Au Togo, 2000 personnes souffrant de la cataracte bénéficieront des opérations chirurgicales gratuitement, à l’horizon juin 2022. Ceci, à travers la campagne dénommée « Mana Messé » (retrouvez la vue en langue locale Kabyè), lancée officiellement jeudi par la ministre déléguée chargée de l’accès universel aux soins, Mamissilé Akla Agba-Assih.
A travers cette campagne, les autorités togolaises ambitionnent d’améliorer la couverture, l’accès et la qualité de la chirurgie de la cataracte au Togo. A long terme, elles envisagent de porter le taux de chirurgie de la cataracte de 530 à 1500 pour 1 million d’habitants en 2023. A ce titre, la ministre Agba-Assih annonce « possiblement en 2023, 4000 cataractes opérées, contribuant ainsi à plus de 30% de la cible nationale »
D’après elle, cette croisade est « en cohérence avec les objectifs du Plan quinquennal 2019-2023 du Plan national de lutte contre la cécité, notamment sa composante 3 qui porte sur la réduction de la prévalence de la cécité liée à la cataracte ».
Notons que cette campagne de prise en charge est initiée dans le cadre du nouveau protocole de partenariat conclu entre le Gouvernement togolais et Mercy Ships pour une durée de 10 ans.
Esaïe Edoh
Des exercices de sécurité maritime ont été menés hier à Lomé, aux larges des eaux togolaises. C’était dans le cadre d’une opération à l'initiative de la France, en collaboration avec une vingtaine de pays africains de l'océan Atlantique (Afrique de l’Ouest et Centrale), pour renforcer la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée.
Selon les informations, l'opération simulait un navire de commerce qui subissait une voie d'eau (l'envahissement d’un bateau par de l'eau), et appelait au secours le Togo, en tant qu’Etat côtier, pour lui porter assistance. Dans un scénario dit de “Search & Rescue”, cet appel au secours sera capté par le centre opérationnel de la marine nationale, qui se mobilise pour répondre à cette menace. Suite à l'intervention, les forces togolaises constatent que le problème ne se limitait pas à une voie d'eau et qu'il y avait aussi trois personnes blessées ainsi qu'une expansion de monoxyde de carbone, comme l'expliquent les organisateurs de cet exercice.
« Cet exercice a pour objectif d'appuyer l'architecture de Yaoundé, qui a été créée en 2013 à l'initiative des Etats africains de la Cedeao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ndlr], de la CEAC [Communauté économique des États de l'Afrique centrale, ndlr]et de la CGG [Commission du Golfe de Guinée, ndlr], afin de mieux se coordonner pour mieux lutter notamment contre la piraterie mais aussi la pêche illicite, la pollution et les différentes menaces qu'il peut y avoir dans le golfe de Guinée. », indique le Capitaine de Corvette Patrick Nouette, Conseiller auprès de la marine togolaise et du Haut Conseil pour la mer, dans le cadre de ces simulations.
Par ailleurs, c’était l’occasion de « remercier et féliciter l'État togolais et ses administrations, pour son fort engagement aujourd'hui dans le cadre de cet exercice », avait ajouté l’expert français.
Pour rappel, les bases de l’Architecture de Yaoundé, pour la coopération et la sécurité maritimes, ont été posées en juin 2013, suite à une réunion des dirigeants des Communautés économiques des États de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale, pour se doter d’une stratégie régionale commune dans la lutte contre les actes illicites dans l’espace maritime du Golfe de Guinée.
Ayi Renaud Dossavi
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Les importations frauduleuses correspondent à près de 11 milliards FCFA de manque à gagner pour l'Etat togolais sur la période 2019-2021, selon les estimations de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Aussi les membres de l'exécutif togolais et les acteurs du secteur privé ont-ils, à l'occasion de la 3ème session du cadre de concertation État- Secteur privé tenue jeudi à Lomé, décidé d'œuvrer contre les importations frauduleuses, la contrebande, les fausses déclarations ou encore la pratique du dumping.

Ces pratiques d'après les autorités togolaises, constituent un véritable handicap au développement économique du Togo.
« Il est ressorti au cours des discussions que c’est un vrai fléau qui pénalise aussi bien les investissements et les entreprises qui sont installées localement parce que ces pratiques induisent la perte des emplois, la mévente, la faillite, et crée une situation de concurrence déloyale. Pour l’Etat, c’est une perte en termes de recettes fiscales », a indiqué Rose Mivedor, Ministre chargée de la promotion de l’investissement.
Pour sa part, la cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbé, note une récurrence de ce fléau, malgré les mécanismes et dispositions réglementaires mis en place par l’Etat pour le juguler.
« Des mesures concrètes existent pour endiguer ce mal. Ces mesures commencent par un contrôle effectué par les acteurs publics. De même, l’opérationnalisation du système de marquage automatisé est un levier pour réduire l’impact de ces pratiques », a indiqué le premier ministre au cours des travaux, avant de préciser : « nous reconnaissons que les mesures prises jusque-là ont besoin d’être non seulement renforcées mais aussi mises en œuvre avec plus d’efficacité. Chacun devra jouer sa partition ».
