L’Office togolais des recettes (OTR) et son commissaire général, Philippe Kokou Tchodie recevront deux prix à Abidjan, « le Prix de la meilleure Administration Publique du Togo » et « le Prix Panafricain du Meilleur Gestionnaire de Régie Financière du Togo ». Ce sera les 17 et 18 décembre prochains, à l’occasion du 5è dîner de gala de l’Observatoire Africain pour la Promotion de la Bonne Gouvernance (OAPBG), prévu à Abidjan.
Le choix de l’administration fiscale togolaise et de son Top manager pour recevoir ces distinctions s’explique, selon l’OAPBG, par plusieurs raisons.
D’après l’observatoire, la fusion « à la Rwandaise » de l’administration des douanes et celle des impôts au Togo a prouvé son efficacité. La structure promotrice de l’initiative déclare remarquer une dynamique de réformes visant à offrir des services de qualité à ses partenaires, notamment avec l’introduction de la plateforme en ligne e-foncier.
La politique de décentralisation fiscale avec la mise en place des communes, entamée depuis un an et demi par l’OTR, est aussi un facteur qui a retenu l’attention du jury de l’observatoire qui salue également le lancement par le collecteur des impôts au Togo, d’un recensement fiscal géolocalisé.
Esaïe Edoh
Au Togo, la portabilité des numéros mobiles, qui permet aux utilisateurs de changer d’opérateur GSM, tout en conservant leur numéro de téléphone, devrait être effective d’ici quelques mois, suite à l’avis favorable de la population en vue de sa mise en place.
En effet, selon une consultation publique réalisée par l’ARCEP entre le 13 et 31 octobre 2021, 93,8% des abonnés des services de communications électroniques mobiles sont favorables à la mise en œuvre de la portabilité des numéros mobiles au Togo.
Après ce vaste plébiscite, « la prochaine étape, c'est à de mettre en place les dispositifs pour pouvoir très vite aller à la portabilité, en termes d'encadrements, en termes opérationnels (...) dans les mois qui viennent, cela devrait être effectif », a confié une source proche de l’ARCEP à Togo First.
Cette portabilité devrait être « un véritable levier de concurrence », selon le gendarme des télécoms au Togo dans un communiqué. Notamment, elle « permettra au consommateur d'opérer son choix en fonction de la meilleure qualité de service et/ou des meilleures offres et tarifs attractifs disponibles sur le marché », ajoute le régulateur.
Rappelons qu’à ce jour, les deux opérateurs GSM qui opèrent sur le marché togolais sont Moov et Togocel.
Ayi Renaud Dossavi
La ministre de la promotion de l’investissement du Togo, Rose Kayi Mivedor, en visite officielle au Rwanda depuis le début de la semaine, a échangé avec des officiels et acteurs du secteur de l’investissement de ce pays d’Afrique centrale.
Mardi, l’officielle togolaise s’est entretenue avec son homologue rwandaise du commerce et de l’industrie, Béata Habyarimana. Les deux ministres, dans leurs échanges, ont abordé des sujets d’intérêt commun à leurs pays.
Au lendemain, Rose Mivedor a visité le “Rwanda Development Board (RDB)”, un département gouvernemental intégrant tous les organismes publics responsables de l'attraction, de la rétention et de la facilitation des investissements dans l'économie nationale.
Notons que les autorités togolaises se sont inspirées de l’Autorité fiscale du Rwanda (RRA) pour mettre en place l’Office Togolais des Recettes (OTR).
Le Togo et le Rwanda, liés par d’excellentes relations d’après les informations, ont également conclu en 2018, un accord sur la libéralisation des services aériens sur le continent. Un partenariat qui offre la possibilité à Rwandair (la compagnie nationale rwandaise) et à Asky Airline (basée à Lomé), de relier les deux capitales en vols directs et sans limitation de fréquences.
Esaïe Edoh
L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a bouclé mardi sa tournée nationale de sensibilisation des consommateurs sur la communication électronique. Au total, ce sont 365 délégués régionaux et locaux des associations comme la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT), l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) et le Mouvement martin Luther King (MMLK), qui ont été formés.
Ces représentants, en provenance de 6 villes à savoir Aného, Atakpamé, Sokodé, Kara, Kpalimé et Dapaong, ont été outillés et éclairés sur la problématique et les enjeux liés aux communications électroniques mobiles et se sont informés sur les missions et attributions de l’autorité de régulation.
