Annoncée depuis le début de ce mois, la 3ème édition de la Conférence internationale sur les entreprises sociales et la Responsabilité Sociale des Entreprises (CIESRES’20), s’ouvre officiellement ce lundi 29 juin.
Co-initiée par le ministère en charge du développement à la base et la représentation diplomatique américaine, la rencontre (qui va réunir acteurs de l’Economie sociale et solidaire (ESS), Politiques, experts et partenaires au développement), sera virtuelle cette année, coronavirus oblige.
C’est en tout plus de 800 participants qui devraient se connecter, parmi lesquels 22 panélistes de 09 pays (dont des membres du gouvernement togolais, qui prendront la parole).
Ce rendez-vous de deux jours sera centré autour du thème, « entrepreneuriat social et RSE : des solutions concrètes entre défis et innovation », avec un accent particulier sur la riposte des entreprises africaines face au défi de la Covid-19, et de la relance économique.
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Les frais de prise en charge pour les togolais de l’extérieur, rapatriés, sont désormais fixés à 500 mille FCFA. Une somme forfaitaire qui couvre essentiellement les deux semaines de quarantaine, qui sont obligatoires pour chaque voyageur revenu de l’étranger.
L’information émane d’une récente note de la Coordination nationale gestion de riposte contre la Covid-19 (CNGR), en date du 26 juin 2020 (fin de semaine dernière), qui « informe les candidats au rapatriement qu’un forfait de cinq cent mille (500 mille fcfa) par personne sera facturé pour la période de 14 jours de mise en quarantaine ».
En effet, les frais initiaux avaient été fixés à 700 mille FCFA. Le gouvernement s'engage donc à partager la charge avec ces ressortissants togolais, à hauteur de 200 mille par tête. Ce qui marque « un effort louable », de l’autorité, selon la Coordination.
La nouvelle est d’ores et déjà ventilée, via les canaux du ministère des affaires étrangères et de la diaspora, à l’ensemble des représentations diplomatiques du pays dans le monde. Pour rappel, quelque 340 citoyens togolais ont déjà fait le retour, via des vols spéciaux, notamment depuis le Moyen-Orient, la Suisse, et le Sénégal.
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L’Etat va céder au secteur privé, ses parts sociales dans la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT). Le gouvernement a adopté un projet de loi portant autorisation d’ouverture du capital de la NSCT qui habilite l’Etat à céder au secteur privé, tout ou partie des actions qu’il détient au capital de cette société.
Si au terme du processus l’Etat trouve un acquéreur de la totalité des 60% qu'il détient depuis la réforme survenue en 2019, on aboutira à son retrait total de de l’actionnariat de la NSCT.
Cette embellie s’est ressentie sur les recettes des cotonculteurs. En 2019, plus de 24 milliards FCFA de revenus nets ont été distribués en termes d'achat aux cotonculteurs. « Aucune autre filière n’a réussi à le faire jusqu’à présent », s’était exclamé le ministre Noël Bataka.
Toutefois, cette croissance a marqué un coup d’arrêt, avec la chute de la production qui passe de 137 000 t sur la campagne 2018-2019 à 116 000 t sur la campagne 2019-2020 alors que le pays ambitionne une production de 200 000 t d’ici à 2022.
Séna Akoda
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Au Togo, 5 sujets sur les 224 testés hier jeudi sont revenus positifs à la Covid-19, portant officiellement à un total cumulé de 588, le nombre de cas dans le pays. De nouvelles guérisons sont également enregistrées, soit en tout 294 guéris (67%), contre 180 cas actifs (30%) à l’heure actuelle, et 14 décès (2,3%).

Ces chiffres officiels décrivent ainsi une situation globalement stable, évoluant pour l'heure dans une direction positive, au moment où le pays poursuit l’assouplissement des mesures, et la relance de l'économie.
En effet, depuis la réouverture des classes, 5 cas positifs ont été recensés dans les écoles. Si ce n’est pas encore la panique pour le moment, la situation fait l’objet d’une attention particulière, et les officiels insistent sur le respect des gestes barrières.
Dans la sous-région, un tableau contrasté

Dans la sous-région, le Togo présente un tableau « favorisé », en comparaison avec ses voisins directs : Que ce soit le Bénin qui vient de dépasser à grande vitesse la barre des 1000 cas, ou encore le Ghana, deuxième pays le plus touché de la sous-région avec plus de 15 000 cas, et bien sûr le Nigéria, qui caracole très largement en tête avec plus de 20 000 cas.

Notons que la situation reste par contre plus stable au Burkina (941 cas), dont la courbe de propagation est remarquablement aplatie, depuis plusieurs semaines. De son côté, le Sénégal (plus de 6000 cas), a également rouvert ses écoles hier jeudi (classes d’examen), après une tentative ratée déjà le 02 juin dernier.
