Togo First

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Le Togo, après avoir mobilisé 121,5 milliards FCFA sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine au premier trimestre, envisage de lever 75 milliards supplémentaires au cours des trois prochains mois. Selon le calendrier provisoire récemment publié par l’agence UMOA-Titres, 35 milliards FCFA seront levés en avril, 25 milliards FCFA en mai et 15 milliards FCFA en juin.

Dans le détail, 60 milliards FCFA seront récoltés au moyen des Bons assimilables du Trésor (BAT) et 15 milliards FCFA via des Obligations assimilables du Trésor (OAT). Au total, six émissions sont programmées sur les BAT et deux sur les OAT.

À l’échelle de la région, les mobilisations prévisionnelles du Togo représentent environ 3 % des 2600 milliards FCFA que les huit pays de l’Union projettent de lever au cours du trimestre. La Côte d’Ivoire se distingue par une présence dominante sur le marché avec dans le viseur, 1185 milliards FCFA, soit 45 % du volume total attendu.

Les opérations annoncées du Togo s'inscrivent dans une dynamique de recours aux marchés financiers pour répondre aux besoins de financement du budget national. Pour le compte de cette année, le pays côtier table sur 332 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les travaux de curage du chenal de Gbaga, situé entre Zébé et Agbanakin, sont réalisés à 52 % à fin mars 2025, selon les informations recueillies lors d’une visite de terrain hier jeudi 03 avril 2025. Ce projet transfrontalier, appuyé par le projet d’investissement pour le renforcement de la résilience des communautés côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP), veut restaurer les fonctions économiques et écologiques de cet axe fluvial partagé entre le Togo et le Bénin.

Long de 30 km, le chenal, autrefois navigable, était devenu impraticable à cause de l’envasement et des plantes envahissantes, entravant les échanges commerciaux, la pêche et accentuant les risques d’inondation. « Le chenal de Gbaga était un poumon économique et social pour les communautés riveraines. Sa réhabilitation est stratégique pour redonner vie à cette zone », explique un responsable du projet.

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« C’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet WACA que nous avons lancé le curage du chenal de Gbaga », précise Adou Rahim Alimi Assimiou, coordinateur du projet WACA ResIP Togo. « Les travaux visent à restaurer les fonctions du chenal en trois volets : l’enlèvement des plantes envahissantes (faucardage), le curage des sédiments, et la valorisation des résidus. »

4,77 milliards FCFA d'investissements

D’un coût total de 4,77 milliards FCFA, les travaux consistent à curer environ 55000 m³ de sédiments sur une bande de 10 mètres de large et 45 cm de profondeur. Le chantier, confié à TC Marines Zilla Group, est supervisé par le groupement INROS LACKNER/DECO.

Dans le même temps, les ingénieurs travaillent à livrer le chantier dans les délais. « Le dragage est réalisé avec des équipements modernes permettant d’extraire efficacement les sédiments sans perturber l’équilibre écologique du chenal. Nous veillons aussi à la réutilisation des matériaux extraits, notamment pour la stabilisation des berges », explique un autre cadre sur le projet.

Parallèlement, 468 m² de plantes aquatiques ont été retirées, représentant 21 000 tonnes de biomasse transformées en compost. Ce dernier, tout comme le sable extrait, sera mis à disposition des communes riveraines, générant des revenus et soutenant l’agriculture locale.

Le projet prévoit aussi le reboisement des mangroves et la reprise des activités de pêche. 

Une valorisation durable des ressources naturelles

Au-delà du dragage, le projet intègre une approche innovante : la transformation de la jacinthe d’eau en engrais organique. Ce compostage est réalisé sur plusieurs sites où les plantes sont broyées, séchées, puis transformées. « Avant, ces plantes nous envahissaient et empêchaient la pêche. Aujourd’hui, elles deviennent une source de revenus », témoigne Abla Donsi, riveraine d’Agbanakin, engagée dans la transformation des résidus végétaux.

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La livraison des travaux est attendue pour fin mai 2025.

