Togo First

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À Lomé, l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a organisé lundi 23 juin, un atelier de renforcement des capacités à l’intention de 60 acteurs judiciaires (magistrats et auxiliaires de justice).

Ces acteurs venus de Lomé, Aného, Kpalimé et Atakpamé, ont été ainsi outillés sur le dispositif normatif encadrant la lutte contre la corruption dans le domaine stratégique de la commande publique.

Appuyée par le PNUD dans le cadre du projet de renforcement de l’État de droit et de la gouvernance locale, l’initiative s’inscrit dans un contexte de montée des exigences en matière de transparence budgétaire et d’efficacité de la dépense publique. 

À travers des communications sur les types de corruption et les procédures de recours, l’atelier vise à améliorer le traitement des litiges liés aux marchés publics, notamment ceux portés devant le Comité de Règlement des Différends (CRD).

Pour Aftar Touré Morou, directeur général de l’ARCOP, « sécuriser les investissements publics, c’est protéger les efforts du contribuable et garantir un développement efficace ».

En mai 2025, l’inflation au Togo poursuit sa trajectoire modérée, avec un taux établi à 2,2 % en glissement annuel, contre 2,5 % en avril, selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).

 Cette légère baisse reflète une stabilité globale des prix, malgré des tensions persistantes sur certains produits de consommation courante.

Dans le détail, l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), qui mesure les coûts d’achat des produits, s’est maintenu à 104,6, tiré vers le haut par la hausse des prix des produits alimentaires (+1,7 %), des services de restauration (+2,7 %) et du logement/énergie (+3,2 %).
 Cependant, la baisse de 2,5 % des prix du transport a contribué à amortir les pressions inflationnistes, tout comme le repli des prix des produits importés (-1,9 %) et produits frais (-2,2 %).

Sur le mois, l’IHPC enregistre une hausse de 0,7 %, portée notamment par le renchérissement de produits énergétiques tels que le charbon de bois (+10 %) ou le bois de chauffe (+16,3 %), ainsi que des denrées clés comme l’igname (+15,3 %), le gingembre (+11,1 %) ou encore des plats populaires comme le fufu ou le haricot-gari (+6 %).

Notons enfin que l’évolution de l’inflation suit une tendance globale de stabilisation depuis le début de l’année. Une dynamique confirmée notamment par les observations du FMI, qui relevait en avril 2025 un ralentissement de l’inflation dans le pays d’Afrique de l’Ouest sur la période.

Ayi Renaud Dossavi

Quelques mois après le lancement du projet Réseau d’assainissement par intercepteurs pour la non-inondation de nos espaces (RAINE), la ministre chargée de l’eau et de l’assainissement, Mawunyo Mila Aziablé, a effectué une descente de terrain lundi 23 juin 2025. Objectif : constater le démarrage effectif des travaux sur les sites concernés, a rapporté l’Agence togolaise de presse (ATOP).

À Hédranawoé, dans la commune Golfe 2, les travaux géotechniques du deuxième puits souterrain ont été amorcés. En parallèle, les premiers chantiers de construction d’un micro-tunnelier long de 7,5 km ont été lancés. Cette infrastructure souterraine a vocation à collecter et acheminer les eaux pluviales vers le fleuve Zio, afin d’assurer la réduction significative des risques d’inondation dans plusieurs zones urbaines sensibles.

À terme, le projet ambitionne de désengorger les quartiers les plus vulnérables aux inondations à Lomé. Sont notamment concernés Hédzranawoé, Bè-Adidomé, Tokoin, Attiégou, Togo 2000, les abords de l’Assemblée nationale et la zone aéroportuaire.

« Lorsque les pluies tomberont, il n’y aura plus d’inondations dans ces quartiers. Il s’agit concrètement de construire un micro-tunnelier souterrain pour drainer les eaux pluviales et les rediriger vers le Zio », a précisé la ministre.

Lancé officiellement en avril dernier, le projet RAINE s’inscrit dans une dynamique de renforcement des infrastructures urbaines face aux effets du changement climatique. Il est prévu pour une durée d’exécution de 33 mois.

