Togo First

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Au Togo, l’exécutif a lancé un concours national en vue du recrutement de personnel médical, paramédical, administratif et d’appui. L’initiative, portée par le ministère de la Réforme du Service public, du Travail et du Dialogue social, vise à renforcer les effectifs du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique par l’intégration de 2235 nouveaux agents.

Dans le détail, 202 postes seront attribués au personnel médical, 1420 au personnel paramédical et 613 aux fonctions administratives et d’appui.

D'après l’avis de recrutement publié lundi 31 mars 2025, les candidatures seront reçues entre le 7 avril et le 9 mai 2025. Les postulants pourront déposer leur dossier chaque jour ouvrable, de 7 heures à 17 heures, dans plusieurs centres répartis à travers le pays. 

Dans la capitale, Lomé, les dépôts se feront au cabinet du ministre de la Réforme du Service public, du Travail et du Dialogue social, situé côté plage. À l’intérieur du pays, les villes de Kara et Dapaong accueilleront les dossiers dans leurs directions régionales du travail et des lois sociales.

Si les Togolais, d’âge compris entre 18 et 40 ans sont ceux éligibles, les volontaires, les contractuels et les agents ayant déjà accompli des services validables pour la retraite, peuvent se porter candidats s’ils ont 45 ans. 

Les épreuves écrites se dérouleront le samedi 31 mai 2025. Ce concours s'inscrit dans une dynamique de recrutement précédemment prévue par les autorités togolaises. En effet, l’État prévoit l’intégration de 14120 nouveaux agents en 2025 dans différents secteurs, dans le cadre de sa politique de renforcement des services publics. 

Esaïe Edoh

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La capitale togolaise, Lomé, va accueillir, du 12 au 14 mai prochains, une conférence africaine sur la dette publique. Organisée sous l'égide du Département du développement économique, du tourisme, du commerce, de l'industrie et des minéraux (ETTIM) de la Commission de l'Union africaine (UA), cette rencontre sera placée sous le thème : « Programme de gestion de la dette publique de l'Afrique : restaurer et préserver la viabilité de la dette ». 

La conférence rassemblera des représentants des États membres de l'UA, des décideurs politiques, des experts financiers ainsi que de nombreuses parties prenantes, parmi lesquelles des ministères des Finances, des banques centrales africaines, des communautés économiques régionales, des institutions financières multilatérales et des organisations de la société civile.

Cette initiative vise à favoriser un dialogue collaboratif et à faire émerger des solutions concrètes face aux défis liés à l'endettement du continent. L'un des principaux objectifs de cette rencontre sera d'élaborer une nouvelle version de la position commune africaine sur les réformes de l'architecture financière mondiale, dans l'optique d'atténuer la crise de la dette qui affecte de nombreux pays du continent. 

Il s'agira également d'identifier des mécanismes de financement innovants et de recommander des pratiques permettant de mobiliser de nouveaux fonds, en garantissant la soutenabilité de la dette. Aussi, cette assise de Lomé ambitionne de définir les principes d'une gestion saine de l'endettement public et de formuler des propositions de réformes politiques susceptibles d'assurer la viabilité à long terme des finances publiques africaines.

Dans cette optique, la conférence de Lomé se veut un espace d'échanges et de concertation pour redéfinir les stratégies de gestion de la dette sur le continent. Elle s'inscrit dans une dynamique visant à renforcer la résilience économique des pays africains face aux chocs financiers internationaux et à garantir une croissance durable.

Esaïe Edoh

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Le Togo vient de se doter d’un nouveau cadre juridique en matière de renseignement. Le texte de loi a été adopté à cet effet, à l’unanimité par le parlement, en fin de semaine dernière. Il vise à renforcer l’architecture nationale de sécurité, tout en préservant les droits fondamentaux des citoyens, selon le parlement.

