Togo First

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Désormais, les Togolais de l’Extérieur ont une maison à Lomé, la « Maison de la diaspora ». Ce cadre qui va également abriter le siège du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) et du Guichet Diaspora, est inauguré ce jeudi à Lomé par le ministre Robert Dussey

Cette maison, d’après le chef de la diplomatie togolaise, va optimiser les contributions des compatriotes de l’extérieur au développement national.  « L’inauguration de la Maison de la diaspora s’inscrit en droite ligne avec les multiples actions initiées par le gouvernement dans le but d’inclure et d’impliquer tous les Togolais à l’œuvre de construction nationale », a-t-il rappelé.

Elle va servir, selon Kodzovi Atitso, Président du HCTE, d’accélérateur des diverses initiatives prévues par les autorités togolaises dans le cadre de l’amélioration de la contribution nationale de la diaspora. « La création de cette maison est un signal fort envoyé à la diaspora à la veille du recensement des Togolais de l’Extérieur » a-t-il déclaré.

En rappel, l’exécutif togolais, a en mai dernier, procédé au lancement du programme d’actions pour le renforcement des contributions de la diaspora togolaise à la feuille de route 2020-2025. L’une de ces actions est la mise en place du Guichet Diaspora.  

S’agissant de la contribution de la diaspora togolaise à l’économie nationale, elle a connu une baisse de 4% en 2020, passant d’environ 247 milliards de FCFA en 2019 à 238,3 milliards FCFA en 2020, selon des données communiquées récemment par le Chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey. 

Esaïe Edoh

Délaisser bureau, logiciel de gestion et claviers d’ordinateur pour embrasser la terre, adopter les bottes d’agriculteurs, c’est le choix qu’a fait Edem Awoudi. Ce jeune entrepreneur togolais originaire du Zio (préfecture située à 40 km au Nord de Lomé), nanti d’un brevet de technicien supérieur en comptabilité et d’un certificat en maintenance de réseaux informatiques, est aujourd’hui à la tête d’une exploitation mêlant agriculture et élevage. 

Avant de se lancer à bras le corps dans l’entrepreneuriat, Edem gérait un cybercafé combiné à un atelier de maintenance informatique. Une activité qui, bien qu’elle soit en phase avec sa formation, ne lui permettait pas de gagner autant qu’il voudrait. Alors quand en 2016 il participe à une conférence sur l’entrepreneuriat et comprend qu’il pourrait gagner plus, se produit un déclic. “C’était devenu pour moi une évidence après avoir suivi un séminaire sur l'entrepreneuriat et analysé mes propres forces, faiblesses et potentialités”

S’investir dans l’agriculture, une autre grande évidence pour le jeune homme né à Gapé-centre, un village d’agriculteurs situé à 80 km au nord de Lomé, et qui, plus grand, s’est engagé au sein de l’association Eco bio. “L’association disposait d'une ferme de production de légumes bio et donc j'allais sur le site les dimanches pour apprendre.” Aussi, c’est tout jeune, quand il avait à peu près 12 ans, qu’il acquit les b.a.-ba de l’élevage. A l’époque, l’élevage d’une poule pondeuse lui avait été confié par son père. Même s’il avait reçu des instructions et recommandations de ce dernier, l’enfant qu’il était, aurait appris les bons et les mauvais gestes, ce qu’il faut faire ou ne pas, en autodidacte par le contact quotidien avec sa toute première tête d’élevage.

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Pour se lancer, il a investi ses économies issues d’une expérience en tant qu’opérateur de saisie. Il démarre petitement par une phase pilote. Sur une petite parcelle située dans la banlieue nord de Lomé, il produit du maïs, de l’arachide, du manioc et du sésame. A ces cultures, qu’il revendique biologiques, s’ajoute l’élevage de volaille et de petits ruminants. L’objectif à terme est de réaliser une exploitation à plus grande échelle sur un terrain de plusieurs hectares, situé pas très loin de sa localité de naissance et hérité de son grand-père maternel. 

“Mon projet s’articule autour de la production et commercialisation de légumes et céréales bio ainsi que de volailles et ruminants. Il répond en premier lieu au besoin de consommation des produits locaux et aussi au besoin de consommation thérapeutique vu que c’est du bio”, nous explique t-il, ajoutant tout sourire que le projet vient aussi augmenter la surface agricole consacrée au bio sur l’échelle nationale. 

