L’Etat togolais a décidé d’apporter une aide de circonstance aux enseignants volontaires, dans le contexte de fermeture des classes, qui a entraîné plusieurs semaines d'inactivité.
En effet, tel que l’informe le portail officiel de la République togolaise, ces derniers bénéficient, depuis le 27 juin dernier, d’une subvention du gouvernement destinée à les appuyer dans le contexte difficile engendré par la pandémie de coronavirus.
Au total, ils sont quelque 13 000 volontaires (10 753 au primaire et 1 860 au secondaire) qui percevront les aides financières, allouées via le programme de solidarité Novissi, à raison de 24 500 FCFA pour les femmes et 21 000 FCFA pour les hommes.
Des dispositions sont en train d’être prises, apprend-on, afin de permettre à tous les concernés de bénéficier de ce soutien, qui avait été promis par l’exécutif il y a quelques semaines.
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La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), devant accélérer l’intégration économique et douanière de l'Afrique, pourrait être opérationnelle dès janvier 2021 ; selon l’annonce de Wamkele Mene, secrétaire général de l’organisation, rapportée par l'Agence Ecofin.
L'information survient dans un contexte où, l’opérationnalisation de cet espace commun, prévue plus tôt, a été fortement perturbée par la pandémie du Covid-19, au point de la suspendre complètement.
C’est pourquoi, selon le secrétaire général de la ZLECAf, les Etats parties à l’accord de libre-échange devront profiter de la prochaine session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'États (du 02 janvier 2021), pour mettre en œuvre la zone. En attendant, il s’agira surtout de mettre à profit le semestre qui vient pour conclure les négociations sur les tarifs commerciaux et autres protocoles dans le cadre de l’Accord.
Rappelons que l’ambition affichée par les pays du Continent est de créer, à terme, la nouvelle plus grande zone de libre-échange commerciale, avec un PIB cumulé de plus de 3400 milliards $ et 1,3 milliards de potentiels consommateurs. Elle exigera des pays membres de libéraliser au moins 97 % de leurs lignes tarifaires et 90 % de leurs importations.
Cette mutation n’est pas sans défi pour chaque nation. Le Togo, pour sa part, a planché depuis plusieurs mois sur sa stratégie nationale de mise en œuvre de l'Accord, sous le pilotage de son ministère en charge du commerce. A cet effet, Lomé a identifié les chaines de valeurs nationales pouvant tirer avantage de la Zone commune. Il s’agit notamment du secteur agricole, de la transformation du Phosphate, et de la production de l'huile.
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Deuxième finaliste de The Nest Afrique Francophone, Edem Adjamagbo va présenter demain 08 juillet, son projet aux Business Angels, dans l’optique de décrocher des financements.
Il tentera de mobiliser pour la promotion de Semoa (whatsapp banking ; sa solution digitale pour les banques), des financements auprès des Business Angels. Tout comme le Béninois Franc Agossou qui propose des solutions digitales pour les opérateurs télécoms.
En dehors de ces deux projets, le jury qui a été particulièrement confronté à des choix difficiles, a fini par retenir un 3ème projet présenté encore par un Béninois. Si ce dernier n’est pas retenu pour participer à la session de mobilisation des investissements, il bénéficiera en revanche d’un financement, apprend-on.
Enfin, Tutoo+ présenté par un autre Togolais. Le jury a décidé de retenir ce projet, pour encourager son promoteur. Il s’agit d’une plateforme interactive d’apprentissage en ligne qui offre aux étudiants et aux jeunes diplômés, des contenus en français et dont le but est de renforcer leurs compétences techniques, via une application mobile.
Séna Akoda
Plus de 6 000 entreprises ont été créées au Togo durant le premier semestre de cette année (6 063 en tout), selon les autorités en charge de la création d’entreprises et de la facilitation des affaires dans le pays.
Ces chiffres, issus notamment des dernières mises à jour compilées par le Centre de Formalités des Entreprises (CFE), sont dans la continuité de ceux de mai dernier, où on notait un certain dynamisme dans la création entrepreneuriale, en dépit du ralentissement de l’activité économique causé par la Covid-19.
De nouvelles naissances facilitées par les réformes engagées par le pays en matière de climat des affaires, et qui le positionnent comme 15ème mondial sur ce critère.
Si la tendance haussière semble se maintenir, le second semestre de l’année, dont les débuts sont marqués par une tentative de reprise des activités économiques, devrait fixer sur la performance générale du pays pour 2020. Pour comparaison, en 2019, ce sont plus de 11 000 nouvelles entreprises qui ont été enregistrées (ce qui était alors un record), contre 10 545 en 2018.
