La capitale togolaise va être le point de ralliement des responsables de conformité sur les questions de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (BC/FT), du 27 au 30 novembre 2018.
Selon le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) qui en est l’initiateur, cette rencontre portera sur les changements récents apportés aux normes du Groupe d’Action Financière (GAFI).
Organisme intergouvernemental, le GAFI est, entre autres, en charge de l’élaboration de propositions de réformes législatives et réglementaires dans les domaines de la lutte contre le BC/FT.
Selon les résultats du 1er cycle d’évaluations mutuelles du GIABA, des insuffisances de mise en œuvre des normes de LBC/FT ainsi que des faiblesses dans le dispositif de régulation dans les institutions financières, ont été relevées. Au surplus, il a été fait état d'une faible capacité et d’une absence de coopération efficace entre les régulateurs et les opérateurs du secteur.
Séna Akoda
Le forum de haut niveau sur le développement des zones de transformation agro-industrielle via les PPP se tient à Lomé ces 22 et 23 novembre 2018.
L’évènement est initié par le Centre autonome d’études et de renforcement des capacités pour le développement du Togo (Caderdt), avec l’appui du gouvernement et de la Banque Africaine de Développement (BAD).
L’objectif est de mobiliser les acteurs du secteur privé pour un partenariat public-privé dans le secteur agricole, ce qui contribuera à la réalisation de l’axe 2 du PND, qui consiste au développement des pôles de transformation agricole et manufacturière.
Pour Odilia Gnassingbé, directrice du Caderdt, « les investissements ne peuvent pas se faire que par les seules ressources de l’Etat, raison pour laquelle le secteur privé doit être impliqué afin de conjuguer les efforts ».
Pendant les deux jours d’activités, investisseurs, partenaires au développement, ainsi que des institutions financières, vont plancher ensemble au cours de panels, sur les opportunités d’affaires au Togo pour développer le secteur qui emploie 60% de la population active et contribue à près de 40% au PIB.
Au Togo, l’édition 2018 de la Semaine de l’inclusion financière aura lieu du 28 novembre au 1er décembre.
En prélude à l’étape Pays, le lancement de cet événement organisé par la BCEAO, se tiendra les 26 et 27 novembre à Dakar. Sont attendus dans la capitale sénégalaise, plus de 250 personnes provenant des Ministères en charge des finances, des banques, des systèmes financiers décentralisés (SFD), des établissements de monnaie électronique (EME), des services postaux, des intermédiaires en opérations de banque, des Régulateurs de télécommunications, des Fintech, du GIM-UEMOA, des institutions partenaires, d’organismes internationaux, ainsi que de la BCEAO.
Ils débateront autour du thème : « Inclusion financière : levier du développement économique et social ». Après deux jours de panels et d’échanges de haut niveau à Dakar, les pays prendront le relais.
Dans les Directions Nationales, les activités s'étendront sur quatre jours, du 28 novembre au 1er décembre 2018. Ces quatre jours seront meublés de sessions de formation sur le cadre réglementaire régissant la monnaie électronique et les transferts rapides d'argent, ainsi que de séances de sensibilisation sur les bonnes pratiques en matière d'épargne et d'entrepreneuriat.
Il est également prévu un atelier de réflexion sur des problématiques relatives à l'inclusion financière. Ces échanges devraient porter sur le financement de l'agriculture, des activités des femmes, des jeunes ainsi que des besoins des petites et moyennes entreprises, indique la BCEAO.
Dans ces domaines, le Togo a déjà réalisé des progrès notables grâce à des initiatives telles que le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), le mécanisme incitatif pour le financement de l’agriculture (MIFA) qui vient d’être mis sur orbite, le Fonds d’appui aux initiatives économiques de la jeunesse (FAIEJ), ou encore le PRADEB.
