L’Assemblée nationale, à travers sa commission des finances, a ouvert hier mardi le débat d'orientation budgétaire (DOB), lui permettant d’échanger avec le gouvernement sur ces questions.
Au cœur de leurs discussions, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2021-2023, qui se veut un instrument de cadrage macro-économiques, budgétaire et financier. Cet outil vise en effet, à projeter d'une part les perspectives de mobilisation des ressources sur une période triennale, et d'autre part, à affecter ces ressources aux ministères et institutions pour la mise en œuvre des programmes budgétaires.
« Le Gouvernement donne un certain profil des recettes et dépenses sur 3 ans, dans le cadre de l'évolution de la situation économique du pays, et vient remettre ce document à l'Assemblée nationale. », explique Hon. Mawussi Djossou Sémondji, patron de la commission. « Et l'assemblée débat, en présence des membres du gouvernement, pour donner des recommandations sur le profil à donner aux recettes et dépenses des années qui sont concernées ».
Ces travaux sont d’autant plus importants cette année qu’ils interviennent dans un contexte, national comme international, marqué par la pandémie à Covid-19, et ses impacts sur les économies. Au niveau sous-régional, il faut retenir également, la suspension du Pacte de convergence de l’UEMOA.
Ainsi, selon les projections, la croissance du PIB 2020, pourrait s’établir à seulement 0,7% (contre les 5,5% initialement attendus). Pour l’année prochaine, l’ambition du pouvoir public, en matière d’allocation globale des ressources et des dépenses, est d’améliorer l’efficacité de sa politique budgétaire.
Il s’agira également de réajuster le tir du PND, actuellement en révision, en tenant compte de la nouvelle donnée économique mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
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La multinationale Oragroup, une entité bancaire panafricaine basée à Lomé, va augmenter son appui aux PME/PMI dans les pays de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine). Ceci, grâce à une ligne de crédit conséquente qui lui a été octroyée par la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).
Ces fonds mis à disposition par la banque de développement de la Cedeao, s’élèvent à 50 millions € (environ 32,8 milliards FCFA).
« Cette ligne de crédit de refinancement de la BIDC qui permettra de financer environ 34 PME/PMI avec un ticket moyen de l’ordre de 1,03 milliard FCFA, devrait contribuer à la création de 818 nouveaux emplois permanents. », précise-t-on.
Ce soutien de la BIDC, détaille le communiqué, participe à la mise en œuvre de son nouveau modèle économique et de sa stratégie d’intervention dans le secteur privé. Il s’agirait également, par cette approche, de soutenir ORAGROUP à renforcer son expertise en accompagnant le secteur privé dans la sous-région.
L’accord actant la facilité a été signé, ce mardi 22 septembre, indique un communiqué conjoint des deux institutions. Il a été paraphé à Lomé, au siège de la BIDC par George Agyekum Nana DONKOR, Président de la BIDC et Ferdinand Ngon Kemoum, Administrateur Directeur Général d’ORAGROUP SA.
Pour rappel, en juillet dernier, la BIDC avait elle-même bénéficié d'une ligne de crédit (de 50 millions d’euros justement) de la part de l'AFD (Agence française de développement) pour promouvoir l'intégration économique et financière dans la sous-région. C'était alors une première « historique ».
Ayi Renaud Dossavi
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Van Vliet Automotive, filiale togolaise du néerlandais Van Vliet Automotive Group, a procédé mardi 22 septembre 2020, à la livraison de 10 camions de marque MAN et 10 remorques de marque SCHMITZ CARGOBULL à la société Djomatin, transporteur de BB Lomé.
Cette transaction, la deuxième du rang en trois mois, a été facilitée par Banque Atlantique Togo (BAT) qui a injecté 700 millions FCFA dans l’achat des matériels. Son directeur général adjoint Daniel Galadima Abdou, présent à la cérémonie a déclaré que ce financement était en accord avec la politique de BAT qui consiste à accompagner les PME/PMI vers leur croissance.
Ces ensembles routiers flambant neufs composés d’un tracteur et d’une remorque à rideaux coulissants certifiée pour le transport des boissons, « permettront à la BB Lomé d’améliorer les temps de chargement et d’assurer les livraisons dans les meilleures conditions », selon Marc Boigarnier, le N°1 de Van Vliet Automotive au Togo.

En outre, le transporteur « n’éprouvera plus les soucis de maintenance qu’il pouvait connaître », se félicite-t-il avant de souligner que l’acquisition a été rendue possible grâce aux mesures fiscales incitatives, adoptées par les autorités togolaises.
