Togo First

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7,9 sur 10, c’est la note attribuée à la mandature du Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest  (CEDEAO), indique un sondage réalisé par l’institut de Prospective et sécurité, ce 29 juillet,  auprès  de 1783 députés africains, du 15 juin au 18 juillet.

Selon Bruno Panucchi, de l’institut de Prospective et de sécurité, ce sondage donne une photocopie instantanée des députés africains des 15 pays de la CEDEAO, se prononçant sur les problèmes de la communauté et les problèmes qui vont être traités ce lundi à Lomé.

Il ressort de ce sondage, commente-t-il, que la CEDEAO, sous la présidence du Togo a fait un bon travail. A la lumière du résultat de l’évaluation, Bruno Panucchi estime que la CEDEAO, marque son territoire. Il ajoute qu’elle va peut-être s’élargir au Maroc et à la Mauritanie qui fait son grand retour.

En effet, ce résultat couronne un an d’implication active du Chef de l’Etat togolais dans la vision  communautaire. Elu le 4 juin 2017, à l’issue du sommet de l’organisation à Monrovia, au Libéria, il s’est donné pour mission, d’accélérer le processus d’intégration dans la communauté.

A ce titre, il a, entre autres, engagé des efforts dans le cadre  du renforcement de la sécurité, notamment au Nord Mali, et de la paix en Guinée Bissau. Par ailleurs, ces efforts lui ont valu une reconnaissance de ses pairs qui ont porté son pays à la tête du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine au dernier sommet de l’institution.

En prélude au sommet CEDEAO/CEEAC qui s’ouvre ce 30 juillet 2018 dans la capitale togolaise, une réunion regroupant des ministres des Affaires Etrangères et ceux de la Défense Nationale des différents pays, a planché sur un projet de déclaration commune des participants. C’était le 28 juillet 2018.

Dans son discours, le patron de la diplomatie togolaise a  justifié la présence des différentes délégations par un impératif de l’heure : « celui de la coopération interrégionale pour mieux faire face à certains défis cruciaux communs auxquels sont confrontées nos deux régions ».

Cette présence traduit en effet l’option de coopération des ensembles sous régionaux CEDEAO-CEEAC en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

C’est également, selon le ministre, « la preuve de ce que les deux institutions communautaires ont compris que la forme qu’ont pris aujourd’hui les défis sécuritaires et les incertitudes qu’ils induisent en termes de développement et de sécurité humaine, rend indispensable l’agir synergique ».

Le ministre togolais des Affaires Etrangères et de la Coopération  insiste sur la nécessité d’intensifier cette coopération car « le défi est collectif ; la riposte ou l’action doit l’être aussi ».

Abordant la forme de la riposte contre ces fléaux, Robert Dussey relève que  l’option militaire s’impose, il relativise toutefois son efficacité. « Elle n’est pas un remède suffisant », a-t-il fait observer. Pour gagner cette guerre, « nos deux régions sont appelées à gagner la guerre contre l’ignorance, la radicalisation, les fondamentalismes et les extrémismes. Il s’agit de sevrer le terrorisme de ses terreaux favorables par la prévention qui implique l’éducation à la lucidité ». Et ce sera par « l’éducation à la lucidité que les endoctrinements, les radicalismes et les extrémismes dont se nourrit le terrorisme » seront boutés hors des deux sous-régions, précise le ministre.

Séna Akoda

 

Selon la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), fin mars 2018, dans l’espace Uemoa, sept (07) institutions de microfinance étaient en difficultés et placées sous administration provisoire.

Ainsi, le Togo compterait deux établissements dans ce lot contre trois au 30 septembre 2017.Cette atténuation devrait se poursuivre les mois à venir, dans un contexte où la nécessité d’assainir le secteur financier est devenue, on ne peut plus urgente.

Plusieurs mesures ciblées visant à améliorer l’environnement de la microfinance ont été prises par les autorités togolaises avec le soutien de la Banque centrale, a-t-on appris à l’issue de la 2e session du Conseil national du crédit (CNC).

Selon le ministre de l’économie et des finances, des instructions fermes ont été données pour mettre un terme à la prolifération anarchique des structures illégales. Ces institutions présenteraient un risque important pour l’économie togolaise. 

Notons qu’à la fin mars 2018, le nombre de SFD dans l'UMOA s'est établi à environ 593.

