La société au capital de 40 millions de FCFA et spécialisée dans le bâtiment, les travaux publics et le génie civil, a décidé d’aller à la conquête du marché nigérien. Pour ce faire, elle a ouvert une succursale à Niamey.
Cette succursale oriente ses activités dans les domaines tels que l’étude et la réalisation de travaux publics, de génie civil, de construction, d’entretien et de réfection de bâtiments, routes et ouvrages hydrauliques.
Elle s’intéresse également à tous les travaux d’assainissement, revêtement, entretien, peinture, plomberie et électricité; l’import-export, le négoce et toute forme de transport, notamment, le transport de matériaux industriels et de matières premières industrielles, par voie terrestre dans la sous-région ouest africaine.
Une expédition contenant l’acte de dépôt des statuts de la société a été déposée le 19 juillet 2018 au Greffe du tribunal de commerce de Niamey où la succursale a été immatriculée au registre du commerce et du crédit mobilier de Niamey.
La présence du Chef de l’Etat togolais en Chine dans le cadre du 7ème sommet sino-africain, ponctuée des audiences qu’il a accordées à des opérateurs économiques chinois, pourrait permettre la mise sur orbite de certains projets phares conçus de longue date. Au nombre de ceux-ci, figure la construction de la voie ferrée Lomé-Cinkassé.
Le projet a mobilisé l’attention du Chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé et de Liang Bin, directeur général de China Railway Construction Bridge Engineering Bureau Group, le lundi, 03 septembre 2018, lors d’un tête-à-tête. Cette rencontre, indique la note de presse de l’équipe de communication de la présidence togolaise, est en phase avec la vision du sommet de l’Etat togolais de faire du pays, un hub logistique d’excellence. Et, plus exactement, « d’identifier toutes les possibilités optimales d’investissement » en vue de la construction de cette voie ferrée longue de 600 km.
Le patron de China Railway Construction Bridge Engineering Bureau Group, visiblement séduit par le projet, a fait part de son intérêt à prendre part à la réalisation des infrastructures inscrites dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022). Il entrevoit une mission à Lomé dans les prochains jours afin de finaliser les pourparlers engagés avec les autorités togolaises.
Si l’agenda est maintenu du côté des deux parties, ce pourrait être un motif d’espoir pour ce projet d’infrastructure ferroviaire au Togo.
Séna Akoda
Le ministère en charge des infrastructures envisage de réhabiliter ou de construire des bureaux des directions régionales des travaux publics et des secteurs, ainsi que de la direction des pistes rurales.
A cet effet, sur une ligne de crédit mise à disposition au titre du budget de l’Etat, gestion 2018, il sollicite des prestations d’études techniques et l’élaboration du dossier d’appel d’offres (DAO) relatifs aux travaux visés.
Le ministère adresse à cet effet, une demande de propositions aux jeunes et aux femmes entrepreneurs répertoriés sur la plateforme dédiée, et intervenant dans le domaine des études techniques. Cette invitation vient en application de la mesure présidentielle qui réserve 20% de parts des marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
Sont invités à soumissionner à cette offre 31 entrepreneurs. Le dossier se constitue en un lot unique. Selon les informations, le consultant sera choisi sur la base de la qualité et du montant de la proposition.
Au titre de 2018, le montant total prévisionnel des marchés réservés à cette catégorie d’entrepreneurs est de 40 milliards FCFA.
Séna Akoda
A Beijing, en marge du Focac, le président togolais, Faure Gnassingbé poursuit son offensive chinoise.
Après ses rencontres avec de grands groupes de l’Empire du Milieu, les dimanche et lundi, le président togolais a rencontré ce mardi, deux autres compagnies, opérant dans le secteur des infrastructures de grande taille.
Concrètement, le n°1 togolais a échangé avec Enrique Jiang, Vice-président de la China Gezhouba Group International Engeneering. Gezhouba Group, filiale de la China Energy Engineering Group (CEEC). L’entreprise basée à Beijing, opère surtout dans le Génie hydroélectrique et d’autres infrastructures énergétiques, la construction d’infrastructures de transport et l’immobilier. Elle aurait par le passé, apprend-on, manifesté à plusieurs reprises, son intérêt pour des projets au Togo. Avec le nouveau cadre institutionnel mis en place par Lomé, soubassement du Plan national de développement, la filiale de la China Energy Engineering Group (CEEC), devrait pouvoir concrétiser ses ambitions togolaises.
En outre, les discussions se sont poursuivies avec Poly Technologies, représentée par son Vice-président, William Zhang. Poly Technologies, la plus grande société chinoise à capital public, est notamment spécialisée dans le secteur de la promotion des infrastructures, de l’industrie, des énergies renouvelables et des logements sociaux.