Séna Akoda
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Le Togo a procédé au rebasage de son PIB, en accord avec les nouvelles méthodes de comptes des grandes institutions internationales, avec un passage au nouveau système de comptabilité. A l’instar d’autres en Afrique, le pays a migré du système de Comptabilité nationale (SCN) 1993 au système de comptabilité nationale (SCN) 2008.
Ce changement de référentiel, sous pilotage de l’INSEED (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques), a eu non seulement un impact sur l’évaluation du PIB, mais a rejailli sur d’autres éléments structurants, comme la situation de la dette et le taux de pression fiscale.
Embellie du PIB
Alors qu’il était de 3216,8 milliards FCFA dans l’ancien SCN, le PIB du Togo en 2019 est évalué désormais à 4230,6 milliards FCFA dans le nouveau SCN. De même, pour 2020, les prévisions actualisées se chiffrent à 4399,9 milliards FCFA.
Cette appréciation est attribuée principalement à « l’amélioration des sources de données avec une large couverture des cibles, surtout des activités informelles qui n’étaient pas suffisamment prises en compte dans l’ancien système (SCN 1993) », selon des notes officielles.

Critères de convergence, toujours au vert
Cette revalorisation du PIB nominal aura eu des incidences importantes sur les résultats du pays.
Ainsi, à ce jour, tous les critères de convergence de premier rang dans l’Uemoa sont respectés, avec une amélioration du taux d’endettement et du solde budgétaire (dons compris) rapportés au PIB.
Dans le détail, le taux d’endettement (dette rapportée au PIB) est passé de 68,3% à 51,9 % en 2019. Mécaniquement, le taux d’endettement pour 2020 est attendu (en prévision) à 51,8%, toujours bien en dessous de la barre des 70%.
Le taux de pression fiscale
A l’opposé des chiffres du PIB qui ont connu une embellie, le taux de pression fiscale a quant à lui diminué, passant de 16,3% dans l’ancien système, à 20,8 % (pour l’année 2019). Les prévisions de 2020 annoncent un taux à 14,6% (contre 21,1% dans l’ancien SSCN).
Ce rebasage du PIB togolais a fait l’objet d’une présentation en conseil des ministres, ce mardi 22 septembre 2020.
Ayi Renaud Dossavi
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Les maires de Lomé sont réunis ce mardi 22 septembre 2020, dans une session de travail pour faciliter le repérage des citoyens et l’adressage des habitats, dans les différentes communes de la capitale togolaise.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL), initié par le district autonome du Grand Lomé. Les travaux permettent ainsi aux élus locaux d’échanger par rapport aux modalités de mise en place de l'adressage des communes, pour améliorer la circulation et la gestion de l’espace urbain dans leur circonscription respective.

Pour rappel, ce projet, prévu pour durer trois ans est financé par l'Agence française de développement (AFD). Il s’agit plus globalement de restaurer les capacités de maîtrise d’ouvrage de la municipalité de Lomé.
Outre l’actualisation de l’adressage de la ville, cette composante du PEUL veut également optimiser les finances et la fiscalité locale, renforcer la planification urbaine et réorganiser les services municipaux.
La Fédération des Femmes Entrepreneures et Femmes d’Affaires (FEFA), promotrice d’ « Innov’Up », une plateforme multiservice, dotée d’un incubateur de startup féminine, veut passer au peigne fin ses comptes au titre des exercices 2018, 2019 et 2020.
L’objectif de l’exercice, un audit financier et comptable, est « d’exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière de la FEFA TOGO à la fin de chaque exercice comptable et de s’assurer que les ressources mises à sa disposition sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées », indique FEFA-TOGO.
Pour cette mission qui devrait avoir lieu en novembre prochain, l’entité dont Candide Bamezon- Leguede est la coordonnatrice, lance un appel à candidatures à l’endroit des consultants, jusqu’au 15 octobre prochain. Les candidatures pourront être soumises ici.
Séna Akoda
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Après le démarrage des travaux d’aménagement de la voie Avepozo-Aneho (sud-ouest du Togo) et des travaux relatifs à la réhabilitation du tronçon Lomé-Kpalimé, les autorités togolaises ambitionnent de mettre le cap sur l'axe routier Aouda-Kara (nord du Togo), long de 106 km environ sur la Nationale N°1.
