Togo First

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Contrairement aux accidents de travail, la grossesse est un événement heureux qui entraîne néanmoins une augmentation des charges. Pour accompagner les ménages, les services de protection sociale octroient des allocations prénatales dans ces cas. L’intéressé doit toutefois remplir certaines conditions.

Ainsi au Togo, les femmes régulièrement inscrites à la caisse nationale de sécurité sociale, ou les épouses des conjoints assurés peuvent bénéficier de l’allocation prénatale. La demande doit être introduite dans les 3 premiers mois de la grossesse et la femme enceinte doit se soumettre aux examens médicaux. Le montant total de l’allocation est de 18 000 FCFA réparti en 3 tranches. La procédure de déclaration est totalement gratuite et prend effet dans un délai de 20 à 30 jours.

Le régime de l’allocation prénatale est traité par l’article 30 du code de sécurité sociale du 21 février 2011.

Identification des personnes concernées

La femme salariée assurée sociale ou l’épouse d’un assuré social à la suite des consultations prénatales.

Coût de la procédure :

La procédure est gratuite.

Délais d’exécution :

La déclaration est enregistrée selon un délai de 20 à 30 jours.

Nom du guichet :

2 CNSS

Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS)

Adresse : Face Université de Lomé - Campus

Téléphone : (+228) 22 53 55 00 / 22 25 96 96/ Téléphone 

Fax : (+228) 22 51 99 26 – Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pièces à fournir :

  • Formulaire de demande de prestations familiales dûment rempli et signé
  • Attestation de présence
  • Certificats de grossesse signés lors des examens prénataux avant la fin du 3ème mois, vers le 6ème mois et vers le 8ème mois
  • Certificat d’accouchement (facultatif)
  • Lettre de l’assurée, éventuellement pour demander le paiement séquentiel

Compléments d’informations :

Pour cette procédure, il faut se référer à l’article 30 du code de sécurité sociale du 21 février 2011

 

L’allocation familiale correspond généralement à un versement en espèces au profit des parents ou des tuteurs d’un enfant mineur. Les bénéficiaires de cette allocation doivent être régulièrement inscrits au service de protection sociale. Le montant varie le plus souvent en fonction du nombre d’enfants ou encore de la situation matrimoniale. 

La Caisse Nationale de Sécurité sociale du Togo se charge d’octroyer à ses assurés ayant rempli les conditions requises une somme de 2000 FCFA par mois et par enfant au titre de l’allocation familiale. Le nombre d’enfants autorisé est de 4. La limite d’âge est fixée à 16 ans pour les élèves se trouvant au cycle primaire et à 21 ans pour ceux qui poursuivent leurs études secondaires ou sont en apprentissage. La procédure pour obtenir l’allocation familiale est totalement gratuite et peut durer de 31 à 91 jours. 

Le régime des allocations familiales est encadré par l’article 31 du Code de sécurité sociale de 2011. 

Identification des personnes concernées

Les employeurs et les salariés

Coût de la procédure :

La procédure est gratuite 

Délais d’exécution :

 La déclaration est enregistrée selon un délai de 31 à 91 jours.

Nom du guichet :

1 CNSS

Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS)

Adresse : Face Université de Lomé - Campus

Téléphone : (+228) 22 53 55 00 / 22 25 96 96/ Téléphone 

Fax : (+228 ) 22 51 99 26 –

Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pièces à fournir :

  • Formulaire de demande de prestations familiales dûment rempli et signé ;
  • Attestation de présence ;
  • Acte de naissance de l’enfant à charge ;
  • Déclaration d’un enfant de travailleur ;
  • Fiche de renseignement concernant le / la conjoint (e) . Obligatoire pour la femme assurée, elle est exigée pour l’assuré homme qui ne peut produire l’acte de naissance ou l’acte de mariage de sa conjointe ;
  • Fiche d’identification bancaire ;
  • Certificat d’inscription pour un enfant scolarisé ;
  • Certificat médical pour un enfant non scolarisé (âgé de 0-6 ans) ou un enfant atteint d’infirmité ;
  • Contrat d’apprentissage pour un enfant mis en apprentissage ;
  • Acte de mariage (facultatif) ;
  • Déclaration d’un conjoint travailleur.

