Autorisé par le gouvernement togolais en Conseil des ministres fin mars 2017, le processus de fusion des banques publiques BTCI et l’UTB vient de subir une suspension, a appris la rédaction de Togo First de sources proches du dossier.
« Le processus de fusion est suspendu et la date effective de celle-ci reportée … jusqu’à la conclusion des discussions en cours avec le FMI, relatives à d’autres options de tentatives de restructuration/sauvetage de la BTCI et de l’UTB. Tous les travaux de rapprochement et d’harmonisation sont donc également suspendus. Les deux établissements bancaires reprennent leurs activités de façon autonome et indépendante », indique une note adressée aux agents des deux institutions bancaires par Patrick Mestrallet, l’homme en charge du projet de fusion.
Ce projet était l’alternative trouvée par le gouvernement togolais pour « consolider la situation financière et à renforcer les fonds propres et la solvabilité des deux banques afin de leur donner de meilleures capacités d’intervention et de soutien à l’économie nationale », après l’échec de leur privatisation.
En rappel, la privatisation des deux banques publiques était une mesure du Fonds Monétaire International dans le cadre de la signature, en mai 2017, de son programme triennal de Facilité Elargie de Crédit (FEC) avec le Togo, en phase avec la volonté des autorités gouvernementales de se désengager vis-à-vis de toutes les banques publiques : « les deux banques publiques sous-capitalisées seront consolidées en une seule institution saine », avait exigé l’institution. Mais, l’opération n’a pas suscité d’offre jugée intéressante de la part de potentiels repreneurs.
Séna Akoda
Dans le cadre de son 45ème anniversaire, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) dont le siège est à Lomé, lance un nouveau concours doté de prix.
Après le concours lancé pour primer à hauteur de 5 millions FCFA la meilleure photographie illustrant les projets qu’elle finance dans l’espace Uemoa, l’institution financière de l’espace UEMOA veut distinguer le meilleur projet innovant et bénéfique pour le développement des énergies renouvelables.
Le concours vise à encourager l’innovation et à valoriser les compétences des développeurs locaux africains, en particulier au sein de l’UEMOA. Et la récompense est conséquente : 30 millions FCFA pour le meilleur projet.
Sont éligibles les organisations de la société civile, les associations professionnelles ou non, les acteurs du monde de la recherche, ainsi que les personnes physiques. Les projets porteurs, devront assurer une résilience environnementale, la création d’emplois verts pour les jeunes, une amélioration de la compétitivité, la satisfaction de besoins sociaux de base, et autres.
En dehors de la cagnotte, l’auteur du meilleur projet bénéficiera d’un certain nombre d'avantages en nature. Les candidats ont jusqu’au 08 octobre 2018 pour soumettre leur candidature.
Séna Akoda
Le Togo se classe 165e sur 189 selon la dernière mise à jour de l’indice du développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), publiée vendredi.
Avec un indice 0,503 contre 0,500 en 2017, le pays se situe dans la catégorie des nations ayant un « développement humain faible », en compagnie notamment du Nigeria (157e), du Rwanda (158e), du Bénin (163e), du Sénégal (164e), de la Côte d’Ivoire (170e), etc.
Dans le détail, au Togo, les Nations Unies estiment à environ 60,5 ans l’espérance de vie à la naissance, approximativement au même niveau que la moyenne en Afrique subsaharienne.
Sur le volet éducatif, la durée moyenne de scolarisation est d’environ 12 ans contre une moyenne régionale de 10. La durée attendue de scolarisation quant à elle, est estimée 6,5 ans
Le revenu par habitant à Parité du pouvoir d’achat s’élève à 1453 $.
Globalement, rapporté à 2016, le Togo perd une place. Mais, par rapport à 2012, le pays gagne 5 places.
L’Indice de développement humain (IDH) est une mesure sommaire du niveau moyen atteint dans des dimensions clés du développement humain : vivre une vie longue et en bonne santé, acquérir des connaissances et jouir d’un niveau de vie décent.
La dimension de la santé/longévité est évaluée selon l’espérance de vie à la naissance ; la dimension de l’éducation est mesurée au moyen du nombre d’années de scolarisation pour les adultes âgés de 25 ans et plus et des années attendues de scolarisation pour les enfants en âge d’entrer à l’école. La dimension du niveau de vie est mesurée par le revenu national brut par habitant. Les résultats pour les trois indices de dimension de l’IDH sont ensuite agrégés pour donner un indice composite.
