En 2024, les charges liées au personnel de l’administration publique togolaise se sont élevées à 314 milliards FCFA, selon les données publiées par le ministère de l’économie et des finances, dans son rapport d’exécution budgétaire à fin décembre.
Ce montant qui représente 98 % des prévisions initiales fixées à 321 milliards FCFA, marque une progression de 4,13 % par rapport à l’année précédente, au cours de laquelle l’État avait engagé 301 milliards FCFA pour la même rubrique.
Il s’agit globalement de l’ensemble des charges afférentes aux ressources humaines émargeant sur le budget général, notamment les traitements, les primes, les indemnités, les prestations familiales ainsi que les cotisations patronales.
La hausse, soit 12 milliards FCFA supplémentaires, est en grande partie attribuée à l’augmentation des effectifs dans la fonction publique. Entre 2023 et 2024, le nombre d’agents a crû, passant d’environ 65 000 à 70 984.
Cette évolution s’explique notamment par le recrutement et le déploiement de personnel dans les secteurs prioritaires que sont la santé et l’éducation, afin de répondre aux besoins croissants en matière de services sociaux de base.
Pour l’exercice 2025, les projections indiquent une enveloppe de 355 milliards FCFA destinée à la couverture de la masse salariale de l’administration publique.
Ce chiffre, en hausse d’environ 10 % par rapport à l’année précédente, devrait représenter près de 14 % du budget général, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2 397 milliards de francs CFA.
L’augmentation prévue tient notamment compte de l’entrée en fonction, depuis le 31 mars, de 3 000 nouveaux fonctionnaires.
Esaïe Edoh
Au Togo, une vingtaine d’entrepreneurs de la catégorie : « Très petites et moyennes entreprises » (TPME) de la région des Savanes participent depuis le mardi 8 avril 2025 à une formation dédiée à l’intégration du numérique dans le développement de leurs activités économiques. L’initiative, baptisée Tech Immersion Plus (TIP), s’inscrit dans un programme de renforcement des capacités entrepreneuriales, déjà déployé dans plusieurs autres régions du pays.
Prévue pour s’étendre jusqu’au 11 avril 2025, la session en cours offre aux participants, une série de modules pratiques, couvrant des domaines tels que l’entrepreneuriat numérique, le marketing digital, la gestion d’outils technologiques et l’usage stratégique des plateformes en ligne. L’objectif affiché est de doter les TPME locales des compétences nécessaires à une transformation digitale effective de leurs activités.
Du 08 au 11 avril, Tech Immersion Plus pose ses valises dans la région des Savanes pour former et connecter 20 TPME locales au monde du numérique.
— Agence Togo Digital (@digitalgouvtg) April 7, 2025
Les participant(e)s bénéficieront de sessions pratiques sur l’entrepreneuriat numérique, le marketing digital et plus. pic.twitter.com/peckE8u7Zw
Ainsi, l’acquisition de ces savoir-faire doit-elle permettre aux bénéficiaires d’améliorer leur productivité, d’élargir leur base clientèle et de renforcer leur position sur un marché de plus en plus compétitif.
La formation est assurée par l’Agence Togo Digital (ATD), un organisme public qui pilote les politiques de transformation numérique du pays. Elle s’inscrit dans le cadre du projet ProDigiT, une initiative cofinancée par l’Allemagne, le Luxembourg et l’Union européenne, qui vise à promouvoir l’économie numérique togolaise à travers le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Depuis le lancement du programme, plus de 120 entrepreneurs ont été accompagnés à travers le territoire.
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La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), l’institution de développement sous-régionale basée à Lomé, boucle l’exercice 2024 avec un résultat net bénéficiaire de près de 40 milliards (39,402 milliards) FCFA, marquant une progression de 8,09 % par rapport aux 36,453 milliards FCFA de l’année précédente.
C’est ce qu’a annoncé l’institution communautaire dans un communiqué publié lundi 7 avril 2025, suite à la validation de ses comptes par le Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).
Selon la même source, la Banque clôt l’exercice sur un total bilan en hausse, soit 3 893,5 milliards FCFA, contre 3 482 milliards FCFA en 2023, représentant une progression annuelle de 11,8 %. Dans la foulée, le produit net bancaire s’élève à 114,9 milliards FCFA, en légère hausse par rapport aux 111 milliards FCFA de l’an dernier.
Parmi les leviers ayant contribué à cette performance, on met notamment en avant la mise en œuvre du relèvement du capital social (+554 milliards FCFA), une émission de dettes subordonnées de 100 millions d’euros, ainsi que des mécanismes de transfert de risque comme la titrisation de créances et l’assurance-crédit.
Avec des fonds propres atteignant 1 390,8 milliards FCFA, représentant 35,72 % du total bilan, la BOAD revendique un statut de structure solide. L’institution conserve du reste ses notations de crédit Investment Grade : Baa1 par Moody’s et BBB par Fitch Ratings.
