La ville de Tsévié (35km au nord de Lomé), accueille ce 1er octobre, la première étape de la tournée de vulgarisation du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
Soutenue par le Programme des Nations Unies (Pnud) et la Délégation de l’UE au Togo, cette tournée a pour objectif de promouvoir le nouveau référentiel de la politique économique et sociale du pays.
Après Tsévié, dans la Région Maritime, la tournée va sillonner les 4 autres régions du pays avec une étape dans chacun des chefs-lieux : Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong.
Adopté en Août dernier pour prendre la relève du SCAPE, le PND est un plan quinquennal articulé autour de 3 grands axes. Le 1er prévoit de transformer le Togo en un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région. Le second vise à développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives. Le dernier enfin, entend consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.
A terme, le plan ambitionne de transformer structurellement l’économie locale pour une croissance forte, durable, inclusive et créatrice d’emplois.
Octave A. Bruce
Au Togo, la société Total lance une nouvelle carte tous produits. Dénommée Oasys+, elle vient compléter la gamme des cartes que le pétrolier français a déjà mises sur le marché notamment Oasys classique en 2003 et Fat’ka en 2016. Mais en outre, sa commercialisation devrait permettre à la société de se rapprocher de ses clients.
Si les deux premières cartes ne sont traitées qu’au siège de la compagnie pétrolière à Lomé, la nouvelle répond à un besoin, celui de mettre à disposition des produits et prestations de Total à proximité de la clientèle et en dehors des heures officielles de travail, indique Cyrille Kokou Dos-Reis, directeur général adjoint de Total Togo.
Et d’ajouter : « Oasys+ est un produit innovant orienté vers le grand public et rechargeable en station. Elle est établie et activée en moins de 10 minutes dans toutes les stations Total, mais disponible pour l’instant dans 25 stations Total réparties sur toute l’étendue du territoire national ».
Cette carte prend également en compte les préoccupations sécuritaires des utilisateurs, dans un monde où la criminalité adapte ses moyens à l’évolution technologique. « C’est une carte sécurisée avec un code connu de son propriétaire ou utilisateur », a-t-il souligné à cet égard. Avant de préciser sa périodicité. « Elle doit être renouvelée au bout de 5 ans d’utilisation ».
Pour se la procurer, le client, muni d’une pièce d’identité, devrait se présenter dans une station Total, remplir un formulaire d’adhésion contre paiement de 3500 FCFA et recharger la carte avec un montant minimum de 5000 FCFA.
Avec cette carte, il a droit à un ticket qui lui permet de suivre l’historique de ses opérations et de consulter son solde.
Séna Akoda
La capitale togolaise, soutenue par l’Université de Lomé, figure parmi les 17 villes retenues en Europe, en Asie et en Afrique par le projet EdiCitNet. Mieux, elle est l’unique ville d’Afrique subsaharienne devant participer à ce projet financé par l’Union Européenne.
Selon les informations, ce projet devrait promouvoir l’utilisation, par exemple, du végétal urbain dans les activités qui mènent à l’obtention d’aliments à des fins de transformation, de consommation ou de commercialisation.
Il favorisera le développement d’un mouvement mondial vers des villes où la place de l’agriculture et de la nature, ainsi que celle des citoyens dans la mise en valeur de leur quartier, seront valorisées.
Les produits, activités et services développés dans ces villes dénommées « villes comestibles », regroupés au sein de « Edible City Solutions » devraient aider les communautés locales à surmonter les problèmes sociaux auxquelles se trouvent confrontées généralement et à créer de nouvelles entreprises et emplois verts.
En pratique, certaines villes chefs de file, soutenues par un consortium hautement interdisciplinaire d’autorités urbaines, de PME, d’ONG et d’universités, seront appelées à faire leur preuve et à transférer leurs connaissances à d’autres dénommées Follower Cities (FC) ou villes suiveuses, au nombre desquelles Lomé.
Séna Akoda
L’économie togolaise semble se remettre progressivement de la crise politique qui l’a paralysée à partir du second semestre 2017.
Durant les six premiers mois de cette année, l'environnement macroéconomique a été globalement favorable, a constaté Togo First. La croissance se situerait au terme du deuxième trimestre autour de 4,8%, une modeste correction à la hausse de l’ordre de 3 points de base de la performance des trois premiers mois de l’année (+4,5%). En 2017, la taille de l’économie togolaise avait augmenté de 4,4% pour atteindre 2800 milliards FCFA.
Selon la 3e session de l’année du Conseil National du Crédit (CNC), tenue la semaine dernière, cette dynamique devrait se poursuivre, avec un taux d’inflation assez faible.
