Le Togo a enregistré l’arrivée d’une nouvelle compagnie, Overland Airways. Celle-ci devra assurer 4 fois par semaine des liaisons avec la capitale togolaise à partir de Lagos via Cotonou, en un temps plus court. La compagnie annonce ses couleurs dans le ciel togolais, après son vol inaugural effectué le 12 aout dernier.
Cette amélioration des capacités de desserte des deux capitales sous régionales vise à « offrir des choix aux clients » et à « contribuer à l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest », a indiqué Aanu Benson, directrice des opérations d’Overland Airways. La compagnie nigériane, qui a été créée en 2002, desservira Lomé, les lundi, mardi, jeudi et dimanche, avec une escale obligatoire à Cotonou.
« Nous voulons faire profiter aux voyageurs de la région, des excellents services que nous offrons ; c’est une expression de la reconnaissance de l’aviation nigériane en Afrique de l’Ouest », a également ajouté la responsable de la compagnie qui dispose d’une flotte de 8 avions modernes de dernière génération.
Le Colonel Lama Gnatta, patron de l’aviation civile togolaise, s’est, pour sa part, félicité de la création de cette nouvelle liaison qui va favoriser « le développement économique et faire venir plus facilement les hommes d’affaires ».
Overland Airways, membre de l’IATA (Association Internationale du Transport Aérien), est l’une des 8 principales compagnies aériennes nigérianes. Elle a effectué en 2017, un trafic intérieur national de 7 646 600 passagers.
La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a lancé, ce jeudi 16 août 2018, un avis à manifestation d’intérêt pour la sélection des entreprises de l’UEMOA désireuses d’intégrer les cohortes de formation.
Le Programme ELITE est un programme international développé par le London Stock Exchange Group (LSEG), en 2012, pour aider les PME à préparer et à structurer la prochaine étape de leur croissance à travers l'accès à des opportunités de financement à long terme. Pour ce faire une approche innovante a été adoptée comprenant un programme de formation, une période d’accompagnement, soutenue par des mentors, et un accès direct à la communauté financière par le biais d’une plateforme communautaire dédiée.
Pour rappel, les PME seront sélectionnées sur la base des critères suivants :
Les PME intéressées par ledit Programme, et répondant aux critères ci-dessus énumérés, sont priées de déposer auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie de leur pays ou des Antennes Nationales de Bourse (ANB), un dossier de candidature qui doit comprendre les pièces et documents suivants :
Les dossiers de candidature doivent être déposés aux lieux susmentionnés au plus tard le 31 août 2018 à 17 heures et porter la mention « Candidature entreprise – PROGRAMME ELITE BRVM Lounge ».
Le Programme ELITE pour les PME au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), dénommé ELITE BRVM Lounge, a été lancé le 9 novembre 2017 à Abidjan par la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).
(*) Documents téléchargeables sur le site www.brvm.org
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a lancé un appel pour transférer aux agriculteurs africains les nouvelles technologies susceptibles de transformer la production agricole du continent. « Les technologies permettant de réaliser la révolution verte de l’Afrique existent, mais sont rangées au placard. Le défi réside leur vulgarisation auprès des millions d’agriculteurs », a indiqué M. Adesina.
Soulignant la détermination de la Banque à changer le visage de l’agriculture en Afrique pour libérer de nouvelles sources de richesse, le président a par ailleurs affirmé : « Il n’y a aucune raison que l’Afrique consacre 35 milliards de dollars par an à l’importation de produits alimentaires. Il suffit d’exploiter les technologies disponibles pour augmenter rapidement la productivité agricole et les revenus des agriculteurs, et de garantir des prix alimentaires accessibles aux consommateurs. »
Grâce à son initiative « Enable Youth », la Banque africaine de développement a déjà consacré, ces deux dernières années, près de 300 millions de dollars au développement de la prochaine génération d’agro-industriels et d’agriculteurs commerçants en Afrique.
« Avec l’arrivée des drones, des tracteurs automatisés, de l’intelligence artificielle et de la robotique, l’agriculture évolue », a souligné le président Adesina. « Il est plus que probable que les futurs agriculteurs resteront assis chez eux avec des applications informatiques utilisant ces drones pour déterminer la taille de leurs fermes, surveiller et guider l’épandage des intrants agricoles ou les moissonneuses-batteuses sans conducteur. »
Au Togo, les comptes publics notamment ceux des établissements publics, des fonds et d’organismes publics subventionnés sur la période 2018-2020, vont être passés au crible. Ces missions visent à mettre au goût du jour et, surtout, à s’assurer de l’efficience de la gestion des fonds par les organismes visés.
