Togo First

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Le président américain Donald Trump a annoncé, mercredi 2 avril 2025, une nouvelle vague de droits de douane visant les importations en provenance de plusieurs pays africains. Parmi eux, le Togo, qui se voit appliquer un tarif de base de 10 % sur l'ensemble de ses exportations à compter du 5 avril. 

La mesure va toucher en particulier, les produits agricoles (le café, le cacao, le karité et les fèves de soja), qui sont des produits phares du commerce togolais avec les États-Unis, notamment dans le cadre du régime préférentiel de l'African Growth and Opportunity Act (AGOA).

Ce durcissement tarifaire pourrait freiner la dynamique des exportations togolaises vers le marché américain. Ces exportations ont connu une progression notable ces dernières années, passant d’environ 20 millions $ en 2021, à un peu plus de 90 millions $ en 2023, puis 97 millions $ en 2024, selon les données de la base de commerce international des Nations unies (COMTRADE), mises à jour en avril 2025. Une trajectoire ascendante qui pourrait être compromise par ces nouvelles taxes.

L'industrie textile togolaise, qui a commencé l'an dernier à expédier des vêtements fabriqués à la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) vers les États-Unis, risque également d'être pénalisée. 

Toutefois, comparé à d'autres pays africains, le Togo demeure relativement épargné par cette nouvelle politique douanière. Le niveau minimal de 10 % appliqué aux exportations togolaises contraste avec les 50 % imposés au Lesotho, le pays le plus lourdement touché du continent.

Cette annonce intervient dans un contexte d'incertitude autour de l'avenir de l'AGOA, adopté en 2000, et qui arrive à échéance en septembre 2025. Alors que les Etats africains plaident pour une reconduction de cette politique pour 10 ans, la politique douanière de Trump constitue un véritable pavé jeté dans la mare.

Dans ce contexte, le Togo pourrait renforcer ses relations avec la Chine qui depuis septembre 2022, a supprimé les droits de douane sur 98 % des produits importés en provenance du Togo et de huit autres pays africains (République centrafricaine, Tchad, Djibouti, Érythrée, Guinée, Mozambique, Rwanda et Soudan). 

Esaïe Edoh

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La production de tubercules au Togo a poursuivi sa progression en 2024, enregistrant une hausse de 5,5 % par rapport à l’année précédente. Selon les données du ministère de l’Agriculture, relayées dans le budget du citoyen, le volume récolté a atteint 2 515 000 tonnes, contre 2 406 614 tonnes en 2023. Cette croissance s’aligne sur une tendance amorcée un an plus tôt, où la production qui était de de 2 238 529 tonnes en 2022 avait déjà progressé de 7,5 %.

Les régions des Plateaux et de la Maritime ont concentré l’essentiel de cette production, avec un total cumulé de 1 288 644 tonnes. La première a fourni 768 864 tonnes, tandis que la seconde a enregistré un volume de 519 708 tonnes. 

Cette dynamique favorable intervient alors que l’État togolais, appuyé par ses partenaires, entend renforcer la filière d’ici à 2028. Une enveloppe de 2,34 milliards FCFA devrait être mobilisée à cet effet, dans le cadre du Plan d’Action d’Investissement de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (PRT) 2024-2028. 

Ce programme, élaboré par le ministère de l’Agriculture en collaboration avec le Conseil Interprofessionnel de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (CIFPRT), a été validé depuis 2023.

Esaïe Edoh

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Le premier Sénat togolais a clos sa session inaugurale, ouverte il y a environ un mois, par l'élection de son bureau, ce mercredi 2 avril 2025. Barry Moussa Barqué, figure omniprésente de la scène politique nationale, a été porté à la présidence de la 2ème chambre du parlement togolais, pour un mandat de six ans. 

Il dirigera un bureau composé de neuf membres. Cette élection marque l'aboutissement du processus d'installation du Sénat.

Dans le prolongement de cette session inaugurale, les sénateurs ont adopté leur règlement intérieur, posant ainsi les bases du travail parlementaire à venir.

Les 61 sénateurs, 41 élus et 20 nommés par le Chef d’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, se réuniront le jeudi 3 avril 2025 à l’occasion de leur première session ordinaire.