Au niveau mondial, la Norvège arrive en tête du classement suivie de la Suisse, l’Australie, l’Irlande et l’Allemagne.
A l’échelle africaine, c’est Maurice qui est la nation la mieux classée, occupant la 65e place mondiale. Les cinq derniers pays du classement mondial sont le Burundi, le Tchad, Soudan du Sud, la République Centrafricaine et le Niger.
La coordination du Salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de Lomé annonce, sur son site officiel, la 7ème édition de cette rencontre des acteurs du secteur agricole et de l’agro-business pour la période du 23 au 29 octobre 2018.
L’événement devrait se tenir sur le site du Centre togolais des Expositions et Foires (Togo 2000).
Vitrine pour la valorisation et la promotion des produits agricoles locaux, le SIALO offre une opportunité aux acteurs du monde paysan : celle de mettre ensemble les acteurs et les professionnels de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de l’agroalimentaire, de la gastronomie, de la représentation et de la distribution de marques de produits alimentaires.
Ses promoteurs visent en effet, entre autres, à créer un cadre de rencontres et d’échanges entre les différents acteurs et les partenaires de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, à offrir une vitrine pour la promotion et la subvention des projets agricoles.
A travers cette vitrine, ils souhaitent également favoriser l’accès des produits locaux au marché national, au marché international, et faciliter l’accès aux informations, à la recherche, à la formation et aux innovations dans le secteur agricole.
Au titre des activités et innovations prévues, on note les journées agroalimentaires des régions, le market place (exposition des produits, services, technologies et innovations), les rencontres B2B, etc.
Cette 7ème édition du SIALO sera couplée avec la 4ème exposition de l’emballage et du packaging.
Séna Akoda
Lancé par Bernadette Legzim-Balouki, ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, le Projet de durabilité et de renforcement des capacités commerciales de l’anacarde et du karité au Togo (PRODAK) va être financé à hauteur de $ 5,6 millions sur trois ans. L’information est révélée par le site d’informations agricoles Commodafrica.
Pour ce faire, le gouvernement togolais et l’Organisation Mondiale du Commerce ont signé un accord de financement la semaine dernière. Le décaissement de ce montant se fera via le Cadre Intégré renforcé, une initiative de l’institution financière mondiale.
L’idée, c’est d’améliorer la qualité de l’anacarde, du karité et de leurs dérivés. Avec ce projet, le gouvernement togolais et son partenaire, l’OMC, visent également à booster la productivité des filières anacarde et karité et à améliorer la commercialisation de ces cultures en passe de devenir de véritables cultures de rente au Togo. A terme, le projet ambitionne d’accroître sensiblement les revenus des acteurs de ces deux filières.
Séna Akoda
En ligne avec le Plan national de développement (PND 2018-2022) dont l’un des axes prévoit de développer les pôles de transformation agricole, le Togo projette d’ouvrir d’ici septembre 2019, une ferme école dans la région des savanes. Objectif : former les jeunes éleveurs afin de permettre au pays de la côte ouest africaine de se doter de sa propre chaîne laitière, de la production à la transformation.
« Nous voulons monter notre propre filière laitière. Nous sommes ici pour identifier les bons partenaires en équipements et en génétique bovine », a fait savoir Dammipi Noupokou, conseiller spécial à la présidence, tête d’une délégation ayant pris part au SPACE, Salon international de l'élevage, Parc-Expo de Rennes.
Et à Hélène Bali, secrétaire générale du ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, de détailler : « Cette école possédera son troupeau. Elle exploitera une mini-laiterie approvisionnée par les élevages laitiers des alentours pour produire du lait pasteurisé, des yaourts et des fromages traditionnels fermentés ».
Selon le quotidien breton Ouest-France, le groupe Serap, spécialisé dans le stockage et la conservation du lait, semble visiblement intéressé par ce volet de la chaîne de valeur.
« Nous serions ravis de collaborer avec vous », a déclaré Ali Haidar, technico-commercial Afrique et Moyen-Orient du groupe Société d'études et de réalisation agricoles (Serap), qui a déjà implanté ses usines un peu partout dans le monde.
Le groupe « souhaiterait », se positionner sur tout ce qui est relatif à la logistique notamment, l’acheminement et la conservation du lait : « Acheminer le lait, sans rupture de la chaîne du froid, depuis les petits élevages familiaux dispersés dans la savane jusqu'à la mini-laiterie de la ferme école. Le lait sera ensuite stocké dans des bidons réfrigérés, puis dans des tanks à lait, fonctionnant à l'énergie solaire. », explique le quotidien français.