Également, les thématiques relatives à l’identification des abonnés, la limitation du nombre de cartes Sim par abonné et par opérateur, la portabilité et la dynamique concurrentielle sur le segment du mobile money, ont été abordées durant la formation.
Cette démarche, selon le régulateur a été suscitée par le « constat de multiples dysfonctionnements dans la fourniture des services des communications mobiles qui tiennent à la qualité de service et aux tarifs pratiqués ».
Esaïe Edoh
Elom Kpelly fait partie de cette nouvelle vague de jeunes entrepreneurs africains expatriés, rentrés en Afrique avec la soif de rompre les chaînes d’importation de produits finis ou préfinis dont les matières premières partent pourtant du continent.
Comme cheval de bataille, il a choisi le café. Le sommelier, déçu du produit importé qu’on lui servait durant ses séjours à Lomé, lance King Café courant 2018, une marque de café en capsule produite localement. Le début d’une aventure pour l’étudiant diplômé en entrepreneuriat de la Chambre de commerce de Milan.
Lorsque Elom Kpelly décide de s’investir dans la transformation locale du robusta, le jeune entrepreneur, propriétaire d’une laverie et d’une boutique de prêt-à-porter, est déjà un fin connaisseur des défis du monde entrepreneurial, encore mieux d’un secteur où de grosses enseignes comme Nescafé ont une solide assise.
Dès le départ, le jeune voit grand. Il a déjà en tête de créer et maîtriser de bout en bout, toute la chaîne de valeurs café, des plantations à la tasse, en passant par la fabrication de machines à café. Cette ambition va amener Elom à nouer des partenariats avec des producteurs. Ils vont construire ainsi progressivement la chaîne de production qui prend source à près de 250 km de Lomé dans la préfecture du Wawa, un des greniers du café togolais. La toute jeune entreprise y collabore avec environ 260 producteurs, répartis en 25 coopératives. Entre les deux parties, les choses sont simples, Leon King Coffee (la start-up détentrice de la marque King Café) offre aux producteurs une assistance technique, en retour, ces derniers lui vendent exclusivement l’ensemble de leurs productions au prix bord champ.
“Nous ne nous sommes pas seulement positionnés sur la transformation, nous allons au-delà et pour être à tous les niveaux de la chaîne. Depuis le champ, le triage, la mise en capsule et la distribution", se satisfait Elom Kpelly.
Le choix de cette localité et de ses producteurs n’est en rien anodin. Cette région est réputée pour la vieillesse de ses plantations qui préserve une authenticité des plants et confère une certaine qualité aux graines de café. “Il s’agit d’un café robusta de vieux plants, particulièrement apprécié sur le plan international. Ce qui nous permet de mettre 100% de café robusta dans une capsule pour avoir un goût particulier. Nous réalisons aussi des capsules de mélange robusta-arabica”, explique Elom.

A la récolte, les graines de café sont acheminées vers Lomé et la petite unité industrielle qui y a été installée. Là, elles sont triées et réparties en grades, selon les critères de qualité. Torréfiées, elles sont ensuite moulues et mises en capsules.
Dans cette très petite industrie située dans la banlieue ouest de Lomé, les machines qui servent à torréfier le café ont été entièrement conçues au Togo. Elles sont capables de réaliser une torréfaction toutes les 15 à 20 minutes. Même si le jeune entrepreneur en est très fier, ces machines seront bientôt remplacées, besoin de croissance technologique oblige, par des européennes plus efficaces. “Avec un torréfacteur européen, nous aurons une torréfaction plus homogène du café avec un arôme plus poussé”
La réponse à la concurrence locale
Quand Elom Kpelly lance sa boîte en 2018, il n'est pas le premier producteur-transformateur de café au Togo. Avant lui, plusieurs entreprises proposaient déjà du café moulu produit localement. L’entrepreneur se devait donc d’offrir un produit à valeur ajoutée et de trouver un positionnement original.
“Nous avons fait une étude de marché et avons compris qu’il fallait aller plus loin, proposer un produit innovant et de meilleure qualité. Nous nous sommes démarqués en proposant des capsules compatibles Nespresso et Dolce Gusto”, nous explique Elom Kpelly avant d’ajouter, “Cela veut dire projeter la consommation du café dans les cafetières, machines technologiques rapides qui donnent beaucoup plus de qualité dans la tasse par rapport à ce que les gens ont été habitués à boire en termes de café. Donc je peux dire que King Café est unique en son genre au Togo et un des pionniers du café en capsule en Afrique de l’ouest.”