L’épidémie accélère sur le Continent, mais de façon inégale
Au niveau continental, on dénombre près de 340 000 cas, pour environ 8000 décès. Les pays les plus affectés sont l'Afrique du Sud, l'Egypte, le Nigéria, le Ghana, l'Algérie, le Cameroun et le Maroc. L’Afrique du Sud, à elle seule, cumule près du tiers des cas (118,375 cas), et l’Egypte (environ 61 000). En comparaison, le Nigéria et le Ghana sont finalement un peu loin derrière, leurs 20 000 et 15 000 cas respectifs.
Pas de deuxième vague, mais une continuation de la première
Dans le monde, le virus semble prendre du rythme notamment sur l’ensemble du Continent américain. En effet, l’accélération de la maladie est surtout portée par les Etats Unis (330 millions hbts), l'Inde (1,3 milliard hbts), et l'Amérique latine, foyer important, notamment le Brésil (212 millions d’hbts).
Trois géants qui à eux seuls gonflent particulièrement les chiffres. Les USA en particulier sont aux prises avec un rebond spectaculaire des cas, qui n’est pas sans lien avec le relâchement dans les mesures-barrières, et les remous liés aux nombreuses manifestations contre les violences policières qui se sont déroulées récemment.
Pour beaucoup de pays dans le monde, il n'y a donc pas tout à fait de deuxième vague, mais une continuation, plus ou moins étalée dans le temps, de la première amorcée depuis le mois de mars.

A l’exception de l’Asie…
La seconde vague concerne cependant une partie de l'extrême Orient, nommément la Chine (très inquiète et alerte, qui a reconfiné quelques quartiers de Pékin et suspendu plusieurs vols depuis deux semaines). La Corée du Sud (qui, après avoir excellemment bien géré la première vague) qui fait face à une deuxième montée, en particulier autour de la capitale Séoul. Une situation qui, selon des experts, semble favorisée par une certaine lassitude de la population, vis à vis des mesures-barrières.
Au niveau mondial, on dénombre à ce jour, en tout, 9,75 millions de cas de Covid-19, pour près de 5,3 millions de guérisons, et environ 492 000 décès.
Ayi Renaud Dossavi
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Les artistes et autres spécialistes en créativité vont rivaliser d’imaginations et d’inventivité pour décrocher le 06 juillet prochain, le Grand Prix des Arts Créatifs, soit 50 000 $. La remise du prix au candidat qui se démarquera par sa créativité, aura donc lieu la veille du 07 juillet où se célèbre la Journée de l'intégration africaine.
La compétition est ouverte dans plusieurs catégories : la poésie, la mode, animations/jeux, l’art culinaire, les dessins animés, les arts visuels, l’artisanat et autres. Les créations se feront autour du thème : « Africa’s future is in its past » (le futur du continent africain réside dans son passé).
Hormis le grand prix de 50 000 $, d’autres récompenses sont annoncées à savoir une enveloppe de 15 000 $ pour primer l’engagement pour la Justice sociale sur le continent africain, 10 000 $ pour le militantisme en faveur de la renaissance africaine et 5000 $ pour l’excellence littéraire. Les inscriptions au concours se font via ce lien.
En dehors du Défi des Arts Créatifs, le Festival BOMA Afrique aura à son menu, les Grands Débats, les Scénarios d'avenir pour l’Afrique et les Showcase (expositions et démonstrations).
Séna Akoda
La Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Bceao) a baissé ses taux directeurs, en milieu de cette semaine.
La mesure, en vigueur depuis ce mercredi 24 juin 2020, a été prise par le Comité de Politique Monétaire (CPM) de l’institution sous-régionale, afin d'accompagner la dynamique de relance amorcée par les pays-membres. Ce, après des mois difficiles, marqués par la contraction de l’activité économique, la baisse des recettes publiques et la hausse des dépenses, des restrictions de mouvement et autres mesures-barrières, à cause de la Covid-19.
En effet, pour la Banque centrale, « les plans de relance mis en place par les Etats et l'assouplissement progressif des restrictions de déplacement » devraient à terme « conduire à un redémarrage de l'appareil productif ». C’est pourquoi « les membres du CPM ont décidé d'accompagner cette dynamique, en baissant de 50 points de base les taux directeurs de la Banque Centrale ».
A ce jour, le taux d'intérêt minimum de soumission aux opérations d'appels d'offres d'injection de liquidité est de donc passé de 2,50% à 2,00%, et le taux d'intérêt du guichet de prêt marginal est ramené de 4,50% à 4,00%.
Ayi Renaud Dossavi
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Les jeunes entrepreneurs francophones à la recherche de financements, notamment ceux togolais et béninois, sont invités jusqu’au 30 juin prochain, à soumettre leurs projets via cette plateforme. Ceci, dans le cadre de la 1ère édition de « The Nest Afrique Francophone », une compétition de pitch-projets.