Esaïe Edoh

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Entre 2019 et 2025, la Commune Kloto 1 (120 Km au nord-ouest de Lomé) a mobilisé et injecté plus de 2 milliards FCFA dans des secteurs sociaux prioritaires, entre autres l’éducation, la santé et l’environnement  Ces données ont été présentées le vendredi 20 juin dernier à Kpalimé, lors de la première session extraordinaire du conseil communal pour l’année 2025. Ceci, à quelques semaines de la fin de son premier mandat.

Le budget annuel de la commune est passé de 313 millions FCFA en 2021 à près de 690 millions FCFA en 2024, traduisant une hausse progressive des ressources et de la capacité d’investissement. Ces fonds ont été orientés vers des projets dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de l’environnement, de l’agriculture, de l’assainissement et du développement économique.

Dans le secteur de l’eau potable, plus de 225 millions FCFA ont été investis dans trois projets structurants. Le secteur de la santé a absorbé 100 millions FCFA. En parallèle, des aides annuelles d’environ 2 millions FCFA ont été distribuées aux populations vulnérables depuis 2019.

Sur le plan administratif, la commune a ouvert six nouveaux bureaux d’état civil pour un coût de près de 7,7 millions FCFA. Sur le plan économique, 133 millions FCFA ont été injectés dans la construction et la réhabilitation de marchés locaux.

Concernant l’environnement, 52 millions FCFA ont été consacrés à des actions d’assainissement et de gestion des déchets dans 18 quartiers. L’éducation a également bénéficié de dotation avec la réhabilitation ou la construction de plusieurs infrastructures scolaires.

« Les réalisations sont à saluer, mais des défis demeurent. Il est nécessaire de renforcer la collaboration entre les acteurs locaux et la population pour transformer ces défis en opportunités », a déclaré Winny Dogbatsè, Maire de Kloto 1.

Pour rappel, la commune Kloto 1 compte 118 387 habitants selon le 5e Recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH-5) de novembre 2022.

Esaïe Edoh

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Le Togo vient de lancer le Projet de soutien à la transition vers la mobilité électrique (PSTMET) dont la phase pilote consiste à mettre une flotte de motos électriques à la disposition des coursiers de l’administration publique.

Le projet, déployé avec l’appui du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), vise à terme à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) dont le secteur des transports est l’un des principaux responsables dans le pays. Il s’agit en outre, d’améliorer la qualité de l’air dans les centres urbains, indique-t-on.

Au-delà de l’impact environnemental, le projet porte une ambition économique claire : stimuler la demande de véhicules propres, grâce à une politique fiscale incitative déjà en place (abattement de 100 % pour les véhicules électriques neufs, 90 % pour les hybrides).

Si la phase pilote s’avère concluante, le PSTMET pourra ouvrir la voie à une adoption plus large, touchant d’autres secteurs professionnels et les particuliers, indique-t-on.

Le Togo figure parmi quatre pays côtiers d’Afrique de l’Ouest (avec le Bénin, la Côte d'Ivoire et le Ghana) bénéficiaires d’un nouveau financement de 10 millions d’euros octroyé par l’Union européenne (UE) pour faire face à la pression migratoire croissante liée aux conflits dans le Sahel central.

Selon le HCR, l'enveloppe est inscrite dans l’initiative régionale « Unité », et vise à soutenir les personnes déplacées de force, notamment depuis le Burkina Faso, ainsi que les communautés d’accueil dans les régions septentrionales du pays.

Le projet sera mis en œuvre sur deux ans par quatre agences onusiennes (HCR, OIM, UNICEF et PAM), en coordination avec les autorités nationales, notamment togolaises, et des acteurs locaux.

L’objectif est double : d’une part, répondre aux besoins humanitaires immédiats ; d’autre part, poser les bases d’un développement inclusif et durable. Accès à l’éducation, à la santé, à des logements dignes, aux activités génératrices de revenus, ainsi qu’au renforcement des systèmes alimentaires locaux, figurent parmi les axes d’intervention.