En amont, Bèdibètè Bonfoh, directeur général de l'Institut togolais de la recherche agronomique a annoncé un programme qui permettra aux éleveurs d’améliorer la productivité laitière de leur cheptel. « Un programme d'amélioration génétique envisage le croisement des races locales avec des races à l'aptitude laitière reconnue. Ces vaches métisses seront mises à la disposition des jeunes éleveurs qui vont s'installer avec l'appui du gouvernement », a expliqué le responsable togolais devant le stand de la race montbéliarde, race bovine française issue du métissage.
Selon les informations, le Togo importe actuellement une importante partie de sa consommation de produits laitiers.
Fiacre E. Kakpo
A quelques encablures de la Colombe de la Paix et sa fresque de l’Espérance, sur la voie pavée qui borde le quartier Amoutivé en plein cœur de la capitale togolaise, une « maison » à l’apparence austère et à l’entrée surmontée d’un panneau, attire le regard.
Tout semble indiquer un lieu sans commune mesure avec les habitations qui l’entourent, tant par l’apparence, que par la nature des activités qui y sont menées.
« Village d’art Tayé Tayé », peut-on lire en empruntant l’espèce de pont-levis qui enjambe la rigole devant l’entrée. A l’intérieur, le visiteur est tout de suite happé par les énormes masques en bois qui observent de leurs yeux inexpressifs l’espace découvert où s’entassent statues, sculptures et autres chefs-d’œuvre.

Le silence de ce jardin assez curieux, contraste avec l’activité qui règne dans l’arrière-cour. Là, le « village d’art » prend tout son sens : sculpture, peinture, tissage, teinture, batik, perlage…. Un mélange de talent, d’inspiration, d’abnégation, de passion et de volonté qui doit sa création à une personne, Steven.
« J’ai toujours voulu partager ce que j’ai appris avec les enfants démunis et qui n’ont personne »
Agbétoglo Kwami Dodji ou Steven comme nom d’artiste, n’avait pourtant rien d’un meneur d’hommes. Plutôt le genre à demeurer dans son coin et attendre patiemment son heure, comme le raconte un de ses anciens camarades du Village artisanal de Lomé : « Steven est le gars gentil et sympa envers tout le monde, qui déteste l’injustice mais que je ne voyais pas rassembler un jour des gens ou les diriger ».
Steven naît le 23 février 1989 à Lomé dans une famille modeste. Pas franchement doué pour les études, il décide d’arrêter en classe de seconde et se prend de passion pour le bois et ses formes d’applications. Il entre en 2009 au Village Artisanal de Lomé, un centre d’excellence de l’artisanat national où coexiste plus d’une dizaine de sections d’apprentissage allant de la sculpture à la cordonnerie, en passant par la bijouterie ou la calligraphie.
Très appliqué, le jeune homme apprend vite et se perfectionne. Il mûrit de grandes ambitions mais, a un peu de mal avec l’autorité et se rebelle régulièrement lorsqu’il se sent lésé ou incompris. L’histoire avec le Village Artisanal de Lomé s’interrompt alors brutalement : à la suite d’une brouille avec sa direction, Steven se voit contraint de quitter le centre en 2012, trois ans après l’avoir intégré.

Pendant deux ans, l’ex-pensionnaire du centre multiplie les petits boulots pour survivre et lancer son propre atelier.
« Mon père est un washman (blanchisseur). Donc je l’aidais de temps en temps en lavant et repassant des habits pour les gens, pour économiser un peu », s’émeut-il.
Il prend connaissance un jour de l’existence d’un programme de l’Etat qui facilite l’accès des jeunes aux services financiers. Il y souscrit et bénéficie d’un prêt qui lui permet de payer du bois et de commencer à travailler. Lors du remboursement, la directrice de l’institution financière, l’informe qu’un autre programme avait été créé spécialement pour les artisans et qu’il pourrait en bénéficier. Le jeune sculpteur accepte donc et reçoit un financement de 300 000 Fcfa. Le déclic.
« C’était un endroit abandonné, plein d’immondices et d’herbes à qui j’ai redonné vie »
Les fonds étant désormais acquis, il se lance à la recherche d’un endroit où il peut enfin laisser libre cours à son imagination débordante et à son talent.
