Composant avec le Sénégal, le tandem qui a le premier, conquis cette année 2021, les milieux d’affaires de l’UMOA avec des titres sur 10 ans, le Togo vient de réussir son pari sur le marché financier régional, avec des obligations émises sur 15 ans, une maturité encore jamais enregistrée sur ledit marché.
Le pays qui recherchait 50 milliards FCFA lors de sa première sortie sur ce marché pour le compte du dernier trimestre de l’année en cours, a de fait, levé 55 milliards FCFA, d’après les résultats de l’opération publiés par Umoa-titres, ce vendredi 19 novembre 2011. Les ressources engrangées devraient selon les autorités, permettre au pays de soutenir son plan de relance économique post-Covid-19.
Notons que le carnet de commande de l’Etat togolais a enregistré 132 milliards FCFA, soit plus du double du montant des souscriptions attendues, ce qui correspond à un taux de couverture de 265,82 %. La valeur nominale des titres émis, est de 10.000 FCFA.
Cette nouvelle levée de fonds porte désormais à 557 milliards FCFA le cumul collecté par l’Etat togolais durant l’année en cours à travers 20 sorties effectuées sur le marché Umoa-Titres. En 2020, il avait mobilisé 623 milliards FCFA en 23 sorties.
Esaïe Edoh
Pour 2022, il faudra environ 30 milliards FCFA pour financer les travaux d'entretien routier au Togo, selon les prévisions dévoilées lors d’une réunion d’experts ce jeudi 18 novembre à Lomé. La rencontre, avec notamment le ministère des Travaux publics, les services d’entretien routier et la SAFER (Société Autonome de Financement de l'Entretien Routier), visait à arrêter, en fonction des prévisions de recettes, le projet de budget-programme de l'année 2022.
S’agissant de la SAFER, elle espère mobiliser 24 milliards FCFA en 2022, afin de financer les travaux de réfection des routes et pistes rurales, ce qui devrait occasionner un déficit de ressources de 6 milliards FCFA. « Pour l'année 2022, un montant de 24 milliards FCFA a été approvisionné, c'est une prévision. Sur ces 24 milliards FCFA, il y a 7,2 milliards soit 30%, qui seront alloués au ministère du désenclavement et des pistes rurales. Le réseau routier couvre les routes nationales en terres, les routes revêtues et les pistes rurales. », détaille Togloh Komlan Edoh, Directeur de l'entretien routier.
De même, 30 % de ces recettes attendues iront à la direction du désenclavement et des pistes rurales. « Il restera 16,8 milliards pour nous permettre de faire l’entretien du réseau routier national, et de couvrir une partie des besoins estimés en tout à 30 milliards FCFA », conclut le directeur.
Pour rappel, en 2020, le budget nécessaire pour l'entretien routier au Togo s’évaluait à 38,6 milliards FCFA.
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Degla Essenouwa, titulaire d’un Master en Télécoms et Réseaux, est depuis jeudi, le nouveau Directeur Général de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET). Il est nommé en remplacement de Laré Santiégou en service depuis mai 2020.
Le désormais Directeur Général de la société publique de commercialisation de l’énergie électrique au Togo, devra poursuivre la mission assignée à son prédécesseur.
Celui-ci, en effet, a intégré depuis 2010 la société où il a été déployé au Service Statistiques et Suivi des Performances, de janvier 2010 à mai 2011. De juin 2011 à décembre 2017, il fut Chef Service Exploitation de la société avec pour principales missions, la gestion et l’exploitation du réseau de distribution 20 kV des villes de Lomé et de Tsévié.
Il a occupé également de mai 2016 à novembre 2017, les fonctions de Chef Département Distribution de l’énergie électrique. Avant sa nomination, il occupait depuis décembre 2017, le poste de Directeur de la Distribution et des Mouvements d’Energie (DDME) et de Conseiller technique du Directeur général.
Notons que la mission générale de la CEET est d’assurer le service public de distribution et de vente de l’énergie électrique sur l’ensemble du territoire national, dans le respect des normes en vigueur dans la production, le transport et la distribution d’électricité
Esaïe Edoh
L’Office Togolais des Recettes (OTR) a procédé jeudi à Atakpamé (160 Km au nord de Lomé) au lancement officiel de l’opération de recensement fiscal géolocalisé. Prévue pour une durée de 6 semaines, elle va couvrir les 5 régions économiques du Togo.
Cette campagne, d’après l’administration fiscale, lui permettra in fine de dresser une cartographie fiscale du territoire grâce à l’enregistrement, au traitement et à l’agrégation des données récoltées qui seront stockées dans une base.
D’après le collecteur des impôts, outre la collecte des informations, « l’intérêt de ce type de recensement pour les opérateurs économiques est de se faire connaître et de contribuer à l’éclosion de leurs milieux ».
