La réouverture des frontières terrestres de la CEDEAO fermées depuis bientôt 2 ans s’annonce pour le 1er janvier 2022, date proposée par des ministres sectoriels de la sous-région, qui à l'issue d’une rencontre ce lundi 06 décembre, ont formulé des recommandations à l’endroit des chefs d’Etat.
Ces ministres, de concert avec l’organisation ouest-africaine de la santé, recommandent aux dirigeants l’implémentation effective des directives harmonisées aux postes de frontières, la reconnaissance mutuelle des tests PCR Covid-19 et l’harmonisation de leur durée de validité.
Ces recommandations, soutiennent la cinquantaine de participants à la rencontre, font suite aux « leçons tirées des deux années de fermetures des frontières ». En effet, rapportent-ils, « la pandémie a donné lieu à des perturbations sur la demande, l’offre et les investissements dans les principaux secteurs économiques ». De même, « la covid-19 a négativement impacté le volume des échanges commerciaux et la mobilité des personnes ».
En termes financiers, les officiels ouest-africains évaluent à 6,7% la baisse cumulée du PIB des pays de la CEDEAO entre 2020 et 2021, ce qui représente environ 50 milliards $. Bilan qui démontre d’après eux, que « la réouverture des frontières pour la relance économique devient dès lors un enjeu fondamental ».
Les recommandations seront présentées au conseil des ministres de la CEDEAO prévu jeudi et vendredi prochains à Abidjan et transmises à la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement pour adoption
Rappelons que les frontières terrestres ont été fermées à la suite l’avènement de la Covid-19. La décision a été prise par les dirigeants africains dans le but de rompre la chaîne de propagation de la maladie.
Esaïe Edoh
Les pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), se préparent à se doter d’un système d’information foncière en zone urbaine. Et selon les informations, le Togo, suite à la réunion des Ministres chargés de l'urbanisme, de l’habitat et du foncier urbain dans la zone, tenue à Dakar fin novembre, va apporter son expertise à l’espace communautaire en ce sens. Il va ainsi partager son expérience en matière de réforme foncière, notamment la mise en place de sa base de données sur le foncier, la dématérialisation des formalités de demande de mutation définitive, ou encore du permis de construire dans le Grand Lomé.
Spécifiquement, le système d’information à mettre en place et qui sera opérationnel très prochainement, permettra de renforcer les capacités des acteurs et d’approfondir le dialogue autour du foncier. Il prendra également en compte des questions relatives à l’harmonisation des procédures régissant l’immatriculation foncière et l’accès au titre de propriété, entre autres.
Selon le ministre togolais de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme Foncière, Me Koffi Tsolenyanu, cette plateforme sera “un outil primordial pour le renforcement de l’efficacité des politiques de l’habitat à l’échelle des huit pays de l’UEMOA”. Elle devra servir de base de données unique.
Pour rappel, en matière foncière, le Togo, au cours de ces dernières années, a enregistré des avancées qui se traduisent par des initiatives de modernisation en cours dans les milieux urbains. Il s’agit notamment du Projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU), du Projet eau et assainissement (PEAT), et des projets immobiliers tels que Mokpokpo, Renaissance, Well City.
Esaïe Edoh
Au Togo, l'Institut national d'assurance maladie (INAM), qui a notamment pour mission d’assurer la couverture des risques liés à la maladie, aux accidents et maladies non professionnels, a lancé cette semaine, une campagne de sensibilisation à l'endroit des prescripteurs et pharmaciens, sur sa nouvelle liste de médicaments remboursables.