On apprend que les démarches sont en cours pour réinstaller les populations dont les immeubles sont impactés par les travaux. Notamment, il est recherché un consultant devant réaliser le plan de réinstallation, en tenant compte des impacts sociaux négatifs sur les populations et en proposant des mesures pour les réduire ou les compenser.
En rappel, l’aménagement de la route Aouda-Kara figure parmi les priorités du nouveau quinquennat de Faure Gnassingbé, en matière d’infrastructures.
Au total, les investissements annoncés en faveur des infrastructures routières sur les 5 prochaines années devraient atteindre les 1000 milliards FCFA, l'équivalent du montant déboursé en plus d’une décennie (2006 à 2019) pour les mêmes projets.
Séna Akoda
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Pour satisfaire entre autres, les demandes de crédits enregistrées, les banques togolaises ont obtenu 214,5 milliards FCFA de la BCEAO sur une période de 7 jours, qui court de ce mardi 22 au lundi 28 septembre prochain. Soit 5 milliards FCFA de moins, en comparaison avec les liquidités dont elles ont bénéficié pendant les 7 derniers jours.
Globalement au niveau de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), les liquidités injectées ont enregistré une hausse d’environ 20 milliards FCFA pour se situer autour de 3 369 milliards FCFA.
La Côte d’Ivoire, locomotive de l’économie de l’ensemble sous régional, s’adjuge naturellement une part importante des liquidités injectées. Soit 1034 milliards FCFA, ce qui correspond à un peu plus de 30% de toutes les ressources allouées.

Ces ressources octroyées aux banques des Etats de l’UEMOA en cette période de crise sanitaire due à la Covid-19, sont assorties d’un taux d’intérêt fixe de 2%.
Séna Akoda
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Les jeunes togolais peuvent participer au Concours de Vidéo Mobile, lancé par l’association Internet Society au Togo.
La compétition, qui vient répondre aux conditions particulières posées par la covid-19 sur les activités de type associatif et culturel, veut permettre aux jeunes de s’exprimer sur des questions sensibles du moment, tout en faisant la découverte du réseau, sa communication, et son plan d’action.
Pour participer, ils doivent produire une Vidéo de 2 à 3 minutes maximum filmée avec un smartphone, sur des thématiques telles que la Gouvernance de l’internet, les Réseaux communautaires, l’accès à internet pour tous, la sensibilisation sur les bons contenus à publier sur les réseaux sociaux, ou encore la Covid-19.
A remporter, des enveloppes d’argent (100 mille FCFA pour le premier prix), couplés de smartphones, et autres gadgets.
La période d’inscription va du 11 septembre au 09 Octobre 2020. Les prix devraient être délivrés en fin du mois d’octobre.
Consulter les instructions sur ce site.
Au Togo, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest, Projet Togo (PPAAO-TOGO), affichait un taux d’exécution de 95%, soit 112 activités réalisées sur 118, à fin 2019. Avec près de dix ans d’activités, le programme compte en tout plus de 3000 emplois créés, pour plus de 600 mille bénéficiaires (613 610, dont 40% de femmes), soit 23% de plus que les 500 mille initialement ciblés.
Ce programme global et transversal, a impacté le secteur agricole togolais à plusieurs niveaux, ainsi 14 technologies améliorées de production durable de produits végétaux comme animaux ont été générées (système de riziculture intensive, étuveuses, fours multi-combustibles, sacs-pics, cannes planteuses, égreneuses multifonctionnelles, etc.).
Dans le détail, plus de 101 000 bénéficiaires (contre 100 000 envisagés) ont adopté ces technologies, connues désormais par la plupart (87%) des producteurs. Leur couverture représente environ 365 000 hectares au Togo.
Au-delà des apports techniques et technologiques, le PPAAO a également participé à l’amélioration des résultats par la transformation biologique. Pour exemple, depuis sa mise en œuvre, le Programme a ainsi fourni plus de 1 600 géniteurs ovins et caprins (chèvres et moutons) de haute performance, au bénéfice du Centre de recherche agronome de la Savane humide (CRASH), piloté par l’ITRA. Ceci afin d’augmenter la productivité, augmenter le cheptel des éleveurs, et améliorer leurs revenus.
Pour rappel, PPAAO est un projet à caractère gouvernemental, appuyé par le Groupe de la Banque mondiale. Lancée en 2011 dans le sillage du PNIASA, l’initiative s’inscrit, plus globalement, dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest.
Au niveau régional, elle est coordonnée par le CORAF, une institution mandatée par la CEDEAO, pour son suivi et sa mise en œuvre dans l’ensemble des pays bénéficiaires.
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