Pour des raisons diverses, il peut arriver qu’un propriétaire de pharmacie prenne la décision de céder son officine. La nature délicate d’une telle cession fait qu’elle est soumise à une autorisation spéciale. Elle ne se déroule pas en effet comme les cessions commerciales classiques.
Pour pouvoir réaliser cette opération, le pharmacien propriétaire doit s’adresser à la Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires qui lui indiquera le coût de la procédure. Si le dossier est validé, la licence pour la cession d’une pharmacie est délivrée dans un délai de 5 mois.
Notons que les pharmaciens sont les seuls à pouvoir posséder une pharmacie au Togo. Ainsi la cession d’une officine doit se faire obligatoirement en faveur d’un autre pharmacien.
Personnes éligibles :
Tout pharmacien, propriétaire d’une officine de pharmacie privée.
Coût de la procédure :
Les frais d’études de dossier sont à la charge du postulant.
Délais d'exécution :
Cinq (5) mois.
Où faire la demande ?
Nom du guichet : Direction De La Pharmacie, Du Médicament Et Des Laboratoires
Adresse : Avenue du 2 Fevrier, Lomé, Togo.
Téléphone : 23 20 91 52
Pièces à fournir
Le cédant doit, conjointement avec l’acquéreur, adresser, par écrit, au ministre chargé de la santé, un dossier comportant :
Concernant l’acquéreur, le dossier doit comporter les pièces suivantes :
Au Togo, La Poste a lancé ce vendredi, E-poste, son application mobile dédiée aux services de mobile banking, paiement de facture et scolarité universitaire ainsi que de réservation de bus.
Concrètement, les clients disposant d’un compte auprès de l’opérateur peuvent désormais effectuer depuis leur domicile une palette de transactions financières courantes.
“E-poste offre des fonctionnalités diversifiées qui vont des transferts de compte à compte ou de compte vers cash au paiement de facture d’eau, d’électricité, en passant par les cotisations sociales à la CNSS, les taxes et impôts à l’OTR et les frais de scolarité des étudiants”, a détaillé l’opérateur qui est aussi spécialisé dans la livraison de colis et du courrier.
“Le règlement de la redevance de la boîte postale, et l’achat de ticket de transport "Courrier", sont tout aussi disponibles via l'application, indique-t-on.
Pour Armand Awata, directeur de la clientèle financière, cette appli devrait « mettre fin aux affluences des clients dans les agences et limiter les rassemblements surtout en ce temps de Covid-19 ».

Si nombre de spécialistes voient l’avenir de La Poste dans la digitalisation de ses services, transformation qui devrait servir de rampe à l’inclusion financière, le lancement de E-Poste marque un nouveau pas important pour l’opérateur détenu à 100% par l’État togolais. Ce n’est pas le premier pion de La Poste sur l’échiquier de sa transformation digitale. Avant E-Poste, l’opérateur avait déjà mis sur orbite les services E-colis, le site marchand Assiyeyeme ou encore le Postraker, l’application de suivi des envois et des colis. Pour rester dans le jeu concurrentiel imposé par l’avènement de nouveaux acteurs comme les start up opérant dans le e-commerce.
Mais “E-poste n’est qu’un maillon dans la chaîne de services digitalisés déjà offerts ou à venir de la Poste”, rassure Kwadzo Dzodzro Kwasi, DG de l’institution qui “met les bouchées doubles” pour ne pas rester “en marge de la croissance technologique”.
Selon l’Union postale universelle (UPU), l’avenir de la Poste est dans l’e-commerce et la digitalisation des services postaux.
Mardi, le Port autonome de Lomé a annoncé que Lomé Container Terminal (LCT), son plus important terminal à conteneurs, a établi un nouveau record. 1 million de conteneurs traités en 2021 au cours des 11 premiers mois de l’année, l'équivalent de 1 450 000 EVP, selon les normes internationales. Une performance plutôt inédite pour la plateforme logistique lancée en 2014, et qui a depuis, fait exploser les performances du port togolais qui s’est ainsi hissé en tête, sur le segment des transbordements dans le Golfe de Guinée.