La tournée présidentielle se poursuit ce 05 septembre avec plusieurs audiences prévues à l’agenda. Faure Gnassingbé devrait rencontrer notamment le Président du géant China Merchants Group, spécialisé dans le domaine des transports et des finances, et le Directeur Général de la Compagnie Startimes qui opère, quant à elle, dans la communication digitale et les télécommunications.
La journée du 05 septembre marque également le début du second volet de la tournée présidentielle en Chine, qui vise à promouvoir le PND.
Les rideaux sont tombés ce mardi 4 septembre sur le 7e forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) encore appelé Focac, avec l’adoption d’une déclaration et d’un plan d’action.
La Déclaration de Beijing « Vers une communauté de destin Chine-Afrique encore plus forte » et le « Plan d'action de Beijing du FCSA (2019-2021) » ont été adoptés à l'occasion d'une table ronde en deux phases, présidées respectivement par le président chinois, Xi Jinping, et le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui a coprésidé le forum.
Pour le président Chinois Xi Jinping qui a, lundi, annoncé que son pays engagerait sur les prochaines années plus de 60 milliards $ en Afrique, cette déclaration est un « message fort » qui marque la volonté des deux parties d’aller ensemble.
Selon Macky Sall dont le pays, le Sénégal, prendra la coprésidence du FOCAC, les relations entre la Chine et l’Afrique sont entrées dans un « âge d’or ».
Fiacre E. Kakpo, envoyé spécial
A l’occasion de l’ouverture lundi du Forum de coopération sino-africaine (FCSA), le président Xi Jinping a annoncé un financement global de 60 milliards $ pour le continent. En marge de ce financement, le chef d’Etat chinois a annoncé que son pays mènerait huit initiatives majeures dans les pays africains sur les trois prochaines années.
Ces huit initiatives devraient couvrir plusieurs domaines à savoir : la connectivité des infrastructures, la promotion industrielle, la facilitation du commerce, le développement écologique, le renforcement des capacités, la santé, les échanges humains et culturels, ainsi que la paix et la sécurité. Ainsi, concernant la connectivité des infrastructures, la Chine devrait mettre en place un programme, conjointement avec l’Union africaine (UA) afin de renforcer la coopération entre les entreprises sino-africaines dans le secteur des infrastructures.
Pour promouvoir les industries du continent, l’Empire du Milieu devrait mettre en place 50 programmes d’assistance agricole et organiser une exposition économique et commerciale accueillant plusieurs entreprises chinoises et africaines.
Pour faciliter le commerce entre les deux parties, la Chine devrait augmenter ses importations de produits provenant des pays africains, surtout ceux non-liés aux matières premières. Près de 50 projets d’assistance au développement écologique et à la protection de l’écologie et de l’environnement devraient également être entrepris en faveur des pays du continent. Afin de renforcer son capital humain, 50 000 bourses gouvernementales en faveur de l’Afrique seront offertes par la Chine, qui envisage former 1 000 cadres africains de haut-niveau, et parrainer des ateliers de formations et des séminaires à l’intention de 50 000 autres africains.
Le secteur sanitaire quant à lui, devrait impliquer le renforcement de 50 programmes d’aide médicale et de santé pour les pays du continent, tandis qu’un institut des études africaines sera établi pour renforcer les échanges Chine-Afrique sur la civilisation.
Enfin, la Chine a annoncé la mise en place de 50 programmes d’assistance à la sécurité, ainsi que l’établissement d’un fonds de paix et de sécurité Chine-Afrique. Notons que près de 147 millions $ devraient également être débloqués pour fournir une aide humanitaire d’urgence aux pays africains touchés par des catastrophes naturelles.
Moutiou Adjibi Nourou
Conformément à la volonté des autorités publiques de promouvoir le développement de l’agrobusiness, l’Institut Supérieur des Métiers de l’Agriculture de l’Université de Kara élargit, à la rentrée académique 2018-2020, son offre de formation.
Selon un document consulté par la rédaction de Togo First, ce centre d’enseignement agricole va offrir des formations de Masters. Un Master en phytopharmacie et un Master en protection intégrée des végétaux.
Objectif : former et mettre à disposition du marché togolais des ressources humaines qualifiées et compétentes aux métiers agricoles. Car le boom des investissements agricoles en ligne avec les initiatives pour booster ce secteur, devrait être soutenu par des offres de formations correspondantes. L’idée à terme, est de relever le défi de l’adéquation Formation-Emploi.
Les formations sont dédiées aux candidats nationaux ou étrangers titulaires d’un diplôme d’ingénieur agronome ou de technicien supérieur d’agriculture.
