Le Togo a mobilisé en tout 120 000 tonnes d’engrais pour la campagne agricole 2020-2021, selon une note d’information du ministère en charge de l’agriculture et de l’élevage.
Dans le détail, c’est 40 000 tonnes d’Urée 46%N et 80 000 tonnes de NPK15-15-15 et des biofertilisants, qui ont été ainsi mis à disposition. En comparaison, le pays consomme en moyenne 61 000 tonnes d’engrais par an, selon des statistiques recueillies par AfricaFertilizer.
Outre les intrants, 2 600 tonnes de semences améliorées et certifiées ont également été mises à disposition (notamment, maïs, riz, sorgho, soja, niébé, arachide, sésame et fonio), et répartis dans 325 points de vente agréés sur le territoire.
Ces ressources s’inscrivent dans la perspective des ambitions du gouvernement, de booster le secteur, et de renforcer la croissance agricole. Doubler les niveaux actuels des revenus agricoles, et atteindre notamment l’objectif « Faim Zéro au Togo ».
Pour rappel, l’ambition est d’augmenter le rendement de près de 230 milliards FCFA et atteindre une production de 225 000 tonnes pour le coton, près de 2 millions de tonnes pour le maïs, un peu plus de 332508 tonnes de riz, près de 140 mille tonnes de Soja.
Lire aussi:
Plan de riposte agricole Covid-19 : la contribution de l'ITRA
Togo : Les objectifs de production du Plan de riposte agricole Covid-19
Au Togo, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) a lancé le processus d’élaboration d’une politique de régulation et d’un plan stratégique couvrant la période quinquennale 2021-2025.
L’institution qui s’est lancée récemment dans une logique de relecture de ses textes, ambitionne, grâce au document dont l’élaboration est attendue prochainement, de contribuer au développement économique et social du Togo.
4 activités phares devront être réalisées, en ligne avec cette mission. Confiées à un consultant qui sera recruté, elles consisteront à effectuer l’analyse des forces et faiblesses de l’ARMP ; accompagner l’élaboration de la politique de l’ARMP ; élaborer son plan stratégique 2021-2025. Et enfin, appuyer le conseil de régulation pour la validation du document de politique et du plan stratégique.
S’agissant de l’élaboration du document, elle se déclinera en plusieurs axes notamment l’identification des axes stratégiques d’intervention de façon participative et inclusive avec les acteurs de la commande publique, entre autres.
Séna Akoda
La BCEAO à travers un comité ad hoc, veut établir un annuaire des fintech (technologies financières) de l’Uemoa, en vue d’en promouvoir un développement harmonieux dans l’espace communautaire.
Cette promotion passera notamment par l’adaptation du cadre réglementaire en vigueur, et la mise en place d'un Bureau d’innovation (“innovation hub”) et d'un Laboratoire réglementaire (“regulatory sanbdox”).
Dans le détail, « le Bureau d’innovation accompagne les porteurs de projets innovants, tandis que le Laboratoire réglementaire a en charge l’encadrement de ces initiatives, requérant une autorisation spécifique pour l’exercice de l’activité financière en qualité de "FinTech", dans les conditions prévues par la réglementation », précise-t-on.
L’organe d’émission sous-régional invite donc les personnes morales et physiques, porteuses de Projets innovants dans le secteur financier de l’UEMOA, à renseigner le formulaire prévu à cet effet, d’ici au vendredi prochain (26 juin 2020).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Cinetpay, la Fintech ivoirienne de paiement numérique débarque à Lomé
OpenHack: les porteurs de projets Fintech ont tout raflé ou presque !
Bceao : Le Togo et les autres pays-membres émettent des « Bons Covid-19 »
La Banque Internationale pour l’Afrique (BIA-Togo) a ouvert officiellement ce lundi 22 juin 2020, une nouvelle agence à Agoè-Assiyéyé (banlieue Nord de la capitale Lomé). Cette agence, située en face du marché de la localité, véritable pôle économique dans la préfecture d'Agoè-Nyivé, est la douzième au Togo, de l’institution financière passée depuis quelques années, sous le contrôle du groupe marocain Attijariwafa Bank.
D’après Faisal Chahrour, directeur général de cette banque, Agoè-Nyivé, c’est le choix du cœur : « Le choix d'Agoè ne s'est pas fait par hasard. La localité occupe une place très importante dans nos cœurs et nous souhaitons que cette nouvelle agence puisse répondre aux attentes des entreprises qui y sont implantées et à celles de la population », a-t-il déclaré lors de la cérémonie inaugurale.