Au cours de la campagne, toutes les entreprises et personnes privées, intervenant dans la réalisation de travaux ou d’ouvrages publics, dans la fourniture de biens ou services devront s’enregistrer auprès des agents recenseurs qui seront déployés pour la circonstance sur le terrain.
Notons que l’opération se fait, d’après l’OTR, en collaboration avec les autorités communales du pays.
Esaïe Edoh
Au Togo, les acteurs des Systèmes financiers décentralisés (Microfinances) se forment depuis mercredi 17 novembre dernier à la lutte contre le blanchiment de capitaux. C’est à la faveur d’un atelier, organisé par Expertise France, en collaboration avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières du Togo (CENTIF-Togo) et qui prend fin ce vendredi 19 novembre 2021.
La formation, qui réunit une quarantaine de représentants des SFD togolais, est menée par deux experts venus du Bénin et du Sénégal, et se focalise sur le dispositif de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT) en vigueur.
Selon la CENTIF-Togo, les institutions de microfinances sont particulièrement exposées au risque de blanchiment d’argent. Ceci justifie également ces formations, dans un contexte où plusieurs SFD dans la CEDEAO n’ont qu’une connaissance très limitée de leurs obligations en matière de LCB/FT.
« Les SFD sont particulièrement exposées aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, comme signalé par les évaluations nationales des risques et les évaluations mutuelles menées par le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) », a indiqué El Hadj Tchaa Bignossi Zakari Aquitème, représentant le ministère de l’Economie et des Finances togolais, à l’ouverture des travaux.
Notons que le Togo est le quatrième pays à bénéficier de cette formation, après le Bénin, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Ces ateliers s’inscrivent dans le cadre du projet Organised crime : West African Response to Money Laundering and the Financing of Terrorism (OCWAR-M) ( « Crime organisé : réponse ouest-africaine à la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT) »), financé par l’Union européenne dans la sous-région.
« OCWAR-M est doté d’un budget d’environ 4 430 millions francs CFA (6,75 millions d’euros), pour une durée de 47 mois, de mars 2019 jusqu’en janvier 2023 », a ainsi expliqué Dr Piero Valabrega, chargé de programme de la Délégation de l’Union européenne au Togo, dans le cadre de ces travaux.
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Au Togo, il est envisagé de mettre en place une casse de véhicules à Agbélouvé (environ 60 km de Lomé). Le projet a fait l'objet d’une étude de viabilité commerciale dont les résultats ont été présentés hier jeudi 18 novembre à Lomé par le ministère chargé des transports, aux experts et acteurs concernés.
Ce projet de casse, dont l’étude de faisabilité a été appuyée par la Banque mondiale, vise à faciliter le renouvellement et la modernisation du parc automobile togolais, en particulier pour les gros porteurs, en ligne avec l’ambition des autorités de faire du pays un hub logistique, en s'appuyant sur les importantes activités portuaires.
“Ce programme de renouvellement du parc automobile de transport routier permettra aux entreprises de transport routier de passagers et de marchandises de renouveler leur flotte et d’être plus compétitives.”, selon le ministère des transports.
Notons qu’une première étude sur l’industrie du transport routier révèle que la moyenne d’âge du parc automobile gros porteurs togolais est de 17 ans. Plus de 80% de ces véhicules ont plus de 10 ans d’âge et plus de 60%, plus de 20 ans.
Ayi Renaud Dossavi
Les autorités chargées de l’économie maritime ont sensibilisé, jeudi à Lomé, les opérateurs économiques et les acteurs du secteur sur la préservation des incidents et autres risques dans la zone portuaire
A cette occasion, le personnel du port, des pêcheurs et des opérateurs économiques ont été outillés sur les dispositions préventives déjà en place contre les incendies dans la zone portuaire. De même, ils ont mené des réflexions pour trouver des solutions aux insuffisances infrastructurelles susceptibles d’occasionner des accidents au Port Autonome de Lomé (PAL) et pour pallier les difficultés liées à la conservation des marchandises dangereuses.
Cette démarche d’après le Ministre chargé de l’économie maritime, Edem Kokou Tengué, fait suite aux récents incendies enregistrés dans la zone portuaire. Il s’agit notamment des incendies du plot coton SAGAL, de la centrale électrique de Kékéli Efficient Power, de la Société ivoirienne de parfumerie (SIVOP-Togo) et récemment, de l’usine de fabrication de matelas Huans Tian.
Compte tenu du rôle primordial que joue la plateforme portuaire de Lomé dans l’économie du Togo, il est important de « renforcer la sécurité et la sûreté pour prévenir d'éventuelles incidents », a fait observer le ministre.
