La ministre des Postes et de l’Economie Numérique a procédé ce 26 juillet 2018 à la réception de l’étude du Consortium SFERE-SOFRECOM-AUF relative à la conception de modules de formations spécialisées en technologies de l’information et de la communication (TIC), à l’issue d’un atelier de restitution.
Une étude qui a consisté d’une part, à faire un état des lieux des programmes de formation en TIC au Togo et d’autre part, à dresser un inventaire des besoins en compétences TIC, afin de recueillir les observations de l’ensemble des parties prenantes et des potentiels acteurs de l’écosystème. La démarche « très pragmatique » a consisté à « questionner les entreprises pour savoir quels étaient leurs besoins de recrutements pour les étudiants », précise la ministre.
Relevant le bien-fondé de cette étude, Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Economie Numérique, souligne que « l’investissement dans le secteur des TIC doit s’accompagner d’un modèle pédagogique innovant favorisant à la fois des savoirs procéduraux, déclaratifs, critiques et réflexifs des apprenants ».
La ministre replace ainsi la nécessité d’une adéquation Formation-Emploi au cœur de l’Economie Numérique. De fait, développe-t-elle, de nombreuses responsabilités jusqu’alors « inédites » au sein des entreprises pourront nécessiter la disponibilité de profils émergents, aussi bien en quantité qu’en qualité. Et la satisfaction de ce besoin devrait faire appel au « recrutement d’une masse critique de ressources humaines disposant de compétences durables et adaptables au caractère versatile des TIC ».
Après l’analyse de ces besoins dans la 1ère phase dont la restitution vient d’avoir lieu, la seconde étape devrait consister à créer des modules de formation et à trouver, au besoin, à l’extérieur, des solutions pour les enseigner sur place. En effet, une fois formés, les formateurs togolais devraient à leur tour dispenser ces cours aux apprenants, en phase avec les exigences du marché de l'emploi.
Séna Akoda
La ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomegah-Dogbé, accompagnée du Coordonnateur national du PRADEB et de la Directrice du Faiej, a entrepris ce mercredi 25 juillet 2018, une visite de terrain aux jeunes entrepreneurs bénéficiaires de l’accompagnement technique de ces deux institutions.
Cette initiative, qui est en réalité une tournée de proximité de trois jours, vise à constater de visu les résultats des efforts fournis par le gouvernement à travers les mécanismes de promotion de l’entreprenariat, échanger avec les jeunes entrepreneurs et artisans en réussite et évaluer les difficultés auxquels ils font face ou encore motiver et encourager les cadets qui hésiteraient encore à emboîter le pas de leurs aînés.
Pour la première journée de cette tournée qui sillonnera du 25 au 27 juillet Lomé-Commune, Agoènyivé, Agou, Govié, Dunyo et Lavié, ce sont six jeunes entrepreneurs qui ont été mis à l’honneur.
Ajavon Ayité, « Valoriser les produits locaux du territoire togolais et aussi garantir une meilleure santé à nos consommateurs »
Le premier à avoir accueilli la forte délégation conduite par la ministre est un informaticien de formation, qui a fait parler son esprit entrepreneurial en se lançant dans la production de bouillon de cuisine naturel connu sous la marque Africube.

Ajavon Ayité Gaël démarre son entreprise, « Ahoenou Sarl », sur fonds propres en Mai 2018. En vue de satisfaire une demande sans cesse croissante, le jeune reconverti bénéficiera d’un accompagnement du Faiej avec 5 000 000 FCFA à la clé.
Suite au diagnostic technique et financier établi par un expert indépendant, sa société recevra également un financement de l’Anpgf à hauteur de 23 518 000 FCFA. Un appui rendu possible grâce au référencement du Faiej à l’Anpgf dans le cadre du partenariat entre les deux institutions.
Peu connu, le bouillon culinaire 100% naturel fait à base de soja d’Ayité semble prendre. Son chiffre d’affaires moyen mensuel se situerait autour de 1 663 129 FCFA. Et sur le plan social, Ahoenou Sarl a réussi à sortir une trentaine de personnes du chômage. 32 exactement dont 18 emplois directs, majoritairement des femmes qui occupent plusieurs fonctions.