Voici la composition complète :

Président : BARQUE Barry Moussa
  1er Vice-président : Mme KOUVAHEY Amoko Holadem
  2e Vice-président : DIOGO Koudjolou
  3e Vice-président : OLYMPIO Adeblewo Kossi 

1er Questeur : MALLY Komlan
 2e Questeur : Mme BANYBAH Afiwavi Vicenzia

1re Secrétaire parlementaire : Mme ABOUGNIMA K. Molgah
 2e Secrétaire parlementaire : TCHASSONA Traoré Mouhamed
 3e Secrétaire parlementaire : AMELETE Bawoumondom 

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Cinq ans après sa mise en œuvre, le Système automatisé de marquage (SAM) au Togo enregistre un bilan jugé positif, tant sur le plan économique que fiscal. Déployé depuis 2020, cet outil technologique conçu pour lutter contre la fraude, sécuriser les produits de consommation et optimiser la collecte des taxes, aura permis de suivre plus de 2 milliards de produits et de référencer plus de 600 opérateurs économiques, selon les données présentées lors d’un atelier national tenu à Lomé.

Le SAM cible à ce jour des produits tels que les eaux, bières, jus, vins, tabacs ou encore boissons alcoolisées. Cette surveillance a généré au total 35,8 milliards FCFA de recettes pour les services fiscaux.
 En particulier, le secteur de la bière à lui seul a contribué à hauteur de 5 milliards FCFA entre 2022 et 2024, a souligné Esso-Wavana Adoyi, président de la commission de marquage, lors de la rencontre.

Élargir le marquage

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Fortes de ces performances, les autorités annoncent d’ores et déjà l’élargissement du marquage à de nouveaux produits : sucre, huiles, ciment, carburant, produits cosmétiques, fertilisants ou encore minerais. Ceci, avec toujours, pour objectif, de renforcer la traçabilité, lutter contre la contrefaçon et améliorer le climat des affaires.

Selon Akou Mawussé Adétou Afidenyigba, directrice de cabinet du ministère de l’Économie, représentant le ministre de tutelle à ces travaux, le SAM s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation de l’économie impulsée par la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Pour les parties prenantes, la prochaine étape consistera à accentuer les contrôles et inspections, afin de pallier les actuels angles morts de ce dispositif au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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Lomé, la capitale togolaise, va accueillir du 07 au 09 avril 2025, la première édition du Space Forum Africa. Cette rencontre internationale, portée par African Geospace et la firme TRL Space, portera sur la coopération spatiale.

Au cœur des échanges : la régulation climatique, l’agriculture intelligente, la prévention des catastrophes naturelles et la modernisation des politiques publiques via les technologies spatiales. La rencontre réunira décideurs, chercheurs, entrepreneurs, bailleurs et investisseurs, avec l’ambition affirmée de faire de l’Afrique, un acteur à part entière de la gouvernance spatiale mondiale.

Le forum ambitionne également de poser les jalons d’un partenariat renforcé entre pays africains et acteurs mondiaux, pour faire émerger une industrie spatiale souveraine et durable.

Pour Richard Folly, fondateur d’African Geospace, l’espace est un levier de développement pour les économies africaines. À ce titre, la tenue de ce forum à Lomé constitue une nouvelle opportunité stratégique pour le pays, notamment en matière de transformation technologique.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la révision des listes électorales en vue des élections municipales de 2025 se tiendra du 7 au 23 avril sur l’ensemble du territoire national. L’annonce a été faite le mardi 1er avril par les autorités à travers un décret présidentiel fixant les modalités de l’opération.

Durant cette période, les citoyens n’ayant pas encore été enregistrés pourront s’inscrire, notamment les jeunes ayant récemment atteint l’âge de 18 ans. L’opération concerne également les électeurs ayant changé de domicile ainsi que ceux ayant égaré leur carte d’électeur, qui pourront mettre à jour leurs informations dans les centres prévus à cet effet.

Conformément aux dispositions en vigueur, le découpage électoral en place servira de cadre à cette révision, indique-t-on. Les centres dédiés seront ouverts quotidiennement de 7 heures à 17 heures, permettant ainsi aux électeurs d’accomplir les démarches nécessaires. 

En amont de cette opération, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a procédé à la formation des acteurs impliqués dans l’actualisation du fichier électoral. Quelque 324 formateurs ont ainsi été formés à Lomé avant de transmettre leurs connaissances à près de 6 000 opérateurs de saisie, chargés de la mise en œuvre sur le terrain.

Cette révision intervient un peu plus d’un an après le dernier recensement électoral, organisé dans le cadre des élections législatives et régionales d’avril 2024. À l’issue de cette opération, la CENI avait enregistré plus de 4,2 millions d’électeurs togolais. 

Esaïe Edoh

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La production avicole au Togo a atteint 38,6 millions de têtes de volailles en 2024, selon les données du ministère en charge de l’élevage, reprises par le Budget citoyen et publiées par le ministère de l’Économie et des Finances. Ce volume correspond aux prévisions des autorités, qui tablaient sur 38 millions de têtes pour l’année.