Porté par le gouvernement et soutenu par la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, ce cadre répond aux nouveaux défis sécuritaires : terrorisme, cybercriminalité, extrémisme violent, indique-t-on.

Au-delà de l’enjeu sécuritaire, cette loi entend produire un impact économique tangible : amélioration du climat des affaires, prévention des litiges fonciers, réduction des risques économiques liés aux menaces sécuritaires. Elle offre un cadre de surveillance encadrée et responsable, garantissant la protection des populations vulnérables et des infrastructures critiques.

Il s’agit, selon le Colonel Calixte Madjoulba, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, de se doter « d’un cadre juridique moderne, garantissant à la fois une lutte efficace contre les menaces et un strict respect des droits fondamentaux ».

Du point de vue du gouvernement, cette évolution se veut aussi un gage de stabilité pour les investisseurs, ainsi qu’un signal fort sur l’engagement du pays à sécuriser son environnement économique. 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le secteur privé a contribué à hauteur de 76,8 % au produit intérieur brut (PIB) national en 2024, selon les données présentées lors de la première réunion 2025 du Comité technique de concertation État-secteur privé, tenue le vendredi 28 mars à Lomé. Ce chiffre, bien qu’en légère baisse par rapport à 2023 (77,1 %), rappelle le rôle structurant du secteur privé dans l’économie togolaise.

Durant les échanges, le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, a salué les performances des entreprises privées, qui génèrent près de 98 % des emplois du pays. « Au-delà des apports en matière d’investissement et de fiscalité, c’est la capacité du secteur privé à innover et à proposer des solutions concrètes qui fait de lui un acteur central de notre résilience économique », a-t-il indiqué.

Un dialogue fiscal Etat - Secteur Privé

Parmi les annonces fortes de cette rencontre, la reprise d’un dialogue fiscal structuré entre l’État et le secteur privé est prévue avant le processus budgétaire de 2026. Il s’agit, indique-t-on, d’identifier en amont les points sur lesquels les vues devront s’harmoniser et de garantir une meilleure adhésion du secteur privé aux choix budgétaires.

Dans le cadre des échanges entre secteur public et privé, il est également prévu des actions ciblées, comme des ateliers sur la fiscalité agricole, des formations en comptabilité, et des initiatives de promotion pour les PME.

Des recommandations du secteur privé

La démarche a, du reste, été saluée par les représentants du secteur privé, lors de la rencontre. Yva Badohoun, représentant le secteur privé lors de ces échanges, a par ailleurs énuméré sept recommandations prioritaires pour améliorer durablement le climat des affaires et favoriser un développement économique inclusif. Il s’agit, selon lui : de clarifier le régime fiscal des logiciels importés ; de réévaluer en toute concertation, la taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TETIC) ; d’insister sur l’activation immédiate des commissions CAR et CARLD, chargées de garantir des arbitrages fiscaux rapides et équitables ; de nommer leurs membres, avec un calendrier opérationnel clair d’ici à fin juin 2025 ; et de simplifier les procédures douanières pour réduire les coûts et délais liés aux activités commerciales.

Ayi Renaud Dossavi

Le Fonds monétaire international (FMI) a conclu vendredi 28 mars 2025, une mission à Lomé dans le cadre de la deuxième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC). Les discussions se poursuivront lors des Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale prévues en avril à Washington, a indiqué l’institution.

Cette mission, conduite par Hans Weisfeld, visait à faire le point sur les évolutions macroéconomiques du Togo depuis la première revue du programme validée en décembre 2024. Le programme FEC, approuvé en mars 2024, prévoit un appui financier de 390 millions de dollars à des conditions concessionnelles. En Mars 2024, lors de l’approbation, un premier décaissement immédiat de 68,3 millions de dollars avait été approuvé. Puis, en décembre 2024, un deuxième décaissement d'environ 58,7 millions de dollars a été effectué après la conclusion positive de la première revue du programme.