Lomé, capitale des grands événements, en cette fin juillet, est sous les feux de la rampe depuis dimanche. Et ce premier plan de scène devrait durer encore jusqu’au mardi, pour le plus grand bien de l’activité économique.

En marge du sommet conjoint des Chefs d’Etats et de gouvernement de la Cedeao et de la Ceeac qui s’ouvre ce lundi 30 juillet à Lomé, l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema de Lomé est le théâtre depuis hier d’un intense ballet d’arrivées de délégations de haut niveau.

C’est le président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera qui a le premier, foulé le sol togolais. Il a été accueilli à sa descente par le chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé.

Le président centrafricain a été suivi par ses homologues Roch Marc Christian Kaboré, Dénis Sassou-N’guesso, Macky Sall, José Mario Vaz, Adama Barrow, Mahamadou Issoufou, Georges Weah, Muhammadu Buhari, Nana Akufo-Addo, Alpha Condé, Julius Maada Bio et Alassane Ouattara. Respectivement présidents du Burkina Faso, du Congo, du Sénégal, de la Guinée Bissau, de la Gambie, du Niger, du Libéria, du Nigéria, du Ghana, de la Guinée Conakry, du Sierra Léone et de la Côte d’Ivoire.

Les délégations burundaises, angolaises, équato-guinéennes et de Sao Tomé et Principe ont été également accueillies à leur arrivée sur le tarmac par le chef de l’Etat et président en exercice de la Cedeao Faure Essozimna Gnassingbé.

Les autres délégations sont attendues ce matin pour ce sommet de haut niveau consacré à la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre l’extrémisme violent.

Outre ce sommet inédit entre les deux organisations régionales, Lomé abrite également du 30 au 31 juillet 2018, deux autres rencontres internationales que sont la 20ème session des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA et le sommet ordinaire de la CEDEAO. 

Ninsao Gnofam, ministre togolais des infrastructures et des transports, a pris vendredi 27 juillet dernier, les rênes du comité des ministres de l’Asecna qui tenait à Lomé sa 62ème session. Le Togo succède ainsi, officiellement à Madagascar.

La cérémonie de passation de service s’est déroulée en présence du chef du gouvernement Komi Selom Klassou, du Dg de l’institution aérienne Mohamed Moussa et du Colonel Gnama Latta, patron de l’aviation civile togolaise.

Le président sortant, le ministre malgache des transports et de la météorologie Beboarimisa Ralava, a donc transmis à son homologue togolais Ninsao Gnofam les rênes de l’instance suprême de l’organisation, pour un mandat d’un an.

En marge de cette réunion, de nombreux accords ont été signés entre les pays membres, dans le but de renforcer les activités de l’agence basée à Dakar au Sénégal. Le Togo a notamment signé deux accords aériens avec le Niger et le Congo.

Cette réunion des ministres de tutelle des 18 pays membres de l’Agence visait à explorer les voies et moyens pour améliorer l’efficacité des systèmes de l’institution crée en 1959.

L’Asecna, qui supervise un ensemble de 103 aéroports, dont 27 internationaux, a obtenu le 30 avril dernier, la certification Iso 9001 version 2015, pour l’ensemble de ses performances.

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) vient de faire un point sur les activités de microfinance dans l'espace Uemoa au 31 mars 2018. De ce document, il ressort que le microcrédit togolais est sur une bonne dynamique, reflétant une amélioration de l’inclusion financière et une embellie régionale.

Les Togolais et la microfinance : la romance se poursuit

Selon le rapport, les dépôts collectés par les systèmes financiers décentralisés (SFD) se sont établis à 1248,7 milliards de francs CFA fin mars contre 1166,6 milliards FCFA, un an auparavant. Soit une progression de 7%. Cette hausse est tirée par une belle performance dans l’ensemble des pays de l’Union, sauf le Bénin. En effet, les ressources mobilisées par les structures de microfinance ont connu un bond significatif en Guinée-Bissau (+45,4%), en Côte d'Ivoire (+13,1%), au Togo (+10,1%), au Niger (+9,5%), au Burkina (+7,2%), au Mali (+5,6%) et au Sénégal (+5,2%). En revanche, un repli a été noté au Bénin (-5,6%).