Elles devraient, en outre, permettre de s’assurer de ce que les ressources des entreprises ou établissements publics de l’Etat ont été utilisées conformément aux normes et principes de la comptabilité publique. Et, au surplus, de vérifier si les ressources obtenues de l’Etat sont réellement affectées à leurs fins et, si les biens pour lesquels les dépenses ont été faites, ont été acquis conformément aux procédures du code des marchés publics en vigueur au Togo.
Il en va de même pour les services fournis à ces organismes. Les missions d’audit devront s’étendre à la vérification de l’authenticité des pièces justificatives pour les opérations et, révéler la réalité des mouvements de comptes effectués par les entités citées, pendant la période sous revue.
L'Etat vise également, avec ces opérations, à évaluer le respect par les structures concernées, des procédures de préparation des états financiers, conformément aux normes en vigueur, entre autres.
A cet effet, l’Etat a lancé un avis à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un cabinet ou d’un consultant en charge de ces missions de commissariat aux comptes. Le processus d’évaluation des dossiers de candidature devrait être finalisé le 05 septembre 2018.
Séna Akoda
Progressivement, le Togo migre vers l’assurance santé pour tous. Quelques années après la mise en route du régime de l’assurance maladie obligatoire, des réflexions et démarches sont en cours pour tendre vers une universalisation de ce service au Togo.
Confiée à l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM), cette assurance, préalablement applicable aux agents du secteur public, est en train d’étendre son champ d’application. D’abord, en formalisant l’extension de sa couverture aux volontaires nationaux de compétence. Et, ensuite, en entrevoyant la possibilité d’une prise en charge du secteur privé.
Selon le n°1122 du journal « L’Union Pour la Patrie » paru hier, 14 août 2018, les responsables du Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo) et ceux de l’INAM ont exploré ensemble, lors d’une réunion de travail tenue le 24 juillet 2018, les pistes d’une extension des prestations de l’INAM au secteur privé. De cette rencontre, il est à retenir une annonce importante : une convention devrait être signée entre la structure en charge de la gestion de l’assurance santé obligatoire et le CNP-Togo « avant fin décembre 2018 ».
Cette convention devrait poser les bases d’une coopération renforcée entre les deux parties. Ces jalons se déclinent en trois objectifs : soutenir la promotion de l’INAM au sein des entreprises privées ; favoriser l’accès aux services de l’INAM ; et coordonner les actions de l’INAM auprès du secteur privé.
Dans cette optique, un comité de pilotage et une équipe projet regroupant les membres des deux institutions devraient examiner les modalités techniques et les implications financières de cette extension de l’INAM au secteur privé. A terme, espère l’INAM, le système devrait déboucher sur l’élargissement, voire l’universalisation de ses prestations.
Séna Akoda
Après une belle performance consacrée fin juillet par une moisson financière de 57,49 milliards FCFA à la faveur d’une émission simultanée de titres, pou un objectif initial de 50 milliards FCFA, le Togo recherche le vendredi 17 août 2018, 20 milliards FCFA sur le marché financier régional.
Par avis d’appel d’offres du 10 août 2018, l’Agence UMOA-Titres et le Trésor public du Togo annoncent, en effet, la cession d’Obligations assimilables de Trésor (OAT) d’un montant de 20 milliards FCFA, pour le vendredi 17 août 2018. Avec pour date de valeur, le lundi 20 août 2018.
L’opération vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et établissements publics afin de combler les besoins de financements exprimés par l’Etat togolais pour son budget, gestion 2018.
La valeur nominale unitaire des obligations est fixée à 10 000 FCFA et l’opération assortie d’un taux d’intérêt de 6,00%. Elle est stipulée pour une maturité de 610 jours et son échéance fixée au 21 avril 2020.
Séna Akoda
REDD+ signifie « Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation forestière ». L’objectif de ce programme est de rémunérer les pays en développement qui adoptent des mesures pour améliorer leur couverture forestière et ainsi augmenter leur capacité de stockage de carbone et leur efficacité dans la lutte contre les changements climatiques.
