En ligne avec son ambition d’une meilleure gouvernance minière, le Togo veut disposer d’une cartographie des mines artisanales à petite échelle et des carrières clandestines qui se développent sur son territoire. La démarche devrait permettre à l’Etat de mieux localiser ces sites d’exploitations artisanales, à petite échelle et même clandestines, des ressources minières comme l’or et le diamant. Objectif ultime : mieux encadrer le secteur pour en faire un meilleur contributeur à l’économie nationale.
Selon divers rapports, notamment de l’Initiative de Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) et de la Direction Générale des Mines et de la Géologie (DGMG), l’exploitation de l’or et du diamant au Togo s’effectue sous forme artisanale sur plusieurs sites alluvionnaires. Et même si l’activité de commercialisation de ces ressources occupe une place croissante dans les activités d’exportation, ces dernières années, l’essentiel des ressources exportées provenaient des pays voisins, nuancent-ils.
Selon un document consulté par Togo First, l’élaboration de la cartographie comportera deux axes principaux : d’abord la conception d’une carte identifiant et géo-localisant l’étendue de toutes les mines clandestines artisanales à petite échelle et des carrières d’exploitation de matériaux de construction (sable, graviers, latérites et quartzites) recensées sur le territoire. Ensuite, la mise en place d’une base des données compatible à ArcGIS et SIG courants, renfermant toutes les données thématiques collectées : le classement des sites selon leur ressort administratif, la superficie de chaque site, le type de minerai ou matériau de construction.
Cette activité sera financée par le Projet de Développement et de Gouvernance Minière qui a lancé un avis de recrutement d’un consultant, dans cette perspective.
Séna Akoda
Passé sous gestion de l’Emirati Emaar Hospitality Group fin juin dernier, le majestueux complexe hôtelier qui surplombe le quartier administratif de Lomé, le 2 Février, sera mis à niveau pour plus de confort, à la demande de son nouvel exploitant dubaïote.
Réuni en sa 110ème session ordinaire ce mercredi à Abidjan, le conseil d’administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), a approuvé un financement de 4 milliards FCFA. Un appui pour la réalisation des « travaux confortatifs » de l’hôtel 5 étoiles.
Ce financement qui sera débloqué très bientôt, servira essentiellement à l’acquisition et l’installation d’équipements pour la mise à niveau, notamment, de systèmes de sécurité incendie, de chauffage ventilation et de climatisation ainsi que de déplacement vertical, indique la Boad.
L'hôtel 2 Février devenu Address Hotel 2 Février après le deal de juin, a ouvert ses portes en 1980 et a été entièrement rénové il y a trois ans par le groupe Kalyan qui en a obtenu la concession pour 30 ans. Il représente l’un des atouts les plus importants du tourisme d’affaires et de l’ambition de l’exécutif de faire du Togo, un centre d’affaires régional par excellence.
Fiacre E. Kakpo
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) va injecter 10 milliards FCFA dans l’alimentation en eau potable de 89 centres semi-urbains au Togo.
Le financement a été approuvé par le conseil d’administration la banque de développement régionale, réuni ce mercredi à Abidjan, pour sa 110èmesession ordinaire.
Les fonds serviront à la construction de trente-cinq (35) systèmes d’alimentation en eau potable desservant quarante-six (46) centres semi-urbains à travers la réalisation de forages, de prises en rivière, d’unités de traitement et de canalisations d’adduction et de distribution d’eau potable, indique la Boad.
Il est également prévu trente-neuf (39) châteaux d’eau qui permettront de desservir 546 bornes fontaines et 700 branchements particuliers.
Les centres ciblés sont ceux ayant un taux de couverture faible, dans le sillage des 20%, dans un pays où le taux d’accès à l’eau potable est sous la barre des 60%, selon un rapport sur l’Aide publique au développement publié en juillet dernier.