Lome Container Terminal (#LCT) a franchi le cap des 1 million de conteneurs en par an
— Port Autonome de Lomé (@portdelome) December 7, 2021
Avec 1 million de conteneurs traités au cours de l’année 2021, Lomé Container Terminal confirme son statut de Meilleur Terminal à conteneur de transbordement de l’Afrique de l’Ouest.#Togo pic.twitter.com/bHkIpHvi5d
LCT qui a, d'année en année, amélioré son propre record, est notamment la cheville ouvrière de l'entrée fulgurante de Lomé dans le top 100 des Ports mondiaux sur le trafic conteneur. En 2020, la plateforme née de la Joint-venture entre China Merchant et Terminal Investment Limited (TIL), véhicule opérationnel dédié de l'armateur MSC, avait brassé 1 366 114 EVP, en hausse de 20%, malgré la Covid-19 qui a mis l'économie mondiale aux arrêts et coupé plusieurs voies maritimes.
Depuis sa mise en service en 2014, opération qui a impliqué les concours financiers de plusieurs institutions majeures comme la SFI et Proparco, LCT a vu son volume de conteneurs traités augmenter de près de 40 fois (3 952%).

Pour l’acteur portuaire qui accueille en moyenne une quarantaine de navires par mois, “l'un des piliers de cette croissance est l’apport de son principal client qui n’est autre que MSC Mediterranean Shipping Company qui a fait du Port de Lomé, sa destination de prédilection pour desservir l’Afrique.” Le deuxième armateur mondial avait de fait, clairement annoncé ses ambitions d’investissements notamment de plus de 30 millions $ à l’horizon 2020 et de 500 millions $ d’ici 2030.
Globalement, le Port de Lomé qui est devenu progressivement depuis l’arrivée de LCT, le port de référence en matière de transbordement dans la sous-région - plus de 70% des conteneurs traités sont en transbordement -, continue de creuser l’écart avec ses principaux concurrents sur ce segment.
Fiacre E. Kakpo
L’Agence française de développement (AFD) a accordé cette semaine, une nouvelle subvention de 8 millions d’euros (environ 5,24 milliards FCFA) à la commission de la Cedeao, pour soutenir son programme de stockage et de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. L’information émane de l’Agence régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA).
La subvention française couvre une période de 3 ans et vise à consolider, à court terme, les acquis de la mise en œuvre de la première phase de la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire (RRSA). Ce mécanisme régional, adopté depuis 2012, permet de faire jouer la solidarité régionale des pays de la CEDEAO, en cas de crise alimentaire majeure dans la région.
« Nous sommes convaincus que ce nouvel appui contribuera à la pérennité du système de stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et permettra de mobiliser d’autres partenaires du développement pour renforcer encore la résilience aux différents chocs affectant la sécurité alimentaire dans la région », a expliqué pour sa part le Directeur de l’AFD du Nigeria.
Cette nouvelle facilité, apprend-on, fait suite à un financement de 56 millions d’euros de l’Union européenne (dont 31,9 millions de délégués à l’AFD), débloqué dans la phase pilote de la stratégie régionale de stockage de la CEDEAO
Rappelons que ce programme, soutenu par l’AFD, s’intègre dans la Stratégie régionale de stockage de la CEDEAO (adopté en 2012), et s’appuie notamment sur des stocks de proximité, des stocks nationaux et une Réserve régionale de sécurité alimentaire, pour répondre à des besoins en cas de crise alimentaire majeure dans un ou plusieurs pays de la sous-région.
L'Agence de Promotion des Investissements et de la Zone franche, (API-ZF), va améliorer son modèle opérationnel pour mieux promouvoir la destination Togo et attirer davantage les investisseurs. L’organe a, à cet effet, tenu jeudi, un atelier d’information sur le modèle qui sera mis en place avec les représentants d’institutions publiques et privées et les différentes parties prenantes.
Conçu après une consultation de 41 institutions publiques et privées, le nouveau modèle qui trace l’axe sur lequel seront dirigées les missions de l’agence, devrait permettre à l’API-ZF de mieux jouer son rôle d’organe transversal, en prenant en compte tous les secteurs d’activités.
Selon la ministre de la promotion de l’investissement Kayi Mivedor (photo), l'objectif est que l’API-ZF “joue pleinement son rôle et participe à l’attraction de l’investissement, à la facilitation de l’installation de l’investisseur au Togo, mais aussi au service post-investissement".
Cette démarche s’inscrit par ailleurs en ligne droite avec les ambitions du Togo, contenues dans sa feuille de route quinquennale. Notamment, celle de maintenir le cap des avancées réalisées ces dernières années dans le cadre du climat des affaires ou encore en matière d’attrait des IDE.