Cette approche de la consommation du café fait sens avec la clientèle ciblée par la jeune pousse. En effet, dans un pays où l’usage des machines à café par des particuliers est très peu répandu, King Café s’est tourné vers les grandes entreprises, les hôtels et les restaurants. “Ce sont les principaux espaces de consommation du café et leurs retours sont bénéfiques pour l’amélioration du produit”, souligne-t-il.
Cependant, l’entrepreneur et ses collaborateurs ont un plan pour vulgariser l’usage des machines à café. Labelliser et distribuer leur propre machine dont le prototype existe déjà et qui, assure le promoteur, “sera produite dans les prochains mois, et sera à coût réduit par rapport aux cafetières d’autres marques”. Comme l’ensemble du tissu économique, et les TPME en particulier, King Café a été touché par la conjoncture économique morose provoquée par la pandémie liée à la covid-19. Le chiffre d'affaires de la jeune entreprise aux clients hôteliers et restaurateurs, s’est effrité, tombant en deçà des prévisions de début 2020. Mais, Elom Kpelly espère que sa future cafetière, en plus de simplifier la vie des consommateurs, permettra une croissance des ventes des capsules King Café.
500 millions FCFA pour monter une usine de transformation de café et cacao
Néanmoins, tout ne semble pas si négatif pour le promoteur qui, avec la reprise de l’économie cette année, a pu écouler autour de 20 mille boîtes de 10 capsules. Ce qui correspond à peu près à une production de 2 tonnes de café. Pour 2022, il espère multiplier ces chiffres par trois, en relevant notamment le défi de la conquête du marché sous-régional.

Si elle a fragilisé les économies, la crise pandémique a soigné les certitudes d’Elom Kpelly, convaincu de l’urgence de créer des chaînes de valeurs intégrées sur le continent pour être moins dépendant des chocs externes. Conviction qu’il tient d’un premier diplôme universitaire en économie industrielle. “Il faut développer les économies africaines de sorte qu'elles soient autonomes et indépendantes de n’importe quelle pandémie future ou d’une autre situation de crise économique mondiale”, clame-t-il.
C’est aussi cette vision des économies africaines, industrialisées et pleinement indépendantes, qui motive son plus grand projet, la mise en place, d’ici fin 2022, d’une usine complète de transformation de café et de cacao à Badou, dans le Wawa. Tout près des plantations. “Il s'agira d’un investissement de près de 500 millions FCFA sur lequel des partenaires financiers se positionnent déjà”, nous a t-il confié, avant de renchérir, “Cette unité industrielle nous permettra d’arriver à transformer à partir de fin 2023, 20 tonnes de café par an à mettre sur le marché togolais et le marché sous-régional.”
Klétus Situ
Après l’annulation de ses sorties du mois d’octobre dernier sur le marché financier régional Umoa-Titres, le Togo est de retour ce mois où il va tenter de mobiliser 50 milliards FCFA via des Obligations de Relance (ODR). Le nominal est fixé à 10 000 FCFA.
Cette opération, prévue pour être clôturée le 19 novembre, est sur une maturité de 180 mois, soit 15 ans et assortie d’un taux d’intérêt de 6,3% l’an. Elle devra permettre au pays de collecter des ressources afin de soutenir son plan de relance post-Covid-19.
A ce jour, l’Etat togolais a engrangé au total, 502 milliards FCFA grâce à ses 19 sorties effectuées sur le marché Umoa-Titres. Une année plus tôt, il avait collecté 623 milliards FCFA en 23 sorties sur le marché financier régional.
Esaïe Edoh
Au Togo, les forces de sécurité annoncent qu'un de leurs postes a subi une attaque terroriste dans la nuit du 9 novembre 2021, dans le Nord Togo, proche de la frontière avec le Burkina Faso. L’information émane du ministère togolais de la sécurité et de la protection civile, cité par le média Togo Breaking News.
« Un de nos postes a été attaqué dans le Kpendjal par des bandits à la frontière avec le Burkina Faso. Nous n’avons pas de bilan pour le moment. Mais nous avons vu des traces de sang dans le repli de ces bandits-là », aurait déclaré le ministre de tutelle Yark Damehane, joint par le média.
L’attaque se serait déroulée précisément dans la localité de Sanloaga, dans le Kpendjal, aux environs de 22:45, selon la même source. Mais les forces de sécurité togolaises auraient réussi à repousser les assaillants, venus du côté burkinabé.