Cette campagne, qui doit couvrir l’ensemble du pays, est mise en oeuvre en collaboration avec le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (Synphot). Elle a commencé hier lundi 06 décembre 2021, dans la ville de Dapaong avec des échanges entre les deux institutions et les prescripteurs, sur la nouvelle liste, comme l'indique la structure dirigée par Myriam Dossou-d’Almeida.
Notons que l’initiative s’inscrit dans le sillage d'autres activités de sensibilisation notamment un webinaire au mois de juillet, réalisées cette année, pour vulgariser cette nouvelle mise à jour des médicaments remboursables qui est entrée en vigueur depuis l’an dernier (le 1er Décembre 2020).
En vue de rendre disponibles les médicaments remboursables au meilleur coût pour ses assurés, l'INAM exhorte les pharmaciens à "exercer pleinement leur droit de substituer les médicaments lorsque cela est nécessaire"
Ayi Renaud Dossavi
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La Start-up Gozem, jusque-là spécialisée dans le développement d'application qui fournit une multitude de services, a annoncé récemment son projet de se lancer dans les services bancaires numériques et de prêt à ses utilisateurs.
Précisément, il s’agira d’un dispositif permettant aux utilisateurs individuels d’échanger de l'argent contre de l'argent mobile via l'application Gozem « Ce que nous essayons d'offrir, c'est une solution de portefeuille intégrée qui est incluse dans une suite de différents services », informe la start-up.
En effet, ce modèle de services bancaires, selon la jeune pousse en pleine expansion sur le continent africain, sera semblable à celui proposé par SafeBoda, la plate-forme de transport à deux roues, basée en Ouganda et devra révolutionner la technologie en Afrique francophone. « Près de 95 % de l'argent et l'attention vont toujours à quatre, cinq pays d'Afrique… Nigeria, Ghana, Kenya, Afrique du Sud, Égypte », a constaté Raphael Dana, co-fondateur de Gozem qui précise que « l'Afrique francophone est un peu laissée de côté sur toutes les tractions importantes ».
Pour gagner ce pari, Gozem prévoit de mettre à contribution son réseau existant d'utilisateurs en l’occurrence ses chauffeurs et commerçants pour servir d'agents dans toutes les 13 villes où elle est opérationnelle.
En rappel, elle a récemment levé environ 3 milliards FCFA pour étendre son réseau en Afrique francophone et développer ses services.
Esaïe Edoh
En visite de travail de 48 heures à Lomé, la semaine écoulée, le Premier ministre du Gabon, Rose Christiane Ossouka Raponda et sa délégation, ont, avec les officiels togolais, exploré de nouvelles pistes de coopération au profit de leurs populations. C’était au cours d’une séance de travail co-présidée par Victoire Dogbé et son homologue Christiane Ossouka Raponda.
D’entrée, il est à relever que sur le plan agricole, les deux délégations, ont relevé la nécessité de se doter d’une cartographie participative, d’un plan national d’affectation des terres et d’un système d’exploitation halieutique. Notamment, après avoir passé en revue les questions relatives aux potentiels et productions agricoles, aux opportunités d’investissements, aux infrastructures de dessertes des zones agricoles, au coût énergétique des infrastructures de transformation et d’importation des produits halieutiques et au foncier.
Préoccupés par la question de digitalisation, les officiels des deux pays ont exprimé le besoin d’ouvrir des axes de coopération pour l’implémentation des différentes composantes du projet Novissi et des approches innovantes dans la gestion de la crise sanitaire au Gabon, d’après les informations.
Aussi, les deux délégations, dans le souci de faciliter l’approvisionnement légal et réciproquement rentable du bois, se sont-elles engagées à poursuivre les échanges autour du mémorandum d’entente pour établir un cadre de coopération. Le Togo, d’ores et déjà, entend, selon la présidence togolaise « s’inspirer du succès de la politique gabonaise de transformation du bois, en vue de l’installation efficiente d’une unité de transformation du bois sur le site de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) ». Dans cette dynamique, « l’Etat du Togo pourra également bénéficier du Gabon du mécanisme d’obtention des crédits carbone, qui lui permettra de supporter son plan de reboisement ».
La délégation gabonaise a, pour sa part, annoncé, après la visite du Centre d’enfouissement technique (CET), son intention de tirer profit du Togo dans le domaine de gestion des déchets urbains, apprend-on.
Des questions relatives à l’inclusion et à la protection sociale, à la communication, au transport, à l’économie maritime ainsi qu’aux relations institutionnelles, ont été également abordées.
Rappelons que les deux pays entretiennent d'excellentes relations de coopération dans les domaines abordés depuis plusieurs années.
Esaïe Edoh
De jeunes togolais regroupés au sein de la start-up Confordia ont procédé ce samedi 04 décembre au lancement à Lomé, de la plateforme Confordia.com, dédiée à la gestion de l’hébergement et de l’événementiel.