Dans un communiqué publié à l’issue de la visite, le FMI s’est félicité des progrès réalisés par les autorités togolaises. La croissance du PIB réel est estimée à 5,3 % en 2024, tandis que l’inflation est retombée à 2,8 % en février 2025, en moyenne annuelle.

L’institution recommande toutefois de poursuivre les efforts en matière de mobilisation des recettes publiques, de discipline budgétaire et de soutenabilité de la dette. Elle encourage également la mise en œuvre de réformes structurelles visant à renforcer le climat des affaires et l’inclusion économique.

Selon le FMI, la mission ne donnera pas lieu à une présentation immédiate du dossier togolais au Conseil d’administration. De nouvelles discussions sont prévues dans les semaines à venir, en marge des réunions de Washington.

Le Togo a souscrit au programme FEC afin de faire face aux conséquences économiques des chocs survenus depuis 2020, notamment la pandémie de Covid-19 et la hausse des prix internationaux de l’énergie et des denrées alimentaires.

Fiacre E. Kakpo

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) du Togo a été réaccréditée au statut “A” des institutions nationales des droits de l’homme (INDH) par le sous-comité d’accréditation des Nations unies. L’annonce a été officialisée le 25 mars 2025, à la suite d’un examen intervenu le 18 mars à Genève par cette instance onusienne. 

Cette réaccréditation confirme la conformité de l’institution togolaise aux Principes de Paris, qui définissent les critères devant être respectés par les organismes nationaux chargés de la promotion et de la protection des droits fondamentaux. Ces principes établis en 1993 par l’Assemblée générale des Nations unies exigent notamment l’indépendance, l’impartialité et l’efficacité des institutions concernées.

Le statut « A » constitue la plus haute reconnaissance accordée aux institutions nationales des droits de l’homme. Il témoigne des efforts déployés par la CNDH depuis sa création en 1987 pour promouvoir les droits humains et contribuer à la consolidation de l’État de droit. 

L’organisme togolais conserve ainsi une distinction qu’il avait obtenue pour la première fois en 2000 et qu’il n’a cessé de renouveler depuis lors. Ceci lui confère, apprend-on, une voix prépondérante au sein de l’Alliance globale des INDH et lui permet de participer activement aux travaux des mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits humains. Elle constitue également une étape clé dans les relations avec les partenaires techniques et financiers ainsi que les bailleurs de fonds, qui attachent une importance particulière à cette reconnaissance.

Au-delà de la confirmation de son statut, cette distinction engage la CNDH à poursuivre sa mission auprès des populations et des autorités togolaises, en renforçant ses actions en faveur des droits fondamentaux, soutient l’institution. 

Notons que le rôle de la CNDH inclut notamment le suivi du respect des engagements internationaux du Togo en matière de droits humains, en lien avec les organes des Nations unies. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, les travaux de maintenance sur l’une des centrales thermiques du parc de production nationale, initialement prévus pour s’achever le 25 mars, vont finalement se poursuivre jusqu’au 15 avril. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière par la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) qui a également évoqué des risques de coupures jusqu’à cette date. 

Ce report est justifié par la nécessité d’interventions techniques supplémentaires visant à garantir un fonctionnement optimal de l’unité concernée et à assurer la fiabilité de l’approvisionnement électrique. En conséquence, un déficit d’approvisionnement est attendu, avec des perturbations dans la fourniture d’électricité sur l’ensemble de la période.

De ce fait, des mesures sont annoncées pour atténuer l’impact sur la distribution d’énergie. Comme en février et ce mois de mars, des dispositifs d’appoint seront mis en place, notamment par le biais d’importations supplémentaires d’électricité. 

Le mois dernier, pour compenser les effets de l’arrêt temporaire du gazoduc, le pays avait eu recours à des combustibles liquides pour alimenter ses centrales thermiques, tout en augmentant ses importations. Cette stratégie avait permis d’injecter jusqu’à 35 MW supplémentaires dans le réseau national.