Le pays, l’un des mieux inclus financièrement de l’Uemoa, dispose à ce jour de plusieurs instruments innovants en matière d’inclusion : le porte-monnaie AgriPME qui ambitionne d'assurer l'efficacité dans la gestion de la subvention des engrais, octroyée aux agriculteurs vulnérables, ou encore, plus récent, ECO CCP, un compte épargne mobile rémunéré qui vise à promouvoir la bancarisation, tout en facilitant l'accès à la finance digitale.
Fiacre E. Kakpo
La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), dans le cadre de l’amélioration de la gestion de sa clientèle, a procédé à la mise en place d’une nouvelle plateforme de gestion des compteurs Lafia et de vente des crédits d’énergie prépayée.
Ceci, en remplacement de l’ancienne plateforme, dont la capacité est arrivée à saturation, informe un communiqué de l’entreprise publique en charge de l’approvisionnement et de la distribution de l’énergie électrique au Togo.
Les travaux de basculement vers la nouvelle plateforme se sont déroulés avec succès. Non seulement pour l’ensemble des points de vente mais aussi pour les partenaires des plateformes d’encaissement mobiles, notamment FLOOZ et T-Money de Moov-Togo et Togo Com.
Le communiqué de la CEET rappelle que le Centre d’Information et de Service (CIS) est toujours joignable sur le 8228, pour plus d’informations.
En rappel, le compteur LAFIA, c’est l’énergie prépayée à la CEET. Il permet au client de payer sa consommation à l’avance. Plus exactement, ce service permet d’acheter le crédit d’énergie et de recharger le compteur avant consommation. Il existe en monophasé (2 fils) et en triphasé (4 fils).
Séna Akoda
Après la suspension du processus de fusion, les parlementaires ont donné jeudi dernier leur feu vert pour la privatisation des deux dernières banques, majoritairement détenues par l’Etat. Si l’option de la privatisation a longtemps été éludée, elle refait surface, motivée par « la volonté du gouvernement de préserver la stabilité financière », son nouveau paradigme, visant à faire la part belle au secteur privé dans les investissements et le marché bancaire international qui présenterait, selon Sani Yaya, le ministre des finances, des conditions favorables.
Mais, que valent réellement l’Union togolaise de banque (UTB) et la Banque togolaise du commerce et de l’industrie (BTCI). Togo First s’est penché sur les bilans au 31 décembre 2017 de ces deux intermédiaires financiers.
Union Togolaise de Banque (UTB), n°3 togolais
Siège imposant, l’Union Togolaise de Banque (UTB), un acteur majeur du système bancaire togolais, a vu le jour en juin 1964 sous forme de société d’économie mixte. Mais ce n’est que le 25 avril 1977, qu’elle décrochera son agrément de banque. Dans un contexte difficile, marqué par la crise sociopolitique du début des années 90, la banque, jusque-là détenue par le trio européen composé de Crédit Lyonnais (35%), Deutsche Bank (18%) et Banca Commerciale Italiana (12%), tombera entièrement dans les mains de l’Etat togolais.
Troisième banque opérant au Togo derrière les filiales togolaises d’Orabank et d’Ecobank, toutes ayant leur siège au Togo, l’UTB cumulait fin 2017, un total bilan de plus de 303 milliards FCFA, soit 12,4% des actifs du secteur bancaire. Dans l’Umoa, UTB détient le 40e total bilan, sur plus de 220 banques.
L’UTB détient le plus grand réseau de guichets, 47 au total, soit 20,7% du réseau d’agences et de bureaux, devant ses concurrents directs, que sont Orabank et Ecobank. Fin décembre 2017, elle revendiquait 18,4% des comptes bancaires, soit un peu plus de 214 000 comptes sous gestion.
En termes d’activités bancaires ordinaires (collection de dépôts et octrois de crédits), la banque se classe à la 3e place. Les dépôts collectionnés auprès de la clientèle sont estimés à près de 215 milliards FCFA, tandis que les crédits accordés s’évaluaient à 149 milliards FCFA. 12,4% des salariés du secteur bancaire togolais, soit 298 salariés, sont employés par l’UTB.