Outre ce financement mis en place en faveur du Togo, la Boad s’est également engagée à injecter 4 milliards FCFA dans la mise à niveau de l’hotel 2 Février, récemment tombé sous gestion de l’émirati Emaar Hospitality Group.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le Fonds International pour le Développement Agricole (Fida) devrait bientôt accorder son appui au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (Mifa), apprend-t-on.
Une mission d’experts de l’institution internationale conduite par sa responsable Afrique de l’Ouest et Centre, Sylvie Marzin, séjourne en effet à Lomé depuis 3 jours.
Cette mission multidisciplinaire, qui doit s’achever ce 19 septembre, « vise à inscrire désormais au pipeline l’appui du FIDA au MIFA », comme l’indique le mécanisme sur son compte officiel.
Au cours des deux précédentes journées, l’équipe d’experts a procédé à l’écoute des responsables à divers niveaux du Mifa, afin de mieux comprendre le mécanisme et ses projections dans le futur. Ce qui permettra à l’organisme onusien de bien cerner les besoins en appui et leur conformité avec les domaines d’intervention du Mifa. Un cadre logique d’appui sera défini à l’issue des échanges.
Rappelons que l’actuel président du FIDA, Gilbert Fossoun Houngbo, s’était engagé il y a quelques mois, à accompagner le Togo dans la mise en œuvre du Mifa sur les plans financiers et techniques.
Octave A. Bruce
Selon un document consulté par la rédaction de Togo First, le projet de réhabilitation et de modernisation de la route Avépozo-Aného va effectivement démarrer bientôt. Toutes les dispositions sont en cours en ce sens.
Ainsi, au volet social, les acteurs donnent un coup d’accélérateur au processus d’indemnisation des personnes impactées par le projet. L’idée, renseigne le document, est d’obtenir la libération de l’emprise des travaux, encombrée par des habitats. « Le Comité interministériel d’indemnisation des personnes affectées par ce projet, après avoir évalué les immeubles bâtis, est à la phase de négociation et de paiement », indique le document.
A cet effet, il prévoit ce 19 septembre 2018 une rencontre d’échanges avec les impactés aux fins de leur permettre de rentrer dans leurs droits.
Notons que, dans le cadre de ce projet, une délégation composée de représentants de la Banque africaine de développement (BAD), la commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), la Banque européenne d’investissement (BEI) et, de l’Union Européenne (UE), avait effectué une mission au Togo, du 14 au 24 mars 2016. Au cours de son séjour, elle avait examiné et validé ce projet dont l’un des intérêts réside dans le plan d’aménagement de l’infrastructure routière Avépozo-Aného en une voie 2x2 sur 30m de largeur. Le projet intègre également la construction d’ouvrages de protection de la côte ainsi que l’aménagement du tronçon 2X2 voies entre la frontière togolaise et Ouidah au Bénin.
Séna Akoda
Keras Resources a déclaré, mardi, avoir identifié un nouvel affleurement de minéralisation de manganèse, sur son projet de Nayega, au nord du Togo.
Huit hectares supplémentaires ont été découverts à Ogaro, à quelques kilomètres du gisement principal de Nayega, a indiqué la compagnie cotée sur la bourse alternative de Londres (AIM).
Des échantillons prélevés de 14 puits de 35 mètres pour tester la zone centrale de minéralisation d’Ogaro affichent des résultats positifs, se sont félicités les responsables de la compagnie britannique. Pour eux, la nouvelle découverte montre que le projet de Nayega présente des perspectives plus importantes.
« L’identification d’une nouvelle zone importante d’affleurement à Nayega jette de solides bases et augmente nos attentes pour ce qui, selon nous, deviendra une nouvelle source de production de manganèse à faible coût d’exploitation et d’investissement en capital. », a déclaré Russell Lamming, CEO de Keras, société active au Togo via sa filiale Société Générale des Mines SARL (SGM) qu’elle détient à 85%.