Esaïe Edoh

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Quelques mois après le début de son opérationnalisation, l’Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP) franchit une nouvelle étape. L’institution a officiellement lancé ses activités vendredi 28 mars à Lomé, à travers le coup d’envoi d’une campagne de sensibilisation.

L’évènement, qui a réuni les représentants des institutions de la République, des entités et agences gouvernementales, et les médias, était l’occasion de présenter l’instance et ses missions, et décliner son plan d’actions.

« Dans un monde en pleine transformation numérique, le rôle de l’IPDCP est essentiel pour bâtir un espace numérique de confiance, où citoyens, entreprises et institutions peuvent évoluer sereinement, en toute sécurité », a expliqué le président de l’Instance, Bédiani Béléi. Le N°1 de cette structure a assuré que cette dernière « veillera à ce que les technologies de l’information et de la communication ne constituent pas une menace pour les libertés individuelles et la vie privée ».

Une vaste campagne de sensibilisation du grand public démarrera dans ce sens le 1er avril, afin d’améliorer la compréhension des citoyens sur leurs droits et les mécanismes de protection contre l’exploitation de leurs données.

Octave A. Bruce  

Le patron de CH2000 SAS succède au professeur Yao Azoumah à la tête de la Synergie des Acteurs des Énergies Renouvelables (SAER), une organisation en pleine montée en puissance dans un secteur stratégique pour le pays.

Nommé à la présidence de la SAER-Togo à l’issue d’une assemblée générale élective tenue ce vendredi 28 mars à Lomé, Serge Adote, dirigeant de la société CH2000, prend les rênes de l’organisation qui fédère les entreprises actives dans le secteur des énergies renouvelables au Togo.

Créée en 2021, la SAER est passée en moins de trois ans de 10 à 38 membres. Elle regroupe des acteurs majeurs du solaire tels que CFAO Infrastructure, Energy Generation, KYA Energy, PES-Togo ou encore JVE. Le chiffre d’affaires cumulé des entreprises adhérentes s’élève désormais à 8 milliards de francs CFA (environ 12 millions d’euros), contre 6 milliards lors de la précédente mandature. En parallèle, 552 emplois directs ont été enregistrés, selon les chiffres fournis par l’association.

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Un mandat axé sur la structuration et le plaidoyer

« Notre mission est de porter nos membres au plus haut, de favoriser la coopération entre entreprises et de peser davantage dans les décisions publiques », a déclaré Serge Adote à l’issue de son élection. Un plan stratégique quinquennal est actuellement en cours de rédaction et devrait être validé en Assemblée générale prochainement.

« Dans cinq ans, je vois une SAER puissante, par son nombre de membres, par le chiffre d’affaires qu’elle représente, et par sa capacité d’influence auprès des autorités », a déclaré Serge Adote dans son discours d’investiture, affirmant sa volonté de poursuivre le travail de structuration engagé sous la précédente mandature.

Le président sortant, le professeur Yao Azoumah – fondateur de KYA Energy– avait initié plusieurs chantiers structurants, notamment la conception du Label SAER, un futur référentiel qualité destiné à professionnaliser davantage le secteur. « Nous voulons que ce label, reconnu par les autorités, conditionne l’activité dans le domaine des énergies renouvelables », explique-t-il.

Le solaire en forte expansion au Togo

Cette transition s’opère dans un contexte de croissance rapide du secteur énergétique au Togo. Depuis l’inauguration de la centrale solaire de Blitta (50 MW) en 2021, plusieurs projets ont été annoncés ou lancés : Sokodé (64 MW), Kpalassi – Awandjélo (42 MW), Dapaong (25 MW avec stockage de 40 MWh).

Le programme d’électrification CIZO, porté par le gouvernement, ambitionne d’équiper jusqu’à 2 millions de personnes via des kits solaires individuels. En parallèle, une centaine de localités rurales devraient être électrifiées à travers des mini-réseaux photovoltaïques, selon l’Agence Togolaise d’Électrification Rurale et des Énergies Renouvelables (AT2ER).