Cette facilité européenne viendra appuyer les efforts gouvernementaux et ceux de la société civile en cours de déploiement, dont le PURS, notamment dans le nord du Togo, pour préserver la cohésion sociale dans ces localités et dans les zones frontalières exposées aux risques sécuritaires.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le ministère en charge de la digitalisation veut recruter 900 tuteurs dans le cadre de son programme national de formation en programmation, intelligence artificielle (IA) et anglais, destiné à 15 000 étudiants dès cette première année.

Ce programme, inscrit dans le cadre de la stratégie « Togo Digital » (en partenariat avec Kira Learning et l’Université de Stanford), vise à répondre aux besoins croissants du marché en compétences numériques avancées.

Dès mi-juillet, les futurs tuteurs bénéficieront d’une formation intensive de trois mois avant d’accompagner, pendant un an, les apprenants de niveau Licence via une plateforme dédiée.

Outre une immersion pédagogique, ces derniers auront accès à des ressources numériques, des opportunités de stages et d’emploi via l’Agence Togo Digital, ainsi que des incitatifs pour les meilleurs profils (voyages, équipements, etc.), indique-t-on.

Le programme de formation au numérique et à l’anglais, une première en Afrique de l’Ouest, devrait cibler 50 000 apprenants par an dès 2026.

Les candidats ont jusqu’au 14 juillet pour postuler.

Consulter l’appel complet.

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Au premier trimestre 2025, l’Office Togolais des Recettes (OTR) a mobilisé 258,06 milliards FCFA de recettes fiscales, selon les données publiées par la Direction générale du budget et des finances et consultées par Togo First. Ce niveau de mobilisation représente une progression de 5,81 % par rapport aux 243,89 milliards FCFA collectés à la même période en 2024.

Cette performance s’inscrit dans une dynamique positive de mobilisation, bien que le niveau atteint à fin mars ne représente que 21,36 % des prévisions annuelles, fixées à 1208,36 milliards FCFA.

La hausse enregistrée s’explique en partie par la progression des recettes issues de l’impôt sur les sociétés (IS), qui ont atteint 31,47 milliards FCFA, contre 27,30 milliards FCFA à la même période l’an dernier, soit une hausse de 15,31 %. Cette évolution est soutenue par l’élargissement de l’assiette fiscale.

Par ailleurs, l’introduction, par la loi de finances 2025, de la taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l'information et de la communication (TETTIC) a contribué à la hausse des recettes. Cette taxe, fixée à 5 % du chiffre d’affaires hors taxes des opérateurs télécoms, a permis de mobiliser 1,30 milliard FCFA à fin mars 2025.

Selon l’administration fiscale, cette performance est tirée également par plusieurs réformes structurelles, notamment la mise en œuvre du tarif extérieur commun (TEC) révisé de la CEDEAO dans le système douanier SYDONIA, le renforcement de la surveillance du territoire ainsi que le renforcement des contrôles fiscaux et douaniers.

Pour rappel, l’OTR avait mobilisé 1 098 milliards FCFA de recettes en 2024. L’objectif pour 2025 est fixé à 1 208,36 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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L’image est forte : celle d’un chef d’entreprise américain, installé face aux autorités togolaises, déclarant sa confiance dans un pays où son groupe n’avait, jusqu’ici, jamais posé le moindre pied industriel. Le mercredi 18 juin, Charlie Komar, PDG du groupe éponyme, était à Lomé pour inaugurer la première usine africaine de Star Garments, filiale textile du groupe basé aux États-Unis.

Un projet baptisé Renaissance Togo, porté à la fois par l’expertise asiatique, la finance multilatérale et une stratégie nationale d’industrialisation ambitieuse.

Une conviction forgée sur le terrain

« Ce choix n’est pas le fruit du hasard. Nous avons vu ici une nation qui se lève, un gouvernement tourné vers la stabilité, des infrastructures modernes, et une politique d’investissement accueillante. Nous avons vu une main-d’œuvre qualifiée, motivée et fière – prête à construire, à créer, à innover », a affirmé Charlie Komar devant le Président du Conseil, les ministres présents, ainsi que les représentants de la SFI, partenaire financier du projet.