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Co-lauréat du prix ODESS, eConvivial du Togo et 4 autres startups vont décrocher un financement global de 100 000 euros de la part de la Fondation Pierre Fabre.
En attendant le 15 octobre prochain, date à laquelle les prix leur seront remis en France, la startup togolaise annonce qu’elle va investir sa part dans l’accès au traitement des Infections Sexuellement Transmissibles (IST). Outre le financement, les startups bénéficieront d’un accompagnement technique, notamment d’un programme de mentorat.
Selon la Fondation Pierre Fabre, l’application eConvivial et les 4 autres projets de e-santé « ont été sélectionnés pour leur pertinence et leur potentiel à améliorer l'accès aux soins de santé pour les populations les plus vulnérables des pays à faible revenu ». Ils contribuent à développer la santé en ligne et à réduire les inégalités dans l'accès aux soins de santé, une question qui est au cœur de sa mission, ajoute-t-elle.
En rappel, eConvivial offre l'assistance en ligne, le suivi du cycle menstruel, de la contraception, de la grossesse ainsi que la Consultation en ligne.
Séna Akoda
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Décrété début avril au Togo dans le cadre des mesures visant à réduire le risque de propagation du coronavirus, l’état d’urgence sanitaire est prorogé jusqu’au 16 août prochain, à compter de vendredi 03 juillet.
Le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé, habilité à gouverner par ordonnance pour parer au plus pressé dans le cadre de la riposte contre la Covid-19, a pris une mesure en ce sens.
Pour ce faire, il a obtenu le feu vert de la Cour Constitutionnelle qui a, dans son avis, tenu compte de l’urgence de protéger la santé des populations.
A la date susvisée, le Togo comptait 233 cas actifs, 424 guéris et 14 décès sur un total de 32 267 tests de laboratoires réalisés.
Séna Akoda
Le ministère du commerce, en partenariat avec la Fédération Internationale des Chambres Consulaires pour l’Afrique (FICA), a initié une campagne en vue de détecter 100 PME-PMI togolaises pour aller à la conquête du marché asiatique.
L’initiative arrivée à échéance le 30 juin dernier (date butoir, d’enregistrement des dossiers de soumission), a été prorogée d’un mois, pour permettre au plus grand nombre d’entreprises, de candidater. Selon des sources proches du ministère du commerce, cette prorogation est liée à la situation de crise sanitaire qui n’a pas facilité les activités de la catégorie d’entreprises ciblées.
Celles-ci peuvent continuer de soumettre leurs dossiers jusqu’au 31 juillet prochain. A la date butoir initiale, seules 30 entreprises avaient été enregistrées.
Les PME-PMI intéressées devront évoluer dans divers secteurs d’activités, notamment l’agro business, l’agri business, le négoce, les prestations de services. Le projet cible également les agrégateurs, les transformateurs et autres.
L’accompagnement des autorités de Lomé visera à faciliter aux PME-PMI sélectionnées, l’accès aux marchés d’exportation avec des garanties de réussite et la digitalisation.
Les inscriptions se feront ici.
Séna Akoda
Le Togo est relativement épargné par la pandémie de la Covid-19, avec un impact faible sur sa production agricole et sa sécurité alimentaire, selon une récente note-pays de la direction générale du Trésor français.
La note met ainsi en avant « Les mesures rapidement prises par le gouvernement, l'importance de ses stocks de céréales et sa qualité d'exportateur fruitier », qui, l’un dans l’autre, « le preservent de l'insécurité alimentaire ».
Des "mesures rapides"...
D'un point de vue sanitaire, au 11 Juin 2020, le pays enregistrait 524 cas de Covid-19 (62 cas par million d’habitants), pour 13 décès, 271 guéris, environ de 2900 tests par million d’habitants. Un des meilleurs taux de la sous-région, sans compter le Programme Novissi, visant à « fournir aux personnes et familles les plus vulnérables des soutiens financiers mensuels tout au long de l’état d’urgence ».
Le pays dispose en effet 70 000 tonnes de céréales de réserve (soit environ 10 kg par habitant), gérées par l’Agence Nationale pour la Sécurité Alimentaire au Togo (ANSAT) ; avec une réserve additionnelle de 5000 tonnes de denrées.
Dans la foulée, le gouvernement, via son ministère en charge de l'agriculture, a lancé un Plan de Riposte agricole à la Covid-19, avec un ensemble de mesures de soutien visant à appuyer les producteurs agricoles, pour booster la production sur l'année.