Banque togolaise du commerce et de l’industrie (BTCI), n°5 togolais
La BTCI est l’une des six banques togolaises dont l’Etat participe encore à l’actionnariat. Fin 2017, l’ancienne succursale de la Banque Nationale de Paris (BNP) était détenue à 91,5% par l’Etat togolais. Ses actifs étaient évalués à plus de 172 milliards FCFA, 7% des actifs du secteur. Elle est la cinquième banque togolaise, selon la BCEAO, derrière Atlantique Banque, 4e. Avec une flotte de 21 agences et bureaux, la BTCI détient 9% du réseau de guichets, et revendique 5,8% des comptes bancaires togolais.
S’agissant des opérations bancaires ordinaires, en 2017, la BTCI est le 5e collecteur de dépôts, avec près de 169 milliards FCFA déposés par sa clientèle. La banque a mis en place 85 milliards FCFA de crédits au profit des agents économiques.
La BTCI est la deuxième banque employeuse au Togo en 2017, dépassée par Orabank. Le nombre de salariés est estimé à 314, soit 13% des salariés du secteur bancaire togolais.
Fiacre E. Kakpo
Si l’Afrique doit s’industrialiser davantage, elle devra aussi trouver un marché sur lequel écouler ses produits. C’est l’opinion du ministre togolais de l’industrie et du tourisme Yaovi Atigbé Ihou. « Sans la garantie d’un marché pour recevoir les produits industriels africains, la transformation structurelle de l’économie ne saurait être possible », a-t-il estimé à l’occasion de la célébration du 20 novembre, Journée de l’Industrialisation de l’Afrique.
De fait, la part des produits industriels africains dans les échanges internationaux est insignifiante à ce jour, relève le ministre.
Pour permettre aux économies africaines, notamment togolaise, de connaître une transformation structurelle avec une forte valeur ajoutée de leur industrialisation, Yaovi Atigbé Ihou préconise le renforcement des échanges intra-africains.
Au Togo, l’objectif, avec la mise en œuvre du Plan National de Développement 2018-2022 qui prévoit la création de parcs industriels, est d’atteindre une croissance forte de l’ordre de 8% à l’horizon 2022. Et de transformer structurellement le pays pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive et créatrice d’emplois décents.
A cet effet, que ce soit dans le domaine de l’industrie pharmaceutique ou des TIC, le gouvernement crée le cadre nécessaire pour attirer les investisseurs, souligne Luciano Feou, directeur de l’industrie.
Séna Akoda
La Hongrie se signale parmi les pays qui souhaitent nouer une relation de coopération avec le Togo. Après la présentation de ses lettres de créances hier 21 novembre 2018 au N°1 togolais, Andras Szabo, nouvel ambassadeur de ce pays au Togo a clairement exprimé cette volonté. Deux ans après l’ouverture d’une ambassade au Ghana, la Hongrie vise désormais le Togo.
Conforté par une expérience heureuse au Ghana, le pays a décidé d’être présent au Togo dans plusieurs secteurs notamment l’énergie, l’aménagement de l’eau, les TIC, la défense, la sécurité, le secteur agricole et l’agroalimentaire. « J’ai indiqué au président de la République qu’on aimerait développer les mêmes projets ici au Togo parce que si on est capable de le faire au Ghana, on est aussi capable de le faire ici », a déclaré Andras Szabo.
Le pays devrait ouvrir à l’avenir un consulat honoraire au Togo pour marquer sa présence physique dans le pays. Il faudrait « quelqu’un qui nous représente ici tous les jours. Très bientôt, je peux revenir pour inaugurer notre consulat honoraire et je pense que ça, c’est vraiment un moment très important », a-t-il annoncé.
Séna Akoda
Ce mercredi 21 novembre 2018, le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a reçu en audience l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, responsable du « Tony Blair Institute for Global Change ».
