Les passagers en provenance d'Afrique du Sud devront désormais se mettre en quarantaine pour 72 heures à leur arrivée au Togo, et ne pourront reprendre leurs activités, passé ce délai, que sous réserve d’un test Covid (PCR) négatif. La mesure est annoncée ce 29 novembre, par le ministère chargé de la santé, en raison du nouveau variant “omicron” du Covid-19, identifié pour la première fois en Afrique du Sud.
« En raison des informations faisant état du variant du coronavirus OMICRON récemment découvert en Afrique du Sud, je vous demande de mettre systématiquement en quarantaine pour soixante-douze (72) heures et à la charge des intéressés, tous les passagers en provenance de ce pays.", indique un communiqué du ministre, Prof. Moustapha Mijiyawa, à la Direction générale de l'Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) de Lomé.
Ensuite, « les intéressés subiront un autre test au terme de ce délai, puis seront soumis à la conduite sanitaire appropriée. », poursuit la note officielle.

C’est la première mesure restrictive vis-à-vis des voyageurs, annoncée par les autorités publiques togolaises, dans le contexte de ces nouvelles interrogations internationales liées au variant Omicron, jugé “préoccupant” par l’OMS (au niveau national. Cela dit, une troisième dose de vaccin est annoncée, pour les sujets vaccinés de plus de 40 ans).
Si le Togo avait fermé son espace aérien durant les premiers mois de la pandémie de Covid-19, ce dernier était resté ouvert depuis le 1er Août 2020 ( date de reprise), et ce, même durant la dernière poussée épidémique de Covid-19, liée au précédent variant Delta.
Ayi Renaud Dossavi
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La 8ème Conférence Ministérielle du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FOCAC) a démarré ce lundi 29 novembre pour deux jours à Diamniadio au Sénégal. Le Togo est représenté à cette rencontre par son ministre des affaires étrangères, Robert Dussey.
Côté chinois, on note Wang Yi, ministre des affaires étrangères. A cette rencontre, Pékin a annoncé de nouvelles mesures de coopération avec l'Afrique, en particulier en matière de commerce et d'investissements.
Ce sera également l’occasion de faire le bilan des relations sino-africaines depuis le Sommet de Beijing du FOCAC en 2018, dans un contexte de relance post-Covid-19 et de coopération sur plusieurs secteurs clés comme l’accès aux vaccins, apprend-on.
D’ailleurs, intervenant par visioconférence le premier jour du Forum, Xi Jinping, le Chef d’Etat chinois, vient de promettre un milliard de doses de vaccins chinois en plus, dont 600 millions de doses sous forme de dons pour les pays africains, en vue de tirer la vaccination jusqu’à 60 % de la population du continent d'ici à 2022. Les statistiques établissent à 6% la population africaine vaccinée contre Covid-19.
A cet égard, le Togo a déjà obtenu plus de 1,4 million de doses de vaccins chinois, par voie bilatérale et via le mécanisme COVAX appuyé par l’OMS.
Rappelons qu’en 2018, Faure Gnassingbé, le chef d’Etat Togolais, avait pris part au précédent sommet FOCAC, à Beijing en Chine. La rencontre de haut niveau avait alors accouché de La Déclaration de Beijing « Vers une communauté de destin Chine-Afrique encore plus forte » et du triennal « Plan d'action de Beijing du FCSA (2019-2021) » pour la coopération afro-chinoise. L'événement avait notamment permis à Lomé, de renforcer sa coopération bilatérale avec le partenaire chinois.
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Les ministres de commerce des pays membres de la CEDEAO, en ligne avec l’ambition des chefs d’Etats de créer un marché commun et une région intégrée, ont validé à Lomé en fin de semaine, les projets de textes juridiques relatifs à la Politique régionale de la concurrence de la CEDEAO et à l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC).
