Au Togo, les acteurs responsables de la politique nationale d'aménagement du territoire sont outillés et sensibilisés depuis ce matin sur le Schéma national d'aménagement du territoire (SNAT). C’est dans le cadre d'un atelier initié par le ministère délégué en charge du développement des territoires, afin de permettre à ces spécialistes de mieux s’approprier ce cadre de planification spatiale.
« Il est question d’échanger avec l'ensemble des acteurs du développement sur les enjeux du Schéma national d'aménagement du territoire, d'une part, et d'autre part, de partager avec ces mêmes acteurs le contenu du schéma du développement de l'espace régional (SDER) de l'Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine, ndlr) Horizon 2040 », a expliqué Dr Yendoubé Demakou, Directeur de l'orientation au ministère délégué chargé du développement des territoires.
Rappelons que le SNAT, amorcé l’an dernier par le gouvernement togolais, vise à renforcer le processus de décentralisation au Togo. Cet atelier de cadrage et de planification, « permettra une meilleure planification des pôles d’innovation et le ciblage des régions à spécialisation territoriale notamment économique, agro-industrielle, touristique et culturelle en vue de favoriser le développement des activités productives et des infrastructures. », selon la Présidence togolaise.
Pour sa part, le SDER vise à un aménagement harmonieux de l'espace communautaire, à l'horizon 2040. Ce schéma a été approuvé à Abidjan, le 25 octobre 2019, suite à une réunion des ministres chargés de l'aménagement du territoire des Etats-membres de l'Uemoa. Le Togo était représenté à cette rencontre par le Directeur de l'orientation au ministère de tutelle, Dr Yendoubé Demakou.
Des experts venus de 14 pays composant l'École africaine des métiers de l'Architecture et de l'Urbanisme (EAMAU), basée à Lomé, sont réunis pour 5 jours dans la capitale togolaise, pour plancher sur les questions comme la construction de logements durables et des défis de la transition énergétique dans la région africaine.
Ces travaux qui se tiennent dans le cadre d’un séminaire organisé en collaboration avec la Francophonie, réunissent ainsi les acteurs de l'urbanisme, de l'architecture, de l'habitat, de l'environnement et de la santé.
Il s’agit pour ces différents spécialistes de parvenir à une bonne maîtrise des stratégies et des actions à mettre en œuvre pour reconstruire et mettre à neuf des bâtiments, des infrastructures et aménagements urbains, tout en répondant aux exigences et défis de la transition énergétique en Afrique, indiquent les organisateurs.
« Aujourd'hui, la question de l'urbanisation se trouve au centre des considérations, avec nos villes qui s'étalent à vue d'œil et la question de la qualité de nos bâtiments, et celle de l'énergie », indique Moussa Dembélé, DG de l’EAMAU. Dans ce contexte, « cette formation de renforcement des capacités des professionnels a pour objectif de cadrer les pratiques », notamment pour tourner ces acteurs vers des préoccupations environnementales, souligne-t-il.
Pour rappel, fondée en 1975 suite au sommet des Chefs d’Etats de l’OCAM (Organisation Commune Africaine et Malgache), l'EAMAU réunit 8 pays d’Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo), et 6 d’Afrique Centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad).
La rencontre de Lomé prendra fin vendredi 19 novembre prochain.
Le Togo a remporté à la 7ème édition du Salon international du textile africain (SITA), le prix du Stand de la Créativité.
Le pays a été distingué meilleure nation sur les 34 présentes à ce rendez-vous continental qui s’est tenu à Djibouti du 10 au 12 novembre derniers. Son stand a été retenu par le jury comme le plus attractif et le plus inventif.
Le SITA, en effet, est une plateforme continentale qui réunit l’ensemble des acteurs de la filière textile pour promouvoir et valoriser le textile fabriqué sur le continent africain. A cette occasion, le Togo a participé à l’exposition-vente, au défilé de mode grand public, à la conférence internationale et à la formation qui ont été les activités phares au menu.
Rappelons que le pays ambitionne de relancer sa filière textile à travers l’installation de la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Dans cette dynamique l’entreprise indienne « Togo Clothing Company », a récemment investi 20 milliards FCFA dans l’installation d'usines de transformation de coton dans cette zone industrielle.
Esaïe Edoh
Gozem vient de lancer le « Graduate Training Program », destiné à former ses futurs managers. La première cohorte de 4 jeunes titulaires de Master a entamé lundi à Lomé sa formation pour une durée de 2 ans.
A travers ce programme, des futurs managers de l'entreprise, seront formés aux outils et métiers de l'entreprise, grâce à des formations en ligne et en présentiel. De fait, environ 500 cours seront mis à leur disposition. In fine, ils seront déployés à des postes de chargés de Marketing, Business developers, chargés de livraison et autres.
