Les inscriptions sont désormais ouvertes pour les opérateurs économiques souhaitant participer à l’Exposition Universelle Osaka 2025, prévue du 13 avril au 13 octobre 2025, où sont attendus 160 pays et 9 organisations internationales.
Le coup d’envoi des enregistrements a été donné ce vendredi 28 mars lors d’une séance d’information organisée par le ministère de l’industrie et de la promotion des investissements, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-T). Au cours des échanges, les participants ont été édifiés sur les opportunités offertes par cette exposition mondiale, notamment les rencontres B2B, les panels thématiques et les vitrines d’innovation. Ces activités permettront aux entreprises togolaises de nouer des partenariats stratégiques et d’explorer de nouveaux marchés.
“Votre participation à cet événement mondial est une occasion unique de nouer des partenariats stratégiques et de montrer au monde que le Togo est un pays d’avenir, où l’innovation et l’inclusion vont de pair”, a indiqué le directeur général du CETEF et commissaire général du Togo pour cette édition, Alexandre de Souza, à l’endroit des opérateurs économiques.
Selon José Kwassi Symenouh, président de la CCI-Togo, cette exposition constitue une vitrine exceptionnelle pour les acteurs économiques afin de présenter leur savoir-faire et de renforcer leur compétitivité sur le marché international.
Trois activités phares vont marquer la participation du Togo à l’Expo Osaka 2025 : la Journée économique le 19 août, la Journée culturelle le 20 août et la Journée nationale du Togo le 21 août. Le pays qui s’est inscrit dans la section “Sauver des vies”, effectuera un exposé thématique sur “la politique d’inclusion et de protection sociale pour une croissance économique forte.
Gautier Agbékodovi
Dans le Grand Lomé, un commissariat spécial de police est créé pour couvrir spécialement les gares routières du Grand Lomé et y faire régner l’ordre ainsi que la sécurité. Inaugurée le 26 mars 2025 par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Batossie Madjoulba, l’infrastructure est implantée dans la commune Golfe 5.
Sa mission principale est d'assurer une présence policière renforcée et combattre les flux migratoires illégaux ainsi que la prolifération des gares routières informelles. En effet, l’essor des transports en commun dans la capitale togolaise s’est accompagné d’une montée des incivilités et des activités illicites, rendant ces lieux stratégiques de plus en plus vulnérables.
Ce 26 mars 2025 marque une étape clé dans les efforts entrepris en matière de sécurité routière et amélioration de la mobilité urbaine dans le grand #Lomé. J’ai eu l’honneur d’inaugurer le Commissariat Spécial de Police des Gares Routières du Grand Lomé (CSP GR GL), en présence… pic.twitter.com/FdBeuJTkNH
— Calixte Batossie Madjoulba (@CBMadjoulba) March 27, 2025
Face à cette situation, la mise en place du commissariat se veut une réponse aux défis de sécurité et d’organisation du transport. Ce commissariat veillera au respect des réglementations en vigueur et assurera une surveillance des flux de passagers et de marchandises.
Doté d’un poste d’accueil et d’orientation, d’un secrétariat administratif ainsi que de deux divisions opérationnelles dédiées aux interventions et aux enquêtes, le commissariat entend structurer la gestion des gares routières. L’enjeu est de restaurer la confiance des usagers en garantissant leur sécurité et en éradiquant les pratiques illicites qui gangrènent ces espaces.
“Autrefois carrefours stratégiques du développement, les gares routières du Grand Lomé sont devenues des foyers d’anarchie. Ce commissariat constitue une réponse concrète à cette dérive, permettant de restaurer l’ordre et d’offrir aux usagers un cadre sécurisé”, a souligné Akatao Babarime, directeur général de la Police nationale. L’idée, in fine, est de réaffirmer l’engagement des autorités en faveur d’une mobilité urbaine plus sûre et mieux encadrée, apprend-on.
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Le Togo se dote d’une plateforme e-learning destinée à former les élus locaux et les agents des collectivités territoriales. L’outil, développé par l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT), a été officiellement lancé le mercredi 26 mars 2025 à Lomé.