L’entreprise envisage également de lancer immédiatement la phase 1 de sa nouvelle mine qui portera sur une aire de 100 mx 100 m. Très satisfaite de sa récente collaboration avec les communautés locales, sur son programme d'essais métallurgiques d'échantillonnage en vrac de 10 000 tonnes, elle s’appuiera sur la main d’œuvre locale.
« Nous avons maintenant une équipe de la communauté locale qui a participé à la préparation du vrac. Elle va, à présent, passer à Ogaro pour démarrer sur la carrière. », a conclu le Russell Lamming.
Fiacre E. Kakpo
En vue de renforcer son accompagnement au système financier sous régional en matière d’innovation et d’anticipation sur les « disruptions futures », la BRVM vient de lancer un concours de Projets Fintech.
BRVM Fintech Innovation Challenge vise à sélectionner des jeunes talents, personnes physiques âgées de 18 à 40 ans ou startup établies dans la région UEMOA, initiateurs de projets innovants, précise l’Agence Ecofin.
Certains candidats retenus, après délibération d’un jury de spécialistes, bénéficieront d’un accompagnement de 6 à 12 mois pour mettre en œuvre leurs projets dans le laboratoire la Bourse régionale, « BRVM Fintech Lab ».
D’autres participeront à un hackathon organisé par la BRVM et AfricaFinLab, une initiative continentale de développement et de promotion de l’innovation en finance.
Grâce à ce challenge, des opportunités de contrats avec des entreprises partenaires et de financement pourraient s’ouvrir aux projets les plus innovants, indique la Bourse basée à Abidjan.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 17 octobre 2018. Selon la BRVM, le formulaire de candidature est disponible sur son site officiel.
En république togolaise, le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) enregistre de bonnes performances. Au 30 juin 2018, il a réussi à engranger 30 milliards FCFA auprès de l’Etat et des bailleurs de fonds, a annoncé hier, Assih Mazamesso, secrétaire d’Etat chargé de l’Inclusion Financière et du Secteur Informel, à l’occasion d’une rencontre-bilan d’un an d’activités de ce département.
Avec ce montant, le FNFI a octroyé un volume de crédits record de 75 milliards FCFA, facilité par un système de revolving. Comparé aux 73 milliards FCFA annoncés quelques mois plus tôt, l’octroi de crédits, activité phare de l’institution, semble en constante progression.
Le taux de recouvrement des crédits se maintient à son niveau élevé de 93% annoncé lors de la rencontre-bilan des 4 ans d’activités du FNFI. En matière de remboursement, la Région des Savanes conserve son titre de meilleur élève en enregistrant un taux de 100%.
Motivée par ces résultats, la secrétaire d’Etat table, en termes de perspectives, sur l’autonomie financière du FNFI à l’horizon 2019 et annonce la mise en place de nouveaux produits.
Séna Akoda
Annoncé en conseil des ministres en avril dernier, le projet « e-ID Togo » se dévoile un peu plus : 20 milliards FCFA. C’est le montant que nécessitera la mise en œuvre de ce projet qui envisage de doter chaque citoyen togolais, ainsi que tout résident, d’un numéro d’identification biométrique unique.
Son objectif, disposer d’informations fiables permettant, notamment la fourniture ciblée de services publics et sociaux. Le projet, piloté par le ministère des Postes et de l’Economie numérique, s’inscrit dans le cadre du processus de modernisation et de réforme de l’administration publique engagé par l’Etat togolais.
Des partenaires privés sont attendus pour la réalisation du projet.
Une fois implémenté, le « système d’identification national biométrique » permettra d’attribuer un identifiant unique à 8 millions de résidents sur le territoire togolais, y compris les nouveau-nés et les enfants.
Rappelons que le projet est en ligne avec l’axe 3 du PND qui vise à consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.
Octave A. Bruce
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a rendu public son rapport annuel sur les conditions de banque dans l’espace Uemoa en 2017. Une véritable cartographie qui livre un aperçu du paysage bancaire de l’Union, retrace les montants des crédits bancaires octroyés au cours de l'année et analyse les dépôts à terme effectués par la clientèle ainsi que les taux d’intérêt pratiqués.