Selon les projections, l’activité économique devrait progresser de 4,9% en 2018. Toutefois, cette croissance reste en deçà de la progression sous-régionale, conduite par des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Burkina Faso.
Fiacre E. Kakpo
Le trésor public togolais a achevé ce vendredi 28 septembre, une opération de levée de fonds sur le marché financier régional.
Au total, 16,925 milliards FCFA ont été mobilisés pour alimenter les dépenses de l’Etat. Le Togo était à la recherche de 20 milliards FCFA.
Cette émission de bons de trésor est la première de ce troisième trimestre, après un deuxième trimestre particulièrement prolifique pour le Togo, marqué surtout par deux sursouscriptions sur trois opérations.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo participe depuis le 18 Septembre 2018 à la 73ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. En marge de cet évènement qui réunit tous les Etats Membres de l’organisation mondiale, Togo First a rencontré Damien Mama, Représentant-Résident du Pnud au Togo. Un tour d’horizon de sujets en matière de développement, avec celui qui coordonne également le Système des Nations Unies au Togo : développement humain, Plan National de Développement (PND), Concours J’NOV pour les ODD, emploi des jeunes, accès des populations vulnérables aux services de base, transferts de fonds de la diaspora. Le responsable onusien a passé en revue l’éventail des actions du Pnud au Togo. Entretien.
Togo First : Vous êtes arrivés au Togo au cours de l’année. Comment le trouvez-vous ?
Damien Mama : Je trouve le Togo très agréable, extrêmement agréable. J’avais déjà passé deux ans dans ce pays entre 2012 et 2014, et c’est avec énormément d’excitation que j’ai accepté le poste ici quand le Secrétaire Général (Antonio Guterres, ndlr) me l’a proposé. Donc c’est avec beaucoup de plaisir que je travaille ici, aux côtés des Togolais et des Togolaises.
T.F : Le Togo a gagné une place par rapport à 2016 lors de la dernière mise à jour de l’Indice de Développement Humain (IDH) du Pnud, occupant le 165ème rang sur 189. Quelles sont les leçons à tirer ?
D.M : Il faut d’abord retenir que le rapport sur le développement humain est un rapport qui est publié depuis 1990. On compare chaque année les progrès que les pays ont faits sur la durée, en matière d’éducation, de santé et de revenus. Le rapport place l’être humain au centre du développement. Parce que la croissance économique n’est pas une fin en soi. La croissance devrait et doit avoir comme objectif de transformer la vie des populations, de l’être humain, du citoyen. Lorsqu’on compare les données au début de l’élaboration des rapports en 1990 aux données de 2017, il y a eu une croissance de 24% de l’indice de développement humain du Togo, ce qui voudrait dire que les Togolais ont une meilleure qualité de vie aujourd’hui qu’il y a 27 ans. Et entre 2010 et 2017, les Togolais ont gagné 3 ans de plus en espérance de vie, donc vivent plus longtemps. Ce sont là de très bonnes nouvelles.
Par contre, je voudrais attirer l’attention sur le fait qu’en dépit de ces progrès que le Togo a réalisés, il y a eu une augmentation des inégalités. Et il s’agit bien d’une tendance mondiale. La tendance mondiale nous dit que nous vivons plus longtemps, nous avons plus de revenus mais l’écart entre les riches et les pauvres se creuse. Donc, s’il y a une leçon fondamentale à tirer, c’est de dire que le Togo doit consolider les progrès mais aussi mettre l’accent sur la réduction des inégalités. Et c’est une bonne nouvelle de voir que l’axe 3 du PND (Plan National de Développement, ndlr) se positionne sur les questions sociales et envisage de faire des investissements qui réduisent les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres.

« En 2 ans de mise en œuvre, le PUDC a fait énormément de progrès et de réalisations. Ces réalisations, touchent beaucoup plus les populations les plus isolées et les plus pauvres. »
T.F : Concrètement, quelles sont les actions à mettre en œuvre aujourd’hui selon vous, pour inverser cette tendance en vue de réduire ces inégalités au Togo ?
D.M : Pour pouvoir transformer durablement un secteur, il faut que ce soit une ambition portée au plus haut niveau. Et comme je le disais, l’adoption du PND est une bonne illustration, non seulement de la nécessité, mais aussi de la réalité de l’engagement du Togo, à aller vers des investissements qui transforment structurellement l’économie et qui remettent l’homme, l’être humain, au centre de son développement.
