Togo First

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Au Togo, le gouvernement annonce un nouveau programme de transferts monétaires en faveur de 31 450 ménages vulnérables à travers le pays.
 Inscrit dans le budget citoyen 2025, ce dispositif vise à renforcer les filets sociaux existants et à favoriser une résilience durable des populations précaires.

Le programme d’appui, sous l’égide du ministère du Développement à la base, cible l’ensemble des régions. Dans le détail, on compte : Lomé (1230 bénéficiaires), Maritime (9800), Kara (9766), Savanes (10 242), Plateaux (368) et Centrale (44).

L’approche adoptée va au-delà d’une aide ponctuelle et entend offrir aux bénéficiaires les moyens de renforcer leur autonomie.

Notons qu’en 2023, une vague de transferts avait déjà été initiée dans le pays, notamment dans le Grand Lomé, à la suite du programme Novissi au cœur de la crise de la COVID-19. C’était alors dans le cadre d’une extension du Projet de Filets Sociaux de Base (FSB), appuyé conjointement par l’État, la Banque mondiale et la Coopération française (via l’AFD), pour un investissement global d’environ 18 milliards FCFA.

A Lomé, greffiers en chef, secrétaires de parquet, administrateurs et surveillants pénitentiaires sont en formation de deux jours depuis hier jeudi 19 juin 2025. C’est dans le cadre d’un atelier dédié à la prévention de la corruption dans le système judiciaire togolais. 

Initiée par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), cette session met l’accent sur le rôle de ces acteurs dans le fonctionnement des juridictions et des établissements pénitentiaires.

Il s’agit de doter ces personnels clés des outils nécessaires pour garantir l’intégrité, la transparence et la confiance dans l’administration judiciaire.

« Vous êtes le pilier silencieux mais essentiel du service public de la justice », a souligné Aba Kimelabalou, président de la HAPLUCIA, à l’ouverture des travaux. 

Le ministre de la Justice, Guy Mipamb Nahm-Tchougli, a quant à lui, appelé à une mobilisation collective : « La lutte contre la corruption ne peut réussir sans l’engagement de chacun ».

Pour rappel, la Haplucia a été créée au Togo en 2015, avec pour but de sensibiliser, prévenir et proposer des mesures afin de renforcer l'intégrité dans la gestion publique.

Lomé a accueilli, jeudi 19 juin, la présentation officielle du dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) sur les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne.
Le document, centré sur le thème : « Une reprise interrompue », met en évidence deux tendances fortes : une embellie macroéconomique progressive et un climat mondial incertain, qui impose prudence et adaptation.

En 2024, la croissance régionale a atteint 4 %, portée par la fermeté des prix des matières premières et une meilleure mobilisation des ressources fiscales.

Le Togo

Le Togo, pour sa part, tire son épingle du jeu, avec une inflation ramenée à 2,2 % en avril 2025, selon l’institution de Bretton Woods. Il s’agit de l’un des taux les plus bas de la région. Le déficit budgétaire s’est également réduit : de 6,3 % du PIB en 2023, il serait ainsi passé à 5,6 % en 2024, et est attendu à 4 % en 2025, puis 3 % à partir de 2026.

Face à l’assèchement de l’aide publique au développement et à la persistance des tensions géopolitiques mondiales, le FMI recommande trois priorités : améliorer la mobilisation des ressources domestiques, ajuster les politiques publiques et maintenir l’accès aux marchés financiers internationaux.

Poursuivre les réformes

Le Togo s’engage à poursuivre les réformes à travers un programme FEC (Facilité Élargie de Crédit) en cours, appuyé par une stratégie de réformes multisectorielles dont le taux d’exécution avoisine 74 % en 2024.

Les autorités togolaises, tout en saluant l’appui du FMI, appellent à une solidarité renouvelée des partenaires techniques et financiers pour accompagner durablement les trajectoires africaines de transformation.

« Nous avons pu constater une réduction substantielle des déséquilibres macroéconomiques, un ralentissement de l’inflation et un niveau de la dette plus stable, qui ont permis aux économies de la région d’atteindre des performances supérieures aux attentes », a déclaré Stéphane Tchasso Kpowbie Akaya, Secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, dans le cadre de cette présentation.

Ayi Renaud Dossavi

L’Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) de Lomé a enregistré 329 618 passagers au premier trimestre 2025, selon les données publiées le mercredi 18 juin dans le rapport d’exécution budgétaire à fin mars. Ce trafic passagers traduit une légère progression de 1,2% par rapport à la même période en 2024, où 325 709 passagers avaient été dénombrés.

Cette croissance, bien que modeste, s’inscrit dans la tendance haussière observée ces dernières années sur la plateforme aéroportuaire de la capitale togolaise. Elle s’inscrit en ligne avec l’ambition des autorités de positionner Lomé comme un hub logistique et aérien de référence en Afrique de l’Ouest.

En effet, en 2024, le trafic annuel à l’AIGE s’était établi à 1 506 946 passagers, soit une progression de 6,2% par rapport à l’année précédente, au cours de laquelle environ 1,4 million de voyageurs avaient été enregistrés.