Cette production marque une nouvelle progression de 8 % par rapport aux 35,7 millions de têtes enregistrés en 2023. 

L’augmentation de la production repose principalement sur la région des Plateaux, qui a fourni 13 millions de têtes en 2024, représentant près de 34 % de l’offre nationale. L’année précédente, cette région avait produit un peu plus de 12 millions de têtes.

Derrière la région des Plateaux, celle des Savanes s’affirme comme le deuxième pôle avicole du pays, avec une production stable de 8 millions de têtes en 2023, un chiffre identique à celui de 2022. Les autres régions contribuent également à l’essor de la filière : la Centrale et la Kara affichent respectivement des productions de 6 et 5 millions de têtes, tandis que la Maritime atteint 4,8 millions.

Pour 2025, la production est attendue à plus de 41 millions de têtes. Hormis les objectifs statistiques, le défi des autorités est de créer une véritable chaîne de valeurs dans la filière avicole.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’Assemblée nationale a clôturé, le 28 mars dernier, sa première session extraordinaire de l’année 2025, convoquée par le Chef de l’État. Cette session, sous la houlette du Président de l’Assemblée, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, a été marquée par l’adoption de sept textes législatifs et d’une résolution, portant sur des thématiques comme la gestion publique, le développement durable ou encore la sécurité.

Sur les plans économique et administratif, les députés ont ainsi validé une réforme du cadre de gouvernance des entreprises publiques, en plus d’un amendement à la loi fondatrice de l’Office Togolais des Recettes (OTR), qui ouvre la voie à des réformes au sein de cette structure en charge de la fiscalité.

En matière de finances publiques, deux lois de règlement budgétaire ont été adoptées pour les exercices 2020 et 2021, faisant le point sur l’exécution des comptes publics sur ces deux périodes. Dans la foulée, le règlement financier propre à l’Assemblée nationale a également été révisé.

Sur le volet sécuritaire, deux textes ont été votés : la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire, ainsi qu’une nouvelle loi sur le renseignement, qui a pour but de mieux encadrer la lutte contre les menaces.

Autre point notable de cette série de travaux parlementaires : l’adoption d’une loi sur les changements climatiques. Le nouveau texte engage désormais le pays d’Afrique de l’Ouest dans une gouvernance environnementale plus active.

Notons que la première session ordinaire de l’année s’ouvre ce mardi 1er avril 2025, à la faveur d’une cérémonie qui verra également la participation des membres du gouvernement.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) appelle les bénéficiaires de cartes AMU (Assurance Maladie Universelle), au nombre de 12000 établies depuis plusieurs mois, à passer effectuer le retrait de ces documents qui leur permettront d’accéder à des prises en charge sanitaire correspondantes. Dans le détail, il s’agit de 11 500 cartes d’assurés actifs et de 541 cartes de retraités.

« Ces cartes sont essentielles pour garantir l’accès rapide et efficace aux soins », a rappelé Ingrid Awadé, Directeur général de la CNSS, le 26 mars dernier.

La CNSS précise également que les assurés peuvent désormais retirer eux-mêmes leurs cartes. Et ce, même si leurs employeurs ne se sont pas encore présentés, à condition de fournir une pièce d’identité valide.

Notons que pour améliorer la couverture AMU, la CNSS a renforcé son dispositif, avec l’ouverture de centres régionaux à Atakpamé et Kara, et déployé des unités mobiles dans les zones reculées. Au siège, des guichets dédiés aux urgences, ententes préalables et pathologies chroniques ont été mis en place.

L’AMU est gérée par l’INAM pour le public, et la CNSS pour le secteur privé.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo et le Burkina Faso pourraient bientôt signer un accord bilatéral de free-roaming, visant à réduire les coûts de communication pour les abonnés en déplacement entre les deux pays. L’annonce a été faite à l’issue d’une mission d’échange conduite par le Dr Pasteur Poda, Président du Conseil de Régulation de l’ARCEP Burkina Faso, à Lomé du 24 au 27 mars 2025.

Au centre des discussions entre les deux autorités de régulation : la transformation digitale du secteur, et en particulier, l’expérience togolaise en matière de régulation par la donnée. Les délégués burkinabè ont notamment visité le centre de supervision de l’ARCEP Togo, qui permet de suivre en temps réel, la qualité des services.

Les deux institutions entendent formaliser leur coopération dans les prochaines semaines par un accord de partenariat.

Notons que, dans la sous-région, le Togo dispose déjà d’un accord de free-roaming avec plusieurs voisins, notamment le Bénin, le Ghana et la Côte d’Ivoire. En ce qui concerne les pays de l’AES, des discussions étaient déjà en cours avec le Mali et le Niger.

Ayi Renaud Dossavi

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