Des freins persistants à lever

Malgré ces avancées, plusieurs défis restent à surmonter. La fiscalité sur les équipements solaires constitue toujours un frein.

 « Nous allons renforcer notre plaidoyer pour la détaxation des équipements solaires. Cela permettra de rendre les produits plus accessibles aux populations, en particulier dans les zones rurales. Plus les équipements sont détaxés, plus ils sont accessibles au client final », plaide Serge Adote. 

Autre point d’alerte : l’accès au financement long terme reste limité pour les entreprises locales. « Nous faisons notre part avec les moyens disponibles, mais les banques commerciales doivent aussi nous accorder davantage de confiance », affirme Yao Azoumah. Les membres de la SAER appellent à la mise en place de lignes de crédit adaptées, avec des garanties publiques ou des partenariats régionaux.

La SAER souhaite également que les entreprises locales puissent capter une part plus importante des projets structurants.La SAER entend intensifier son dialogue avec les institutions financières, mais aussi avec les fabricants internationaux, pour bâtir une chaîne de valeur locale plus intégrée.  « Nous voulons œuvrer pour que les projets structurants soient confiés, autant que possible, à des entreprises togolaises qualifiées, qui ont la capacité et la volonté de les réaliser localement», insiste Adote.

Pour renforcer son argumentaire, l’association entend consolider les données sur l’impact réel de ses membres. Certaines entreprises, comme Soleva, revendiquent entre 100 000 et 150 000 ménages électrifiés, tandis que d’autres, comme KYA Energy, sont actives dans les zones rurales, industrielles ou minières. « Nous sommes en train de compiler toutes ces données afin de produire un rapport consolidé sur les contributions de la SAER au développement énergétique du pays », indique le nouveau président.

Une montée en puissance mesurée

Avec une stratégie clairement définie, une base élargie et des enjeux bien identifiés, la SAER entend jouer davantage de rôle dans la politique énergétique du pays. L’objectif gouvernemental reste fixé à 100 % d’accès à l’électricité à l’horizon 2030, dont 50 % via les renouvelables. Une cible que le secteur privé entend contribuer à atteindre, tout en renforçant ses positions sur un marché en structuration.

Fiacre E. Kakpo

Les autorités togolaises ont décidé récemment la suspension temporaire des exportations de noix et d’amandes de karité. Cette décision, prise conjointement par les ministères du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, de l’Économie et des Finances, ainsi que de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural, vise à pallier les difficultés d’approvisionnement des unités locales de transformation, confrontées à une pénurie de matière première.

En effet, le pays dispose d’une dizaine d’unités de transformation, mais la production nationale reste insuffisante pour satisfaire leurs besoins. Avec une production moyenne de 40 000 tonnes par an, le Togo peine à couvrir la capacité des principaux acteurs du secteur, à l’instar de NIOTO et Label d’Or, qui peuvent traiter respectivement 35 000 et 10 000 tonnes d’amandes de karité par an. Cette situation a conduit les autorités à suspendre, à titre conservatoire, toute exportation du produit brut afin de garantir un approvisionnement suffisant des industriels locaux.

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Septième producteur mondial de karité, le Togo représente 5 % du marché d’exportation de l’Afrique de l’Ouest, avec plus de 25 000 tonnes expédiées chaque année vers l’étranger. Cette prédominance des exportations limite la disponibilité de la matière première pour le marché intérieur, freinant ainsi le développement des unités locales de transformation.

Cette suspension des exportations s’inscrit dans une stratégie d’industrialisation, portée par les autorités togolaises. Soucieux de valoriser la production locale, le pays ambitionne de renforcer sa capacité de transformation afin de capter davantage de valeur ajoutée et de réduire sa dépendance aux marchés extérieurs.

Esaïe Edoh

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