Compléments d’informations :

  • Sont considérés comme enfants à charge, les enfants jusqu’à l’âge de seize (16) ans révolus, qui vivent avec l’assuré, et dont celui-ci assume de façon permanente l’entretien.
  • La limite d’âge est portée à vingt et un (21) ans pour l’enfant placé en apprentissage ou qui poursuit des études, ou qui, par suite d’une maladie incurable, est dans l’impossibilité de poursuivre ses études ou d’être placé en apprentissage.
  • Pour cette procédure, il faut se référer à l'article 31 du Code de Sécurité sociale de 2011.

 

Un évènement soudain, survenu pendant l’exercice de l’activité professionnelle et ayant laissé sur le travailleur, des séquelles physiques ou psychologiques est qualifié d’accident de travail. L’accident se distingue ainsi de la maladie qui survient généralement de façon graduelle. Dans la plupart des pays, le drame ne peut être considéré comme un accident de travail que s’il a eu lieu sur le lieu du travail ou au cours des heures de travail. 

Au Togo, l’accident de travail peut être déclaré par l’employeur auprès de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Cette déclaration permet aux travailleurs de bénéficier des prestations en nature comme des frais médicaux ou pharmaceutiques et de prestations en espèces comme le paiement d’indemnités. Elle est totalement gratuite et doit être effectuée dans un délai de 15 à 30 jours suivant l’accident.

Notons que l’article 49 du code de la sécurité sociale du 21 février 2011 traite des accidents de travail.

Identification des personnes concernées

Personnes physiques ou morales propriétaires d’entreprises

Coût de la procédure :

La procédure est gratuite 

Délais d’exécution :

La déclaration est enregistrée selon un délai de 15 à 30 jours.

Nom du guichet :

Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS)

Adresse : Face Université de Lomé - Campus

Téléphone : (+228) 22 53 55 00 / 22 25 96 96/ Téléphone 

Fax : (+228 ) 22 51 99 26 – Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Pièces à fournir :

  • Deux (02) exemplaires de la déclaration d’accident du travail dûment remplie et signée ;
  • Deux (2) exemplaires du certificat médical initial (CMI) ;
  • Deux (2) exemplaires du certificat final descriptif (CFD) ;
  • Volet N° 1 du carnet d’accident dûment rempli par l’employeur, le médecin traitant ou le pharmacien ;
  • Les bulletins des salaires des trois (03) mois précédant le mois au cours duquel l’accident est survenu.

Compléments d’informations :

Pour cette procédure, il faut se référer l’article 49 du code de la sécurité sociale du 21 février 2011 

Engagées à soutenir le processus de décentralisation au Togo, la délégation de l'Union européenne (Ue) au Togo et l’ambassade d’Allemagne ont offert des bâtiments administratifs à 10 communes togolaises. Les municipalités bénéficiaires ont réceptionné les ouvrages en fin de semaine dernière à Sotouboua (ville située à 288 km au nord de Lomé) à l’occasion d’une cérémonie symbolique.

Financés à hauteur de 2 millions € soit environ 1,3 milliard FCFA à travers le Programme Décentralisation et des Gouvernances Locale (ProDeGoL), ces édifices vont constituer un cadre de travail plus propice aux bénéficiaires et leur permettra d’assurer une meilleure gestion des affaires communales et un bon fonctionnement des services et prestations au profit des administrés.  

« L’administration locale est le niveau de l’administration publique le plus proche des citoyens qui a un impact plus immédiat et plus direct sur les populations à la base en termes de prestation de services d’assainissement. C’est pourquoi il est important de renforcer la motivation, le fonctionnalisme et la performance de la commune au profit des populations de Sotouboua », a déclaré Joaquin Tasso Vilallonga, chef de la délégation de l'Union européenne au Togo.

La dotation des communes en bâtiments est l’une des réalisations majeures dans le cadre de la mise en œuvre de ProDeGoL au Togo. En effet, ce programme dont la phase opérationnelle a été amorcée en 2013, soutient le gouvernement togolais dans son processus de décentralisation à travers 4 volets. La mise en œuvre du processus de décentralisation, la décentralisation fiscale et les finances locales, le développement communal et la gestion des états civils.

Sa mise en œuvre est cofinancée par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) et l’Union européenne à travers la Coopération technique allemande (GIZ).

Le Togo est à l’abri d’éventuelles ruptures de stocks de vaccins, a informé lundi le ministre chargé de la santé, Pr Moustafa Mijiyawa à l’occasion de la réception d’une nouvelle dose de Johnson & Johnson.