La banque dispose en effet de produits et services qui ciblent aussi bien les entreprises que les particuliers et autres professionnels, et fait de l’inclusion financière l’une de ses priorités, selon son N°1.
Notons que le groupe Attijariwafa Bank est présent dans plus de 23 pays à travers le monde.
Séna Akoda
A Lomé, l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema (AIGE) prend des mesures actives, en préparation d’une éventuelle réouverture de l’espace aérien togolais et avec elle une reprise des vols. Des travaux d’aménagement sont en cours pour la mise sur pied d’un laboratoire d’analyse, afin de tester les passagers à l’arrivée.
Ce centre de test au Coronavirus, annoncé il y a peu par la Coordination nationale de gestion de la riposte au Covid-19, devrait être logé dans l’ancien terminal de l'AIGE, où se déroulent les travaux.
Selon le Col. Dokissime Gnama Latta, patron de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC), c’est « utopique », de vouloir « attendre Zéro Coronavirus avant d'entreprendre les activités aériennes ». C’est pourquoi « il faut absolument qu'on voie comment relancer les activités aériennes sans augmenter le nombre de cas ».
Ce laboratoire, qui serait « l'un des premiers dans la sous-région, très moderne », s’inscrit ainsi dans la logique de vivre avec le virus, et de préserver le tissu socio-économique.

La reprise, encadrée par une palette de mesures
Selon l'ANAC, une reprise des activités au niveau de la plateforme aéroportuaire va plus loin que les seuls tests des passagers. Il s’agit également de prendre « en amont », « des mesures énergiques concernant par exemple la désinfection de l'avion, et les masques ». Ces protocoles concernent aussi, la désinfection sûre des appareils, le respect des règles de distanciation physique, les procédures de prélèvement sur les passagers, ou encore la gestion des différents cas de figure (en cas de tests positifs ou négatifs).
Il s’agira également de permettre aux passagers de s’enregistrer 48h à l’avance, afin d'obtenir à l'avance le maximum d'informations pertinentes.
Comme le souligne la direction, au niveau l’AIGE, le mot d’ordre est clair : « La reprise des vols ne doit pas entraîner une augmentation de la pandémie ».
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Covid-19 : au Togo, il faudra désormais « apprendre à vivre avec le virus »
Covid-19 : l'Aéroport de Lomé va se doter d'un laboratoire, pour tester les passagers
Covid-19 : "Il y a un impératif de la relance des activités économiques"
UEMOA : la Covid-19 a entraîné la baisse de 95% du trafic aérien
Aéroport de Lomé : plus de 1000 tonnes de frets traités en moins de deux mois
Le ministère en charge de l’agriculture togolais vient de mettre en avant, une plateforme d’E-learning, pour former et s’outiller en agriculture, élevage et pêche.
L’outil de formation en ligne, destiné aux étudiants, agriculteurs, ainsi qu’à toute personne intéressée par ces questions, est accessible sur la plupart des supports numériques.
La nouvelle plateforme, hébergée sur son « Incubateur virtuel d'entrepreneuriat », propose ainsi des cours sous forme de fiches techniques, et ce, dans six filières : végétale, animale, halieutique, forestière, Services agricoles et arboricoles.
Les apprenants pourront également compter sur d’autres options, notamment l’incubation, le perfectionnement et la certification, ou encore la possibilité de postuler pour une bourse d’emploi agricole.
Ce nouvel instrument s'inscrit dans le cadre des orientations annoncées par le ministère de tutelle, en vue notamment de promouvoir la formation des jeunes, pour constituer un maximum d’agro-entrepreneurs togolais.
Rappelons que, ce nouvel outil d'apprentissage en ligne est introduit seulement quelques semaines après celui de l’Institut national de formation agricole (Infa) de Tové.
Visiter ici la plateforme
Lire aussi:
Formation agricole : De nouveaux diplômes en vue à l’INFA de Tové
E-Learning : Une association panafricaine propose une application de cours en ligne
L’Office Togolais des Recettes (OTR) va disposer d’une liaison internet par fibre optique de 50 mégas symétriques.
La réalisation de cette liaison sera assurée par le Fournisseur d’Accès Internet (FAI) togolais Café Informatique à hauteur de plus de 25 millions FCFA, soit environ 39 000 euros.