L’initiative, d’après les responsables de Gozem, a un triple objectif. Attirer les meilleurs profils, les former aux métiers de Gozem pour qu’ils soient opérationnels et efficaces plus rapidement, et les fidéliser sur le long terme.
« Notre ambition à travers le Graduate Training Program est d’attirer tous ces talents au sein de Gozem pour en faire les futurs visages de notre entreprise », a déclaré Anne-Claire Longour, Global Human Resources Manager chez Gozem.
Pour rappel, Gozem gère une application mobile qui regroupe une multitude de services notamment de transports, d'e-commerce, de services financiers aux consommateurs, entre autres, en Afrique subsaharienne francophone. Elle est fonctionnelle dans 13 villes du Togo, du Bénin, du Gabon et revendique plus de 800 000 utilisateurs enregistrés.
Esaïe Edoh
L'administration Biden a offert vendredi un nouveau lot de doses de vaccins Pfizer au Togo. Précisément, 301 860 nouvelles doses qui portent désormais à 909.090, la quantité totale offerte par l'Oncle Sam à l’Etat togolais.
Ce nouveau lot offert dans le cadre de l’initiative Covax a été réceptionné par le ministre de la santé Moustafa Mijiyawa. Il constitue une partie de don de vaccins promis par le président américain Joe Biden (l’offre de 1,1 milliard de doses) en soutien aux pays en voie de développement.
Dans cette même dynamique de soutenir le Togo dans sa campagne de vaccination, l’Ambassade des USA transforme jusqu'au 16 décembre, son parking en un centre de vaccination contre la Covid-19.
Rappelons que le Togo dispose d'un million de doses de vaccins anti-Covid-19 en stock, d’après une annonce faite récemment par les autorités sanitaires.
Esaïe Edoh
Au Togo, le ministre Bouraima Kanfitine Tchédé-Issa plaide pour la réduction des délais de passation des marchés publics relatifs au désenclavement et aux pistes rurales. Il a présenté une communication à cet effet, lors du Conseil des ministres tenu en fin de semaine écoulée.
« Ce secteur fait face à des défis importants en matière de délai de réalisation en raison notamment de l’impossibilité de réaliser des travaux en saison pluvieuse. », a relevé le ministre. La communication du ministre « vise à solliciter l’approbation du conseil sur des propositions d’aménagement des procédures permettant d’accélérer les actions prévues », indique le relevé du Conseil des ministres.
Le plan présenté, qui s'inscrit dans la démarche d'amélioration du cadre des marchés publics, va surtout permettre à l'exécutif de mieux face aux défis importants en matière de délais de réalisation des travaux de pistes et de désenclavement, a précisé le ministre.
Rappelons que le Togo veut réaliser, d’ici 2025, 4000 km de pistes rurales dans l’ensemble de ses 05 régions économiques. Objectif : faciliter l’accès des populations rurales aux infrastructures socio-économiques de base, et désenclaver les zones à fort potentiel de production agricole comme le coton et le café-cacao.
Sur un budget 2022 projeté à 1.760 milliards FCFA en ressources et charges contre 1.521 milliards de francs CFA en 2021, soit une hausse de 15,7%, le Togo prévoit de consacrer plus de 46% aux secteurs sociaux.
Un avant-projet de budget a été validé vendredi 12 novembre en Conseil des ministres, en ce sens. Précisément, 493,3 milliards FCFA seront alloués au social contre 445,1 milliards FCFA dans le budget 2021, soit une hausse de 10,8%.
Dans le détail, 151,6 et 40,9 milliards FCFA, soit près de 15% des montants alloués aux ministères et institutions seront accordés, respectivement au secteur des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat et à celui de l’enseignement supérieur. Cette allocation, d’après le conseil, permettra « le renforcement des infrastructures scolaires, la mise en place des centres d’excellence et des Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD) ».
Le secteur de la santé quant à lui, sera doté d’un budget de 97,1 milliards FCFA, qui servira essentiellement à « garantir la couverture santé universelle et l’accès aux services sanitaires à tous. De même, la poursuite des actions sanitaires dans le cadre de la lutte contre la covid-19 notamment la réhabilitation, la construction et l’équipement des structures sanitaires ».
L’inclusion sociale pour sa part, bénéficiera d’une allocation d’environ 70 milliards FCFA pour la réalisation des actions dans le domaine de l’emploi des jeunes, de l’amélioration de l’inclusion financière, de la mise en place d’un registre social des personnes et des ménages, de la poursuite des filets sociaux au profit des communautés à la base et de l’accès à l’eau potable.
La digitalisation des services, désormais une priorité de l’Etat togolais, sera soutenue avec une enveloppe de 15,7 milliards francs CFA, alors que les initiatives de maintien de la paix et de la sécurité seront financées à 124,5 milliards de francs CFA.
