur Groupe Africain » et « Meilleur Artiste Francophone » ce dimanche 7 octobre 2018 à Dallas lors de la 5ème édition des Afrimma Awards (African Muzik Magazine Awards & Music Festival).
Le duo, composé de Master Just et Barabas, représentait le Togo dans 3 catégories. Celles du Meilleur groupe masculin d’Afrique de l’Ouest, Meilleur groupe africain et Meilleur groupe francophone.
Le tandem qui vient de signer Conquistadors, un nouvel album s’est vu une nouvelle fois porté au pinacle, devant de grosses pointures du 4e art sur le continent, à l’instar des ivoiriens Serge Beynaud et Dj Arafat, des congolais Fally Ipupa, Hiro ou Maître Gims, ou encore des Camerounais Stanley Enow, Locko et Daphne.
Les Afrimma Awards, prestigieuse compétition annuelle qui prime les meilleurs artistes africains, couvre tous les genres musicaux du continent.
Octave A. Bruce
Dans une tribune publiée le 03 octobre dernier, Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, négociateur en chef désigné des pays d’Afrique Caraïbes et Pacifique (ACP), lève le voile sur les attentes de ce bloc en ce qui concerne l’avenir de la coopération avec l’Union européenne (EU), après 2020.
Deux jours après l’entame, à New-York, du premier cycle des négociations sur l’avenir de l’Accord de Cotonou qui connaîtra son épilogue en 2020, le diplomate togolais appelle à plus d’ambition et d’imagination afin d’engager les deux parties à amorcer ensemble « le chemin de la prospérité ». « Il nous faut plus d’ambition et d’imagination pour comprendre les enjeux nouveaux de notre coopération que nous souhaitons et voulons plus féconde, équitable et responsable. », affirme le professeur en philosophie politique.
Pour Robert Dussey, le nouveau paradigme, cadre dans lequel devrait s’inscrire le nouveau deal avec l’EU, devraient s’établir sur la base d’un partenariat décomplexé, bâti sur un rapport de stricte égalité. L’objectif étant de parvenir à un accord qui tient compte « des réalités et problèmes de chaque sphère géographique du groupe ACP », et corriger les couacs de l’accord de Cotonou, signé à l’orée de ce millénaire (2000).
« Les ACP espèrent moins la charité que la justice et l’équité dans les termes du futur accord de partenariat », a fait savoir Dussey.
Et de prévenir : « Le partenariat ACP-UE ne peut tenir ses promesses que s’il n’annihile pas les efforts endogènes de développement des ACP, n’induit pas le démantèlement de leurs jeunes industries et économies. ».
Pour le ministre togolais, « l’accord post-Cotonou doit aider à la réalisation du développement durable dans les pays ACP. Le droit au développement des peuples ACP, les ODD, l’accord de Paris sur les changements climatiques et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine doivent être au cœur du futur accord de partenariat ACP-UE. ».
Selon le chef d’orchestre de l’après-Cotonou, côté ACP, les sujets à inscrire à l’agenda des négociations sont divers et toucheront des domaines telles que l’économie et l’investissement, la coopération au développement, la recherche et l’innovation technologique, les changements climatiques, la guerre à la pauvreté, la sécurité, le dialogue politique et la migration.
Sur ce dernier volet, le dirigeant africain estime qu’en dépit de leur importance et de leur l’actualité, aussi nécessaires qu’elles soient pour engager, ensemble, les deux parties, sur le chemin de la prospérité, les questions migratoires ne devraient occulter ou influencer les défis à révéler dans ce nouveau cadre politique, plus modernisé, qu’UE et ACP s'apprêtent à mettre en branle. « La question migratoire sera sans doute un point essentiel du pilier UE-Afrique de l’accord, mais elle ne doit pas éluder la pertinence des débats, impacter dans le sens négatif les termes de notre futur accord de coopération.», souligne Robert Dussey.
Cette reflexion du chef de la diplomatie togolaise émerge dans un contexte où les pays européens semblent, de plus en plus, gérer leurs relations avec l’Afrique à travers le prisme du contrôle des migrants.
Fiacre E. Kakpo
Le ministre togolais de l’Economie et des Finances Sani Yaya est à Paris où il devra prendre part, ce lundi 08 octobre 2018, à la traditionnelle réunion des ministres de l’Economie et des Finances, en prélude aux Assemblées d’automne du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale, prévues à Bali, du 12 au 14 octobre 2018.
Cette réunion qui est organisée conformément aux usages, six mois après celle de Brazzaville, devrait permettre aux argentiers des gouvernements d’échanger aux côtés de leur homologue français Bruno Lemaire, sur les enjeux liés à la Zone franc.
Les ministres, les gouverneurs et les présidents des commissions de la CEMAC et de l’UEMOA, vont aborder divers thèmes, notamment les perspectives macroéconomiques, les risques et les opportunités de la Zone franc, les enjeux. Ils devront, en outre, faire le suivi de la mise en œuvre des réformes sur la mobilisation des ressources intérieures.
Dans la perspective de cette rencontre, les experts des 14 pays de la Zone franc (UEMOA et CEMAC) ont planché le 05 octobre 2018 sur la plupart des sujets d’intérêt, devant être soumis à la réflexion des ministres argentiers des gouvernements. A titre d’illustration, la situation macroéconomique et l’état de la convergence nominale en zone franc, le suivi des recommandations, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Les experts se sont penchés sur la finalisation du projet de communiqué de presse à soumettre aux ministres et ont également porté une attention aux thèmes des prochaines réunions des ministres des finances de la Zone franc.
Séna Akoda