Les nouvelles installations devraient renforcer le système existant et rendre plus fluide la connexion internet au profit de l’institution qui est à ce jour, à une étape avancée de sa transition vers le digital.
De fait, l’institution en charge de la collecte des recettes fiscales et douanières au Togo a digitalisé un pan entier de ses prestations, passant du dédouanement à la télé-déclaration et au télépaiement des impôts et taxes, entre autres.
Notons que Café Informatique a été retenu sur la base de son offre financière alors qu’il était en concurrence avec le Groupe Vivendi Africa-Togo (GVA-Togo).
Séna Akoda
Lire aussi:
Le Togo devrait faire en tout près de 26 millions $ d’économies (0,5 % de son PIB), grâce à la suspension du service de sa dette par la Banque mondiale.
Le moratoire, qui couvre la période allant de mai 2020 à la fin de l'année, a été accordé par l’Institution de Bretton Woods, dans le cadre de son Initiative de suspension du service de la dette (ISDS). Une mesure de soutien, prise en réponse à la crise du Covid-19 (à noter que son institution sœur, le FMI, a pour sa part, accordé au pays, 3 milliards FCFA (environ 5 millions $) de suspension de dette, toujours en mesure de soutien).
Du reste, ce moratoire de la Banque mondiale, combiné au récent reprofilage de la dette opéré par le Togo, devraient ensemble réduire les besoins de refinancement à la marge du pays, selon Moody’s. Des besoins de refinancement qui proviennent essentiellement de sa dette intérieure (630 millions $, soit 11 % du PIB), dont près des deux-tiers sont dus à des créanciers intérieurs (y compris ceux de l'UEMOA).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Le Togo conclut son deuxième emprunt international, 150 millions € mobilisés
La dette publique togolaise, peu exposée au risque de taux de change
Voici pourquoi les initiatives d’allègement de la dette profiteront peu au Togo
Uemoa : face au covid-19, les critères de convergence mis en veilleuse
Togo : Le FMI autorise un décaissement immédiat de 131 millions $ pour la lutte contre le covid-19
Au Togo, la GIZ, l’organisme allemand en charge de la coopération et du développement durable lance jusqu’au 13 juillet prochain, un avis à manifestation d’intérêts visant à recruter des structures pour diverses prestations.
L’idée est de sélectionner des prestataires en hôtellerie avec lesquels il va nouer des partenariats, des agences de voyages pour l’émission de billets d’avion, des compagnies d’assurance pour des prestations d’assurance-maladie au profit de ses employés.
Le processus lancé permettra en outre, de trouver une structure pour assurer des soins de santé à son personnel et une société de gardiennage.
Notons que l’objectif principal de la GIZ au Togo est d’appuyer les efforts des pouvoirs publics et ceux des acteurs non étatiques notamment les ONG, visant à améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Séna Akoda
Le Fond national de finance inclusive (Fnfi) mobilise des mécanismes pour appuyer neuf institutions de microfinances partenaires, face à la Covid-19.
En effet, le Fonds annonce une bonification exceptionnelle des mises à disposition, au bénéfice de ces Partenaires de Services Financiers (PSF), et va ainsi prendre en charge une partie des intérêts associés aux prêts de ces microfinances, sur les produits FNFI.
Ceci se traduit, d’une part, par une baisse d'un point (1%) sur le taux d'intérêt, et une augmentation d'un point, de frais de gestion sur les réalisations de tous les produits FNFI.
Ces mesures spécifiques visent ainsi à desserrer un tant soit peu l’étau financier autour de ces partenaires, en ces temps de difficultés économiques liées à la Covid-19 ; pour des acteurs qui « malgré le contexte sanitaire difficile, ont su s'adapter en développant des dispositifs adéquats pour continuer leurs activités d'octroi de crédits aux potentiels », selon le Fonds.
Pour rappel, du début du programme à fin mai 2020, le FNFI a permis d'octroyer en tout plus de 91 milliards de FCFA à ses bénéficiaires, comptant pour plus d'1,74 millions de crédits.
Lire aussi:
FNFI : Plus de 260 millions FCFA de crédits débloqué depuis le début de l’année
Le cadeau de St Valentin de Faure Gnassingbé aux femmes togolaises
Classement des Microfinances au Togo : Il y a la FUCEC, et les Autres…