Toutefois, la jeune pousse d’à peine 3 mois n’est pas encore rentable. Une rentabilité modeste attribuable à l’insuffisance de communication. D’ailleurs à ce titre, très confiant, Ajavon Ayité ne désespère pas, et mise désormais sur la communication de masse, corde qui manque pour l’instant à son arc.
La restauration au menu de cette première journée
De l’industrie à la cuisine, la transition a été toute trouvée par Victoire Tomegah-Dogbé qui a poursuivi son périple. Destinations : deux entrepreneurs évoluant dans le domaine de la restauration.
Abota Ama Akpénè et Vidjro Komlan, évoluant tous deux dans la restauration et propriétaires respectifs des restaurants 3A Les délices et New Galaxy, ont été les prochaines cibles de la délégation ministérielle.
La première, promotrice du restaurant 3A Les Délices, logé à la Place FAO, a suivi une formation en cuisine et restauration. Elle a sollicité en Janvier 2015, un appui technique et financier du Pradeb d’un montant global de 4 000 000 FCFA qui lui a permis de mettre en place le Restaurant « Mon Plaisir ».

Celle qui a été Lauréate du concours « Meilleur entrepreneur » 2017 dans la catégorie des petites entreprises emploie à ce jour directement 5 personnes.
Le second pour sa part, titulaire d’un BAC et d’une formation en cuisine est le promoteur du bar-restaurant « New-Galaxy » situé à Djidjolé. Comme la précédente, il a bénéficié de l’appui technique et financier du Pradeb qui l’a financé à hauteur de 900 000FCFA.
La ministre s’est montrée très admirative de la progression qu’a connu le jeune restaurateur qui ne compte pas s’arrêter là. En effet, Vidjro Komlan qui emploie 5 personnes pour un chiffre d’affaires mensuel de 1 050 000 FCFA, prévoit de développer une chaîne de restaurants.
Bemah Gado, le passionné par la protection de la nature qui change le quotidien de sa communauté
Après cette immersion dans le monde des fourneaux et des saveurs, le cortège constitué d’une forte délégation d’hommes de médias et de jeunes entrepreneurs ayant également bénéficié des initiatives du ministère du développement à la base, s’est porté vers un jeune entrepreneur de 28 ans dont le projet est loué et reconnu pour son utilité publique.
Lauréat du concours « Projet vert » organisé par le Faiej lors des Journées de l’Entreprenariat et du Développement en 2015, avec l’appui du Pnud, Bemah Gado est le promoteur de Green Industry Plast Togo.
Son entreprise intervient dans le recyclage de déchets plastiques à travers leur collecte et leur transformation en broyats destinés à la fabrication au Ghana de matériaux plastiques. Il a bénéficié d’une subvention de 3 413 000 FCFA et est soutenu notamment par la Mairie de Lomé, l’Anasap, le Pnud, le SCAC et même la Banque Mondiale. A son chiffre d’affaires mensuel moyen qui tutoie les 2 600 000 FCFA, et aux 22 personnes qu’il emploie directement, il faut ajouter 800 autres emplois indirects.
Dernière destination de cette première journée, Vakpossito, préfecture d’Agoè dans la périphérie de Lomé. Victoire Tomegah Dogbé est allée savourer du thé fait à base d’ail et de gingembre.
L’étape de Togo Vie qui concluait une journée aussi chargée qu’épatante a permis de mettre la lumière sur Achad Atchabao. Titulaire d’une licence en Informatique Réseaux et télécommunication, le jeune homme toujours passionné de TIC, s’est lancé dans les infusions thérapeutiques plus connues sous la marque « Africathé ».
Le jeune a, dans un premier temps, démarré sur fonds propres, bénéficiera d’un appui technique et financier du Faiej. Il investira les 2 497 500 FCFA dans l’équipement et dans l’expansion de l’entreprise. Africathé qui dispose également d’une unité de production au Burkina Faso, emploie environ 18 personnes dont 14 permanents. En une année, Africathé a réussi à poser ses jalons dans la sous-région notamment en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Sénégal et au Ghana où il est distribué. L’entreprise Togo Vie qui en assure la production, brasserait mensuellement plus de 1 600 000 FCFA avec un taux de rentabilité qui frôle de peu la barre des 50%.