« Un renfort est envoyé dans la région. Nous avons renforcé les contrôles et les éléments sont sur le qui-vive. Nous n’allons pas laisser faire », a ajouté le Général.
Nous y reviendrons.
Le Cabinet international Eco Finance Entreprises (Ecofie) et son partenaire Cagecfi lancent un programme de formation sur les garanties des opérations de crédits et créances. Organisée à l’endroit des acteurs économiques de 17 pays membres de l’Ohada, elle se tiendra à Cotonou et à Ouagadougou, respectivement du 08 au 11 Décembre 2021 et du 23 au 26 février 2022.
Les modules seront axés respectivement sur les Garanties des opérations de crédits, le traitement juridique des contentieux, et le recouvrement des créances.

Cette formation, d’après les organisateurs, devra permettre aux participants qui sont entre autres des responsables d’agences, superviseurs de risques, gestionnaires de comptes et chargés de clientèles, ainsi qu’à des analystes et agents de crédits, d’acquérir des outils et des méthodologies faciles à mettre en œuvre en vue de la gestion des créances douteuses.
Notons que le Cabinet International Ecofie revendique avoir formé plus de 5000 cadres de sociétés en Afrique, avec le soutien de son partenaire Cagecfi, acteur de la digitalisation financière sur le continent depuis 20 ans.
Esaïe Edoh
Le Togo a validé cette année, comme en 2020, quinze indicateurs sur les vingt qui ont permis à la Millennium Challenge Corporation (MCC) d’évaluer les pays,. C'est ce qu’indique l’entité gouvernementale américaine qui mesure la performance politique des pays partenaires dans les domaines de la liberté économique, de la justice et de l’investissement dans le capital humain, et a publié hier mardi 9 novembre, les tableaux de bord nationaux pour l’exercice 2022.

Selon la carte des scores, le Togo a validé 7 indicateurs sur 8 dans la catégorie « Liberté économique », 5 indicateurs sur 6 dans la catégorie « Bonne gouvernance » et 3 indicateurs sur 6 dans la catégorie « Investir dans les ressources humaines ». Le pays a ainsi coché au moins trois indicateurs dans chaque catégorie.
Globalement, Lomé est dans le vert pour trois marqueurs d'évaluation, selon l'institution américaine : Pour avoir validé au moins la moitié des indicateurs, le Contrôle de la corruption, et les Droits démocratiques.

Cette évolution intervient dans le sillage des réformes amorcées par le pays depuis quelques années, notamment en matière de climat des affaires.
Du reste, les indicateurs pour lesquels le pays n’a pas performé cette année, selon le tableau de scores, sont : “Création d'entreprises” (avec un score de Score 0,772, contre une médiane de 0.927), “Droits politiques” (avec un score de 15, contre un minimum requis de 17), “Dépenses de santé” (un score de 1,02, contre une médiane de 1.14), et “Taux d'immunisation”, (avec un score de 75,5, contre une médiane de 81,8), et la “Santé infantile”, avec un score de (51,8, contre une médiane de 58,8).
Ayi Renaud Dossavi
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Fondateur et dirigeant du Groupe Africa Global Recycling (AGR), le Togolais Edem d'Almeida, a été doublement récompensé à Paris les 25 octobre et 6 novembre derniers, pour son engagement en faveur du développement durable. Il a été distingué comme Entrepreneur africain 2021 par AFRICANGELS et comme Entrepreneur Innovant de l'année 2021 au trophée GIFA D'OR.
La première distinction, dans la catégorie Next Impact récompense l’engagement et la contribution du Togolais au service du développement durable au dans son pays et en Afrique.
Le deuxième prix est un symbole de reconnaissance de son parcours et de ses actions en faveur du développement durable ainsi que de l'innovation sociale au Togo et en Afrique.
Le prix décerné par AFRICANGELS, en effet, récompense les entrepreneurs qui se sont démarqués au cours de l’année par leur impact sur la société et sur l‘économie en Afrique. Quant au trophée GIFA D'OR, il soutient le développement et l'entrepreneuriat en Afrique.
Notons que l'entreprise AGR d’Edem d’Almeida, est spécialisée dans la gestion et la valorisation des déchets ; elle propose aussi des solutions de développement durable. Entre 2013 et 2021, soit en 8 ans, elle a recyclé et valorisé 10.000 t de déchets.
Esaïe Edoh