On estimerait à 83 858 FCFA le montant moyen des dépôts, par membre, à fin mars 2018 contre 88 686 FCFA à fin mars 2017. Une baisse qui pourrait être attribuée à une amélioration de 13,2% de l'accès des populations aux services financiers offerts par les institutions de microfinance. Le nombre de bénéficiaires de ces services étant passé de 13 154 639 un an plus tôt, à 14 890 244 à fin mars 2018.

Selon un graphe fourni par l’institution bancaire, l’encours des dépôts avoisinerait les 200 milliards FCFA pour le Togo, soit près du double du volume du Bénin (qui chute à moins de 100 milliards) et plus de trois fois l’encours du Mali. Sur ce plan, le Togo avant-dernier pays en termes de PIB, se place en 4e position derrière le Sénégal (plus de 300 milliards), la Côte d’Ivoire (plus de 250 milliards), le Burkina Faso (un peu moins de 250 milliards).

Les microcrédits en hausse de 15,3%

S’agissant de l'encours des crédits octroyés par les systèmes financiers décentralisés (SFD), le portefeuille s’est élargi de 15,3% fin mars 2017, pour ressortir à 1263,2 milliards de FCFA. Cette croissance a été constatée en Guinée-Bissau (+64,9%), en Côte d'Ivoire (+31,8%), au Burkina (+16,5%), au Bénin (+14,5%), au Mali (+13,5%), au Togo (+10,0%) et au Sénégal (+9,4%). Toutefois, une baisse a été enregistrée au Niger (-2,4%).

L'encours moyen des financements par membre s'est accru, en ressortant à 84 835 FCFA à fin mars 2018 contre 83 263 FCFA une année auparavant.

Selon l’évolution de l'encours des crédits par pays, le Togo se placerait 4e, en ballotage favorable avec le Bénin. Toutefois, le volume de crédits octroyés dont le remboursement est en cours, a légèrement baissé par rapport à décembre 2017, se situant désormais dans le voisinage des 150 milliards FCFA.

Si « l'analyse des indicateurs d'intermédiation des SFD de l'Union laisse apparaître une évolution relativement propice à l'inclusion financière », elle n’occulte pas la dégradation du portefeuille qui s'est inscrit en hausse, ressortant à 8,1% contre 5,6% à fin mars 2017, pour une norme généralement admise de 3% dans le secteur.

Pour rappel, au Togo, la microfinance occupe une position hautement stratégique dans l’ensemble du secteur financier, où elle contribue de manière importante à l’inclusion financière

Fiacre E. Kakpo

Vendredi 27 juillet 2018, Orabank-Togo a organisé à son siège, dans la capitale togolaise, une cérémonie de remise de prix aux gagnants de ses jeux tombola de 2016 et 2017.

Cette cérémonie, selon Komi Tiassou, directeur du Réseau d’agences représentant le directeur général, vise à encourager et à récompenser les clients qui épargnent à Orabank. Mais, préalablement, celui-ci a entretenu l’assistance sur la notion de l’épargne, pourquoi et comment épargner, qui peut épargner, quelles conditions remplir pour ouvrir un compte bancaire.

Abordant ces différents points, il a, entre autres indiqué que l’épargne, c’est la partie non consommée du revenu d’un agent économique, destinée à faire face aux imprévus ou à permettre de construire son avenir. Le représentant du directeur général de la banque a insisté sur la discipline du client, mais également sur une bonne compréhension de l’offre.

A cet effet, il s’est exercé à présenter les offres d’épargne disponibles à Orabank. En dehors des avantages précités que le client en tire, celles-ci sont rémunérées à un taux d’intérêt et, par-dessus tout, donnent droit à des gains, a-t-il souligné.

A titre illustratif, les campagnes 2016 et 2017 des jeux tombola organisées par l’institution financière ont, permis à certains clients épargnants de remporter des prix, à l’unique condition d’avoir eu sur leur compte, un montant minimal de cinquante mille (50 000) FCFA. 

Les prix décernés varient de gadgets à des bons d’achat de cent mille (100 000) FCFA et à des parcelles de terrain de 600 m2 d’une valeur estimée à « quatre millions (4 000 000) FCFA », selon Espoir Wilson-Teteh, représentant d’un gagnant. Cette année,  la campagne se poursuit avec le message « Plus j’épargne, plus je suis content ».

 Séna Akoda

Le 27 juillet 2018, la communauté électrique du Bénin célébrait son Jubilé d’or. 50 ans plus tôt, soit le 27 juillet 1968, naissait la communauté électrique du Bénin. Portée par la vision commune des chefs d’Etat béninois et togolais de doter leurs pays d’une structure commune, à même de produire et transporter de l’énergie dans les deux pays. L’institution a rencontré, à son siège à Lomé, les gens de médias pour dresser le bilan d’un parcours cinquantenaire.