Au terme ce premier round de sa tournée, Victoire Tomegah-Dogbé s’est réjouie de l’engouement, la volonté et la détermination manifestés par « ces jeunes qui ont du potentiel » et qui créent des emplois.
« J’ai pu voir que malgré les difficultés du début et un environnement pas toujours favorable, ces jeunes réussissent à accomplir le travail qu’ils font et sont aujourd’hui des champions ou des modèles pour d’autres jeunes » a-t-elle affirmé aux médias à la fin. Avant de poursuivre qu’ « il est de notre devoir de les accompagner et de leur montrer qu’ils peuvent faire plus ce que ça, parce que ce sont eux, les entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain ».
La tournée se poursuit ce jeudi 26 juillet 2018 avec d’autres visites de jeunes d’entrepreneurs évoluant dans d’autres domaines.
Reportage de Fiacre E. Kakpo et Octave A. Bruce
Le ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a lancé un appel à projets, dans le cadre de la célébration, le 12 août 2018, de la Journée Internationale de la Jeunesse. Il s’agit de sélectionner et primer douze (12) meilleurs micro-projets portés par des associations de jeunes.
Selon un communiqué de ce ministère, l’objectif de cette initiative est double. Le projet s'inscrit dans la logique de dynamiser les associations de jeunesse dans les différentes régions de notre pays. Il se veut également un moyen d'encourager et de valoriser l’engagement civique des jeunes regroupés au sein des associations.
Les projets éligibles devraient porter sur les domaines d’intervention notamment : la participation des jeunes au développement communautaire ; l’éducation à la citoyenneté et la formation civique ; le développement du leadership des jeunes, la protection de l’environnement.
L’appel à candidatures est valable jusqu’au 31 juillet 2018. Ses termes de références sont consultables sur le portail web du ministère de tutelle : www.devbase.gouv.tg
Séna Akoda
Le Togo peut désormais exploiter le plein potentiel des énergies renouvelables. A la faveur d’un vote parlementaire intervenu mardi 24 juillet, les députés togolais réunis en session extraordinaire ont adopté la loi sur la promotion de la production d’électricité à base des sources d’énergies renouvelables. Il s’agit d’une avancée notable dans un contexte où le pays prévoit de faire la part belle aux énergies de sources propres dans sa nouvelle stratégie d’électrification qui couvre la période 2018-2030. Un plan ambitieux porté par un mix énergétique qui vise un taux d’intégration de 50% des énergies renouvelables, en ligne avec les ODD.
La nouvelle loi offre un cadre juridique et règlementaire attractifs aux investissements dans ce sous-secteur. Cette mouture va permettre de répondre de façon efficiente aux défis liés aux activités de production, de commercialisation et d’utilisation de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables.
« La présente loi fixe le cadre juridique général de réalisation de projets de production d’électricité à base de sources d’énergies renouvelables, soit pour l’auto consommation, soit pour la commercialisation. Pour le Gouvernement, ce vote est un réel motif de satisfaction et cette loi va servir d’outil pour passer de la théorie au pragmatisme, car elle nous permet de disposer d’un instrument juridique fiable qui encadre la gestion du sous-secteur des énergies renouvelables au Togo et qui permettra de mettre en œuvre, les différents axes de la stratégie d’électrification du pays », a souligné André Johnson, ministre de l’environnement et des ressources forestières.
Le dispositif qui prépare le Togo aux investissements et au développement des technologies disruptives en matière d’énergies propres, contribuera à la réduction de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur en augmentant ses capacités nationales d’approvisionnement en énergie. Ceci, afin de concrétiser la feuille de route Horizon 2030, qui ambitionne d’assurer un meilleur accès de tous aux services énergétiques modernes. Le secteur est le fer de lance de cet agenda dont la mise en œuvre nécessitera l’installation de plus de 300 mini-centrales solaires via le PPP (partenariat public-privé), l’équipement de 555 000 ménages par des kits solaires individuels à l’horizon 2030, ainsi que le développement de centrales hydroélectriques.
« Le vote de ce jour ouvre donc des perspectives de soutien et d’accompagnement à la mise en œuvre de notre politique énergétique basée entre autres sur le développement des énergies renouvelables, notamment solaire et hydroélectrique, ainsi que la préservation de l’environnement, conformément au point 7 des Objectifs de développement durable (ODD). Cet objectif préconise l’accès de tous à une énergie propre, de qualité, à un coût abordable et qui préserve l’environnement », a ajouté le ministre.