Ceci dit, quand nous prenons les 3 grands axes du PND, le constat est qu’il y a une bonne articulation entre l’économique, l’environnemental et le social. Pour véritablement réduire les inégalités, il faut qu’effectivement les fruits de la croissance qui seront tirés de la mise en œuvre des axes 1 et 2, soient mieux redistribués notamment à travers la création massive d’emploi pour les Togolaises et les Togolais. Parce que si les jeunes, les femmes, et les ménages n’ont pas d’emploi, la croissance économique n’aura pas d’impact sur leurs foyers.
T.F : Quel regard portez-vous sur le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) initié par le gouvernement togolais et soutenu par votre institution ?
D.M : Le PUDC a été initié par le gouvernement en 2016. C’est un programme très ambitieux, essentiellement focalisé sur la réduction des inégalités, parce que le programme vise à investir directement dans les services de base dans les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables. En 2 ans de mise en œuvre, le PUDC a fait énormément de progrès et de réalisations. Ces réalisations, touchent beaucoup plus les populations les plus isolées et les plus pauvres. Il y a la réhabilitation des pistes rurales, qui créent le lien entre les zones de production agricole et les marchés. Il y a la construction d’infrastructures scolaires et de santé, et également des infrastructures d’accès à l’eau potable.
Si vous voyez bien, ce sont essentiellement des services qui touchent directement les plus pauvres et qui permettent donc de répondre à l’impératif de réduction des inégalités dont nous venons juste de parler.
T.F : Malgré tous ces progrès, il y a toujours des populations qui s’enfoncent de jour en jour dans l’extrême pauvreté. Le Pnud a-t-il des initiatives spécifiques pour aider ces populations à sortir de la précarité ?
D.M : Le Pnud accompagne le gouvernement à fournir les services et à formuler les réponses adaptées aux problèmes de développement auxquels le pays est confronté. Le Pnud, et d’ailleurs aucune institution internationale, n’a les moyens de répondre tout seul à la taille des besoins d’un pays. Et c’est pour cela que les gouvernements sont les acteurs de premier plan.
Le Pnud en partenariat avec l’Union Européenne a appuyé, par exemple l’élaboration du PND parce que le Pnud pense profondément qu’en affichant des ambitions très claires, le gouvernement est en mesure de tracer la voie, non seulement pour des institutions nationales mais également pour les institutions internationales qui accompagnent les politiques publiques.
En soutenant par exemple la mise en œuvre du PUDC, le Pnud accompagne le gouvernement dans la fourniture des services de base aux populations les plus pauvres. Et aider dans plusieurs autres secteurs, notamment l’amélioration de la gouvernance ou de la performance de l’administration publique, c’est aussi permettre que les processus de travail au niveau de l’administration soient plus efficients et de meilleure qualité. Et on a besoin de services de qualité si on veut faire des progrès, si on veut atteindre les plus pauvres, et les personnes les plus éloignées, telles que l’agenda du développement durable nous le conseille.
T.F : En parlant d’agenda du développement durable, comment le Pnud accompagne-t-il concrètement le Togo dans la réalisation des ODD ?
D.M : Le Togo s’est positionné déjà depuis 5 ans comme étant un pays pilote pour expérimenter la nouvelle approche en matière de planification des actions de développement. Le Togo est le seul pays qui a participé trois fois, de façon consécutive, au forum politique de haut niveau sur le développement durable à New York. Je voudrais par ailleurs féliciter les autorités togolaises pour cet engagement.
En acceptant d’aller présenter chaque année son rapport, le Togo prend le risque de s’exposer, de se faire critiquer et évaluer. Et un pays qui accepte ces risques est donc ouvert à un accompagnement et aux opportunités qui peuvent se présenter aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

« Le Togo est le seul pays qui a participé trois fois, de façon consécutive, au forum politique de haut niveau sur le développement durable à New York. Je voudrais par ailleurs féliciter les autorités togolaises pour cet engagement.»
Sur la question des ODD, nous avons aussi, cette année, bousculé nos habitudes pour initier, ensemble avec le ministère du développement à la base, un concours d’innovation qui apportent des solutions aux populations. C’est le concours J’NOV pour les ODD. Ce concours cible essentiellement les jeunes de 16 à 35 ans. L’idée, c’est de pouvoir stimuler la réflexion chez les jeunes qui constituent plus de 60% de la population et qui sont aussi des acteurs de développement.
Le jeune Togolais aspire essentiellement à avoir une bonne formation et un bon emploi. Nous pensons qu’il y a énormément de potentialités au sein de la population jeune. Nous voulons susciter un processus qui permet à ces jeunes d’éclore, et de pouvoir sortir de la profondeur de leurs cerveaux, les initiatives les plus innovantes, qui peuvent leur permettre de contribuer au développement de leur pays.