Accessible via dev.anfct.gouv.tg, la plateforme est dotée de 7 modules de formation, couvrant des thématiques comme la gestion des finances locales, la planification du développement, ou encore la mobilisation des ressources financières. Elle permet un accès flexible, interactif et progressif à des contenus pédagogiques adaptés aux enjeux de la décentralisation.
Au-delà de l’innovation pédagogique, le dispositif présente un fort levier d’économie budgétaire : plus de 3 milliards FCFA pourraient être économisés chaque année par l’État, selon les estimations de l’ANFCT. Ainsi, pour Denyo Komi Dodzi, directeur général de l’agence, cette plateforme incarne un modèle économique et pédagogique gagnant.
Il y aurait, du reste, plus de 1 700 élus locaux à former dans le cadre des prochaines élections municipales.
Cette plateforme a été réalisée avec l’appui de la coopération allemande (GIZ) dans le cadre du Programme Décentralisation et Gouvernance (ProDeG IV).
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les travaux de construction du nouveau campus de l’Université de Kara (UK) progressent, avec un taux d’achèvement estimé à plus de 90 % pour le gros œuvre, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, Kanka-Malik Natchaba, qui s’est rendu sur le chantier en début de semaine.
Lancé en avril 2023 par le président Faure Gnassingbé lors d’une cérémonie de pose de la première pierre, le projet avance après deux années de travaux. Situé à Pya, à une douzaine de kilomètres au nord de Kara, ce campus s’étend sur 250 000 m² et vise à aligner l’université sur les standards internationaux des établissements publics d’enseignement supérieur.
Dans cette optique, le campus comprendra des salles de cours, des laboratoires, des bibliothèques ainsi que des infrastructures de vie étudiante, incluant des résidences, des espaces de restauration, des installations sportives et culturelles. L’objectif affiché est d’améliorer les conditions d’apprentissage et de favoriser un cadre académique moderne et fonctionnel.
? Suivi des travaux des infrastructures de l'Université de Kara ?
— Ministère de l'Enseignement Supérieur (@MESR_Tg) March 26, 2025
Le lundi 24 mars 2025, une réunion du comité de supervision des travaux des infrastructures de l'Université de Kara s'est tenue, précédée d'une visite du chantier en cours.
Le Président de l'Université a salué… pic.twitter.com/2DjIRqHJ2s
D’une capacité d’accueil de 30 000 étudiants, contre 20 000 pour l’actuel site, le futur campus de l’Université de Kara devrait répondre à la demande croissante en matière de formation universitaire au Togo.
Ce projet s’insère dans une politique plus large visant à renforcer l’enseignement supérieur et la recherche sur l’ensemble du territoire national. « Il s’agit d’implanter et de faire rayonner un pôle d’enseignement supérieur et de recherche dans chaque région du pays », rappelle-t-on du côté des autorités.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère de l’Enseignement supérieur harmonise 69 programmes de licences professionnelles, qui sont désormais prêts à être déployés dans les établissements à partir de la rentrée universitaire 2025-2026.
Formalisée lors d’un atelier national de trois jours qui se tient depuis le mardi 26 mars 2025, l’initiative a pour but d’instaurer une uniformité des contenus pédagogiques et des modalités d’évaluation à l’échelle nationale.
Des examens nationaux
Pour le ministère de tutelle, il s’agit de garantir une égalité des chances entre les étudiants et de renforcer la crédibilité des diplômes délivrés à l’issue des examens nationaux.
Ainsi, selon Kanka-Malik Natchaba, ministre en charge de l’Enseignement supérieur, ce processus engagé depuis plusieurs années « s’inscrit dans une vision de lisibilité, de qualité et de performance », pour un système éducatif mieux aligné sur les exigences du marché de l’emploi.
Parmi les domaines couverts par cette harmonisation, on compte l’agronomie, l’informatique, le génie industriel, l’audiovisuel, la biologie appliquée. Dès lors, les enseignants devront désormais s’approprier ces référentiels avant leur mise en œuvre.