Ces textes qui seront adoptés lors du prochain sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la zone, permettront de relever le défi de la promotion de la concurrence dans la sous-région. Leur application, d’après les ministres, contribuera à l’accroissement considérable des échanges commerciaux entre les Etats membres de la CEDEAO, au développement du commerce et à l’intégration régionale. Ils devront également soutenir les pays membres « afin de mieux faire face aux nouveaux enjeux économiques et rendre leurs entreprises compétitives dans le respect des principes fixés par le libre jeu de la concurrence ».
Selon le ministre togolais du commerce Kodjo Adédzé, l’adoption et l’opérationnalisation de ce règlement sont en outre, une opportunité pour les Etats membres de bénéficier des avantages de la création de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF). « Nous devons renforcer davantage nos liens en matière de promotion de la culture de la concurrence, pour tirer meilleurs profits de l’ouverture commerciale au niveau continental, accroître nos capacités d’exportation et nous intégrer pleinement dans le système commercial multilatéral. Ceci, en vue d'accroître la satisfaction des besoins croissants de plus de 1,2 milliard de consommateurs du marché de la ZLECAF », a commenté l’officiel togolais.
Notons que l’ARCC est un organisme de régulation de la concurrence régionale avec pour mandat de promouvoir la concurrence en Afrique de l’Ouest en réglementant les pratiques commerciales restrictives, les cartels, les aides d’État, les fusions et acquisitions qui vont à l’encontre du bien-être des consommateurs.
Esaïe Edoh
En 2020, les multinationales opérant au Togo ont rapatrié au moins 118 millions $ (68,5 milliards FCFA) de bénéfices dans leur pays d’origine ou dans les paradis fiscaux, révèle un récent rapport de Tax Justice Network, publié au cours de ce mois de novembre.
Le rapport qui s’appuie sur des données agrégées des déclarations pays par pays publiées par l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) indique que les multinationales ont transféré 1 190 milliards $ de bénéfices vers les paradis fiscaux. Ce qui a engendré pour les gouvernements du monde entier des pertes à hauteur de 312 milliards $ par an en recettes fiscales directes.
En prenant en compte les abus fiscaux off-shore liés aux fortunés (171 milliards $), ce sont plus de 483 milliards $ de recettes fiscales directes qui sont perdues par les Etats chaque année.
“Les pays perdent 483 milliards $ d'impôts par an à cause des abus fiscaux mondiaux – cela suffit pour vacciner complètement la population mondiale contre Covid-19 plus de trois fois”, alertent les auteurs du rapport.
Au moins 13 milliards FCFA de manque à gagner pour l’OTR
Alors que la Covid-19 a fait exploser les dépenses sanitaires en 2020, contraignant Lomé à une exacerbation de son déficit, le Togo n’est pas resté à l’abri des manœuvres fiscales abusives des sociétés étrangères. L’évasion fiscale (impôt sur les sociétés uniquement) des multinationales aurait coûté au pays au moins 21 millions $ (12 milliards FCFA), soit 2% de ses recettes fiscales (évaluées à 1 milliard $). Cette perte représente plus de 20% des impôts sur les sociétés, collectés par l’OTR en 2020 (soit 61 milliards FCFA en baisse de plus de 40% des objectifs initiaux, due à la Covid-19).
A ce tableau sombre, s’ajoutent les pertes de recettes fiscales liées aux fortunes offshores des riches togolais.
D’après Tax Justice Network, la fortune privée accumulée offshore par les citoyens togolais est estimée à 200 millions $ (116 milliards FCFA) au bas mot. Ces manèges visant essentiellement à contourner le fisc, ont privé le commissariat des impôts d’au moins 2 millions $ (1 milliard FCFA) de recettes directes l’an dernier.
En somme, le fisc togolais a perdu l’équivalent de 23 millions $ (13,3 milliards FCFA), soit 2,3% de ses entrées, en raison de ces abus fiscaux. Mais, selon plusieurs sources proches de l’OTR contactées par Togo First, ce montant pourrait bien être plus important si on intègre toute la chaîne d’optimisation fiscale, les angles morts de la loi qui ouvrent des brèches aux grandes boîtes étrangères ; la difficulté de tracer tous les flux financiers dans une économie à l’informel prépondérant est également citée.