Décryptage en 5 points de la structure du financement bancaire de l’économie togolaise.
Aucun nouvel établissement en 2017
Bien qu’ayant enregistré 3 nouvelles arrivées à l’échelle de l’Union, notamment en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, et au Sénégal, le champ de contrôle bancaire de la Bceao au Togo est resté inchangé à 15 établissements de crédit dont 13 Banques et 2 établissements financiers, comme en 2016. En 2017, les indicateurs du système financier sont restés globalement satisfaisants en dépit de quelques mesures correctives dans le cas de certains établissements, dont deux banques à actionnariat majoritairement public. Si la situation prudentielle de certaines banques présente des inquiétudes, la Banque centrale indique que des mesures ont été prises pour redresser les ratios affectés, notamment le redressement du seuil du capital social : 10 milliards pour les Banques et 3 milliards FCFA pour les établissements financiers.
Les crédits au ralenti
Après des bonds successifs, en particulier un saut de 13,5% à 664,4 milliards FCFA, en 2016, les crédits mis en place par les banques togolaises se sont tassés d’environ 4,2% pour tomber à 636,2 milliards. Bien qu’elles se soient taillées la part du lion, les entreprises privées du secteur productif ont vu leur volume de crédits chuter de 10,4%. Un recul occasionné par une baisse drastique des crédits destinés à l’acquisition d’équipement qui ont chuté de 61,5% à 39 milliards. Les données montrent que les Banques ont été particulièrement très peu favorables au crédit habitation.
Alors que le crédit immobilier chute de 42%, celui à la consommation progresse mais « très » marginalement. Les fonds avancés par les Banques pour soutenir les activités liées aux exportations contre-performent également.
Aussi, un rationnement du crédit a-t-il été observé chez les Coopératives et groupements villageois, les entreprises individuelles et les Assurances-Caisses de retraite. De quoi tirer la sonnette, surtout dans un pays où l’agriculture mobilise près de 70% de la population.
Globalement, le repli est essentiellement attribuable à la crise socio-politique qui a secoué le second semestre. Face à l’incertitude politique, les Banques ont préféré transférer le risque sur les crédits de trésorerie. Le montant injecté pour doper la trésorerie des entreprises est estimé à plus de 327 milliards, en hausse de 19%.
Le crédit, plus cher pour les vulnérables
Si le taux d'intérêt débiteur moyen des crédits mis en place en 2017 par les banques dans les pays de l’UEMOA est demeuré stable en 2017, se situant dans le sillage des 6,93%, au Togo, le trend à la baisse observé depuis 2012, se poursuit. En 2017, le crédit a coûté moins cher que sur les 10 dernières années. Le taux demandé par l’ensemble du système bancaire s’est amélioré de 21 points de base pour s’établir à 8,1%. A l’analyse des données, le financement mis en place par les intermédiaires financiers a été de nature à décourager les personnes (morales comme physiques) ne possédant une grande surface financière. En effet, les taux pratiqués sur les Coopératives et groupements villageois et les Assurances-Caisses de retraite ont été les plus élevés, atteignant respectivement 9,15% et 9,74%. De plus, il s’agirait des coûts ayant le plus augmenté.
Le long terme rassure
En 2017, ce sont les prêts de très long terme qui ont le plus rassuré le système bancaire. Concrètement, les chiffres de la Banque centrale révèlent que les crédits de 10 ans de remboursement ont le taux le plus bas, alors que ceux de très court terme (moins d’un mois) présentent les taux d’intérêt les plus élevés.
Baisse criante des dépôts
L’année 2016 a enregistré un record retentissant des dépôts. 1742,4 milliards FCFA collectés. En 2017, les Banques ont collecté 1254,4 milliards. Une baisse de 28%.
313 milliards ont été collectés auprès des entreprises privées du secteur productif, en hausse de 25%.
Fiacre E. Kakpo