Le pays a obtenu un nouveau lot de 475 200 doses de Johnson & Johnson ce lundi. Ce lot est une partie des 4 millions de doses commandées par l'Etat togolais à travers le mécanisme AVAT de l'Union Africaine (UA). Avec ce nouvel approvisionnement, « le Togo dispose actuellement de plus d'un million de doses de vaccins dans les centres de vaccination et le risque de rupture de stock est ainsi éliminé », indique l’autorité.

Avec cette quantité “suffisante” de vaccin, « le défi aujourd'hui, c'est la consommation effective de ces doses », d’après le ministère de la santé.

Notons que le pays s’est fixé pour objectif, la vaccination de plus d’1 million de sa population d’ici la fin de l’année. Début octobre, selon les données compilées par le Financial Times (FT), environ 4,9 % de la population est totalement vaccinée et 8,7 % en ont reçu au moins une dose.

 Esaïe Edoh 

Arrivé hier à Glasgow en Ecosse pour la 26è Conférence des Parties sur le climat (COP26), le Chef d’Etat Togolais a pris part aux travaux de cette rencontre internationale de haut niveau, qui s’est ouverte ce lundi 1er Novembre.

Pour le dirigeant ouest africain, la rencontre, visant à renforcer les engagements pris par les pays, dans le cadre de l’Accord de Paris en 2015, sera notamment l’occasion de renouveler devant la communauté internationale son engagement et celui de son pays en faveur du climat, selon la Présidence togolaise.

« Engagé pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Togo a récemment révisé à la hausse ses contributions déterminées au niveau national, et entend en appeler à un sursaut collectif, pour une action immédiate » a précisé le Chef de l’Etat via Twitter, à la veille de la rencontre.

Rappelons que pour cette 26è conférence des parties, pour laquelle se sont préparés plusieurs acteurs du secteur public et privé togolais, l’objectif de la délégation togolaise est, entre autres, de saisir autant d'opportunités de financements que possible, pour la mise en œuvre de programmes de lutte contre le changement climatique au Togo.

Lire aussi:

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dimanche, 31 octobre 2021 04:13

Faure Gnassingbé à la COP26, sur le climat

A la veille de l’ouverture à la 26è édition de la Conférence des Parties sur le Climat (COP26) à Glasgow (Ecosse), la présidence togolaise annonce la participation du Président Faure Gnassingbé à la rencontre. Le Chef de l’Etat togolais est attendu ce samedi dans le pays des Scots.

A ce rendez-vous mondial sur le climat qui se tiendra du 31 octobre au 12 novembre, la délégation conduite par le Président de la République, présentera et défendra la propositions « concrètes du pays, conformément aux initiatives prises ces dernières années, notamment la promotion des énergies renouvelables, la lutte contre le réchauffement climatique et le déboisement ».

Ces propositions sont aussi en ligne droite avec l’accord signé par le Togo en 2016, visant la réduction au niveau national de plus de 50% les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Celles-ci, d’après les autorités togolaises, cadrent également avec les priorités inscrites dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

Notons, qu’à cet événement planétaire, le dirigeant togolais sera aux côtés de plusieurs autres Chefs d’Etat et de gouvernement et des représentants de la société civile des pays signataires de la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC).

Esaïe Edoh

A compter du 2 novembre prochain, les numéros en surplus des abonnés détenteurs de plus trois cartes Sim par opérateur téléphonique seront désactivés, a indiqué dans un communiqué ce vendredi, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).

D'après le régulateur, la suspension des numéros se fera en deux étapes, dans le souci d’éviter les désagréments liés à une désactivation totale et immédiate de ces cartes SIM.

« Cette décision, prise en concertation avec les opérateurs de téléphonie mobile, Togo Cellulaire et Moov Africa Togo, consiste en une restriction des appels sortants, qui sera suivie, dans un deuxième temps, d’une désactivation totale », a indiqué l’ARCEP dans son communiqué.

Par ailleurs, la structure dirigée par Michel Galley rappelle que « la restriction graduelle des services démarre à compter du mardi 2 novembre 2021. Elle devrait permettre également aux retardataires de se mettre en règle ». 

Cette annonce, rappelons-le, est faite conformément à l’arrêté du ministère de l'économie numérique et de la transformation digitale, portant limitation du nombre de numéros par abonné et par opérateur à trois. Une période moratoire de 6 mois qui court jusqu'au 29 octobre avait été accordée aux abonnés pour se conformer à la nouvelle disposition.