Cependant, l'enthousiasme du jeune entrepreneur se heurte rapidement aux difficultés du terrain. Si l’élevage des poules a donné des résultats encourageants, puisqu’ayant débuté avec 11 têtes de poules, il en a aujourd’hui 24 pour la production avec des ventes de plus de 200 têtes. L’agriculture, soumise aux aléas climatiques, a en revanche beaucoup moins bien marché. En cause, le dérèglement saisonnier des pluies que subit le climat ouest-africain depuis quelques années déjà. “Le maïs, l’arachide, le sésame n’ont pas bien réussi, seul le manioc a résisté mais avec ces pluies répétées ces temps-ci, il risque d’y avoir des répercussions sur sa récolte si les intempéries persistent, avec pour effet de faire absorber beaucoup d’eau à la terre”, explique-t-il. 

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Au-delà de la production, Edem rencontre également les difficultés classiques que subissent les entrepreneurs de l’écosystème togolais. Entre difficultés de pénétration du marché, qui, en ce qui concerne le bio, sont rendues plus complexes par le caractère mensonger de certains produits estampillés “Bio” qui ont sapé la confiance des consommateurs et l’épineuse question de l’accès au financement. “La principale difficulté, c’est l’accès aux crédits bancaires qui reste très difficile, le taux d’intérêt proposé est souvent trop élevé, au-delà de 15%, et à cela, s’ajoute la défaillance de certaines structures d’accompagnement”, conclut l’agripreneur. 

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Pour lui, ces difficultés qui entravent l’entreprenariat agricole seraient beaucoup moins prégnantes pour les petits producteurs si le gouvernement et ses structures d’accompagnement se rendaient plus accessibles à ces derniers. Il pointe notamment du doigt, les processus et mécanismes d'assistance de ces structures qu'il juge trop complexes et inadaptés. 

En attendant d’éventuelles réformes de ces dispositifs, l’entrepreneur se tourne vers des structures privées d'accompagnement pour faciliter la croissance de son activité, espérant notamment gagner en financements et en capacité de production pour accroître sa présence sur le marché. “Dans la perspective d’accroître mes capacités de production pour pouvoir couvrir tout le marché national, j’ai sollicité un financement de 10 millions auprès d’une institution financière de la place par le biais de l’incubateur CUBE à travers son programme K-pital Race”, nous apprend-il. 

Concrètement, ces fonds devraient lui servir à réaliser un forage d’eau pour le maraîchage et payer les services d’un agronome-conseil spécialisé. Il prévoit également de s’équiper d’une couveuse et d’un système d'énergie solaire pour assurer l’autonomie énergétique de la ferme. 

Klétus Situ

“Les Rencontres Africa” se tiendront effectivement du 30 novembre au 2 décembre à Lomé, rappelle ce jeudi 25 novembre, la ministre de la promotion de l'investissement, Kayi Mivedor, au cours d’une rencontre avec la presse.

Au cours de ce rendez-vous d’affaire, les porteurs de 30 des projets sélectionnés à l'issue du Forum Economique Togo-UE auront l'occasion de « pitcher » ceux-ci devant les investisseurs français. « L’idée n'est pas de trouver de financement pour les 30 projets dans l'immédiat mais d’offrir aux porteurs, une audience auprès de potentiels investisseurs », précise la ministre. Ces « pitch » seront, en effet, disponibles pendant 6 mois, sur la plateforme des “Rencontres Africa” qui compte plus de 5000 abonnés, d'après Marc Hoffmeister, Commissaire de l’événement. 

L’événement va ressembler des décideurs français et des acteurs du secteur privé togolais. Ceux-ci auront l’occasion d’échanger sur des opportunités de partenariats d'affaires gagnant-gagnant. « C’est une grande occasion pour le secteur privé togolais de rencontrer celui de la France », a indiqué la ministre qui espère au sortir de la rencontre « des annonces de protocoles d'accord, des MOU, et des signatures de convention de partenariats ». Selon elle, « ce rendez-vous est le meilleur cadre pour faire éclore les entreprises togolaises qui innovent dans divers domaines ».

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De fait, à l’agenda de ce rendez-vous d’hommes d’affaires, sont prévues, des conférences-débats sur les opportunités d’affaires dans les domaines de l’agriculture, de l'eau, de l'énergie, de la santé et de la logistique précisément le 30 novembre. Les 1er et 2 décembre prochains, auront lieu des rencontres B to B soit à l'hôtel, soit dans des entreprises togolaises.

Notons que d’après les organisateurs, le rendez-vous va réunir plus de 350 opérateurs togolais et 100 hommes d’affaires en présentiel, plus 2000 autres participants qui suivront les activités en mode hybride, notamment des délégations de chefs d’entreprises de la Tunisie, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Congo, de la RDC, du Burkina, et du Bénin. 