Cette opération est, du reste, portée par l’Office des examens professionnels du supérieur, une nouvelle entité issue de la transformation de l’ancien Office du BTS, suite à un décret pris en janvier 2024.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo Trade Portal, nouvelle plateforme numérique dédiée à la facilitation des échanges commerciaux, a été officiellement lancé le jeudi 27 mars 2025 à Lomé.
Conçu par le ministère en charge du Commerce avec l’appui technique du Centre du Commerce International (ITC), l’outil rassemble les réglementations et procédures administratives relatives au commerce transfrontalier des produits et services.
La solution devrait simplifier les procédures administratives liées au commerce extérieur, tout en renforçant la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés mondiaux.
Import - Export
Accessible en ligne via www.togotrade.gouv.tg, le portail centralise toutes les informations relatives aux démarches d’importation et d’exportation, en particulier pour 12 produits prioritaires. Il permet aux opérateurs économiques d’accéder, en toute transparence, aux licences, permis et certificats nécessaires.

Pour Pierre Bentonou, responsable de la facilitation des échanges à l’ITC, cette initiative « crée une meilleure lisibilité des formalités commerciales », un point crucial pour les PME, souvent freinées par la complexité des procédures.
Améliorer le climat des affaires
De son côté, la ministre du Commerce, Rose Kayi Mivedor, souligne que ce portail s’inscrit dans la stratégie de digitalisation de l’économie togolaise, et constitue un levier pour améliorer la performance du pays dans les classements internationaux, notamment le programme Business Ready de la Banque mondiale.
Notons que ce nouvel outil a été développé dans le cadre du Programme pour la promotion de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp), financé par l’Allemagne et l’Union européenne, et mis en œuvre par la GIZ.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les communes de Tchaoudjo 3 et 4, situées dans la région Centrale, ont amorcé l’élaboration de leur Plan de développement communal (PDC), un document stratégique destiné à orienter les actions de développement local. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet de « Renforcement de la participation citoyenne dans la gestion des communes rurales Tchaoudjo 3 et 4 », officiellement lancé le mardi 25 mars 2025 à Aléhéridè.
Porté par le consortium d’ONG Club des amis du village et Éducation et développement (CAV – ED), le projet bénéficie d’un soutien financier de l’Union européenne (UE). Son exécution, prévue sur une période de 18 mois, vise à établir un cadre de référence pour la planification et la gestion des affaires communales.
L’élaboration de ces documents s’appuiera sur un processus structuré permettant d’identifier les besoins réels des habitants, de concevoir des projets adaptés et de déterminer les sources de financement nécessaires à leur mise en œuvre. Afin d’assurer une prise en compte exhaustive des attentes locales, les citoyens seront consultés à chaque étape du projet, indiquent les porteurs de l’initiative.
Le travail s’organisera en cinq phases, chacune comportant plusieurs étapes méthodologiques. Si la commune de Tchaoudjo 3 a déjà amorcé l’élaboration de son plan de développement, le projet lui permettra de poursuivre le processus engagé. De son côté, Tchaoudjo 4 entamera les premières étapes.
Esaïe Edoh
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La Compagnie de Réassurance des États membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurance (CICA-RE), installée à Lomé, enregistre une nouvelle progression de son chiffre d'affaires pour l'exercice 2023. Il a atteint 117 milliards FCFA, contre 106 milliards FCFA l'année précédente, selon les données publiées dans le rapport annuel de la structure et consultées par Togo First. Sur la période considérée 2023, le Conseil d'administration visait 110 milliards de francs CFA.
Ce chiffre traduit une hausse de 10 % par rapport à une année plus tôt et un résultat net de 10 milliards de francs CFA. Cette progression s'inscrit dans une tendance de croissance amorcée depuis plusieurs années.
En effet, en 2020, la CICA-RE affichait un chiffre d'affaires de 87 milliards FCFA, porté à 96 milliards FCFA en 2021 et à 106 milliards FCFA en 2022, avec des taux d'augmentation annuels respectifs de 10,3 % et 10,4 %.