Peuvent également s’inscrire à ces formations de Master, les étudiants nantis d’une Licence LMD ou d’une Maîtrise en Agronomie (spécialité production végétale), en biologie, en zoologie, ou titulaires de tout autre diplôme équivalent.
Le document indique une admission en deux étapes : d’abord une étude de dossier et ensuite une interview. Les inscriptions sont reçues du 11 au 28 septembre 2018 à la Direction des Affaires Académiques et de la Scolarité (DAAS) de l’Université de Kara.
Séna Akoda
La Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA), en collaboration avec l'Établissement autonome du contrôle et de coordination des exportations (EACCE), organisera, du 25 au 27 septembre 2018, des rencontres B2B avec les acteurs avicoles togolais.
L’information est rapportée par le site d’informations marocain lematin.ma. Cette initiative qui s’inscrit dans une mission couvrant également le Bénin et le Ghana, permettra aux aviculteurs marocains et à leurs pairs togolais de discuter affaires.
Elle offrira surtout l’occasion aux Marocains d’explorer le potentiel du Togo en vue de réaliser des investissements. Selon le communiqué relayé par lematin.ma, cette mission s'inscrit dans le cadre de la « promotion du secteur avicole marocain et de ses capacités d'export et surtout d'investissement».
De toute vraisemblance, la réalisation de ce projet devrait booster davantage le secteur avicole togolais, marqué ces dernières années par des performances encourageantes en termes de productivité et de croissance. Sur la période 2011-2017, le nombre de têtes de volailles est passé de 8 millions à plus de 20 millions.
Ouvert hier par le Président chinois Xi Jinping, le 7ème Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), s’est poursuivi ce mardi 4 septembre avec la table ronde des Chefs d’Etat et de gouvernement.
Au cours de cette réunion co-présidée par Xi Jinping et Cyril Ramaphosa, présidents de la Chine et d’Afrique du Sud, le Chef de l’Etat Togolais, Faure Gnassingbé a pris la parole. Pendant son oral de 05 minutes, il s’est notamment prononcé en faveur d’un accroissement des investissements chinois en Afrique.
Il a d’abord salué l’évolution exponentielle du volume des échanges commerciaux entre l’Empire du milieu et le Continent Noir, lequel a été « multiplié par 17 entre 2000 et 2017 », et s’est, ensuite, réjoui de la nouvelle ère qui s’ouvre dans les relations sino-africaines. « Je suis heureux de dire que nous sommes sur le point de marquer une nouvelle étape pour le Focac, en ouvrant de grandes perspectives au développement commun, avec des plans de coopération gagnant-gagnant », a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « Je voudrais me réjouir de ce souffle nouveau, en plaidant également pour un volume accru des investissements ».
Le n°1 togolais a également mis l’accent sur la qualité des relations sino-africaines, très amicales, qui se sont diversifiées et renforcées malgré « le contexte international extrêmement changeant ». « Car qu’on le veuille ou non, la Chine et l’Afrique auront des destins liés au 21ème siècle », a-t-il prédit.
Faure Gnassingbé a conclu son propos, en invitant les partenaires « à étendre le champ d’expérimentation de l’innovation, jusqu’en Afrique, dans un fructueux brassage, notamment avec la jeunesse, relève de demain ».
La rencontre de haut niveau s’achèvera avec la publication de deux documents : la « Déclaration de Beijing pour construire une communauté de destin plus étroite entre la Chine et l’Afrique » et le « Plan d’action du Forum sur la coopération Chine-Afrique 2019-2021 ».
Octave A. Bruce
L’Office Togolais des Recettes (OTR) veut mettre en place la solution du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP). L’organe en charge de la collecte et de la mobilisation des recettes fiscales et douanières pour l’Etat togolais, voudrait ainsi se conformer à la dynamique impulsée, en vue d’une meilleure gestion des finances publiques au Togo.
En effet, apprend-on, ce système de gestion, présente plusieurs avantages. Il s’agit notamment, d’un système qui enregistre toutes les informations financières de façon sécurisée, aide à la préparation des états financiers, et permet la connexion entre les postes déconcentrés du contrôle financier et le site central. Il offre également l’avantage de faciliter l’enregistrement et la classification des opérations, des contrôles internes permanents sur les saisies de données, les transactions et la production de rapports.
Son implémentation par l’OTR est prévue dans le cadre du Projet d’Appui à la Gouvernance Fiscale, financé par le Groupe de la Banque Africaine de Développement à travers le Fonds Africain de Développement.
Un avis à manifestation d’intérêt vient d’être émis en vue de la sélection d’un cabinet en charge de l’assistance technique relative à la mise en place de ce système.
Séna Akoda