La Chambre de commerce et d’industrie du Togo et le supermarché TOGOMALL ont conclu un accord de collaboration destiné à accompagner les artisans locaux qui exposent leurs produits dans cette enseigne dédiée aux productions nationales. Signé en fin de semaine dernière, ce protocole vise à renforcer les capacités des producteurs et à améliorer la commercialisation de leurs marchandises.

Dans le cadre de cette coopération, la Chambre mettra à disposition des experts chargés d’accompagner les entrepreneurs présents au sein du supermarché. Ainsi, des sessions de formation seront organisées pour les sensibiliser aux pratiques managériales adaptées à leurs structures et aux stratégies de vente les plus efficaces. L’objectif est de les équiper des outils nécessaires pour structurer leur activité et élargir leur clientèle, indique-t-on.

L’accord prévoit également un volet promotionnel, la CCI-Togo s’engageant à valoriser TOGOMALL à travers ses différents canaux de communication. En accroissant la visibilité de cette plateforme, il s’agit d’offrir aux producteurs une vitrine plus large et de maximiser leur impact sur le marché. 

La démarche s'inscrit dans une volonté de soutenir les petites entreprises togolaises et de favoriser leur développement. « En signant cet accord, la CCI-Togo, dans sa mission de contribuer au développement du pays, ambitionne de soutenir les petits producteurs à devenir les grandes entreprises de demain », a déclaré José Symenouh, président de la Chambre. 

L’institution avait déjà initié une formation à la digitalisation destinée aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), ainsi qu’un accompagnement en faveur des producteurs de riz. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, un nouvel acteur se positionne en matière de promotion des femmes dans le secteur de la tech. Il s’agit de Togolaises In Science (TIS), un club d’affaires dédié aux femmes actives dans les STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques). Lancé officiellement à l’hôtel Onomo, le samedi 29 mars 2025, le réseau veut réduire l’écart du genre dans les secteurs scientifiques et technologiques, tout en valorisant l’expertise féminine, tant au Togo que dans la diaspora.

TIS, fondé par Djamila Kerim, réunit déjà plus d’une centaine de membres : chercheuses, ingénieures, actuaires, expertes en cybersécurité ou encore entrepreneures, toutes engagées pour briser les stéréotypes. Le club veut devenir une plateforme d’échanges, de mentorat et de formation, en s’appuyant sur un réseau de 100 mentors d’ici fin 2025. À l’horizon 2030, il vise à former 1000 femmes aux compétences numériques et à augmenter de 20 % la proportion de femmes togolaises dans les STEM.

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L'évènement a du reste été ponctué par un panel sur les freins à lever pour inspirer les futures générations. Premier chapitre de l’initiative panafricaine Africaines In Tech, le réseau mise sur des partenariats des acteurs comme les entreprises, ONG et institutions. 

Au Togo, ce lancement s’inscrit dans le sillage du mois de mars, marqué par la célébration et la défense des droits des femmes, une période marquée par de nombreuses activités organisées. Ceci, afin de souligner les avancées en matière de droits de la femme au Togo, et mettre l’accent sur la promotion de nouvelles avancées sur la scène publique, notamment en matière de science et de technologies.

Au Togo, les études techniques sont désormais bouclées pour le projet d’autoroute du corridor Abidjan-Lagos, un axe de plus de 1000 km traversant cinq pays d’Afrique de l’Ouest. Ceci ouvre la voie au démarrage imminent des travaux de construction.

C’est ce qu’a laissé entendre une mission de la CEDEAO, conduite par David Nwedu, présente depuis le 2 avril au Togo, jusqu’au 10 avril 2025. L’objectif de ladite mission est d’assurer la communication et la visibilité du projet auprès des populations impactées, notamment à Noépé, Tsévié et Agoméglozou.

« Nous allons à la rencontre des communautés pour expliquer les prochaines étapes du projet et recueillir leurs préoccupations », a indiqué David Nwedu, lead sur la communication et la visibilité du projet de développement de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos.