Récemment, le pays a même lancé un portail web exclusivement dédié à l’investissement. Objectif : accompagner les investisseurs dans l’accès à l’information, l’accomplissement des procédures administratives et la facilitation de leur installation, entre autres.
Lire aussi :
La Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République togolaise, Sandra Ablamba Johnson, a formulé ce mercredi, 5 propositions majeures pour une meilleure adaptation de l’aide internationale et surmonter les handicaps des Pays les moins avancés (PMA). C’était à l’occasion d’une réunion de haut niveau organisée en prélude à la cinquième Conférence des Nations Unies sur les Pays les moins avancés (PMA).
La représentante du Togo à cette rencontre a suggéré entre autres, l’augmentation du financement destiné aux PMA et des financements du secteur privé, ainsi que l’amélioration de l’accès des pays en développement aux vaccins contre la Covid-19 et aux infrastructures sanitaires. Elle a proposé également la dynamisation des partenariats pour renforcer les capacités des PMA ainsi que la réallocation des Droits de tirage spéciaux (DTS) pour soutenir la relance des économies africaines et l’accès universel aux vaccins.
Son plaidoyer a été précédé d’une réflexion autour de la thématique « dans quelle mesure l’appartenance à la catégorie PMA a-t-elle permis de réduire les handicaps structurels des PMA et comment les mesures de soutien international peuvent-elles être améliorées ? ». Ce fut l’occasion pour elle de présenter les avancées mitigées des PMA.
De son analyse, il ressort que les PMA sont caractérisés non seulement par une augmentation de la production de richesses et du Produit intérieur brut (PIB), mais aussi par une vulnérabilité et un ralentissement des progrès en matière de transformation structurelle et des capacités productives. Toutefois, a-t-elle souligné, « certains pays comme le Togo font bonne figure en matière de développement économique et social avec des perspectives encourageantes ». Le Togo par exemple, a-t-elle soutenu, a un niveau d’indice de développement qui est passé de 0,46 en 2010 à 0,51 en 2020.
A ce titre, elle a partagé « les efforts considérables » de l'exécutif togolais pour stabiliser le cadre macroéconomique du pays et améliorer sensiblement le climat des affaires.
Esaïe Edoh
La Société de Gestion et d'Intermédiation (SGI-Togo) vient de recevoir le feu vert du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) pour développer l’activité de bourse en ligne sur le marché financier couvert par la BRVM.
Cette autorisation obtenue le 25 novembre dernier, fait suite à une demande à cet effet, introduite le 04 novembre dernier par l'intermédiaire financier basé au Togo.
Concrètement, avec ce nouvel agrément, la SGI-Togo est habilitée à développer des services digitaux permettant notamment à ses clients de gérer directement leur compte à partir de chez eux en quelques clics (investir directement sur la BRVM, consulter leur portefeuille).
Outre la SGI, plusieurs autres institutions de gestion de portefeuille boursier ont reçu le quitus du gendarme boursier, pour développer cet outil transactionnel lancé sur la BRVM par la Boa capital securities en septembre 2020.
En multipliant les autorisations, la BRVM entend faire d’une pierre deux coups : accélérer la course vers la modernisation en s’appuyant sur les outils digitaux et attirer davantage l’épargne populaire pour irriguer le secteur privé régional ainsi qu’accroître la liquidité du marché.
Fiacre E. Kakpo
A quelques jours de la fin de l’année, le Togo atteint son objectif de vaccination d’au moins un million de personnes contre la Covid-19. Déjà près d’1,4 million de personnes âgées de 18 ans et plus ont déjà reçu au moins une dose de vaccin, a informé mercredi le ministre de la santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins, Moustafa Mijiyawa, lors du conseil des ministres.
D’après l’autorité sanitaire, ce résultat découle de la stratégie accélérée de vaccination mise en place par le gouvernement à travers une campagne nationale sur la période de 2 semaines, soit du 22 novembre au 6 décembre prochains.
Plus tôt en octobre dernier, l’exécutif avait indiqué avoir administré 1,13 million de doses de vaccins à la population. Et selon les données compilées par le Financial Times, 4,9 % de la population togolaise sont totalement vaccinées, et 8,7 % ont reçu au moins une dose. Ces records permettent au pays de se classer en première position des Etats de l’Uemoa ayant vacciné leur population.