Pour cette année 2025, l’institution de développement a déjà annoncé son soutien à plusieurs pays de la sous-région, notamment le Togo, qui reçoit un financement de 20 milliards FCFA pour la construction et l’exploitation d'une cité ministérielle à Lomé, ainsi que 40 milliards FCFA pour faire face à des urgences énergétiques.
Ayi Renaud Dossavi
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Le gouvernement togolais vient de lancer un appel d’offres international pour sélectionner un prestataire accrédité en vue de former 600 spécialistes togolais dans des métiers clés du numérique : marketing digital, data science et support IT.
L’initiative qui devrait permettre de renforcer les compétences nationales en matière de transformation numérique, est lancée à travers l’Agence Togo Digital (ATD), bras opérationnel du Ministère de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale, avec le soutien du projet ProDigiT (cofinancé par la coopération allemande (GIZ), l’Union européenne et le Luxembourg).
Dans le détail, le prestataire retenu pour cette mission devra non seulement former et certifier les participants selon les standards internationaux, mais aussi transférer ses outils et contenus aux centres locaux pour assurer la pérennité du dispositif.
À terme, ces centres pourront eux-mêmes proposer des parcours certifiants, renforçant ainsi l’autonomie nationale en matière de capital humain numérique.
L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 14 avril 2025.
Ayi Renaud Dossavi
Le riz cultivé à Kovié au Togo (connu localement sous le nom de Kovié molou), est désormais protégé par une Indication géographique protégée (IGP). Il devient ainsi le premier produit togolais à obtenir ce label distinctif, qui lie la qualité d’un produit à son origine géographique.
La reconnaissance a été formalisée en fin de semaine dernière, lors d’une cérémonie officielle. A cette occasion, l’Association pour la promotion et la protection de l’indication géographique du riz de Kovié (APIG-Riz de Kovié), structure porteuse de l’initiative, s’est vu remettre officiellement la certification.
Délivrée par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), cette distinction confère au riz de Kovié une protection juridique contre les contrefaçons, tout en consacrant les savoir-faire traditionnels des producteurs locaux et les spécificités agro-écologiques de la région. Elle permet également aux consommateurs d’accéder à un produit dont la traçabilité et l’authenticité sont garanties.
?️ Le DG de l’#OAPI, @DenisBOHOUSSOU a procédé ce 03/04/2025, à la remise du certificat d’enregistrement en #IGP du ✨Riz de #Kovié ? du #Togo ✨ et son logo de reconnaissance, outil de contrôle, d’étiquetage, de commercialisation et de défense estampillable sur les produits. pic.twitter.com/Hu15IIJYKp
— OAPI (@OAPI_TWIT) April 3, 2025
« Nous mettons en lumière un produit autrefois méconnu, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. C’est un nouveau départ pour nous ; c’est une véritable plus-value pour notre riz, qui nous rapportera davantage », a déclaré Joseph Kokou Adokanou, président de l’APIG-Riz de Kovié.
Cette labellisation pourrait, à terme, contribuer à renforcer les chaînes de valeur agricoles togolaises et stimuler les revenus ruraux dans une zone encore marquée par la précarité, indique-t-on.
L’attribution de cette indication géographique intervient dans un contexte où les autorités togolaises multiplient les initiatives en faveur de la transformation du secteur agricole notamment la filière rizicole. Dans la même dynamique, depuis octobre 2024, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) s’est engagée à promouvoir le riz togolais à travers le Projet d’appui à la valorisation du riz togolais (PAVRIT).
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Le football togolais s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa structuration, avec le lancement officiel, ce mardi 8 avril 2025 à Gbavé, dans la commune de Zio 2 (à 20 km de Lomé), des travaux de construction de son Centre technique national de football (CTNF). Ce centre qui devrait contribuer à professionnaliser toutes les composantes du football national a été lancé par président de la Fédération togolaise de football (FTF), Guy Akpovy.
Prévu sur une superficie d’environ vingt hectares, ce projet, dont le coût est estimé à 1,2 milliard FCFA, bénéficie d’un financement du programme FIFA Forward. Il comprend, entre autres infrastructures, un bâtiment d’hébergement de 68 chambres, deux salles polyvalentes, un bloc administratif, une pelouse synthétique et des aménagements de voirie.
Ce complexe, qui se veut un cadre polyvalent, accueillera aussi bien les regroupements des sélections nationales que les formations continues destinées aux encadreurs techniques, arbitres ou préparateurs physiques.