Même si les dates de démarrage précises ne sont pas encore fixées, pour le Togo, le tracé débutera à Noépé (frontière avec le Ghana), pour traverser Kovié, Tsévié, Tabligbo, Afagnan, jusqu’à la rivière Mono, à la frontière béninoise. La future infrastructure, selon l’ingénieur Nodoh Wattara, sera à terme, une voie express à deux fois trois voies, avec des échangeurs et des ponts aux points stratégiques.

Pour rappel, le corridor est un projet phare du Programme de développement des infrastructures de la CEDEAO. L’actuel tracé de cet important axe routier traverse les grands centres économiques des cinq pays, notamment Abidjan, Accra, Cotonou, Lomé et Lagos. À lui seul, cet axe participe à près de 75 % des activités commerciales sous-régionales.

Ayi Renaud Dossavi

Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé prend part, depuis jeudi 3 avril à Kigali, au AI Global Summit on Africa, une rencontre qui rassemble décideurs politiques, experts technologiques et investisseurs autour de la place de l’Afrique dans l’économie de l’intelligence artificielle (IA).

Organisée par le Centre pour la Quatrième Révolution Industrielle en collaboration avec le Forum économique mondial (WEF), la rencontre se déroule sous le thème : « L’intelligence artificielle et le dividende démographique de l’Afrique ». Elle ambitionne d’explorer les leviers numériques pour transformer l’emploi, la gouvernance des données et l’entrepreneuriat sur le continent.

Pour le Togo, cette participation marque un signal fort : le pays entend faire de l’IA, un levier de transformation, selon le ministère des Finances.
 « La présence du chef de l’État à Kigali illustre l’engagement fort du Togo à anticiper l’avenir et à intégrer pleinement l’intelligence artificielle dans une démarche inclusive, responsable et tournée vers l’emploi des jeunes », indique-t-on.

Le pays, qui a déjà mis en avant des initiatives comme Novissi (programme qui a utilisé les données pour distribuer des aides ciblées durant la pandémie), multiplie en ce sens, les projets : Data Lab, Maison de l’IA, ainsi qu’une stratégie nationale en cours de finalisation.

Ce nouveau positionnement à l'international s’aligne du reste sur l’ambitions annoncée de faire du pays, un hub digital sous-régional, en s’appuyant sur l’innovation et le développement de son économie numérique.

Le Togo fait une percée en ce début d'année 2025 dans le cercle fermé des hubs technologiques africains les plus attractifs pour les investisseurs. Selon la plateforme Africa: The Big Deal, le pays d’Afrique de l’Ouest figure en effet dans le top 5 des États africains où les start-up ont capté le plus de financements.

Cette performance est rendue possible grâce à une levée de fonds de 30 millions $ réalisée par Gozem, la scale-up basée au Togo et active dans la mobilité et les services financiers.

L’un dans l’autre, cette position du Togo est d’autant plus remarquée qu’elle s’inscrit dans un contexte de recul général des financements – seulement 460 millions $ levés par l’ensemble des start-up africaines au 1er trimestre 2025, contre 486 millions $ à la même période en 2024.

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Gozem a ainsi capté 6,5 % du volume total à elle seule sur l'ensemble du continent. Sa levée de fonds, annoncée en février 2025, avec des bailleurs comme MSC Group et Al Mada Ventures, doit notamment servir à accélérer son expansion en Afrique francophone.

Dans ce classement, le Togo s’est, pour ce premier trimestre, propulsé aux côtés des géants du continent que sont le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo a enregistré la création de 4262 nouvelles entreprises au premier trimestre 2025, selon les données du Centre de formalités des entreprises (CFE). Ce volume, bien qu’en recul de 5 % par rapport aux 4503 entités créées un an plus tôt, témoigne d’un dynamisme entrepreneurial toujours soutenu.

Portée à 81 % par des nationaux, la dynamique reste également marquée par une participation croissante des femmes, qui représentent 28,6 % des promoteurs.