Une vision

« Les pionniers de la CEB ont été visionnaires en créant cette communauté », selon Karimou Chabi Sika, directeur général de cette institution, assisté de Foli-Bazi Katari, son directeur général adjoint. Le projet était en effet unique et original à l’époque, dans la sous-région, et inspire depuis lors en Afrique de l’ouest, a reconnu le N°1 de l’institution.

Du concret

Plusieurs réalisations sont à l’actif de la CEB, en cinquante (50) ans d’activités. Au nombre de ces acquis, l’interconnexion électrique Bénin-Togo (161 kwh), la 1ère réalisation tangible. Le second temps fort est marqué par l’interconnexion avec le Nigeria (CEB-Nigeria), avec une capacité de 330 kwh. Cette réalisation traduisait la volonté de diversifier les sources de production d’énergie.

Pêle-mêle,  il y a également la construction du barrage de Nangbéto sur le fleuve Mono, une des sources d’énergie les moins chères, un fleuron commun aux deux Etats ; l’interconnexion des deux Nord. (Bénin-Togo) (un réseau qui alimente l’ensemble des localités de la CEB).

D’autres infrastructures de production et de transport d’énergie figurent parmi les réalisations phares de la CEB. En matière de production, on note la construction d’une centrale hydroélectrique de 65 MW et de deux centrales thermiques de 20 MW chacune. En matière de transport d’énergie, 1763 km-circuits de lignes HT ont été construites, ainsi que 22 sous-stations de transformation, un centre de contrôle à Lomé et un centre de secours à Cotonou.

En dehors des interconnexions, un centre de formation professionnelle à Abomey-Calavi, formation des premiers techniciens ayant donné vie à la CEB.

Mais il y a eu également des difficultés

Selon le directeur général, la CEB a été confrontée à certaines périodes à des crises énergétiques dues à la mauvaise pluviométrie notamment en 1983, 1984, 1998 et 2006. Et, en outre, à des crises financières en 1988-1989 à cause de la faillite des banques au Bénin et en 1992-1993 à cause de la crise sociopolitique au Togo. Toutefois, toutes ces crises ont été surmontées grâce à l’esprit de solidarité entre les deux Etats du Togo et du Bénin, souligne-t-il. A l’heure du bilan, Karimou Chabi Sika déclare : « La CEB a fait du chemin, mais notre mission n’est pas de nous féliciter pour ce que nous avons réalisé », déclare-t-il.

Cap sur les défis et perspectives

Karimou Chabi Sika lève également le coin du voile sur les défis de l’institution. Il s’agit, entre autres, de la construction du barrage d’Adjaralla et de l’entrée dans le secteur des télécommunications avec en toile de fond le transport et la commercialisation des fibres optiques de la CEB. L’avenir du modèle d’intégration énergétique entre le Togo et le Bénin  passera également par la réussite d’un mix énergétique qui devrait prendre en compte les énergies renouvelables. Un défi que la structure devrait relever. « Il est vrai que le coût du solaire baisse au fil des années ». Mais il y a un obstacle de taille : « il n’y a pas de soleil la nuit ; or tout le monde veut avoir l’électricité 24h/24. Nous avons l’ambition d’exploiter le solaire et le combiner avec l’hydraulique mais nous sommes en veille stratégique pour le moment », a nuancé le directeur général.

Séna Akoda

Le Chef de l’Etat togolais, président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cedeao, Faure Gnassingbé, était à son grand oral le 27 juillet 2018. C’était à l’occasion de la séance de dialogue BRICS-Afrique placée sous le thème « comment renforcer la coopération entre les BRICS et l’Afrique pour une croissance inclusive et une prospérité partagée ? ». Il avait à ses côtés le Président Macky Sall du Sénégal.

Dans un discours concis, il a, au nom de la Cedeao, adressé ses remerciements aux leaders des BRICS pour l’invitation à participer à ce sommet. Une preuve, selon lui, de leur l’esprit d’ouverture et sens de solidarité. Il a ensuite présenté  à l’auditoire la CEDEAO, une organisation qui regroupe quinze (15) Etats et représente une population d’environ 320 millions d’habitants.