Les promoteurs de cette solution digitale, avant de s’aligner sur ces segments d’activités, déclarent avoir identifié un besoin en termes de facilitation de la recherche des hébergements (hôtels et appartements meublés), surtout à l’intérieur du pays. « Des gens qui viennent, expriment souvent ce besoin, mais il n’existe pas de solution digitale pour satisfaire leurs attentes. Notre initiative se veut donc une solution à ce besoin », a confié Anselme Efu, directeur général de Confordia et promoteur du projet Confordia.com, qui propose une solution non facturée aux clients.
La société qui revendique 70 partenariats négociés avec les infrastructures d’accueil, intervient également pour « faciliter l’organisation des événements, de leur conception à leurs préparatifs, leur organisation matérielle et logistique, voire des services connexes comme ceux d’hôtesses, la décoration, la restauration et autres », souligne son promoteur N°1.

Concrètement, informe-t-on, un formulaire électronique est renseigné par le client sur confordia.com et, 48 heures après, les clients reçoivent les offres. Des solutions promouvant les moyens de paiements électroniques seront activées prochainement sur la plateforme afin de faciliter les paiements, apprend-on.
En rappel, en 2019, Anselme Efu a décroché le prix du Marketing digital aux Afro Marketers Awards.
Séna Akoda
Après avoir obtenu une autorisation d’ouverture d’une officine privée, le pharmacien a l’obligation de faire la demande d’une licence d’exploitation pour pouvoir démarrer effectivement ses activités. Cette autorisation loin d’être simplement motivée par des considérations bureaucratiques permet de s’assurer que l’officine respectera les critères d'hygiène et de signalisation nécessaire.
Pour obtenir ce second sésame, l’intéressé doit s’adresser à la Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires. Celle-ci lui communiquera le montant à payer et il devra patienter 3 mois avant d’obtenir l’autorisation. Une fois obtenue, la pharmacie peut ouvrir et commencer par desservir les populations.
Notons que l’autorisation ainsi obtenue est strictement professionnelle et que les pharmaciens doivent respecter scrupuleusement la déontologie de leurs métiers.
Personnes éligibles :
Tout pharmacien, préalablement détenteur d’une licence d’ouverture.
Coût de la procédure :
Les frais d’études de dossier sont à la charge du postulant
Délais d'exécution :
Trois (3) mois
Où faire la demande ?
Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires
Adresse : Avenue du 2Fevrier, Lomé, Togo
Téléphone : 23 20 91 52
Pièces à fournir
Adresser sous pli recommandé au ministre chargé de la santé, un dossier complet en trois (03) exemplaires, comprenant :
Compléments d'informations
Au Togo, le ministère chargé des enseignements va procéder le 20 décembre prochain, au lancement des travaux de construction de 30.000 salles de classe sur l’ensemble du territoire. afin d’augmenter les capacités d’accueil en milieu scolaire.
D’après le ministre Kokoroko, chargé des enseignements, ce projet dénommé « Augmentation des capacités d’accueil scolaire », va s’étendre aux travaux de réhabilitation et à l’équipement des salles de classes. Sa mise en œuvre s’inscrira, apprend-on, en droite ligne avec les ambitions gouvernementales inscrites dans la feuille de route gouvernementale (2020-2025).
Notons que selon les informations, les autorités togolaises accordent une attention particulière au renforcement du secteur de l’éducation.
En 2021 par exemple, 195,5 milliards, soit 25,1% de la dotation des ministères et institutions ont été alloués au secteur. Plus tôt en 2020, le secteur était doté de 123 milliards FCFA soit 16,3% du budget de l’Etat.
Esaïe Edoh
A l’occasion de la 33è session plénière de la Commission Africaine de l’Aviation Civile à Kigali au Rwanda, le Togo, représenté par son ministre des Transports, Affoh Atcha Dedji, a rappelé aux Etats africains l’importance d’une adhésion massive au Marché unique du transport aérien en Afrique (Mutaa).

L’officiel togolais, intervenant au nom du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, désigné « Champion » du Mutaa), a encouragé les Etats africains non signataires de cette initiative à rejoindre les 35 autres nations membres. C’était aussi l’occasion pour le Togolais d’évoquer les avantages de ce marché.