Justement dans l'optique de mettre fin à ce fléau, les participants à cette rencontre ont formulé des recommandations et propositions dans la perspective de renforcer les initiatives et actions mises en place par le gouvernement.

Il s’agit notamment de procéder à l’amélioration et au renforcement du cadre juridique et institutionnel ainsi qu’à l’application des sanctions prévues, au renforcement du dispositif de contrôle des produits importés, et à la mise en place d’une brigade agricole.
Cette 3ème réunion de concertation, au titre de l’année 2021, s’inscrit dans les priorités du gouvernement visant à maintenir un cadre permanent et dynamique d’échanges avec les acteurs du secteur privé, dans le but d’améliorer le climat des affaires dans le pays.
Esaïe Edoh
L'Office togolais de recettes (OTR), va miser encore plus sur la stratégie des pairs éducateurs pour renforcer le civisme fiscal au Togo. L’institution en charge du recouvrement des recettes fiscales va plus que doubler le nombre de ceux-ci, traduisant sa satisfaction vis-à-vis du travail des pairs éducateurs de la première édition de 2019. Ces derniers, qui vont ainsi passer de 274 auparavant à 600 cette année, suivent une formation lancée à cet effet, depuis hier à Lomé.
« Nous avons recruté 326 nouveaux pairs éducateurs, ce qui fait justement 600 pairs éducateurs qui auront pour mission, sur la période 2021-2022, d'être les relais des lois, des décisions ou du code général des impôts, vers la population et les contribuables. », explique Assindoh Mouhamed Nour-Dine, Directeur de la communication et des services aux usagers à l'OTR, dans le cadre de l'atelier. « L'objectif, c'est de faire un maillage national en matière de sensibilisation et d'éducation de nos contribuables », ajoute-t-il.
Ces pairs éducateurs seront ainsi formés par le fisc togolais, avant d’être renvoyés courant 2021-2022 à leurs fonctions de relais d’information de l’OTR auprès de leurs camarades des différents corps de métiers au sein de la population, pour promouvoir le consentement au paiement des impôts et taxes, et savoir comment s’y prendre face à l’administration fiscale.
« Le civisme fiscal, c'est d'amener volontairement un contribuable à aller payer sans qu'il sente une contrainte derrière lui », explique ce cadre de l’OTR, Assindoh Mouhamed Nour-Dine.
Différents modules seront enseignés au cours de ces travaux de formation, notamment les fondamentaux de l'administration fiscale, les enjeux fiscaux du Togo pour 2022, et la communication vis-à-vis de la population.
Ayi Renaud Dossavi
Dans de nombreux pays, le Code du travail consacre le droit à un congé de maternité pour la femme salariée. Pour soutenir les ménages dans cette période de grands changements qui s’accompagne d’une augmentation des charges, les services de protection sociale peuvent prévoir des indemnités spéciales au profit de la mère.
Ainsi au Togo, la femme salariée bénéficie d’une indemnité journalière durant son congé de maternité. Cette indemnité a été conçue pour compenser la perte de salaire pendant la durée de ce congé. Elle couvre une période de 14 semaines, mais peut-être prorogée en cas de maladie demandant un repos exceptionnel. Ce prolongement ne peut toutefois excéder 3 semaines. La demande de cette indemnité est totalement gratuite et se fait au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Elle est traitée dans un délai de 30 à 60 jours.
Notons que cette procédure est encadrée par les articles 37 et 39 du code de la sécurité sociale du 21 février 2011.
Description
Identification des personnes susceptibles / Légitimes à faire la demande
La femme salariée assurée sociale en congé de maternité.
Coût de la procédure
La demande est gratuite
Délais d'exécution
La demande est exécutée dans un délai compris entre 30 et 60 jours.
Pièces à fournir
Compléments d'informations
Un incendie s’est déclenché ce jeudi 04 novembre dans la Zone portuaire. Selon les premières informations recueillies par Togo First auprès des riverains, les feux se sont déclarés à l'usine ???? ???? de fabrication de mousse et matelas, près de la raffinerie, et non loin du Port autonome de Lomé.
« Les mesures d'urgence ont été déployées pour maîtriser l'incendie et minimiser les dégâts matériels. Toute notre solidarité à l'endroit du management et du personnel touchés par cet incident », a indiqué le ministère togolais chargé de l’économie maritime et de la protection côtière.
Les sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur les lieux.
Au Togo, la caisse nationale de sécurité sociale est chargée des pensions de retraites et d’invalidité. Le demandeur doit avoir atteint 60 ans qui est l’âge légal pour être admis à la retraite, ou justifier d’une invalidité qui l’empêche de continuer le travail. La procédure est totalement gratuite et se fait dans un délai de 60 à 120 jours. Le montant de la pension correspond le plus souvent à 20 % du salaire moyen perçu par le travailleur.