Une vision commune BRICS-CEDEAO

Le Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao a, après avoir déclaré adhérer au thème de la rencontre,  mis en relief « les efforts inlassables » déployés au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour « plus d’intégration économique et le bien-être des populations », avec pour socle, la croissance inclusive et le développement partagé.

A cet effet, il rappelle « la vision 2020 » baptisée « vers une communauté démocratique et prospère » élaborée par l’institution sous régionale afin de parvenir à une région de paix et de prospérité découlant des engagements de développement à long terme pris par l’ensemble de nos pays.

Cette vision, souligne-t-il, « repose sur cinq piliers transformationnels pour le développement intégré de l’Afrique de l’Ouest à savoir la paix et la sécurité, la bonne gouvernance, la mise en valeur des ressources de la région, l’intégration économique et monétaire et la promotion du secteur privé ». Elle s’est traduite par un programme communautaire de développement dont la version révisée adoptée par les chefs d’Etat en décembre 2016 comporte des projets prioritaires dans le domaine des infrastructures de transport, de l’énergie, de l’agriculture et de la santé.

Faure Gnassingbé a plus concrètement indiqué que l’un des projets majeurs de ce programme communautaire de développement, est le projet de construction d’une autoroute Lagos-Dakar en deux phases à savoir Lagos-Abidjan et Abidjan-Dakar. Il a ajouté, à cet égard, que « la première phase est le tronçon par lequel transitent 70% des marchandises de la région et relie les deux grandes capitales économiques que sont Abidjan pour la République de Côte d’Ivoire et Lagos pour la République Fédérale du Nigéria ».

Des pistes de partenariat et de coopération BRICS-CEDEAO

Le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a exploré des pistes de partenariat et de coopération entre la Cedeao et les BRICS. « Pour mettre en œuvre efficacement ces chantiers lancés dans le cadre de la «vision 2020 », fait-il observer, « des Task Force de haut niveau composées des chefs d’Etat de la sous-région sont mises en place, notamment sur le programme de la Monnaie unique de la CEDEAO et sur le programme de libéralisation des échanges. Sur l’ensemble de ces chantiers, il existe de bonnes opportunités de coopération avec les BRICS car, nous savons que vos pays excellent dans le domaine de la construction des infrastructures ».

Dans cette volonté de coopération entre les deux entités, le Chef de l’Etat adresse un appel solennel aux pays membres des deux organisations: « Nous invitons donc les pays de nos deux organisations, les BRICS et la CEDEAO, à se rapprocher pour étudier les possibilités de coopération et de partenariat ». Et ajoute : « Dans cette perspective, un partenariat gagnant-gagnant avec la nouvelle banque de développement créée par les BRICS en 2016 pourrait se nouer avec la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). Je pense que ce sont deux bras financiers au service du développement qui pourraient se rapprocher peut-être par une prise de participation croisée dans les structures pyramidales de chacune des deux institutions ».

En marge de ce sommet de haut niveau, le Chef de l’Etat a eu, pêle-mêle, à s’entretenir avec Cyril Ramaphosa, président de la Nation Arc-En-Ciel, Vladimir Poutine de la Russie, Xi Jinping de la Chine.

La Commission économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Suisse ont signé le 25 juillet 2018 à Abuja, au siège de l’institution sous régionale, un accord financier de 3 milliards FCFA.

Cet accord conclu par Jean Claude Kassi Brou (photo), président de la commission de la Cedeao, et Eric Mayoraz, ambassadeur suisse accrédité auprès du Nigeria, du Tchad, du Niger et de la Cedeao, vise à booster le secteur de l’élevage dans la communauté. Sa signature « fait suite à une volonté commune exprimée par les deux parties, à travers une lettre d’intention, de renforcer la coopération entre elles », indique un communiqué de l’institution, consulté par la rédaction de Togo First.

Cet attrait pour le secteur de l’élevage semble se justifier amplement. Selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), ce secteur contribue à près de 40% du PIB agricole de la sous-région. L’élevage joue ainsi un rôle non négligeable dans le développement économique de l’espace.

Cet accord devrait, à terme, améliorer la productivité agricole et permettre de mieux garantir la sécurité alimentaire au sein de l’ensemble sous régional, espère la Commission. Par ailleurs, il devrait renforcer le partenariat de développement économique existant entre la Suisse et les 15 pays membres de la communauté, dont le Togo.

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