En dépit de ces performances « encourageantes », le conseil des ministres de mercredi a invité l’ensemble de l’exécutif à s’impliquer davantage dans la sensibilisation des populations pour l’observation des mesures édictées et à aller se faire vacciner.
Esaïe Edoh
Diplômé de Formatec, institut de formation supérieur privé spécialisé dans les métiers de l’ingénierie civile, cadre de travaux puis entrepreneur BTP, Ramdane Otou est le patron de la startup Edolé Africa, une plateforme de service BTP qui met en relation entreprises et ouvriers du domaine.
Entrepreneur BTP, comme son père avant lui
Cette initiative, révélée au public il y a un an, est l'aboutissement naturel d’une passion longuement cultivée pour l’architecture et les métiers de la construction et la brève carrière qui s’en est suivie.
Né d’un père entrepreneur BTP il y a une trentaine d'années, Ramdane a très tôt été habitué aux ambiances de chantier, et a appris à manier grâce à l’aide de son paternel, le lexique des métiers du BTP et des machines. C’est donc tout naturellement qu’après son Bac scientifique, il opte pour la filière Génie Civil dans laquelle il obtient une licence.
Par la suite, le jeune diplômé va rouler sa bosse en tant que cadre de travaux au sein de diverses entreprises. Pendant six ans, Ramdane se frottera aux réalités du terrain et forgera progressivement son expérience professionnelle, identifiant les problèmes récurrents du secteur et pensant déjà des solutions. Fort de cette expérience et désireux de marcher sur les traces de son père, il lance sa première entreprise dans le BTP, Archange Construction.
“Depuis les bancs de Formatec, j’avais cette envie de suivre une carrière d’entrepreneur BTP comme mon père. Bien que pour lui, les affaires soient moins florissantes qu’il y a quelques années, il continue et nos entreprises collaborent d’ailleurs par moment sur des projets”, explique l’entrepreneur.

Archange Construction lancé, les affaires démarrent plutôt timidement, mais vont progressivement monter en puissance. Ceci, grâce à des projets privés et publics. Ainsi, dans l’exécution de ces travaux publics, son jeune patron va à nouveau faire face aux difficultés observées dans sa courte carrière d’employé. “Entre 2018 et 2020, Archange Construction a été sur beaucoup de marchés publics. Courant l’exécution de ces marchés, le constat que j’avais fait quand j’étais employé sur d’autres projets, revenait. Il s’agit du problème d’accessibilité de la main-d'œuvre qualifiée”, nous explique-t-il avant d’ajouter, “Les ressources les plus importantes dans le BTP, c'est la main-d'œuvre et le matériel.”
Une solution pour soi et pour tous
Dès lors, l’entrepreneur explore de nouvelles pistes pour remédier au problème, une bonne fois pour toutes. Un remède qu’il pense déjà proposer à toute la corporation. C’est comme ça que va naître l’idée d’une plateforme digitale où pourraient se rencontrer l’offre et la demande en termes de matériels et de main d'œuvre qualifiée. Ramdane Otou décide de l'appeler Edolé Africa, inspirée de la langue Ewé (principale langue parlée au sud du Togo), ce nom veut littéralement dire “Il y a du travail en Afrique”. Ce nom fait aussi référence à son père. “Mon père est né un 1er Mai, jour de fête du travail, il a donc été nommé Dolé en référence à cette date. L’anecdote est que quand je cherchais un nom au projet, j’ai reçu un coup de fil de sa part, et c’est au cours de la discussion que l'éclair de génie m’est venu (rires)”
Ce sont les revenus tirés des activités d'Archange Construction qui vont permettre à Ramdane et son équipe d'accélérer la mise en place d’Edolé Africa. Pour repérer les meilleurs profils et les amener à s’inscrire sur la plateforme, la startup s’associe au Centre régional d’enseignement technique et de formation professionnelle. “Nous travaillons avec le CRETFP de la région maritime qui nous renseigne et nous met en contact avec des professionnels qui en sont sortis. Nous leur proposons nos services et ceux qui sont intéressés s’enregistrent sur notre plateforme”
Le bouche-à-oreille achève d’attirer vers la plateforme d’autres profils et qualifications. Mais le plus dur a été de convaincre les porteurs de projets et entrepreneurs BTP d’utiliser le service.