Pour ce patron d’une entreprise familiale centenaire, dont l’histoire industrielle traverse guerres et mutations mondiales, ce sont les gens qui font la différence : « Cette usine n’est pas seulement faite de machines. Ce qui importe ici, c’est l’énergie humaine, l’ingéniosité, la passion. C’est un logiciel vivant, bâti selon les normes les plus strictes de qualité mondiale. »

De Lomé à l’international : une plateforme textile tournée vers l’export

L’usine de Star Garments, implantée sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), s’étend sur 3,7 hectares. Elle emploie déjà 304 personnes, avec l’objectif de porter ce chiffre à 2000 emplois directs, et 4520 emplois directs et indirects d’ici à 2030, dont plus de 60-70 % réservés aux femmes.

« Dès demain, nous produirons ici des vêtements qui seront portés à travers le monde. Mais plus encore, nous bâtirons un avenir avec des milliers d’emplois, de vastes opportunités pour les femmes et les jeunes, et un nouveau chapitre du génie textile en Afrique de l’Ouest », a souligné Charlie Komar.

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Un projet né d’un dialogue entre continents

À l’origine du projet, une rencontre : celle d’un industriel sri-lankais, Arumugampillai Sukumaran, directeur général de Star Garments Group, avec son partenaire américain. Ensemble, ils explorent dès 2019, plusieurs pays d’Afrique et d’Asie. « Nous avons visité l’Éthiopie, le Kenya, le Ghana, le Bénin, le Bangladesh… Mais c’est au Togo que nous avons trouvé un écosystème portuaire performant, une volonté politique claire et une capacité à raconter une histoire que nos concurrents ne pouvaient pas raconter », a confié Sukumaran.

Cette vision partagée a convaincu Komar d’y investir. Un pari que la SFI a choisi de soutenir activement. « Un emploi stable est le moyen le plus sûr de sortir durablement de la pauvreté et de garantir la cohésion sociale », a rappelé Olivier Buyoya, directeur régional de l’institution pour l’Afrique de l’Ouest.

Une coopération exemplaire

« Nous croyons au Togo et à tout ce qu’il a à offrir. Et nous demandons le soutien de chacun dans cette salle pour faire de cette vision une réalité », a conclu Sukumaran. Pour Komar, cette usine est un modèle : celui d’une collaboration réussie entre l’État, les investisseurs privés et les partenaires techniques et financiers.

Le pari est lancé. Et il se veut durable. « Ce n’est que le début », ont promis les dirigeants du groupe.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le Fonds international de développement agricole (FIDA) est actuellement en mission d’évaluation de la mise en œuvre du Projet d’appui au mécanisme de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA). Une délégation de supervision conduite par Mathieu Faujas, agroéconomiste et chef technique de mission du FIDA, séjourne à Lomé depuis le 16 juin 2025.

Jusqu’au 27 juin, la mission est chargée d’évaluer l’état d’avancement du projet, notamment en lien avec les recommandations formulées lors de la précédente mission d’appui tenue en mars dernier. Concrètement, il s’agira pour les équipes du FIDA et les responsables du projet de passer en revue les actions mises en œuvre dans le cadre du plan de travail et budget annuel (PTBA) 2025, de mesurer le respect des mesures de sauvegarde environnementale et sociale, et de faire le point sur la gestion financière et la passation des marchés.

L’objectif de cet exercice est d’identifier les éventuels points de blocage, d’améliorer la performance opérationnelle du projet et de formuler de nouvelles recommandations pour accélérer son exécution. La mission prévoit également des échanges avec les parties prenantes nationales et des descentes de terrain, afin de s’assurer de l’appropriation du projet par les bénéficiaires et d’en apprécier les effets sur le terrain.

Lancé en février 2020, le ProMIFA est un projet financé par le FIDA et mis en œuvre dans le cadre du programme MIFA. Il vise à renforcer l’accès des petits exploitants agricoles, ainsi que des micro, petites et moyennes entreprises rurales, à des services financiers adaptés, dans une logique de partage des risques. 

Esaïe Edoh

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