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Pour la fédération togolaise, ce centre dépasse la simple fonction d’enceinte sportive. Il s’inscrit dans une volonté politique de restructuration du sport au Togo. « Le Centre technique national ne sera pas seulement un espace d’entraînement ou d’hébergement. Il sera le cœur battant de notre politique de formation, un lieu de transmission des valeurs sportives, d’épanouissement des jeunes talents et de renforcement des capacités techniques », a déclaré Guy Akpovy lors de la cérémonie de lancement.
Ce projet s’insère dans la stratégie nationale de professionnalisation du sport, portée par les autorités togolaises. En effet, depuis quelques années, le gouvernement affiche une volonté d’inscrire le sport dans une dynamique économique, conformément à sa feuille de route 2020-2025, qui entend faire émerger une véritable industrie du sport. Le CTNF est ainsi perçu comme un maillon essentiel de cet écosystème en gestation.
Avec cette initiative, le Togo rejoint le cercle des pays africains qui misent sur l’outil infrastructurel comme un pilier du développement sportif. Alors que les résultats sportifs du Togo peinent encore à rivaliser avec ceux des grandes nations du continent, l’installation de ce centre pourrait marquer un tournant.
Esaïe Edoh
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L’Office togolais des recettes (OTR) a engrangé, en 2024 au titre de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM), 2,75 milliards FCFA, dépassant ainsi de 25 % les prévisions initiales fixées à 2,19 milliards FCFA. Ce résultat, rendu public récemment par la Direction générale du budget et des finances (DGBF), traduit une hausse de 14,23 % par rapport aux recettes perçues en 2023, qui s’élevaient à 2,41 milliards FCFA.
Cette progression, saluée par l’administration fiscale, est le fruit de plusieurs dynamiques convergentes. En effet, en 2024, le calendrier fiscal a été appliqué avec rigueur, et les contrôles sur le terrain ont été renforcés, incitant les usagers assujettis à se conformer aux échéances prévues au 31 mars.
L’OTR met également en avant le rôle de la dématérialisation du paiement de cette taxe grâce à une application mobile. Lancée pour simplifier les démarches, celle-ci permet aux automobilistes de s’acquitter de leur obligation sans avoir à se rendre physiquement dans les centres de perception. Cette initiative, selon les autorités fiscales, a encouragé un plus grand nombre de contribuables à régulariser leur situation.
Instaurée en janvier 2019, la TVM constitue une source de financement dédiée à l’entretien du réseau routier togolais. Les fonds collectés sont transférés à la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER), qui en assure la gestion.
Le montant dû par les propriétaires varie entre 5 000 et 40 000 FCFA, selon la catégorie du véhicule. Sont notamment concernés les deux-roues d’une cylindrée égale ou supérieure à 125 cm³, les tricycles, les véhicules utilitaires, les autobus, les camions et autres poids lourds immatriculés sur le territoire togolais.
Esaïe Edoh
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Le Togo devrait mobiliser près de 14 milliards $ (environ 8320 milliards FCFA) d’ici à 2050 pour faire face aux effets du changement climatique, selon un récent rapport de la Banque mondiale sur les trajectoires de développement résilient au climat.
Ce montant représente l’un des plus importants besoins d’investissement rapportés au PIB dans la sous-région, et illustre l’ampleur des défis structurels auxquels est confronté le pays d’Afrique de l’Ouest face au changement climatique.
Un effort économique équivalant à 6,2 % du PIB par an
D’ici à 2035, les besoins en investissements climatiques sont ainsi évalués à 6,2 % du PIB par an, selon l’institution de Bretton Woods. Ceci représente une pression considérable sur les finances publiques togolaises, dans un contexte de rareté des ressources budgétaires et d’impératif de consolidation fiscale.
À l’horizon 2050, ces besoins devraient atteindre près de 14 milliards USD, dont environ 40 % consacrés à l’adaptation (protection des côtes, agriculture, ressources en eau, santé) et 60 % à l’atténuation (énergies renouvelables, efficacité énergétique, mobilité durable).
Selon la Banque mondiale, l’exposition du Togo aux risques climatiques (notamment les inondations, la sécheresse, l’élévation du niveau de la mer et les vagues de chaleur) menace directement ses perspectives de croissance, la sécurité alimentaire, les infrastructures et la stabilité sociale.
« Le changement climatique affecte déjà la population togolaise, avec des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses, des pluies imprévisibles et une érosion côtière croissante qui perturbent les moyens de subsistance et l’activité économique », relève-t-on.
Mobiliser le secteur privé
Face à l’ampleur des besoins, le rapport recommande plusieurs approches. Notamment, une mobilisation urgente de financements publics, mais surtout privés, en s’appuyant sur des mécanismes innovants comme les obligations vertes, les garanties climatiques ou les partenariats public-privé.
Le secteur privé est ainsi invité à jouer un rôle accru, notamment dans les investissements énergétiques et les solutions d’adaptation agricole.