« Afin d’accélérer la transformation économique de notre pays conformément à la feuille de route gouvernementale, les secteurs agricole, énergétique, minier et des infrastructures se voient allouer un total de 20% des montants attribués aux ministères et institutions », informent les autorités togolaises.
Esaïe Edoh
Pour 2022, le gouvernement togolais projette une croissance de l’économie à 6,1%, selon des prévisions dévoilées hier vendredi, suite au Conseil des ministres, qui a planché essentiellement sur le budget de l’année prochaine.
Ces projections marquent le contexte de reprise post-covid, amorcé déjà cette année 2021, avec une croissance anticipée à 5,3%, contre 1,8% de croissance en 2020.
Dans le même temps, l’exécutif, plutôt optimiste, s’attend à un niveau d'inflation qui reste maîtrisé, en dessous du seuil communautaire de l’Uemoa, fixé à 3%.
“Le budget 2022 élaboré dans un contexte de reprise des activités économiques, prévoit une augmentation du taux de croissance du PIB réel de 1,8% en 2020 à 5,3% en 2021, soit une progression de 3,5 points. Ce taux devrait se situer à 6,1% en 2022 avec l’exécution des projets de la feuille de route gouvernementale. Par ailleurs, le taux d’inflation est maitrisé sous le seuil du plafond communautaire de 3%.”, indique le communiqué du Conseil des ministres.
Dans l’ensemble, le budget national 2022 est projeté à 1760 milliards francs FCFA, avec des parts de 40% pour le secteur social (selon les premières données du gouvernement). Si ce chiffre marque une hausse de 15,7% par rapport aux 1521 milliards francs CFA initialement prévus dans la loi de finances de cette année, cette augmentation est seulement de 3%, si l’on considère le collectif budgétaire validé par l'Assemblée nationale, qui est au final projeté à 1702 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
La rencontre d’échanges tenue en milieu de semaine à Lomé, entre le ministère du commerce, des représentants de la Banque africaine de développement (BAD) et une cohorte de femmes d’affaires (Nana Benz) sur l’entrepreneuriat féminin au Togo a débouché sur une conclusion. Notamment la nécessité de constituer une liste de recommandations qui prend en compte l’accès aux financements, le renforcement des capacités, la sécurisation de la logistique et les transferts monétaires ou encore la lutte contre la concurrence déloyale.

Cette assise qui visait à faire l’état des lieux du secteur et proposer des solutions pour son renforcement, a été l’occasion pour les différentes parties de faire la prospection du secteur et d’identifier les réels besoins et le mécanisme d’accompagnement nécessaires à sa croissance.
Au cours de la rencontre, il a été relevé que « même si certaines entraves à la création et à la gestion d’entreprise pour les femmes persistent, une tendance (confirmée en 2019), montre une évolution de la contribution des femmes aux nouvelles créations ». En effet, selon les données du Centre de formalités des entreprises (CFE), le nombre d’entreprises créées par les femmes au Togo est passé de 2701 en 2018 à 3426 en 2020, soit une croissance de 27% en 2 ans.
Notons qu’au terme des échanges, dans la dynamique d’améliorer la productivité des entreprises dirigées par les femmes, la création d’un musée pour les femmes d'affaires, “Nana Benz” a été envisagée.
Esaïe Edoh
Dans le souci de protéger les ressources naturelles, de nombreux pays soumettent les acteurs du secteur à une autorisation préalable. Le sable, la latérite, le gravier roulé et le gravier concassé qui sont des matériaux de construction provenant du sol sont considérés comme des ressources naturelles et donc soumis à la même règle.
L’exploitation, le transport, le commerce ou la transformation de tous ces matériaux est conditionné au Togo par l’obtention d’un permis spécial. La demande doit être adressée à la Direction générale des mines et de la géologie. Le coût de la procédure se décompose comme suit : 350 000 F CFA pour l’instruction du dossier, des droits fixes s’élevant à 1 000 000 F CFA et des redevances par superficie qui sont de 100 000 F CFA/km². Le permis une fois obtenu doit être renouvelé tous les 3 ans.
Notons que les permis délivrés sont strictement personnels et ne peuvent pas faire l’objet d’un transfert.
Description
Par exploitation on entend toute activité de développement, de mise en exploitation, d’extraction, de détention, de traitement, de transport, d’exportation et de vente des substances minérales.
Identification des personnes susceptibles / Légitimes à faire la demande
Toute personne physique ou morale de nationalité togolaise ou étrangère justifiant des capacités techniques et financières nécessaires pour mener à bien l’ensemble des activités minières ou de commercialisation.
Nom du guichet
Nom du guichet : Direction Générale Des Mines Et De La Géologie
Adresse : 06 avenue Sarakawa, B.P. 356, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 21 30 01
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site : https://www.togo-mines.com/
Coût de la procédure
Délais d’exécution :
Dans un bref délai
Durée de validité
Trois (03) ans renouvelables.
Pièces à fournir
Compléments d'informations