Fiacre E. Kakpo
La capitale togolaise abrite du 25 au 27 juillet, la réunion du Conseil africain des régulateurs (CAR). Cinquième du genre, cette réunion organisée par l’Autorité de Régulation des secteurs de postes et de télécommunications du Togo (ART&P) en collaboration avec le Ministère des postes et de l’économie numérique, s’inscrit dans les démarches visant à mettre en place un marché numérique unique africain.
Il s’agit en outre, d’harmoniser les réflexions en vue d’améliorer l’accessibilité des TIC, d’accroitre leur utilisation et d’en faire un moyen de lutte contre la pauvreté.
Cependant, pour Cina Lawson, Ministre des Postes et de l’Economie numérique, pour parvenir à un marché numérique unique africain, il faut « franchir l’étape suivante dans le processus en assurant l’interconnexion entre les pays membres du Free roaming en Afrique de l’Ouest, les pays membres du corridor nord, ceux de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique centrale afin de permettre à nos opérateurs de disposer d’un vaste marché ».
Selon Lin Mombo (photo), Président du Conseil africain des régulateurs, l’idéal est également de parvenir à mettre en place une interconnexion continentale, au niveau de la téléphonie mobile et fixe, pour que les appels émis sur le continent ne transitent plus par l’extérieur.
En rappel, le Conseil africain des régulateurs regroupe 24 pays, tous membres de l’Alliance Smart Africa, cette organisation qui porte le projet d’un marché unique africain à travers la promotion des technologies numériques.
Promesse bientôt tenue. L’appui budgétaire de $ 40 millions promis par la Banque Mondiale au Togo devrait être effectif « dans quelques mois », a indiqué Hawa Cissé Wagué, remplaçante de Joëlle Dehasse depuis le 30 juin 2018. C’était hier 24 juillet 2018, à l’issue d’une entrevue avec Komi Sélom Klassou, Premier ministre togolais.
Cette déclaration confirme la perspective de ce décaissement en faveur du Togo et reprécise la promesse de son prédécesseur au Chef de l’Etat togolais depuis bientôt deux mois. Le N°1 togolais avait alors salué une coopération dynamique et de qualité entre son pays et l’institution de Bretton Woods : « La perspective d’un appui budgétaire pour notre pays de 40 millions de dollars annoncée par M. Laporte s’inscrit dans la continuité de la qualité de ladite coopération que je salue », avait-il déclaré.
Au surplus, l’institution financière vient d’approuver, il y a quelques jours, le décaissement d’une enveloppe de 30 millions de dollars (plus de 16 milliards de francs CFA) en vue de l'amélioration des infrastructures et la gestion urbaines.
De 2015 à 2018, l’institution a plus que doublé son portefeuille au Togo en le portant de $ 150 millions à $ 350 millions.
Séna Akoda
Selon le site d’informations republicoftogo.com, Ihou Attigbé, ministre de l’Industrie et du Tourisme est en Chine jusqu’au 28 juillet 2018. Accompagné d’une délégation composée de responsables de la Cellule présidentielle d’exécution et de suivi des projets, Togo Invest Corporation, de la Cellule Climat des Affaires et du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA), entre autres, le ministre togolais veut s’imprégner du modèle de transformation industrielle chinois et explorer des pistes de nouveaux partenariats industriels.
Le pays, dans le cadre de son Plan National de Développement sur la période 2018-2022, a élaboré un ambitieux plan de développement industriel, avec à la clé, la mise en place d’un pôle manufacturier et de deux parcs industriels constitués chacun de 15 usines, tournées vers l’exportation du textile, des chaussures, etc. Le projet devrait attirer plus de 1000 milliards FCFA d’investissements sur la période concernée.
Dans la perspective de mobiliser des investisseurs autour de ce projet qui devrait propulser un secteur dont tout le potentiel semble insuffisamment valorisé, la délégation devrait avoir des entrevues avec des investisseurs privés.
En ligne avec le Projet de Développement des Agropoles (PRODAT), le pays met également les bouchées doubles pour prioriser la transformation dans le secteur agricole.