C’est pour cela que pour la première fois, le Pnud a dit : « Nous n’allons pas financer les organisations. Nous allons financer les individus et les groupes d’individus qui ont des solutions de développement et avec qui nous n’avons pas l’habitude de travailler ».
Pour répondre à la problématique des inégalités, nous avons décidé que 50% des prix aillent aux jeunes filles. Parce que quand vous comparez l’indice de développement humain du Togo et qu’on met en facteur les aspects liés au genre, on constate que les femmes ont 82,2% de l’équivalent de l’IDH des hommes. Ce qui montre que les inégalités entre hommes et femmes sont grandes. Celles entre riches et pauvres également. Il faut saisir toutes les opportunités qui permettent de réduire ces inégalités en s’attaquant aux causes.
Un autre type d’appui que nous apportons au gouvernement est l’intégration des ODD dans les politiques publiques. Le PND est un document qui est extrêmement fort en matière d’intégration des ODD. Il y a un travail qui a été fait par le gouvernement en collaboration avec les partenaires pour s’assurer que les cibles et les objectifs du PND soient alignés sur les ODD et sur les engagements que le pays a pris.
T.F : Comment le Pnud compte-t-il accompagner le Togo dans la réalisation de son PND ?
D.M : Le Pnud est en train de travailler en ce moment sur un nouveau document de programme. On aborde un nouveau cycle à partir de Janvier 2019 et dans ce document, le Pnud envisage de travailler sur 3 secteurs essentiels : le secteur de la gouvernance qui est important pour la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques, le secteur de la croissance inclusive et de l’emploi, qui est essentiel pour la réduction de la pauvreté, et le secteur de l’environnement, qui est lié à la promotion de toutes les habitudes durables. Nous pensons qu’il y a des opportunités que nous pouvons saisir, ensemble, avec d’autres partenaires, pour avancer sur les chantiers du développement durable tel que le préconise l’agenda 2030 adopté par les Etats membres des Nations Unies en 2015.
T.F : Votre institution a soutenu la réalisation du rapport sur l’Aide Publique au Développement (APD). Dans ce rapport, il ressort que l’APD est nettement inférieure aux transferts de fonds. Quel regard jetez-vous sur cette conclusion ?
D.M : C’est une tendance globale. Ce n’est pas seulement au Togo. Il faudrait noter que l’objectif en soi n’est pas l’APD. L’objectif, c’est de favoriser les conditions pour la création de richesses et de revenus. Ce qui est à faire plutôt est de voir comment on peut canaliser ces entrées de fonds, de sorte à fertiliser l’économique, le social et l’environnemental. C’est cela le grand défi.
Dans ce cadre justement, le Pnud travaille avec le Ministère des affaires étrangères pour voir comment on peut mieux attirer la diaspora togolaise en termes de compétences, d’investissements et de contribution directe au développement national.
C’est essentiel, car que les Togolais soient ici ou ailleurs, ils restent Togolais et ont envie de contribuer au développement de leur pays. Il faut bien trouver les mécanismes appropriés pour que cette contribution soit un facteur de développement humain.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo et Octave A. Bruce
Annoncée depuis quelques semaines, la seconde salle de cinéma et de spectacles CanalOlympia du groupe Vivendi ouvrira ses portes ce 29 Septembre 2018 dans la banlieue d’Agoè à Lomé.
Le joyau, implanté dans l’enceinte de la Bluezone Cacaveli, est dénommé « Midè », qui signifie « Chez vous ».
La construction de cette infrastructure de 300 places, ultra-moderne, polyvalente et écoresponsable, s’aligne sur les nouvelles orientations gouvernementales de promotion des énergies renouvelables.
L’espace, alimenté à l’énergie solaire, offre un cadre de distraction, de rêverie et d’évasion à la jeunesse et à tous les cinéphiles de la préfecture d’Agoè-Nyivé.
« Midè » s’ajoute donc à « Godopé », la première salle CanalOlympia ouverte en plein centre de la capitale togolaise en octobre 2017.
Octave A. Bruce
Le Togolais Akpe Kevin Auguste Senu pourrait être le prochain lauréat de « Anzisha Prize », le prix le plus prestigieux qui récompense les meilleurs jeunes entrepreneurs en Afrique.
Sélectionné dans le Top 20 sur plus de 600 candidatures, il pourrait accrocher le prix mis en jeu, à son tableau de palmarès grâce à la startup Dashmake cofondée avec Helton Yawovi. Et plus exactement, avec SOS Système, une application mobile conçue pour les secouristes.