Esaïe Edoh

L’Union Européenne va allouer une enveloppe de 9,5 milliards de FCFA au profit du Programme d’extension des réseaux électriques des centres urbains du Togo (PERECUT). L’accord de subvention a été signé ce 23 Novembre à Lomé par Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances et Rémy Rioux, directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD) pour le compte de l’UE. 

Ces fonds portent à 45,6 milliards de FCFA la contribution de la coopération européenne au PERECUT, programme lancé en 2020 avec pour objectifs d’améliorer sensiblement la couverture électrique et l’accès à l’énergie dans les villes de l’intérieur du pays. En chiffres, il est prévu pour durer trois ans et permettre la construction de 190 km de réseaux moyenne tension, 371 postes de transformation MT/BT et 1660 km de réseaux basse tension. “Le projet viendra également en appui au Programme d’électrification pour tous grâce à la fourniture de 58 000 compteurs supplémentaires”, peut-on lire sur le site de la Présidence de la République. 

“L’accord de subvention d’un montant de 14,5 millions d’euros soit 9,5 milliards de FCFA, que nous venons de signer avec le Directeur général de l’AFD, traduit l’excellence des relations de coopération entre l’Union européenne et la République Togolaise.” s’est félicité Sani Yaya.

Cette subvention de l’Union européenne déléguée à l’AFD vient en complément du prêt concessionnel d’un montant de 40 millions d’euros soit 26, 2 milliards de FCFA accordé par l’AFD et d’un don de la KFW d’un montant de 15 millions d’euros, soit environ 10 milliards d’euros pour la mise en œuvre du projet”, a également indiqué le ministre Sani Yaya.

Le nouvel appui européen au gouvernement intervient dans le cadre d’une mission qu’effectue la coalition “Equipe Europe” depuis quelques jours à Lomé. Cette coalition européenne composée notamment de la direction de la Commission européenne pour les partenariats internationaux, de l’AFD, et de la KFW (Fond allemand de développement), vise à mieux coordonner l’action de l’UE et de ses pays membres au profit des pays en voie de développement. 

“Sans électricité, la société et l’économie manquent de dynamisme. Je suis particulièrement fier que l’Initiative Equipe Europe avec la France, l’Allemagne et l’Union européenne ait pu contribuer à ce projet important”, a souligné Dénis Koen, directeur des partenariats internationaux de la Commission européenne. 

Klétus Situ

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Le gouvernement togolais et le secteur privé ont signé officiellement mardi la nouvelle charte des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Cette signature balise la voie à la mise à disposition des acteurs du secteur, de ce document actualisé.

Le document a été paraphé par le Ministre en charge de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel, Mazamesso Assih, représentant le gouvernement et les présidents du Groupement Togolais des Petites et Moyennes Entreprises et Industries (GTPME/PMI) et du Conseil National du Patronat CNP-Togo respectivement Innocent Démanya Ayivi et Laurent Tamegnon, au nom du secteur privé.

Cette charte définit le cadre général des mesures incitatives pour la promotion et le développement des TPME ainsi que les obligations et engagements des parties prenantes. La mise en œuvre de cette charte va « faciliter la transition des acteurs de l’informel vers le secteur formel », indique la ministre chargée du secteur informel.

D’après l’exécutif togolais, ce document est avantageux pour les entreprises. Il offre un soutien non financier aux entreprises catégorisées parmi les TPME notamment « dans la formalité foncière, les procédures de certification et la recherche de financement ». Il « permettra également aux TPME de se constituer entre elles une force, et d’accéder facilement aux mécanismes de financement », d’après le ministre de la communication et des médias, Prof Akodah Ayewouadan.

Notons que la charte prend en compte 4 catégories d’entreprises : les nano-entreprises, les micros entreprises, les petites entreprises et les moyennes entreprises et que leurs chiffres d’affaires devraient être compris entre 5 millions FCFA et 1 milliard FCFA.

Esaïe Edoh

Désormais, les voyageurs munis d'un pass vaccinal togolais pourront le présenter valablement dans l’ensemble de l’Union européenne (UE) et vice-versa. En effet, les certificats délivrés au Togo sont reconnus dans l'Union Européenne, une première en Afrique subsaharienne, comme l’indique un communiqué conjoint du ministère des postes et de l'économie numérique, et de la délégation de l’UE au Togo, ce 24 novembre 2021.