Esaïe Edoh

Après le Niger et le Burkina Faso, c’est au tour du Togo de recevoir l’appui de la Banque mondiale sur le projet régional du corridor économique Lomé-Ouagadougou-Niamey. Le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya et la directrice des opérations de la Banque Mondiale pour le Togo, la Côte d’Ivoire et la Guinée, Coralie Gevers a procédé ce vendredi à la signature d’un accord de financement de 120 millions $ (environ 68 milliards FCFA). 

La cérémonie de signature de l’accord a été présidée par le président de la République, Faure Gnassingbé, à l'issue d’un entretien avec Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, en visite de travail au Togo

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“Le Président de la République nous a fait l’insigne honneur de présider la signature de l’accord de financement du projet corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey qui participe à l’intégration sous-régionale. C’est un acte qui démontre la solidarité du Togo avec les pays de l’hinterland. L’importance stratégique du projet, c’est de contribuer au développement des relations économiques, faciliter la circulation des biens et des services, et par conséquent, accélérer le développement de ces trois pays de la CEDEAO” a déclaré Ousmane Diagana à l’issue de la cérémonie. 

Si le projet de corridor porté par Lomé, Ouagadougou et Niamey devrait améliorer la connectivité et promouvoir un peu plus l’intégration régionale, il est surtout en phase avec l’ambition togolaise de se positionner comme principal hub logistique régional. Le corridor sur le tracé duquel sont notamment situés le Port Autonome de Lomé, ainsi que la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) et son port sec, deviendrait ainsi la colonne vertébrale de ce positionnement.

“Plusieurs actions sont projetées. Il s’agit entre autres, de la réhabilitation du tronçon Aouda-Kara, de l’amélioration des pistes d’accès aux agropoles de Kara et de l’Oti, de la réalisation de l’inspection de sécurité routière et de la mise en œuvre d’actions correctives sur l’axe Lomé-Cinkassé. Il est également prévu la construction de parkings le long du corridor”, indique le site officiel de la présidence de la république. 

Klétus Situ

En Afrique francophone, encaisser des paiements en ligne, qu’ils soient locaux ou internationaux, ne devrait plus constituer un casse-tête. C’est le leitmotiv porté par la fintech ivoirienne CinetPay, qui a jeté son dévolu sur le Togo depuis mi-2020. En pleine expansion, la startup pour laquelle la Covid-19 constitue une opportunité, ne cache pas sa principale ambition, celle de devenir le premier agrégateur de solutions de paiements électroniques dans les pays de son implantation. Togo First a rencontré l’équipe basée au Togo. Interview avec Laure Gbone, responsable marketing.  

Togo First : CinetPay, qu’est-ce que c’est ?

Laure Gbone : CinetPay est une fintech africaine qui met à disposition des entreprises et des administrations publiques, une plateforme de paiements en ligne. Ceci, à travers des solutions d’encaissement et de transfert d’argent via mobile money ou cartes bancaires. La structure est présente dans neuf pays d’Afrique francophone : Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Cameroun, Burkina Faso, Guinée Conakry, Congo, le Bénin et Togo.

T.F : Comment est née la fintech ? 

L.G : CinetPay est née d’un besoin quotidien détecté par deux entrepreneurs (Idriss Monthe et Daniel Dindji, ndlr). Ces derniers, déjà promoteurs d’un site de vente en ligne (CINETCORE, ndlr), se sont retrouvés à plusieurs reprises, confrontés à des difficultés d’encaissements de paiements électroniques, surtout en ce qui concerne des entreprises en Afrique francophone. 

Cherchant à surmonter cette difficulté, ils ont été incités à lancer en 2016, une plateforme d’acceptation de paiements en ligne via le mobile money, cartes bancaires et autres portefeuilles de paiement électronique. Ces solutions sont adaptées pour permettre à leurs clients d’acheter leurs biens ou services sans se déplacer, alors qu’il y a plus de 500 millions d’Africains qui disposent d’un compte mobile money actif.

T.F : Comment fonctionne la plateforme ? 

L.G : Le processus est plutôt simple. Il suffit, pour la société, entreprise ou prestataire de services, de se rendre sur le site de la fintech et de créer un compte marchand. Cette dernière devra, bien entendu, justifier son existence légale et officielle par les documents qui sont requis sur la plateforme. Une fois le compte activé, le prestataire de services reçoit des API* pour les différents types de paiements. 

Ndlr : *L’acronyme API (Application Programming Interface)  désigne un protocole qui facilite la création et l'intégration de logiciels d'applications. 