Cette visite s’inscrivait dans le cadre de l’accompagnement de cette organisation à la mise en œuvre du Plan National de Développement du Togo pour la période 2018-2022. Et de l’avis de Tony Blair, le Togo présente un environnement des affaires, favorable aux investissements étrangers ; « Maintenant, on a la possibilité d’attirer les investisseurs ici », a-t-il déclaré.
L’attractivité du Togo pour les investissements extérieurs semble, selon toute vraisemblance, la conséquence des « décisions très importantes » que prennent, selon lui, les premières autorités du pays. De fait, ces décisions ont permis au Togo de faire un bond de 19 places dans le classement 2019 de Doing Business, le référentiel mondial en matière de facilitation des affaires.
Tony Blair a exprimé une grande confiance dans le potentiel du pays à amorcer son développement et mis un accent sur l’un de ses principaux atouts: son port moderne en eaux profondes. Il a affiché la disponibilité de son organisation à donner l’assistance nécessaire pour faire de Lomé un hub logistique, non seulement pour le pays, mais aussi pour la sous-région.
Séna Akoda
Après son offensive chinoise, le Togo va poursuivre son opération de charme en vue de mobiliser les investisseurs autour de son programme d’actions quinquennal, le Plan national de développement (PND) qui couvre la période 2018-2022. Cette fois-ci, cap sur les investisseurs européens.
Mardi à Lomé, à la faveur de la 19ème session du dialogue politique Togo/UE, les deux parties ont décidé d’organiser au deuxième trimestre 2019, un Forum des affaires Togo-UE.
Ce Business Forum permettra aux autorités togolaises de présenter aux investisseurs européens les projets phares du PND dont le secteur privé sera la principale locomotive.
Le PND contient plusieurs projets dans les secteurs financier, manufacturier, extractif et agricole (agropoles), de la logistique (port, aéroports, routes, chemins de fer), du tourisme (tourisme d’affaires, écotourisme, tourisme bleu). Si ces projets nécessiteront de gros investissements, Lomé, dans son nouveau paradigme, souhaite les confier en majorité aux privés. L’investissement privé est attendu à environ 3000 milliards de FCFA, soit 65% du coût global.
Fiacre E. Kakpo
Le Togolais Vigninou Gammadigbe, Doctorant à la Faculté de Sciences économiques et de Gestion à l’Université de Lomé au Togo, vient de décrocher le prix Abdoulaye Fadiga pour la Promotion de la Recherche économique, édition 2018. Un prix doté d’une cagnotte de 10 millions FCFA.
La cérémonie de récompense des lauréats qui s’est déroulée au siège de la BCEAO à Dakar, ce mercredi 21 novembre 2018, a consacré ce cadre de banque pour son étude intitulée : « Survie des banques de l’UEMOA: les nouvelles exigences de fonds propres sont-elles pertinentes? »
Dans cette analyse jugée « pertinente et de portée significative » par le jury, le lauréat démontre comment l’entrée en vigueur des normes Bâle II et Bâle III en janvier 2018, peut permettre aux fonds propres de réduire significativement les probabilités de faillite des banques de l’UMOA. Avant lui, un autre Togolais, Yao Dossa Tadényo, s’était déjà illustré en 2014, en touchant le Graal, grâce à son analyse titrée « Chocs de taux d’intérêt de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) et évolution de l’inflation dans la zone Uemoa : implications pour la poursuite d’un objectif de stabilité des prix ».
Lancé depuis 2008 par la Banque Centrale et organisé tous les deux (2) ans, le « Prix Abdoulaye FADIGA pour la promotion de la recherche économique », a pour objectif d’encourager les jeunes chercheurs dont les travaux, particulièrement remarquables, auront apporté un éclairage nouveau sur la politique monétaire ou les politiques économiques des pays de l’UEMOA. Cette année, il était à sa 6e édition.
Fiacre E. Kakpo