Autre fait important, l’étude co-publiée avec l’Internationale des services publics et l’Alliance mondiale pour la justice fiscale révèle que les plus importants partenaires face auxquels le Togo semble plus vulnérable sont basés en Afrique : Cameroun, Angola, Afrique du Sud.

Le prix d’une campagne vaccinale
Si au Togo, la campagne vaccinale contre la Covid-19 semble en bonne marche, elle a nécessité plusieurs milliards de francs CFA, au point de devenir une des questions les plus prioritaires du gouvernement.
Tax Justice Network, qui pour cette édition, mettait en perspective les abus fiscaux subis par les pays en développement et les dépenses liées à l’acquisition du vaccin anti-covid, indique que les pertes fiscales du Togo liées aux manœuvres des multinationales auraient pu servir à vacciner complètement 1,3 million de Togolais, soit 17% de la population.
Les pays à faible revenu “se sont vus privés de leur capacité de fabriquer leurs propres vaccins, paralysés par les règles de la propriété intellectuelle de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et par le refus des grands groupes pharmaceutiques de partager leur savoir-faire technique en matière de fabrication des vaccins”, s’indigne le réseau de chercheurs, tançant l’OCDE dont les pays membres semblent les plus importants prévaricateurs.
Au Togo, le montant des abus fiscaux représente plus de 30% du budget consacré à la santé, alors que le pays, à l’instar de ses voisins, doit encore fournir beaucoup d'efforts pour faire face à un important déficit en infrastructures sanitaires.
Bien que le Premier ministre Victoire Dogbé ait indiqué lors d’un récent sommet du GIABA (Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest) à Lomé que son pays misait sur le digital pour faire face à l’évasion fiscale et le blanchiment de capitaux, le consortium estime que les actions éparses de cet ordre seules, ne suffiront à mettre fin aux pratiques peu éthiques des multinationales.
Dans ce sens, le rapport « Justice fiscale : état des lieux 2021 » formule trois recommandations dont la mise en place par les gouvernements d’impôts sur les bénéfices excédentaires dans le contexte de la pandémie. Si cette mesure est mise en place, les entreprises comme Amazon qui ont “grandement bénéficié de la fermeture pure et simple de concurrents locaux uniquement pour protéger la santé publique pourraient “restituer jusqu’à 100% de leurs revenus non gagnés (c’est à dire les bénéfices inutiles et socialement dommageables qui ont pour cause leur pouvoir de monopole)”, milite TJN.

Outre cette disposition phare, le consortium veut se démener pour l’introduction par les gouvernements d’impôts sur la fortune, notamment sur les gros salaires.
Fiacre E. Kakpo
Le projet d’assurance maladie universelle (AMU), qui est dans les tuyaux depuis quelques mois au Togo, va passer sous la gestion de l’Institut national d’assurance maladie (INAM). C’est ce qu'indique le gouvernement togolais, suite à son dernier conseil de ministres, le samedi 27 novembre. Un décret a en effet été adopté au cours de ce conseil, pour faire passer ce projet phare de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, sous le giron de l’Institution dirigée par Myriam Dossou (Photo)
« Le second projet de décret confie la gestion de l’assurance maladie universelle (AMU) à l’institut national d’assurance maladie (INAM). », indique le communiqué du Conseil. Ceci fait suite à l'adoption de l'AMU par l’assemblée nationale togolaise, il y a quelques semaines.
L’INAM, institution active au Togo depuis 10 ans dans la couverture publique des risques liés aux maladies pour plusieurs corps de métiers, pourra ainsi, déployer désormais les outils nécessaires pour faciliter l’enrôlement, la collecte des cotisations et la gestion de l’information, dans la mise en place de l’AMU.