Lancé en 2018 par les chefs d’Etat et de Gouvernement africains, le Mutaa est un projet inscrit dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA), avec pour vision principale la libéralisation et l’unification des espaces aériens africains. A ce titre, il devrait augmenter la connectivité sur le continent et promouvoir le développement du secteur de l’aviation, du tourisme et du commerce.
Pour rendre opérationnel le projet, le dossier a été confié au Président Faure Gnassingbé.
Esaïe Edoh
De la “fibre optique” qui se distribue comme de petits pains dans les quartiers de Lomé aux importantes promesses d’investissements des opérateurs, l’internet fixe est l’un des secteurs où la qualité du service a semblé s’être le mieux améliorée sur les 3 dernières années au Togo. Dans cet article, Togo First fait un gros plan sur le secteur togolais de l’internet fixe.
La Covid-19 tire l’Internet fixe
En 2020, le nombre d’abonnés à l’Internet fixe au Togo a augmenté de plus de 65 % à 52 707 selon les données de l'ARCEP. Cette crue, favorisée par les mesures de distanciation physique liée à la Covid-19, est surtout portée par Togo Telecom et GVA Togo (Canalbox). Si la filiale de Vivendi est le principal moteur de cette croissance (+207%), le parc d’abonnés de l’opérateur historique togolais a également augmenté considérablement, soit une hausse de 38% à plus de 32 500 abonnés.

Canalbox, locomotive de la croissance
Déjà locomotive de la croissance sur le nombre d’abonnés et le chiffre d’affaires dans le secteur en 2019, Canalbox poursuit sa période faste avec une nouvelle performance de rang sur les quatre trimestres de 2020. La filiale togolaise de Vivendi qui fournit de la fibre optique à domicile, a plus que triplé son nombre d'abonnés, passant de 5 945 à 18 270, soit une progression de 207%. En 2019, sa deuxième année d’exercice, l’opérateur détenu par le groupe Bolloré, a multiplié ses abonnés par 4 à 5 945 box contre 1 180 seulement en 2018. Cette performance traduit une hausse de 404%.
Le chiffre d’affaires du Fournisseur d’Accès Internet (FAI) qui fournit de la fibre à 15 000 FCFA (10 Mbps) et 30 000 FCFA (50 Mbps), a ainsi frôlé au cours de la période sous-revue, la barre du milliard FCFA (990 millions FCFA), soit une hausse de 230%. En 2019, les activités de l’entreprise d’origine française avaient déjà bondi de plus de 400%.

Canalbox déclasse Togo Télécom sur la fibre optique à domicile
Alors qu’il était en 2019 leader sur le segment de la fibre optique à domicile (FTTH), Togo Télécom s’est vu détrôner en 2020. Malgré une croissance de 56% de ses abonnés à 11 124, l’ex-opérateur public s’est fait dépasser par Canalbox dont le parc d’abonnés a franchi la barre des 18 000.

Globalement, Togo Télécom, toujours maître du marché
Même s’il a perdu sa place de leader sur la fibre optique, l’opérateur historique continue de contrôler les autres technologies d’accès. Sur l’ADSL, les abonnements affichent une hausse de 35%, alors que les branchements via lignes spécialisées connaissent une augmentation de 42%.

Ainsi, Togo Télécom concentre à lui seul, plus de 68% des abonnements à l’internet fixe, contre 38% pour CanalBox. Mieux encore, avec un chiffre d’affaires de 7,6 milliards FCFA, en hausse de 35%, la filiale de TogoCom, détient désormais 86% des parts de marché, loin devant GVA (990 millions FCFA - 11%), CAFE Informatique (227 millions FCFA - 2,6%) et Teolis (42 millions FCFA - 0,5%).

Café Informatique : la descente aux enfers se poursuit
En 2020, Café Informatique a continué à perdre ses abonnés. Alors que tous les FAI ont vu leur nombre d’abonnés exploser, une hausse soutenue par la Covid-19, l’opérateur dirigé par Jean-Marie Noagbodji a poursuivi sa descente aux enfers, son parc d’abonnés a baissé de trimestre en trimestre au cours de l’année 2020, pour tomber à 1 768 abonnés contre 2 334 un an plus tôt. Le chiffre d’affaires de l’opérateur basé à Avénou (banlieue ouest de Lomé) s’est également reflué, chutant de 33% à 227 millions FCFA.

Les investissements pas au rendez-vous

Hormis Togo Telecom qui a accéléré ses investissements en 2020, les opérateurs sont restés plus prudents au cours de l’année, réduisant leurs dépenses en capital.
Fiacre E. Kakpo