Les augmentations du trafic s'expliquent notamment par l’élargissement du réseau aérien opéré par certaines compagnies partenaires. La compagnie panafricaine Asky Airlines basée à Lomé, a ajouté depuis juillet 2024, des fréquences supplémentaires entre Lomé et Abidjan, et a rouvert en octobre sa ligne vers Pointe-Noire (Congo).

On note en ouvre six nouvelles liaisons aériennes lancées en 2023, dont quatre assurées par Asky Airlines et deux par Ethiopian Airlines. Par ailleurs, la ligne directe Lomé–Washington, opérée par Ethiopian Airlines depuis juin 2022, continue de contribuer au dynamisme du trafic en renforçant la connectivité intercontinentale.

Dans cette dynamique, les autorités togolaises projettent une expansion des capacités de l’aéroport, avec en ligne de mire une hausse du trafic annuel à 2 millions de passagers à moyen terme.

Esaïe Edoh

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Au Togo, une nouvelle mesure réglementaire entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2025 dans le cadre du renforcement du dispositif de contrôle douanier des produits pétroliers. Désormais, tout camion chargé de carburant, qu’il provienne du terminal de la Société Togolaise d'entreposage (STE) ou de celui de la Société Togolaise des Stockages de Lomé (STSL), devra obligatoirement faire l’objet d’une déclaration en détail avant de quitter les installations.

L’annonce a été faite par l’Office Togolais des Recettes (OTR), qui entend, à travers cette réforme, renforcer le suivi des opérations douanières liées aux hydrocarbures et améliorer la traçabilité des flux de carburants via la plateforme numérique Sydonia World.

Concrètement, les sociétés STE et STSL devront transmettre, en amont du chargement, les déclarations en détail à la Division des Opérations Douanières des Hydrocarbures et de la Raffinerie (DODH-R), structure spécialisée de l’OTR. Cette division assurera le suivi, l’apurement et le traitement administratif de l’ensemble des opérations relatives aux produits pétroliers.

Cette mesure s’inscrit dans une dynamique d’amélioration de la gouvernance fiscale et de transparence des flux logistiques, indique-t-on. Elle vise notamment à assurer un meilleur apurement des registres retraçant l’entrée et la sortie des produits, et à prévenir les écarts entre les quantités déclarées et celles effectivement livrées sur le marché.

Cette réforme intervient alors que les autorités annoncent le marquage des produits pétroliers, en vue de lutter contre la fraude et les circuits de distribution parallèles.

Esaïe Edoh

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Au premier trimestre 2025, le Togo a mobilisé un montant global de 432,16 milliards FCFA pour financer son budget annuel, qui s’équilibre en ressources et en charges à 2396 milliards FCFA. Cette performance représente un taux de réalisation de 18%, selon les données communiquées par la Direction générale du Budget et des Finances. Cette mobilisation marque une baisse de 17,91% par rapport au montant mobilisé à la même période en 2024.

D’après le rapport d’exécution budgétaire consulté par Togo First, le Trésor public a collecté 285,28 milliards FCFA au titre des recettes budgétaires à fin mars, soit un taux de réalisation de 19,19% par rapport à l’objectif annuel de 1486,37 milliards FCFA.

Dans le détail, les recettes fiscales constituent la principale source de financement, avec un total de 258,06 milliards FCFA recouvré sur la période. Les recettes non fiscales s’élèvent, quant à elles, à 5,59 milliards FCFA. Le montant des dons projets et dons programmes (appuis budgétaires) mobilisés est évalué à 20,06 milliards FCFA.

En ce qui concerne les ressources de trésorerie, elles s’élèvent à 148,45 milliards FCFA pour une prévision annuelle de 902,45 milliards FCFA, correspondant à un taux de réalisation de 16,45%. Ces ressources proviennent principalement des emprunts projets (49,66 milliards FCFA) et des émissions de titres publics (98,79 milliards FCFA).

Comparées au premier trimestre 2024, les ressources de trésorerie ont enregistré une baisse significative de 41,45%.

Esaïe Edoh

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Dans un communiqué en date du mercredi 18 juin 2025, le ministre de tutelle, Gilbert Bawara, ministre chargé de la Fonction publique, appelle les candidats admis au concours de recrutement dans l’administration, session de février 2022, mais toujours absents de leur poste, à prendre fonction sans délai. A partir du 1er juillet, les récalcitrants seront considérés comme démissionnaires et radiés définitivement de la liste des admis, précise le document.

Pour rappel, depuis le 31 mars 2025, environ 3000 nouveaux fonctionnaires ont été appelés à rejoindre les rangs de l’administration publique.  Globalement, plusieurs recrutements sont prévus cette année, avec environ 14 000 nouveaux fonctionnaires attendus en 2025, selon les prévisions.

En 2024, la masse salariale de la fonction publique représentait 314 milliards FCFA, en légère hausse. 

Ayi Renaud Dossavi

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L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) entend apporter son appui au Togo dans le cadre de la médiation que conduit le pays entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Une mission de l’organisation était en visite de travail à Lomé, le mercredi 18 juin 2025, pour s’informer de l’état d’avancement de la démarche portée par le Président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé.