Le document souligne aussi l’importance d’une gouvernance renforcée, d’un cadre réglementaire incitatif, et d’une meilleure planification intersectorielle. À défaut d’actions coordonnées, les coûts économiques et sociaux du changement climatique pourraient représenter un frein durable au développement du pays.
Le rôle de l’agriculture
Le secteur agricole qui joue un rôle important dans l’économie du pays, avec une contribution estimée à 40 % du PIB, tout en occupant 70 % des personnes pauvres, est un secteur incontournable.
On suggère notamment de développer des solutions agricoles climato-intelligentes, grâce à des investissements ciblés pour accroître la résilience du secteur, menacé par les stress thermiques, l’érosion et les maladies. Sans action, la production pourrait chuter de 12,3 % d’ici à 25 ans, compromettant la sécurité alimentaire et la stabilité rurale.
Financements innovants pour combler le gap
Pour ce qui est des investissements innovants, le pays pourrait, dans un premier temps, « privilégier des investissements à faible coût et à fort rendement », en s’appuyant fortement sur le secteur privé, tout en renforçant l’efficacité de l’allocation des ressources grâce à des réformes de gouvernance.
En parallèle, il est recommandé de développer de nouvelles sources de revenus, tout en améliorant progressivement son accès aux instruments de financement climatique.
Ces recommandations trouvent du reste un certain écho, avec les dernières démarches du pays en matière de financement durable.
Le pays s’est notamment doté, en octobre dernier, d’un Cadre de Financement Durable, pour attirer des investissements alignés sur les ODD. Le document devrait ainsi permettre d’orienter de nouveaux fonds, avec quatorze catégories de dépenses éligibles, dont cinq dédiées aux actions climatiques et environnementales, et neuf concernant des projets sociaux prioritaires, principalement destinés aux populations les plus vulnérables.
En rappel, l’assemblée nationale a récemment adopté une loi sur la lutte contre les changements climatiques. Un cadre juridique et institutionnel pour structurer les politiques d'adaptation et d'atténuation à travers la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des stratégies climatiques.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la Fondation SEPHIS, active dans l’accompagnement des PME dirigées par des femmes en Afrique subsaharienne, veut mobiliser une enveloppe d’1 milliard FCFA destinée à soutenir 125 PME féminines togolaises. L’ambition a été rappelée par Séphora Kodjo, présidente du conseil d’administration de la Fondation, à la faveur d’une audience qui lui a été accordée le vendredi 4 avril 2025 par la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé.
À l’occasion de cette rencontre, Mme Kodjo a indiqué que les financements, compris entre 5 et 100 millions FCFA, seront octroyés en partenariat avec African Guarantee Fund et Ecobank, pour répondre aux besoins de structuration, d’assistance technique et d’accès au crédit des entrepreneures locales.
Notons que cette facilité a fait l’objet d’un accord de partenariat conclu avec la fondation Ecobank, quelques mois plus tôt. Au-delà du financement, SEPHIS entend faciliter l’accès au marché pour ces entreprises, en plaçant leurs produits dans les grandes surfaces.
Présente au Togo depuis 2018, la Fondation SEPHIS intervient notamment à travers des conférences, des formations et un appui au leadership féminin, avec des initiatives portées par sa représentante locale, Charlotte Guézéré. À ce jour, plus de 2 millions d’euros ont été distribués à des femmes entrepreneures dans plusieurs pays, dont le Togo, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
Ayi Renaud Dossavi
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À Lomé, les Commissionnaires en Douane Agréés (CDA) affiliés à l’Union Professionnelle des Agréés en Douane du Togo (UPRAD-Togo) participent, depuis lundi 7 avril 2025, à une session intensive de renforcement des capacités.
Placée sous le thème : « Optimisation des compétences douanières des CDA pour une meilleure performance professionnelle », la session de trois jours ambitionne de revisiter les fondements du métier, les régimes et contentieux douaniers, tout en consolidant la maîtrise des procédures de dédouanement.
L’initiative est saluée par Patrick Magnon, le président de l’UPRAD, qui rappelle l’impératif pour les CDA de « réduire leur vulnérabilité » face aux défis réglementaires et opérationnels.
Selon Koffigan Dodji Akakpo, Secrétaire général de l’union, la rencontre « s’inscrit dans la vision du renforcement continu des compétences de nos membres ».
Pour sa part, le formateur principal, le Col. Kpatcha Kedessim (inspecteur à la retraite), pointe les lacunes fréquentes : classification des marchandises, erreurs déclaratives, méconnaissance des régimes douaniers.
Sur ces trois jours, les participants échangent sur des thématiques comme « les fondements du métier de commissionnaire », « les missions et l’organisation des services des douanes », « la législation et les règlements douaniers », « les régimes douaniers » ou encore « le contentieux douanier ».