« J’ai longtemps cherché l’endroit idéal. Un jour en 2015, en passant sur la voie d’Amoutivé, j’ai vu cet endroit. C’était à la fois une sorte de dépôt d’ordures et de petite forêt où poussaient des herbes hautes et des arbustes. Il y avait une planche qui obstruait l’entrée. Je me suis faufilé à l’intérieur à l’aide d’une machette et j’ai tout de suite décidé que ce sera mon site ».
A la question de savoir pourquoi avoir choisi cet endroit qui n’était pas vraiment ce que l’on pouvait espérer de mieux pour un atelier, il répond l’air enjoué : « J’aime transformer ce que les autres trouvent gâté ou pourri pour leur montrer qu’ils ont tort ».

Facile à dire. L’aménagement du site lui prendra 8 mois, au cours desquels, la configuration des lieux se dessine peu à peu dans son esprit.
Mû au départ par l’idée de réaliser un centre destiné à aider les jeunes défavorisés, Steven se décide d’abord à contacter ses anciens camarades du Village Artisanal, qui comme lui, étaient à la maison après leur cursus de formation. L’ancien apprenti encourage, motive, harangue et finit par se découvrir un talent insoupçonné de leader.
Progressivement, ses amis adhèrent et rejoignent. Les idées se précisent. Les ateliers se créent dans une atmosphère conviviale. Ci et là, l’ancienne « forêt » prend des allures d’un pôle artisanal où émergent des ateliers.
« J’ai rejoint Steven dès qu’il m’a contacté et m’a expliqué son idée », raconte Atobian Yaovi, créateur de la marque Ayaov Batik. « Je l’ai trouvée géniale et j’ai trouvé que ce serait une bonne chose afin de regrouper nos connaissances acquises lors de nos apprentissages », conclut-il.
Akogogna Amélia, en apprentissage à Tayé Tayé, et seule fille du centre, confie : « J’ai toujours rêvé de faire de la sculpture, faire le métier des hommes. J’aime polir, poncer et créer, donc lorsque j’ai vu le centre, j’ai tout de suite demandé à l’intégrer et j’ai été accueillie comme s’ils me connaissaient toujours ».
Au moment de baptiser son sérail, Steven, revanchard, le nomme « Village d’Art Tayé Tayé ».
« Tayé Tayé vient de l’éwé « Ayé », qui signifie à la fois ruse et prudence. Je l’ai nommé ainsi parce que j’ai appris de mes expériences au Village Artisanal et dans ma vie en général. Je me sers de la ruse et de la prudence pour les nouer autour de moi comme un pagne afin de ne plus commettre les mêmes erreurs ou me faire avoir ».

Aujourd’hui Steven a plus de 600 œuvres à son actif, réalisées dans divers types de bois (acacia, acajou, ébène, teck…). Il travaille également avec des institutions gouvernementales et privées qui lui commandent des œuvres et des prix pour des festivals et des concours. Certaines de ses créations ont été même exposées dans la sous-région et en Europe.
« D’ailleurs, ajoute-t-il, le nom du centre changera bientôt. Une association (Perle du monde) aura bientôt un partenariat avec nous pour vendre et exposer quelques-unes de nos plus belles œuvres en Europe. Donc son nom s’associera au nôtre sur tous nos produits ». Visionnaire.
« Que les autorités valorisent l’art et multiplient les centres de ce type sur le territoire »
A la fin de cette passionnante immersion dans son monde, Steven généralement gai, prend un air sérieux et lâche : « J’espère que les autorités liront ce message. Si j’avais le pouvoir de le faire, je multiplierai ces centres partout au Togo, au moins dans les 5 régions du pays, et je ferai en sorte qu’après 5 ans dans un centre, que l’effectif soit renouvelé. Des jeunes sont en attente. Donnez-leur les moyens de montrer ce qu’ils savent faire et c’est tout l’artisanat togolais qui en sortira grandi. Pour ma part, j’en aiderai autant que je pourrai grâce à Tayé Tayé et Dieu faisant, la misère, le crime et le banditisme ne toucheront plus autant la jeunesse ».
Octave A. Bruce
Les agriculteurs africains pourront désormais bénéficier plus facilement des technologies et des solutions israéliennes. Un protocole d’accord a en effet été signé entre l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et Start-Up Nation Central (SNC), une ONG basée à Tel-Aviv en Israël.
La signature est intervenue en marge de la 8ème édition du Forum sur la Révolution verte en Afrique (AGRF), qui s’est tenu du 5 au 8 septembre à Kigali au Rwanda sous le thème : « Leadership, mesures et croissances ».