La délégation, conduite par Muriel Berset Kohen, a été reçue par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avec qui les échanges ont porté sur la situation sécuritaire et diplomatique dans la région des Grands Lacs et sur les initiatives engagées par Lomé en vue de contribuer au rétablissement d’une paix durable entre Kinshasa et Kigali.

À l’issue des discussions, l’OIF a manifesté sa disposition à accompagner le processus avec son expertise en matière de prévention et de résolution des conflits. L’organisation, en effet, intervient régulièrement dans les processus de paix, à travers des missions de bons offices, des actions de médiation et des appuis à la consolidation de la paix dans l’espace francophone. 

Dans le cadre spécifique de la crise entre la RDC et le Rwanda, l’OIF prévoit de recueillir les suggestions de ses États membres, afin de les transmettre aux autorités togolaises, en guise d’appui au processus engagé.

« Le Togo se réjouit de vous accueillir et de partager avec vous cette expérience de médiateur que le Président du Conseil est en train de conduire, pour aider au retour de la paix au Congo. Je vous remercie pour cette volonté, ainsi que celle de la Secrétaire générale de l’OIF, de contribuer à une paix durable dans la région des Grands Lacs », a déclaré Robert Dussey, à l’adresse de la délégation.

Pour rappel, c’est en avril dernier que l’Union africaine (UA) a confié au président Faure Gnassingbé le rôle de médiateur dans la crise entre la RDC et le Rwanda, en remplacement de son homologue angolais, João Lourenço. Depuis lors, le chef de l’État togolais mène une série d’initiatives diplomatiques, impliquant rencontres bilatérales, consultations techniques et échanges avec les différentes parties prenantes au conflit.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a inauguré ce mercredi 18 juin 2025 l’usine textile STAR GARMENTS TOGO, appartenant au groupe Komar. La cérémonie a rassemblé un parterre de personnalités institutionnelles, de responsables de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) et de représentants du secteur privé, ainsi que des partenaires techniques et financiers. 

« Forte d'une expertise de plus de 40 ans dans le textile, la société Star Garments a choisi de s'implanter au Togo pour une expansion hors du Sri Lanka, un puissant indicateur pour notre pays et un gage de confiance envers notre vision industrielle », a déclaré la ministre Manuella Santos, lors de l’Inauguration.

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L’usine togolaise s’étend sur une superficie de 3,7 hectares et ambitionne de créer 2000 emplois directs en 2025, dont plus de 60 % pour les femmes, avec un objectif de 4520 emplois directs et indirects d’ici à 2030. Elle intègre des installations de coupe, de confection et de finition, et appliquera les normes environnementales les plus strictes, à l’instar des autres sites certifiés LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) du groupe à l’international.

« Ce n’est pas qu’une usine. C’est un engagement à long terme, un engagement de Komar envers le peuple togolais, pour l’emploi, la formation, et l’élévation des standards de production mondiale fondée sur la dignité et l’excellence », a souligné Charlie Komar, patron du conglomérat américain Charles Komar & Sons. « Le choix du Togo n’a rien de fortuit. Nous avons choisi le Togo parce que nous avons vu une nation en pleine ascension, un gouvernement engagé dans la stabilité économique, le développement des infrastructures et l’attractivité des investissements. », ajoute-t-on.

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a personnellement procédé à la coupure symbolique du ruban, aux côtés de Charlie Komar, patron du groupe, avant de visiter les installations industrielles.

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Le projet d’implantation du groupe Star Garments, porté par un investissement de 15 millions de dollars (soit environ 9 milliards de francs CFA) de la Société financière internationale (IFC), constitue l’une des dernières entrées sur la PIA.

Fondé en 1978 au Sri Lanka et filiale du conglomérat américain Charles Komar & Sons, Star Garments est le premier groupe mondial de fabrication de vêtements neutres en carbone. Il est spécialisé dans la production de vêtements de nuit, d’intérieur et superposés, distribués sous plus de 100 marques aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et sur d’autres marchés internationaux.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le ministère du Commerce met en œuvre une initiative d’appui à destination de 100 jeunes et femmes entrepreneurs engagés dans la promotion de produits locaux, notamment agroalimentaires, cosmétiques, textiles et artisanaux. Un avis de recrutement a été publié le 13 juin 2025 dans ce cadre. 

Les candidatures, ouvertes jusqu’au 30 juin prochain, s’adressent aux promoteurs d’entreprises opérant dans la production, la transformation ou la commercialisation de produits labellisés « Made in Togo ».

Pour être éligibles, les candidats doivent justifier d’au moins cinq années d’expérience, employer au minimum trois personnes de façon permanente et disposer d’au moins deux produits locaux à promouvoir. Une autorisation de mise sur le marché en cours de validité est également exigée pour les acteurs du secteur agroalimentaire.

Ce projet vise à renforcer les capacités des acteurs de la chaîne de valeur locale afin d’améliorer la compétitivité de leurs produits et de stimuler la consommation des biens « Made in Togo ».

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