Lancée en 2016, cette application mobile permet en effet de relayer en temps réel aux secouristes des informations sur le lieu d’un sinistre. L’application est composée d’une interface mobile (SOS Mobile) et d’une interface superviseur (SOS Superviseur).
Concrètement, assurent les promoteurs, SOS Système devrait permettre aux témoins d’envoyer des photos sur l’état de la victime et du lieu du sinistre. Selon les informations, douze finalistes sur l’ensemble du continent africain remporteront un voyage d’une semaine en Afrique du Sud où ils devront prendre part à une conférence sur l’entrepreneuriat au campus de l’African Leadership Academy.
Les Togolais sont encouragés à apporter leur concours à cette startup montante grâce à leurs votes via le http://www.anzishaprize.org/vote/, et à la porter au pinacle.
Dans cette hypothèse heureuse, Akpe Kevin Senu devra partager plus de 100 000 $ avec ses colauréats. Notons que le prix Anzisha est ouvert aux jeunes entrepreneurs (15 à 22 ans) qui ont développé et mis en œuvre des solutions innovantes face aux défis sociaux, ou qui ont initié des entreprises prospères au sein de leurs communautés. L’idée des promoteurs, c’est d’encourager les autres jeunes, en stimulant l’envie de suivre les pas des jeunes modèles.
Séna Akoda
Au Togo, les opérations de privatisation auront un nouveau cadre juridique général. Initialement confiée au pouvoir réglementaire par la loi n°2014-014 du 22 octobre 2014 portant modernisation de l’action publique de l’Etat, l’élaboration des « modalités de mise en concurrence des candidats aux privatisations » incombera désormais au pouvoir législatif, suivant une loi adoptée jeudi 27 septembre 2018 par la représentation nationale.
En effet, cette nouvelle loi introduit trois nouveaux articles dont le 66 qui supprime le texte jusque-là en vigueur et qui octroyait au pouvoir réglementaire la prérogative de définir les modalités « de la mise en concurrence des candidats aux privatisations ».
En application de cette nouvelle loi, l’Assemblée nationale, dans les prochains jours, semaines voire mois, devrait adopter un nouveau cadre juridique général des procédures de passation des opérations de privatisation.
Le pouvoir réglementaire quant à lui, se chargera d’en fixer les conditions et modalités d’exécution. Le Commissaire du Gouvernement, le ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya, a indiqué à cet égard, que « la définition des modalités de mise en concurrence des candidats aux privatisations par l’Assemblée nationale, allégera et rendra plus transparentes les opérations de privatisation ».
Séna Akoda
Mercredi à Abidjan, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et le fonds de private equity Enko Capital ont signé une convention de partenariat visant à faire venir plus de sociétés en bourse. « Ce partenariat va permettre de dynamiser le processus d’introduction en bourse et de faire venir plus d’acteurs privés sur la bourse », a déclaré Cyrille Nkontchou, directeur-fondateur d’Enko Capital.
Le deal qui cible principalement les PME, prévoit la mise en place du fonds de IPO (Initial Public Offering « introduction en bourse » en français) d’un montant initial de 75 millions $. Le fonds sera dédié à l’investissement dans les sociétés qui souhaitent s’introduire en bourse.
Enko Capital mise sur le programme élite de la Brvm, dont fait partie la compagnie togolaise Sodigaz, pour attirer plus de sociétés. Le fonds de private equity estime avoir déjà pris quelques contacts d’entreprises bénéficiant de ce programme qui prépare pour le troisième compartiment du marché boursier. « Nous avons d’ailleurs approché certaines entreprises faisant partie du programme BRVM Elite Lounge qui, nous pensons, peuvent être de bons candidats pour des investissements par notre fonds. », a indiqué le manager.
« Mais notre univers d’investissement va au-delà de ces sociétés. Toute société qui est potentiellement intéressée pour aller en bourse, le message, c’est que : venez nous rencontrer et nous serons intéressés à voir dans quelle mesure nous pourrons vous accompagner », a-t-il précisé.
« Les fonds de private equity permettent de préparer, dans une certaine mesure, les entreprises à la cotation puisque pendant les 5 ou 7 années d’investissement, ces fonds participent à la gestion de l’entreprise en contribuant à l’amélioration de la gouvernance. De sorte qu’à la fin du processus, vous avez une entreprise plus ou moins prête à aller en bourse », rappelle Edoh Kossi Amenounve, Directeur de la BRVM, expliquant le mode de fonctionnement du capital-investissement.
Fiacre E. Kakpo