« Le gouvernement togolais et la Délégation de l’Union européenne ont le plaisir d’annoncer la reconnaissance ce jour, du certificat de vaccination numérique du Togo dans les 27 pays de l’Union européenne. », indique la communication conjointe, tout en précisant que « la mesure sera effective à compter du jeudi 25 novembre 2021. »

Cette avancée est justifiée notamment par le niveau relativement élevé de vaccination dans le pays. « Le gouvernement togolais a en effet mis en place une stratégie de vaccination efficace de la population qui place le Togo au rang des pays les mieux vaccinés de la sous-région. », indique-t-on, avec plus d’un million de personnes, soit 25% de la population cible togolaise, déjà enregistrés sur la plateforme numérique d’enrôlement et de suivi des personnes vaccinées.

« La reconnaissance du certificat togolais par le système européen atteste de l’importance pour notre pays de construire des solutions numériques interopérables qui répondent aux normes et aux standards internationaux », s’est réjouie Cina Lawson, Ministre de l'Économie numérique et de la transformation digitale.

Notons que le pays est interconnecté au réseau européen, au même moment que Singapour en Asie. « Je suis [également] ravi que nous ayons le premier pays d'Asie du Sud-Est (Singapour) et le premier pays d'Afrique subsaharienne (Togo) qui seront interconnectés au certificat numérique COVID. », s’est ainsi félicité Didier Reynders, Commissaire européen à la Justice.

A ce jour, le Togo a administré en tout 1,5 million de doses, représentant 18,2 doses pour cent habitants, et 6,1 % de sa population complètement vaccinée, selon les données compilées par la plateforme Our world in Data.

Ayi Renaud Dossavi

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La société togolaise CALAFI Sarl, active dans le transfert de technologie, l’agro-industrie, et les énergies renouvelables, devient représentant exclusif au Togo de la société allemande CLAAS, spécialisée depuis cent ans dans la fabrication de machines agricoles de précision (moissonneuses batteuses et tracteurs notamment) à travers le monde.

Les deux acteurs ont scellé ce partenariat ce mercredi 24 novembre 2021, par la signature d’un accord de représentation exclusive, à l’occasion de laquelle ils étaient représentés respectivement par Lambert Nayante, DG de CALAFI, et Steffen Tieman, Directeur régional de Claas pour l'Afrique et le Moyen-Orient. C’était notamment en présence du représentant de l’ambassade allemande au Togo, et de l’Agence de promotion et de développement des Agropoles au Togo (APRODAT).

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« Cette convention est la consécration d'un long partenariat avec la société Claas qui va nous permettre d'être plus outillés dans le développement du secteur agricole au Togo. », s’est réjoui le DG de CALAFI Sarl.

A travers cette concession, la société togolaise entend notamment fournir des produits de la marque allemande au Togo, et les mettre à disposition des producteurs agricoles togolais. 

« Notre idée, c'est d'aménager et préparer la terre pour les paysans, qui seront entre autres regroupés en associations, en organisations de producteurs agricoles. Ils auront la facilité de travailler le sol, puisqu'il sera débouché, pour leur permettre de mieux produire et d'avoir un meilleur rendement », a-t-il poursuivi.

L’entente inclut également un volet de transfert de technologie, et la formation de techniciens togolais, pour la maintenance de ces machines.

« Nous allons mettre à disposition des machines de qualité, que ce soient des tracteurs, des moissonneuses ; et en plus, on va former les employés de CALAFI, afin qu'ils puissent assurer la maintenance et la pérennité du matériel. », explique à cet effet Pierre Comptour, représentant de Claas pour l’Afrique de l’Ouest.

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Par ailleurs, le pays a été choisi, « parce qu'on a vu qu'il y avait un gros potentiel agronomique au Togo, et qu'on cherche des partenaires fiables pour ce développement. ». Il s'agit également de partir de la position du Togo comme point d’entrée, pour partir à la conquête de la sous-région. Cet accord va ainsi « nous permettre de rayonner sur les pays voisins, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et pourquoi pas le Ghana. », a-t-il ajouté. 

Notons qu’au Togo, CALAFI, créée en 2007, est active dans le développement agricole, notamment en tant que partenaire de l'APRODAT. Selon son top management, la société est présente sur “plusieurs contrats”, dont l'aménagement de terres dans le Nord, et sur le projet d'agropole de la Kara.

Ayi Renaud Dossavi

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Le ministère chargé de l’agriculture a mis en début de semaine à la disposition des directeurs préfectoraux et conseillers agricoles des régions centrales, Kara et Savanes, des matériels roulants. Composés de 211 motos tout terrain et 19 véhicules, ces engins devront permettre aux bénéficiaires de maintenir le lien avec les producteurs de leurs zones d’interventions.