Ce partenariat devrait permettre, selon Eugène Kandel, président de SNC, de contribuer à atténuer les risques de pénurie alimentaire en Afrique, où plus de 150 millions de personnes âgées de plus de 15 ans, souffrent d’une grave insécurité alimentaire.
Principalement financée par la philanthropie, Start-Up Nation Central met en relation et propose des solutions basées sur des innovations israéliennes, aux entreprises, gouvernements, ou encore aux institutions universitaires. Elle a notamment créé une plate-forme, Start-Up Nation Finder, qui recense plus de 5 000 entreprises innovantes de pointe en Israël dans des dizaines de secteur, dont l’agriculture.
A la faveur du rendez-vous de Kigali, les experts ont réaffirmé l’importance pour les agriculteurs africains de bénéficier de soutien politique et de l’expertise étrangère.
Le Forum sur la révolution verte en Afrique est une des plus importantes plateformes d’échanges pour l’agriculture africaine. L’édition précédente s’était déroulée en Côte d’Ivoire en septembre 2017.
Octave A. Bruce
Le numéro 35 de « Jeudi J’ose », un programme d’accompagnement des jeunes entrepreneurs initié par le Faiej (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), s’est tenu ce jeudi 13 septembre 2018 sur le site de la Foire Adjafi à Lomé.
Articulée autour du thème « L’introduction des normes de qualité dans les procédures des entreprises favorise-t-elle l’innovation ? », cette session du mois de septembre a été animée par Kanda Roland, gestionnaire de projet et conseiller en projet industriel.
Les jeunes entrepreneurs ont été entretenus sur l’impact de la qualité sur l’innovation dans une entreprise, ainsi que sur l’utilité d’une certification qualité. « La certification qualité n’est pas obligatoire mais nécessaire pour une entreprise. Elle est une présomption pour une entreprise de fournir des services de qualité », a notamment indiqué l’orateur.

La seconde partie de ce numéro a été conduite par Abitor Komi, PDG de la société M’ORSE et Directeur de l’ONG ETD (Entreprise territoire et développement). L’intervenant a édifié les jeunes entrepreneurs sur les contours de l’activité entrepreneuriale et les a invités à s’inspirer de son parcours.
Les participants ont également reçu la visite surprise de la Directrice du Faiej, Sahouda Gbadamassi, qui s’est réjouie de l’intérêt croissant des jeunes pour l’entrepreneuriat. La responsable a clôturé les activités de ce 9ème round de l’année 2018, en exhortant les entrepreneurs à aller de l’avant et en réitérant le soutien des autorités.

« Jeudi, J’ose » est une rencontre d’échanges et de partages d’expériences entre les jeunes entrepreneurs et leurs ainés ou des professionnels. Lancé en novembre 2015 par le Faiej, il se tient chaque deuxième jeudi du mois.
Octave A. Bruce
En séjour à Lomé dans le cadre du lancement de la campagne sur le respect des droits des passagers du transport, le président de l’Union Africaine des Consommateurs (UAC), Daouda Elhadj Adam (photo), a animé ce jeudi 13 septembre 2018, une conférence de presse.
Au cours de cette rencontre axée sur le thème « Les droits des passagers du transport aérien en Afrique », le premier responsable de l’UAC a informé les médias sur les contours et les objectifs de cette campagne. Selon lui, les passagers africains sont victimes de nombreux maux notamment le prix élevé des frais de transport, donc hors de portée de l’Africain moyen, l’offre réduite ou l’absence de vols directs entre des villes africaines, les retards et les surévaluations ou encore l’annulation de vols sans avertissement préalable.
La campagne consistera donc en une sensibilisation et un plaidoyer auprès des autorités politiques et des compagnies aériennes, afin que les passagers africains soient davantage respectés dans leurs droits. Le continent dispose de textes et de lois qui protègent les passagers africains et qui régissent le marché aérien mais ils ne sont que peu ou pas du tout connus.
« Nous comptons assurer le monitoring de ces mesures afin de nous assurer de l’impact de la libération de cet important secteur en faveur des citoyens consommateurs de notre région africaine », a indiqué le président de l’association panafricaine.
Au cours de son séjour, Daouda Adam, de nationalité tchadienne, échangera avec les membres togolais de l’UAC, réunis au sein de l’ATC (Association Togolaise des Consommateurs) et de la LTC (Ligue Togolaise des Consommateurs).
Octave A. Bruce