Le régime de la pension de retraite ou d’invalidité est encadré par les articles 41 et 47 du code de la sécurité sociale du 21 février 2011.
Description
Les pensions de vieillesse ou d’invalidité sont des revenus de remplacement correspondant à une certaine proportion du salaire du travailleur. Ils compensent l’inactivité consécutive à l’âge ou à l’invalidité.
Identification des personnes susceptibles / Légitimes à faire la demande
L’assuré qui atteint soixante (60) ans d’âge ou l’assuré en activité qui atteint cinquante-cinq (55) ans d’âge et ayant fait la demande de pension anticipée, ou l’assuré invalide.
Coût de la procédure
La demande est gratuite
Délais d'exécution
La demande est exécutée dans un délai compris entre 60 et 120 jours.
Pièces à fournir
En plus pour la pension d’invalidité / anticipée
Compléments d'informations
Le montant mensuel de la pension de vieillesse, d’invalidité ou de la pension anticipée est égal à vingt pour cent (20%) de la rémunération mensuelle moyenne. Cette proportion est majorée si le total des mois d’assurance est supérieur à cent quatre-vingts (180).
La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) évalue depuis hier mercredi, l’évolution des réformes, politiques, programmes et projets communautaires du Togo. Cette revue annuelle, la septième en date, vise à apprécier le niveau d’application et d’harmonisation des législations nationales par rapport aux prescriptions de l'Union.
« Notre pays s’est illustré au cours de ces trois dernières années comme l’un des pays de l’UEMOA ayant réalisé un grand bond, avec un taux moyen de mise en œuvre des réformes communautaires passant de 64% en 2018 à 78% en 2020, soit une progression moyenne annuelle de 7%. », s’est réjoui Kossi Toffio, représentant le ministre de l'Economie et des Finances, qui a ainsi relevé ainsi les progrès du pays sur les trois dernières années.
Pour la Commission de l’Uemoa, il s’agira durant ces trois jours de travaux, « d'échanger sur la base de la grille de pondération retenue de commun accord, au cours de l'atelier régional », a précisé la représentante résidente de l'institution sous-régionale au Togo, Aminata Lo Paye.
Rappelons que cette revue annuelle, comme les précédentes, porte sur l’évaluation des textes réglementaires répartis dans divers domaines comme la gouvernance économique, le marché commun régional et les politiques sectorielles, dans une perspective d'harmonisation et d’intégration au niveau sous-régional.
Le Togo, à travers le ministère du commerce et de la consommation locale, multiplie les initiatives pour promouvoir les produits “made in Togo''. Il a entamé mardi dernier une rencontre d’échanges avec différents acteurs de la chaîne de production locale dans le but d’améliorer leur coopération.
La première réunion a été consacrée aux filières poissons et volailles avec un accent mis sur la qualité de la production et les actions à mener pour imposer les produits locaux sur le marché local et continental.
« Nous devons nous pencher sur tous les maillons de la chaîne, produire en quantité et en qualité et être compétitifs pour répondre à la demande locale et assurer notre présence sur le marché de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAf) », a indiqué le ministre chargé de la consommation locale, Kodjo Adédzé qui soutient par ailleurs que le pays « a le potentiel pour relever ces défis » à travers une action collégiale au niveau du gouvernement.
Cette initiative d’une assise multi-acteurs inscrite au programme de la 2è édition du mois du consommer local lancée le 15 octobre dernier, se poursuivra ce jeudi avec les acteurs des secteurs riz et textile.
Notons que d’après le ministère chargé de la consommation locale, les conclusions de cette série de rencontres « contribueront de manière concrète et objective à renforcer les actions de promotion de la consommation locale au Togo ».
Esaïe Edoh
Le Togo est représenté à la 5ème conférence internationale sur la fiscalité en Afrique (ATAF) ouverte en mode virtuel mercredi par le Commissaire général de l’Office Togolais des Recettes (OTR), Philippe Tchodié.
Le Togolais, également président du Forum, va partager avec ses pairs à cette rencontre, les points clés des réformes menées par l’administration fiscale togolaise, en vue d’optimiser la mobilisation des ressources. Notamment la promotion du civisme fiscal, la lutte contre l'évasion fiscale, la diminution des charges administratives et la facilitation de la décentralisation fiscale.
En dehors de ce partage, le patron de l’Otr et ses collègues administrateurs fiscaux vont, en lien avec le thème de l’assise « la mobilisation des ressources intérieures », plancher sur les mesures et moyens à mettre en œuvre pour relever le défi qu’impose la numérisation de l’espace public. En ce sens, apprend-on, ils vont concevoir un nouveau modèle plus adapté et répondant plus efficacement à la collecte des taxes chez les contribuables. La rencontre devrait prendre fin ce vendredi 05 novembre.
Pour rappel, l’organisation que préside Philippe Kokou Tchodie depuis un an, est créée en 2008, et constitue une plate-forme de coopération entre les autorités fiscales africaines.
Esaïe Edoh