Cette seule intégration sur la plateforme de CinetPay donne accès à une trentaine de moyens de paiements disponibles (Tmoney, Flooz, Visa, Mastercard, MTN, Yup, etc…). Ce qui fait qu'un client basé en Côte d’Ivoire par exemple, peut facilement payer grâce à des services de Mobile Money disponibles dans son pays, vers le compte marchand d’une entreprise au Togo.  Le paiement sera confirmé et le reçu, imprimable. 

Dans le sens inverse, toutes les sociétés intégrées sur la plateforme pourront encaisser les paiements venant de n’importe quel pays, sans limite. Un tableau de bord intégré permet de suivre toutes les transactions de façon hebdomadaire, évitant ainsi les trous de caisse, ou les risques de malversations dans les paiements. Ce qui peut être très pratique en ce temps de pandémie où la tendance est à la digitalisation de tous les secteurs.

T.F : Quelles sont les conditions pour intégrer votre plateforme ?

L.G : Être avant tout une entreprise formelle avec des documents, comme la carte CFE au Togo, qui prouvent l’existence de l’entité et de ses activités. Avoir un site internet est également un atout pour l’intégration rapide de la solution. Pour les sociétés qui ont des points de vente, Cinetpay dispose de Terminaux de Paiements Electroniques (TPE) auxquels elles peuvent avoir aussi accès. 

T.F : Vous avez débarqué à Lomé il y a un peu plus d’un an, en Juin 2020. Pourquoi le  Togo ? 

L.G : Le choix du Togo répond à notre stratégie d’expansion qui est pour le moment uniquement axée sur les pays francophones, de la sous-région et du continent. 

Nous avons remarqué que dans les pays anglophones, il y a beaucoup de fintechs similaires, ce qui n’est pas le cas en Afrique francophone. Cinetpay a démarré en Côte d’Ivoire et s’est progressivement étendue dans huit pays, dont deux d’Afrique centrale. La vision est d’être le premier agrégateur de solution de paiements dans 15 pays d’Afrique francophone. 

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T.F : Vous avez lancé en août dernier au Togo, une solution digitale de paiement de scolarités. De quoi s’agit-il concrètement ?

L.G : Il s’agit d’une plateforme destinée aux écoles, et qui a pour but de faciliter les paiements aux élèves et étudiants et les encaissements aux fondateurs d’établissements. 

L’idée est d’apporter une solution à un problème quotidien : l’étudiant qui est obligé de faire la queue pour payer sa scolarité, ou le parent résidant à l’étranger qui préfère généralement effectuer un virement. 

Avec cette plateforme, les inscriptions et les scolarités sont payées plus facilement. Ce qui permet aux responsables d’écoles d’avoir une traçabilité des paiements, et de programmer des notifications de rappel, à l’approche des échéances. 

La solution a déjà eu des échos dans les autres pays où CinetPay exerce ses activités, mais au Togo, les promoteurs d’écoles semblent encore frileux et préfèrent les encaissements physiques. Il faudra certainement une campagne d’éducation et de sensibilisation aux nouvelles méthodes de paiements. 

Néanmoins, à travers nos démarches, un engouement naît de la part de certaines écoles et nous espérons qu’elles l’adopteront très bientôt.  

T.F : Plus globalement, comment se comporte le marché togolais vis-à-vis de CinetPay?

L.G : Nous avons dans notre portefeuille, des sociétés d’e-commerce et des sociétés de BTP. En ce qui concerne le marché, la culture de l’e-paiement n’est pas encore fortement implantée dans la société, même si de plus en plus de sociétés font payer leurs factures et services via le mobile money. Mais avec une bonne communication et une sensibilisation renforcée quant à la fiabilité et la sécurité autour, les habitudes devraient changer.  

CinetPay dispose d’un certificat qui prouve que toutes les transactions effectuées à travers le site sont sécurisées. Il s’agit de la certification PCIDSS, délivrée par un organisme américain de sécurité.

T.F : En attendant de devenir le premier agrégateur dans les 15 pays francophones du continent, combien de clients revendiquez-vous à ce jour ? 

L.G : Plus de 5 500 marchands en tout, nous font confiance. 4,5 milliards FCFA ont été échangés à travers notre plateforme depuis son lancement, avec une moyenne de 600 000 transactions par mois. Avec les prochains pays dans le viseur, nous comptons bien évidemment faire mieux. 

Octave Bruce & Klétus Situ

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