Ce moyen de déplacement mis à disposition de ces acteurs devra spécifiquement selon le ministère chargé de l’agriculture, les aider à mailler le terrain, assurer un encadrement au quotidien des producteurs agricoles, les écouter, les sensibiliser et former aux nouvelles techniques agricoles.

L’objectif à travers cette démarche est aussi de renforcer l’accompagnement des coopératives agricoles tant sur le plan technique que financier et procéder à la collecte des données statistiques fiables pour mieux connaître l’agriculture togolaise.

Selon le ministère, les directeurs préfectoraux et les conseillers agricoles « sont un maillon incontournable dans la dissémination de la vision du ministère de l’agriculture. Celle d’assurer la sécurité alimentaire, améliorer les exportations des produits transformés ainsi que la balance commerciale ».

 Notons qu’au Togo, l’agriculture contribue à hauteur de 40 % au produit intérieur brut (PIB) du pays, selon les données officielles. 

Esaïe Edoh

La Banque ouest africaine de développement (Boad), institution de développement commune aux huit pays de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine) va bénéficier d'une ligne de crédit de 150 millions d’euros (soit 98,3 milliards FCFA) de la Banque africaine de développement (BAD). Cette facilité servira à appuyer le secteur privé dans l’espace communautaire, annonce l’institution basée à Lomé, au terme de son 126ème Conseil d’Administration, tenue hier mardi 23 novembre dans la capitale togolaise.

« Ce concours est destiné à appuyer les entreprises du secteur privé de la zone UEMOA dans tous les domaines d’activités, avec un accent sur les projets concernant le secteur agricole, la promotion des femmes et l’amélioration des conditions de vie des populations. », indique l'institution sous-régionale.

 « Un minimum de 10% des ressources de la ligne de crédit devra servir au financement de projets portés par des femmes entrepreneurs ou bénéficier à des femmes entrepreneurs », a détaillé la Banque dirigée par Serge Ekué. 

Alors que depuis sa création, ses interventions se sont majoritairement concentrées sur le secteur public, ce financement obtenu de la banque panafricaine et qui permettra d’irriguer le les entreprises privées de la zone d’intégration marque un pas en avant de la BOAD dans son plan d’investissements DJOLIBA qui veut notamment rééquilibrer les appuis aux secteurs deux secteurs.

Rappelons qu’il y a quelques jours, la BIDC, l’autre banque de développement sous-régionale basée à Lomé a pour sa part bénéficié d’une injection de 40 milliards FCFA, du Marocain Bank of Africa (BOA), également pour soutenir le secteur privé, mais cette fois dans les 15 pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). 

Ayi Renaud Dossavi

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Pour prévenir le réchauffement climatique, le Togo s’est fortement engagé dans la lutte contre la déforestation. Dans cette optique, l’exploitation du bois naturel est encadrée par la loi. Ainsi, le transport de ce bois et du teck après coupure est soumis à l’obtention d’un laissez-passer. 

Cette autorisation spéciale est obtenue auprès de la Direction des Ressources Forestières (DRF). Les prix varient de 20 FCFA à 650 FCFA l’unité en fonction de la nature du bois. Le document est délivré en 3 jours pour le bois simple et 4 jours pour le Teck. Le laissez-passer n’est valable que pour 72 heures.

Notons que cette autorisation est strictement personnelle.

Personnes éligibles : 

Toute personne

Coût de la procédure : 

  • Grume et grumelle de teck : 500 F CFA l’unité ;
  • Poteau de teck : 150 F CFA l’unité ;
  • Perche et Pieu teck : 20 F CFA l’unité ;
  • Equarrie de teck : 100 F CFA l’unité ;
  • Planche bois blanc : 250 F CFA l’unité ;
  • Chevron : 250 F CFA l’unité ;
  • Planche bois rouge : 650 F CFA l’unité. 

Délais d'exécution :

  • Autorisation de transport après la coupe de bois naturel : trois (03) jours à partir de la date du dépôt de la demande ;
  • Autorisation de transport après la coupe de teck : quatre (04) jours pour la première autorisation et deux (02) jours pour la suite. 

Validité

72 heures.

Où faire la demande ?

Nom du guichet : Direction Des Ressources Forestières

Adresse : 52, QAD rue de la Kozah, 01 B.P. 355, Lomé, Togo.

Téléphone : 22 21 46 04/ 22 21 40 29

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site Web : www.environnement.gouv.tg

Pièces à fournir

  • Une autorisation de coupe valide ;
  • Une demande de transport adressée au directeur des ressources forestières.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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