Ce lundi 13 août à Lomé, sous la supervision du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, la coordination du projet Redd+ a donc lancé officiellement l’examen de deux études analytiques dont l’objectif est d’améliorer la couverture forestière au Togo.
La première étude vise à définir la méthodologie et l’évaluation de la biomasse végétale togolaise afin d’estimer sa capacité de stockage de carbone.
La seconde étude devrait porter sur des données historiques réalisées sur la couverture forestière au Togo de 1975 à 1982. Ce travail d’analyse historique devrait permettre d’établir la ligne de référence pour une amélioration de cette couverture forestière.
La superficie des forêts du Togo n’a cessé de régresser au fil des années. Evaluée à 449 000 hectares en 1970, elle est tombée à 287 000 hectares en 1980 pour atteindre 140 000 hectares en 1990. D’après les résultats du premier inventaire forestier mené entre 2015 et 2016, le Togo ne dispose plus que d’un taux de couverture en ressources forestières de 24,24%.
La 42ème session ordinaire du Comité interparlementaire (CIP) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) s’est ouverte à Lomé ce lundi 13 août 2018 pour une semaine. C’est le Président de l’Assemblée Nationale du Togo, Dama Dramani qui a donné le coup d’envoi.
Cette semaine, les parlementaires exploreront des pistes de solutions susceptibles de donner un coup d’accélérateur au processus d’intégration économique et politique dans la sous-région.
Selon le Président du Comité Inter parlementaire de l’Uemoa, Jérémie Ngouan (photo), les travaux porteront également sur l’examen du budget du CIP, de son cadre budgétaire à moyen terme (sur la période qui va de 2019 à 2021) ainsi que sur les problèmes liés au dividende démographique dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Le Togo veut s’inspirer du modèle de protection de la propriété intellectuelle en Chine. Il envoie une trentaine d’agents à un séminaire sur la thématique de la propriété intellectuelle qui se tiendra à Beijing, du 15 août au 03 septembre 2018.
En prélude à ce rendez-vous de renforcement de capacités, un dîner a été offert aux intéressés par les responsables du bureau du Conseil Economique et Commercial chinois.
Ping Hu, qui représente le ministère chinois du commerce chargé de la coopération avec les étrangers, s’explique à cette occasion sur le choix de la thématique : « Nous avons choisi le thème de la propriété intellectuelle pour bien appliquer la concrétisation des projets ». Et de poursuivre, en s’adressant aux séminaristes : « Vous allez bénéficier des expériences des enseignants chercheurs et autres experts chinois, mais eux aussi ont besoin des vôtres pour s’enrichir et pour une complémentarité dans ce domaine ».
Pour sa part, Mnansata Lamatetou, Dg par intérim de l’Institut national de la propriété intellectuelle et de la technologie (Inpit), s’est félicité de cette initiative qui témoigne de la qualité des relations entre le Togo et l’Empire du milieu.
En marge du séminaire, les participants visiteront au cours de leur séjour en Chine, des lieux comme Beijing, la capitale, la Grande Muraille ou la ville de Shenzen.
Un communiqué conjoint émanant de trois ministères, dont celui de l’Economie et des Finances, rappelle que l’opération de collecte de données des activités économiques à Lomé, lancée pour durer 3 mois, est en cours et se poursuit encore pendant « quelques semaines ».
Cette opération de recensement des entreprises, formelles et informelles, a été initiée par le ministère de l’économie par le biais de l’Office Togolais des Recettes (OTR), afin d’harmoniser les données statistiques dont elle dispose. La campagne vise à assainir le fichier des contribuables en actualisant les informations auparavant recueillies (adresses, activités principales ou secondaires…).
A cet effet, il est demandé à la population cible de faciliter le travail des 150 agents recenseurs, identifiables à leur badge, en leur réservant un bon accueil et en faisant preuve de franchise et de sincérité dans les réponses, indique le communiqué.
Les autorités disent compter sur le civisme et la collaboration de tous, en vue de la réussite de cette opération qui devrait s’étendre dans les prochains mois sur toute l’étendue du territoire national.
A terme, il s’agit de doter le pays d’un cadastre fiscal et foncier sûr et fiable, ainsi que d’améliorer le climat des affaires dans le pays.