Si grâce au partenariat avec le CRETFP, qui par la même s’assure de l’employabilité post-formation de ces apprenants, la jeune entreprise a un plein accès à un vivier de professionnels qualifiés, convaincre les propriétaires d’équipement de mettre leurs matériels en location sur la plateforme va être une autre paire de manches. Plus difficile encore, amener les entrepreneurs et porteurs de projets BTP à solliciter les services de la plateforme.

Pour ce faire, Edolé Africa n’hésitera pas à mettre des moyens importants sur la communication. Sensibilisant sur l’intérêt de la plateforme pour chacun des acteurs. Des ouvriers qui ne devraient plus chômer, aux entrepreneurs BTP qui pourraient disposer d’ouvriers et de matériels qualifiés, en passant par les propriétaires de matériels et machines qui pourraient mieux rentabiliser leurs équipements. “Le citoyen togolais a des difficultés à s’habituer aux commandes de service en ligne, surtout à effectuer des paiements en ligne. Nous nous efforçons alors de gagner leur confiance en fournissant un service de qualité”, indique Ramdane Otou, optimiste.
La PIA, succès d’estime

Près d’un an après le lancement des activités, beaucoup de chemin reste encore à faire pour Ramdane et ses collaborateurs. Si leur service a été sélectionné par un nombre important de projets, l’activité n’est pas encore assez rentable pour s'auto-suffire. Elle est encore soumise aux pressions de trésorerie dues notamment aux charges d’exploitation.
Néanmoins, la jeune entreprise a remporté durant ces derniers mois quelques succès d’estime. La qualité de ses services est reconnue et sa notoriété est à tel point grandissante qu’elle a attiré les projecteurs de la télévision publique nationale, la TVT. “Il ne se charge pas seulement de vous envoyer les ouvriers, ils prennent la peine de faire le suivi. La dernière fois que j’ai sollicité des ouvriers par leur plateforme, ils m’ont envoyé et les ouvriers, et un chef chantier, et un gestionnaire de ressources humaines” déclarait Chérif Bayor, ingénieur BTP au micro de la TVT.
De plus, les services d’Edolé Africa ont été sollicités par plusieurs entreprises de Travaux Publics opérant sur le site de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé, grand projet de parc industriel devenu pierre angulaire de la stratégie d’industrialisation et de positionnement du Togo en tant que hub logistique. Stratégie et positionnement de premier ordre pour Lomé et sa feuille de route quinquennale. C’est donc un succès pour le service dont près de 900 ouvriers ont participé aux travaux durant quelques semaines.
En termes de perspective, le service devrait intégrer courant 2022, les profils de cadres techniques et d’ingénieurs. Ramdane Otou compte également se donner les moyens de rendre le service disponible hors du Grand Lomé dans un premier temps, et pourquoi pas, conquérir le marché ouest-africain francophone dans les cinq prochaines années.
Klétus Situ
Au Togo, les autorités ont examiné et adopté mercredi 08 décembre en conseil des ministres, un avant-projet de loi réaménageant la loi portant création de cet établissement, dans le cadre de la poursuite des réformes engagées pour le renforcement de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT),
A travers cet avant-projet, la CCIT sera dotée, selon le Conseil, « d’organes forts permettant au secteur privé de jouer davantage son rôle de moteur de la croissance ». La démarche va permettre aux élus consulaires de mieux collaborer pour mener des actions en synergie, de disposer d’une chambre consulaire inclusive et dynamique en vue de mieux défendre les intérêts du secteur privé pour le développement socio-économique du Togo, indique-t-on.
En ligne avec cette ambition de disposer d’une institution consulaire moderne et dynamique, le Conseil a également examiné en première lecture un projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement de la CCIT.
La réforme engagée « s’inscrit dans le cadre de la poursuite des réformes règlementaires et institutionnelles menées par le pays, en vue d’atteindre ses objectifs de modernisation et de renforcement de ses structures », d’après l’exécutif togolais.
Rappelons que la CCIT, suite à la suspension en septembre 2020 du processus électoral consulaire conduit par son président d’alors Germain Mèba, sur fond de crise ouverte avec certains opérateurs économiques, est dirigée par une délégation spéciale que préside Nthalie Bitho. Cette équipe intérimaire travaille principalement à la mise en œuvre des réformes au sein de l’organe consulaire.
Esaïe Edoh