Notons que le mois de janvier reste le plus actif, avec 1498 créations, contre 1314 en février et 1450 en mars, selon les données rendues disponibles.

Dans le pays, cette évolution s’inscrit dans le prolongement des réformes engagées depuis près d’une décennie pour simplifier les démarches administratives et encourager la formalisation.

Du reste, les prochains trimestres diront si le léger recul de 5 % marque un ralentissement structurel ou un simple repli conjoncturel.

Pour rappel, au total, 14921 ont été créées au Togo sur l’ensemble de l’année en 2024, dont plus de 10%, soit 1546, créées au mois de janvier 2024.

Au Togo, malgré une hausse globale des incidents sécuritaires en 2023-2024, une dynamique positive émerge : la baisse du nombre global de zones classées à risque élevé. C’est l’un des points qui ressortent du dernier rapport de WANEP-Togo (Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix), présenté à Lomé le 29 janvier 2025.

Selon le document, cette amélioration est le fruit d’un travail concerté entre l’État togolais, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux. Ensemble, ces différents acteurs ont notamment multiplié les projets de sensibilisation, les interventions de stabilisation et les efforts de développement dans les zones sensibles, en particulier dans les Savanes.

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Si la préfecture de Kpendjal reste en tête des zones à vigilance renforcée, la réduction du nombre de territoires à risque pourrait être un signal en faveur des politiques de prévention.

Ceci étant, le tableau général reste plein de défis pour le pays, dans un contexte marqué globalement par la hausse des incidents sécuritaires sur la période sous revue.

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Incidents sécuritaires

Ainsi, par exemple, le pays a enregistré 810 incidents sécuritaires entre janvier 2023 et décembre 2024, entraînant plus de 500 décès.
 « Des données qui mettent en lumière l’influence et la recrudescence des actes de criminalité organisée et d’extrémisme violent », selon le coordonnateur national de WANEP-Togo, Seyram Adiakpo, lors de la cérémonie de présentation du rapport biannuel en janvier dernier à Lomé.

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Cela étant, la hausse est également tirée par d’autres facteurs en lien avec l’incivisme, comme l’insécurité routière.

Soutenir les forces de sécurité

Dans ce contexte, WANEP-Togo appelle à un renforcement des mécanismes de prévention, de résilience économique et de protection des droits humains. L’organisation plaide notamment pour un soutien accru aux forces de sécurité et aux initiatives locales, surtout dans les zones frontalières affectées.

Ayi Renaud Dossavi

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La production halieutique du Togo a atteint 23 776 tonnes en 2024, selon les chiffres communiqués par le ministère chargé de la pêche. Ce volume marque un léger recul d’environ 2% par rapport à l'année 2023, où 24 229 tonnes avaient été capturées. 

La région Maritime demeure la principale zone de production avec 15 013 tonnes, suivie des Plateaux avec 6 979 tonnes. Les régions des Savanes et de la Kara affichent respectivement 889 tonnes et 600 tonnes, tandis que la région Centrale enregistre une production de 78 tonnes. Lomé Commune, pour sa part, a contribué à la production nationale à hauteur de 217 tonnes.

Cette baisse de la production intervient alors que 2024 marque le début de la mise en œuvre du plan quinquennal visant à améliorer les conditions de production, de transformation et de commercialisation des produits halieutiques. Une initiative qui s'inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l'industrie locale et de réduire la dépendance aux importations.

Dans cette perspective de relancer la filière, le Togo table sur une production de 25 266 tonnes en 2025. L’atteinte de cet objectif repose sur la mise en place de plusieurs initiatives stratégiques prévues dans le cadre du plan d'action quinquennal. 

Il s'agit notamment du renforcement des capacités productives de la filière, tant sur le plan technique qu'organisationnel. Des programmes de formation seront déployés au profit des acteurs du secteur et un appui sera accordé à la recherche halieutique et au Conseil interprofessionnel de la filière poisson (CIFP), en vue d'assurer une meilleure structuration de l'activité et d'améliorer sa productivité.

Esaïe Edoh

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