Annoncé par Le Think & do tank Team RM (avec Rekya Madougou comme présidente d’honneur), en partenariat avec UNTAPPED de Jim Chu, entrepreneur et investisseur chinois, « The Nest Afrique Francophone » est un programme africain d’investissements dans l’Entrepreneuriat.
Dans une 1ère phase, il permettra de pré-sélectionner les porteurs d’initiatives et projets innovants, productifs et rentables. Ceux-ci seront ensuite coachés par la Team RM sur la bonne présentation de leurs projets et enfin, invités à participer à une séance de visioconférence de levée de fonds.
A terme, la compétition va offrir aux entrepreneurs les plus méritants, l’opportunité d’accéder à des financements adéquats auprès des investisseurs providentiels (Business angels) avec lesquels ils seront mis en relation à travers le monde.
Séna Akoda
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Au Togo, pas moins de 600 entrepreneurs ruraux, auront accès sur les 3 prochains mois, à des financements pour booster leurs activités.
Cet appui annoncé dans le cadre d’un plan d’urgence du Projet National de Promotion de l’Entrepreneuriat Rural (PNPER), cible des Micros, Petites et Moyennes Entreprises Rurales (MPER). Plus exactement 450 primos, 100 coopératives et 50 MPER existantes.
En ligne avec cet objectif, les équipes du PNPER sillonnent les préfectures cibles où elles sensibilisent plus de 1000 jeunes porteurs d’idées depuis 3 semaines. La formation a vocation à doter les porteurs d’idées, de notions essentielles en entrepreneuriat rural, entre autres la création d’une MPER, la description d’une idée d’entreprise, les étapes nécessaires à la création de micro et petites entreprises.
L’objectif poursuivi à travers ce plan d’urgence est double : il s’agit non seulement d’« augmenter le nombre de jeunes et femmes financés mais aussi de nouer de nouveaux partenariats avec la population rurale du Togo ».
En rappel, à la mi-juin de cette année 2020, le projet porté par l’Etat togolais avec l’appui du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), a approuvé 90 plans d’affaires pour des financements cumulés à plus de 310 millions FCFA.
Séna Akoda
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La BOAD annonce la mise en place d’un programme de lignes de refinancement de 100 milliards FCFA au profit des établissements de crédit de l’espace UEMOA. Cette proposition, soumise au Conseil d’Administration, a été approuvée, lors de la 117ème réunion de cet organe ce mercredi 24 juin 2020.
L’ouverture de ce programme participera aux efforts de relance des activités des entreprises affectées par la crise à coronavirus. « Les fonds serviront à apporter au secteur privé notamment aux Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME), un financement adapté à leurs différents besoins de liquidités inhérents à la Covid-19, à court terme, de relance des activités et à moyen terme, des investissements productifs de renforcement ou d’optimisation d’outils ».
Ce nouvel appui de la BOAD qui vise à consolider son accompagnement en faveur des entreprises du secteur privé de l’UEMOA, vient compléter les mesures adoptées par la BCEAO en faveur des établissements de crédit et celles qu’elle-même avait annoncées pour soutenir les Etats.
Séna Akoda
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La Boad va apporter son appui à la Compagnie d’Energie Electrique du Togo (CEET), dans la gestion de ses factures, vis-à-vis de ses fournisseurs d’énergie.
Le Conseil d’administration de l’institution sous-régionale vient en effet d’approuver à son bénéfice, le décaissement de 25 milliards FCFA, qui serviront au financement partiel du plan d’apurement de la dette de la Compagnie.
Ces fonds devraient notamment servir à calmer le jeu avec le voisin nigérian. En effet, le Togo, le Niger et le Bénin, cumulent à eux trois une dette de près de 30 milliards de naira (environ 45 milliards FCFA) envers le Nigéria (selon les données de la Commission nigériane de réglementation de l’électricité (NERC)).
Dans le détail, le Togo et le Bénin doivent ensemble 9,74 milliards de naira (14,67 milliards FCFA) pour le premier trimestre 2019, 7,16 milliards de naira (10,8 milliards FCFA) pour le second, et 2,27 milliards de naira (3,4 milliards FCFA) pour le 3ème trimestre, selon les médias nigérians.
Cette facture constitue d’ailleurs un point de discorde récurrent, entre Abuja et ses clients de la sous-région ; le pays a même menacé, à plusieurs reprises, de suspendre ses approvisionnements.
Rappelons par ailleurs que depuis janvier 2019, le Togo et le Bénin font cavalier seul, dans l’importation de leurs besoins en énergie. La CEB (Communauté électrique du Bénin), qui était commune aux deux pays, est pour sa part mise sous administration provisoire.
Ayi Renaud Dossavi
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