Rappelons que cette Assurance maladie universelle vise à garantir l’accès de toutes les couches de la population togolaise à des soins de santé de qualité, via un mécanisme de mutualisation des risques et de solidarité dans le financement.
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En marge des grands chantiers énergétiques qu’il a ouverts, le Togo, en ligne avec son objectif de délivrer le service universel de l’électricité à l’horizon 2030, a créé, en conseil des ministres ce samedi 27 novembre, le fonds « Tinga ». Le décret fondateur du fonds en précise aussi les attributions, l’organisation et le fonctionnement.
Ce fonds, d’après le conseil, servira de « mécanisme de facilitation de l’accès à l’électricité pour les populations à faible revenu ». Aussi, permettra-t-il d’offrir des subventions remboursables pour l’accès universel aux réseaux électriques, en complément des autres initiatives en cours. « Notre objectif est de fournir, à tous les citoyens, quel que soit leur niveau de vie, un accès à une électricité fiable à un prix abordable d'ici 2030 », a indiqué le chef de l’Etat Faure Gnassingbé au cours de la rencontre.
Au rang des initiatives prises par les autorités pour assurer cette couverture, on note l’initiative “CIZO” qui permet de fournir pendant trois ans, une allocation mensuelle aux ménages dans les zones rurales. Dans la même dynamique, le pays s’est doté récemment d’une centrale thermique Kékéli Efficient Power et de la centrale solaire de Blitta.
Également, dans le souci de la couverture nationale, le pays a mis en place le Programme d’extension des réseaux électriques des centres urbains du Togo (PERECUT) qui a bénéficié courant semaine écoulée d’un appui financier de l’Union Européenne à hauteur de 9,5 milliards de FCFA. Ceci, en sus des projets comme PRISET (Projet de Réformes et d’Investissements dans le Secteur de l’Energie au Togo) et le PEREL (Projet d’Extension du Réseau Electrique de Lomé).
Esaïe Edoh
Pour lutter contre l'abattage anarchique des arbres, la seule surveillance des forêts par les gardes n’est pas suffisante. Dans la plupart des cas, il est nécessaire de contrôler la circulation du bois sauvage. Ainsi au Togo, pour s’adonner à cette activité, il faut faire la demande d'un permis de circulation des produits forestiers.
Ce document est délivré par les Directions Régionales et Préfectorales de l’Environnement et des Ressources Forestières. Le prix varie non seulement en fonction de la nature du bois, mais aussi du nombre. Il faut ainsi compter entre 25 FCFA et 160 FCFA l’unité. Le permis de circulation des produits forestiers est délivré sur-le-champ si toutes les pièces sont conformes.
Notons que ce permis est obligatoire et que son non-respect peut conduire à des sanctions pénales.
Personnes éligibles :
Toutes personnes physiques ou morales
Coût de la procédure :
Délais d'exécution :
Immédiat
Où faire la demande ?
Nom du guichet : Directions Régionales Et Préfectorales De L’environnement Et Des Ressources Forestières
Adresse : L’adresse dépend de la position géographique du requérant.
Téléphone : 22 21 46 04/ 22 21 40 29
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Web: www.environnement.gouv.tg
Pièces à fournir :
La destruction de la biodiversité conduira selon de nombreux rapports à une extinction pure et simple de l’espèce humaine. Pour éviter cette catastrophe, les pays ont initié des mécanismes en vue de protéger les espèces sauvages. Ainsi au Togo, l’exploitation d’animaux sauvages à des fins commerciales doit obligatoirement faire l’objet d’une autorisation.
Cette autorisation porte le nom de permis ou de certificats CITES et est délivré par la Direction des Ressources Forestières (DRF). Le prix varie de 100 à 1000 FCFA selon les espèces et le document est délivré dans un délai de 3 jours. Ces certificats sont valables pour une période de 6 mois et ne peuvent être renouvelés qu’une seule fois.