« Nous n’avons qu'un port commercial et si jamais un drame survient, c’est toute l’économie du pays qui sera négativement impactée », a relevé Kabitchada Komi Essoneya, Secrétaire Général du PAL, faisant allusion à l'explosion survenue au Port de Beyrouth le 4 août 2020.
Notons que d’après les autorités togolaises, le Port de Lomé représente l’élément moteur de l’activité économique du Togo. Elles soutiennent que plus de 80% des échanges commerciaux y transitent.
Esaïe Edoh
Les activités de pêche reprennent sur le Lac Nangbéto, comme l’a annoncé hier mercredi 16 novembre, le ministre chargé de l’Economie maritime, Edem Kokou Tengue. Cette reprise vient conclure la traditionnelle suspension annuelle obligatoire de 3 mois de repos biologique, instaurée pour permettre de régénérer les ressources halieutiques de ce bassin lacustre.
Le ministère de tutelle précise par ailleurs que cette reprise devra se faire dans le respect de certaines règles. Ainsi par exemple, l’exercice de la pêche sur cette étendue d’eau reste subordonné à la détention ou la possession d’un permis ou d’une autorisation valable délivrée par les services compétents. Autre règle, l’utilisation de filets maillants ou similaires aux moustiquaires, d’acajou, de bambou, ou de produits toxiques entre autres sur le Lac, reste formellement interdite.
Pour rappel, la pêche emploie dans son ensemble plus de 20 000 personnes au Togo, et contribue à environ 4,5% du PIB. Le Lac Nangbéto, pour sa part, concentre environ 2000 pêcheurs, et se positionne comme l’un des principaux pourvoyeurs du secteur, suite à une période de croissance. En 2019, environ 3200 tonnes de poissons y ont été extraits, contre 600 tonnes 7 ans plus tôt.
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6,725 milliards de FCFA, c’est l’enveloppe financière nécessaire pour le développement de la commune Golfe 1 sur la période de 2022 à 2026, d’après son Plan de développement (PDC) qui a été présenté aux partenaires techniques et financiers et à la société civile ce mercredi à Lomé.
Dans cette vision de développement où sont inscrites les actions indispensables pour l’émergence de cette commune, les dirigeants du Golfe 1 mettent l’accent sur l’autonomisation économique des femmes et des jeunes. Ils projettent également la construction des infrastructures et la fourniture des services sociaux de base résilients et accessibles pour tous.
Selon le maire Joseph Gomado (photo), ce document est un outil de planification qui permettra « d’assurer une gouvernance locale partagée dans un climat de quiétude et de cohésion sociale ». La mise en œuvre des actions prévues contribuera, d’après l’autorité municipale, à renforcer les pôles de développement économique durable de la commune. « Ce PDC balise la voie à la commune pour mener des actions concertées et cohérentes au profit de la population », a-t-il déclaré.
Notons que Golfe 1 est l’une des communes du District autonome du Grand Lomé (DAGL). Elle fait partie intégrante de la ville de Lomé, et a pour chef -lieu Bè-Afédomé. Elle est composée de 36 quartiers et s'étend sur une superficie de 6.066 km2, avec une population d’environ 500 000 habitants, selon les estimations du DAGL.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), forme depuis mardi ses membres sur la régulation des médias en ligne, en ligne avec le déploiement de la télévision numérique terrestre (TNT) dans le pays.
Cette rencontre de trois jours, vise à préparer les membres de cet organisme chargé de réguler les médias au Togo à la mutation vers la TNT. Les participants sont notamment outillés sur les nouvelles formes d’intrusions créées par internet dans l’univers de la communication (notamment les réseaux sociaux).
« La régulation des médias en ligne pour nous aujourd'hui, est un défi qui dépasse les frontières. Au niveau de toutes les instances de la communication, on se pose la question de savoir par quels outils, quelles méthodes, et comment, nous pouvons nous assurer que ce qui passe dans les médias, notamment sur le support internet, soit fait dans les règles, sans créer de la désunion dans la société. », explique Badjibassa Babaka, Rapporteur à la Haute autorité.
Les travaux incluent des participants de différents pays, réunis par visio-conférences, notamment la Belgique, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Maroc, la France, qui partagent leurs expériences, en vue de s'approprier le processus de mutation.
« Le résultat attendu est que la HAAC, et par extension les acteurs de médias électroniques et de l'audiovisuel numérique du Togo, s'approprient les succès et échecs des autres, pour mieux bâtir sa réglementation afin de construire une régulation conforme aux standards internationaux. », a ajouté à cet effet, Willibronde Pitalounani Telou, président de la HAAC.
La session de formation, qui prend fin aujourd’hui, devrait accoucher d’une série de recommandations, entre autres sur les mécanismes opérants de contrôles et de régulations indispensables à un meilleur encadrement des médias en ligne dans le pays.
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