Facteurs de progression
La croissance du chiffre d'affaires repose en grande partie sur l'augmentation des souscriptions aux traités Vie et Non-Vie, dont le montant total s'élève à 16,7 milliards de francs CFA. La compagnie bénéficie également du développement de ses bureaux régionaux, qui ont enregistré des hausses de production significatives.
Le Bureau régional Afrique centrale a ainsi atteint un volume de production de 17,1 milliards FCFA en 2023, contre 14,2 milliards l'année précédente, soit une progression de 24,35 %. Cette entité représente 15,07 % du chiffre d'affaires global de la compagnie.
En Afrique de l'Ouest, le bureau régional a généré 36,4 milliards FCFA, enregistrant une hausse de 11 % par rapport aux 32,8 milliards de 2022, ce qui correspond à 30,99 % du chiffre d'affaires total. La succursale Afrique du Nord affiche également une augmentation, avec une production de 6,6 milliards FCFA en 2023, contre 5,8 milliards FCFA en 2022, soit une progression de 14,28 %. Cette structure pèse pour 5,65 % du total des activités de la compagnie.
Fondée en 1987 sous l'égide de la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurance (CIMA), la CICA-RE opère dans le secteur de la réassurance, assurant les compagnies d'assurance elles-mêmes. Basée à Lomé, elle réunit des pays d’Afrique de l’Ouest ainsi que des pays d’Afrique centrale. A savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Assemblée nationale a adopté, mardi 25 mars 2025, une nouvelle loi réformant le régime juridique des entreprises publiques.
Ce régime juridique constitue un ensemble de textes et règles qui encadrent la création, l’organisation, la gestion et le contrôle des entreprises détenues totalement ou partiellement par l’État. Le document ainsi adopté remplace la loi n° 90-26, en vigueur depuis 1989, et jugée obsolète face aux exigences du cadre juridique national, communautaire (OHADA) et international.
La révision s’appuie sur un benchmark des bonnes pratiques en Afrique francophone, avec pour objectif de doter le pays d’un dispositif cohérent, moderne et axé sur les résultats, selon l’Assemblée.
La réforme introduit notamment une meilleure clarification des missions, une gouvernance plus rigoureuse, une gestion orientée vers la performance et une plus grande transparence dans l’exploitation des ressources publiques.
Pour l’exécutif, représenté durant ces travaux parlementaires par Georges Essowè Barcola, ministre de l’Économie et des Finances, cette loi constitue un levier de rationalisation pour améliorer les performances publiques. « En [l'adoptant], vous permettez au gouvernement de disposer d’instruments essentiels pour la mise en œuvre de sa nouvelle vision concernant la gestion de ses structures publiques », a-t-il indiqué.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo vient de mobiliser auprès de la Banque ouest africaine pour le développement (BOAD), un financement de 20 milliards FCFA, pour la construction et l’exploitation de la cité ministérielle de Lomé, un projet porté par la Société de Construction de la Cité Ministérielle (SOCOCIM SAU).
Ce complexe immobilier composé de 18 bâtiments administratifs, dont 8 tours (R+8 à R+13) et 10 immeubles de type R+2, devrait à terme, permettre de moderniser l’appareil administratif togolais, en rassemblant les services ministériels dans un parc unique à Lomé.
Au-delà de son aspect institutionnel, le projet devrait générer un impact économique tangible : plus de 1000 emplois créés pendant la phase de construction, et une valeur ajoutée indirecte estimée à 11,6 milliards FCFA par an, selon les projections de la BOAD.
Selon les études préliminaires de la BOAD, la Cité ministérielle devrait être implantée à Bè-Klévé, dans la commune Golfe 3. Elle devrait couvrir au total 90 000 m², intégrant bureaux, logements, commerces, hôtels, loisirs, espaces verts et culturels.
Notons du côté du gouvernement togolais que le projet est dans les tuyaux depuis plusieurs années. L’initiative avait déjà fait l’objet de travaux préparatoires il y a trois ans, en septembre 2022, et avait été évoquée dès 2021.
Ayi Renaud Dossavi