Comme les autres certificats délivrés par la Direction des ressources forestières, les certificats CITES sont strictement personnels.
Personnes éligibles :
Toute personne intéressée.
Coût de la procédure :
Délais d'exécution :
Trois (03) jours.
Où faire la demande ?
Nom du guichet : Direction Des Ressources Forestières
Adresse : 52, QAD rue de la Kozah, 01 B.P. 355, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 21 46 04/ 22 21 40 29
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Web: www.environnement.gouv.tg
Durée de validité :
Six (06) mois renouvelable une seule fois pour les permis CITES et les certificats d’origine.
Pièces à fournir :
Une demande de permis CITES et de certificat d’origine (pour les objets d’art et les espèces animales sauvages non concernés par la CITES)
Accélérer la mise en œuvre des projets sociaux au profit des populations, c’est l’importante décision prise, le vendredi dernier par le gouvernement togolais au sortir du 2è séminaire gouvernemental tenu à Kara.
A cette rencontre consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, les collaborateurs de Faure Gnassingbé ont fait une revue de l’évolution des projets et réformes prévus dans ce programme. Précisément, les membres de l’exécutif ont examiné la trajectoire des projets relatifs aux secteurs prioritaires tels que l’assurance maladie universelle, l’accès universel à l’eau potable, la construction de logements, le recensement des infrastructures socio-économiques et la digitalisation de la vie publique. Ensuite, ils ont examiné l’impact de la covid-19 sur l’exécution de la feuille de route gouvernementale.
De ces différentes analyses, d’après le communiqué sanctionnant la rencontre, le chef de l’Etat a insisté sur l’atteinte « des résultats attendus par les populations ». S’inscrivant dans la dynamique du président de la République, les ministres ont relevé la nécessité « d’améliorer la coordination, la préparation des projets et la lisibilité des réalisations des projets ». A ce titre, ils ont jugé importante la mise en place « d’une coordination renforcée ».
Notons que la feuille de route gouvernementale se décline en trois grands axes. Le renforcement de l’inclusion, de l’harmonie sociale et de la consolidation de la paix ; la création d’emplois pour les jeunes en s’appuyant sur les forces de l’économie ; et la modernisation du Togo et le renforcement de ses structures.
Esaïe Edoh
Au Togo, une troisième dose de vaccin anti-covid va être administrée aux personnes de plus de 40 ans. L’information émane du gouvernement, suite au Conseil des Ministres qui s’est tenu samedi, 27 novembre 2021.
« Face à l’émergence de nouvelles vagues et de nouveaux variants, le conseil a instruit le ministre de la santé pour l’accélération de la campagne de vaccination et pour l’administration d’une troisième dose pour les personnes de plus de quarante ans. », indique le communiqué du conseil. Incidemment, Moustafa Mijayawa, ministre de la santé togolais, a indiqué que le pays a réceptionné près de 5 millions de doses de vaccins et compte plus d’un million de personnes vaccinées.
Cette mise à jour fait suite à la campagne de vaccination accélérée lancée par le gouvernement, pour booster la couverture vaccinale, et intervient peu après que l'Union Européenne ait reconnu le Pass vaccinal togolais. Elle intervient aussi dans le contexte de l'annonce d’un nouveau variant du virus, jugé “inquiétant” par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et baptisé “omicron”. La souche, premièrement identifiée en Afrique du Sud, a notamment été détectée au Botswana, aux Pays-Bas, au Danemark et en Australie.
Notons que l’agence onusienne en charge de la santé ne sait pas encore si “Omicron”, est plus transmissible que les autres variants, ou s'il provoque une maladie plus grave.
Du 3 janvier 2020 au 26 novembre 2021, 26 232 cas confirmés de COVID-19 avec 243 décès, et au 19 novembre 2021, plus de 1,5 million de doses de vaccin ont été administrées dans le pays, selon les données de l’OMS.
Ayi Renaud Dossavi
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