Au programme du séjour de la délégation togolaise, on note également des visites d’usines dans certaines provinces, notamment à Zhiejhjan et Guangdong.
Séna Akoda
Au Togo, une mission d’évaluation à mi-parcours de la politique nationale du développement à la base va être menée dans les mois à venir. Il s’agira de relever les forces et les faiblesses de cette politique et de définir ses nouvelles orientations dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2018-2022.
Elaborée et adoptée en 2012 dans le but de réduire la pauvreté « à travers l’amélioration de l’accès des communautés à la base au minimum vital commun, à l’horizon 2032, avec un accent particulier sur l’accroissement des revenus des populations à la base et la réduction des déséquilibres régionaux », elle répond surtout, à la nécessité « d’inscrire les actions entreprises dans un cadre de référence structuré et de leur donner des orientations claires ».
Sa mise en œuvre a permis d’atteindre des résultats en termes de recul de la pauvreté et de l’extrême pauvreté. Cependant, au bout de cinq années, une revue de la mise en œuvre de cette politique s’avère nécessaire, dans l’optique non seulement d’apprécier les résultats obtenus, mais aussi de cerner les difficultés et défis qu’il reste à relever.
Pour ce faire, le ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes avec le concours du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) lance un avis de recrutement d’un consultant national.
Séna Akoda
Au Togo, le renouvellement anticipé des licences 2G et 3G actuelles et leur extension à la 4G jusqu’au 31 décembre 2036 va coûter à Atlantique Télécom, plus connu sous le vocable de Moov, 28 milliards de FCFA, apprend-on du rapport financier consolidé du premier semestre clos le 30 juin 2018 du groupe Maroc Télécom.
Le paiement de montant se fera sur la base de trois annuités, à partir de juillet 2018 indique le rapport. Le document précise également que le deuxième opérateur sur le marché de la téléphonie au Togo qui dessert plus 3 151 000 abonnés au 30 juin, a déjà décaissé 28 millions de dirhams marocains (environ 1,6 milliards FCFA) au titre de la deuxième et dernière tranche de la licence 3G au Togo, obtenue en 2016.
Le 11 juin dernier, à la faveur d’une cérémonie tirée à quatre épingles (photo), la filiale détenue à 95% par Maroc Telecom a obtenu une licence Mobile d’exploitation 2G/3G/4G valable jusqu’au 31 décembre 2036.
Fiacre E. Kakpo
L’opérateur de téléphonie mobile Atlantique Telecom Togo (Moov) a été l’une des 9 filiales africaines artisans de la croissance du chiffre d’affaires du groupe Maroc Telecom, la maison mère.
Au terme du premier semestre 2018, le groupe Maroc Telecom a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 17,94 milliards de dirhams marocains (1065 milliards FCFA), en hausse de 5% par rapport aux six premiers mois de 2017. Le groupe attribue cette performance à la croissance soutenue du chiffre d’affaires des activités au Maroc, conjuguée à celle des filiales à l’international, notamment en Afrique subsaharienne.
En effet, au 30 juin 2018, les filiales africaines ont pesé au total pour 8,146 milliards de dirhams ((483,68 milliards FCFA) dans le chiffre d’affaires, en progression de 7,4% par rapport à la même période en 2017. Ce niveau d’activités représenterait près de 48% du chiffre d’affaires global du groupe télécom, généré par un parc de 38 239 000 d’abonnés.
Cette performance est surtout portée par la croissance des revenus des nouvelles filiales, en particulier en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo, et de l’accroissement de l’usage Data et Mobile Money. Outre les belles performances financières de ses dernières, toutes entrées dans son portefeuille le 26 janvier 2015, les autres filiales du groupe marocain étaient également au rendez-vous durant la première partie de l’année.
Sur le semestre, le parc d’abonnés de Moov Togo a connu une hausse de 19,6%, passant de 2 634 000 abonnés un an plus tôt, à 3 151 000. En mars, l’opérateur détenu à 95% par Maroc Télécom fêtait ses 3 millions d’abonnés.
Les 9 filiales détenues par le géant marocain sont présentes au Niger, au Togo, au Mali, au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique, au Burkina Faso, en Mauritanie et au Gabon.
Fiacre E. Kakpo