...Pour préserver les populations vulnérables et le climat des affaires
Principaux facteurs de pression cependant : des tensions à l'importation, l'inflation sur certains produits, ainsi qu’une baisse globale des stocks des ménages.
Du reste, au-delà du ralentissement économique et de la pression sur les entreprises et la consommation, les effets structurants de la pandémie auraient ainsi été mitigés par le contrôle rapide de la situation épidémique, qui aura notamment "préservé les populations vulnérables et l'environnement des affaires".
Une mobilité à l’épreuve des bouclages, pour le meilleur ou pour le pire
Si la période de Mars à Mai a été marquée par la fermeture des frontières, et le bouclage de certaines villes, la note-pays relève cependant que la mobilité des citoyens et marchandises se sera quelque peu jouée de ces barrières, pour le meilleur comme pour le pire.
« Les réseaux informels de mobilité transfrontalière se sont réorganisés, les plus grands axes et les barrages des forces de l’ordre sont contournés par les pistes qui relient les différents points de regroupement des marchandises », par « moto, vélo, à pied, et même en pirogue ».
La circulation transfrontalière entre le Togo et ses voisins, si elle a permis de maintenir relativement les flux de marchandises (notamment en dehors des circuits officiels), aura également été, vecteur de contaminations à la Covid-19 (en particulier depuis le Ghana, avec dissémination dans la partie Nord du pays).
L'heure est désormais à la réouverture de l’économie, et au retour progressif à la normale. Une reprise qui n’est pas sans quelques accrocs çà et là. Le pays a ainsi connu un relatif pic des contaminations en une semaine, après une certaine période de stabilité ; bien que ses chiffres restent encore largement en dessous des certains voisins.
Ayi Renaud Dossavi
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Ecobank, le Groupe bancaire panafricain basé à Lomé, vient d’annoncer le lancement de l’initiative "Zéro palu, les entreprises s’engagent". Le programme lancé en partenariat avec l’organisation à but non-lucratif de communication stratégique et de plaidoyer, Speak Up Africa (basée à Dakar) ; et le Partenariat RBM (Basé à Genève) vise à éradiquer le paludisme.
Cette collaboration, présente dans une trentaine de pays africains, « encouragera les décideurs à accroître les financements et à mettre en place des réponses plus fortes et plus ciblées en matière d'élimination de la maladie », annonce l’établissement financier.
L’objectif de cette initiative, apprend-on, est triple : faciliter la mobilisation de ressources nationales pour un financement durable des programmes de contrôle et d'élimination du paludisme ; engager la contribution des entreprises et des chefs d'entreprise dans la lutte contre le paludisme ; et développer ou créer des plateformes de collaboration grâce aux réseaux et aux partenaires d'Ecobank.

« Sur le long terme, l'élimination du paludisme permettra d’accroître la prospérité dans toute l'Afrique, en favorisant une main-d'œuvre en meilleure santé qui pourra stimuler la croissance économique » souligne Paul-Harry Aithnard, Directeur Exécutif Régional pour la région UEMOA d'Ecobank. Le groupe « se réjouit de travailler conjointement avec Speak Up Africa, le Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme et l'Union africaine (…) et de pouvoir servir de plateforme pour une action coordonnée contre cette maladie traitable et évitable ».
Ayi Renaud Dossavi
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Les Startups, les PME, togolaises et africaines, peuvent participer au concours MED’INNOVANT AFRICA, lancé par l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée localisé à Marseille.
L’initiative, qui en est à sa deuxième édition, veut stimuler la recherche de solutions innovantes, pour imaginer la ville résiliente africaine et méditerranéenne durable de demain.
Il y a jusqu’à 7000 euros à décrocher pour les lauréats, ainsi qu'un accompagnement de l’écosystème entrepreneurial régional (Marseille), dans l’optique de trouver, à terme, des investisseurs et partenaires industriels européens et africains.
Deux lauréats seront sélectionnés, après analyse des dossiers et sélection par un jury d’experts : un « Prix du Jury » et un « Prix Coup de cœur ».
Ces gagnants ont la possibilité d’accéder au territoire d’expérimentation d’Euroméditerranée, pour tester et déployer leur solution. Ils seront également amenés à pitcher leur projet sur scène, à l’occasion du Sommet international Emerging Valley (7 et 8 décembre, à Marseille).
Les candidats peuvent postuler en ligne sur le site dédié au concours, la date butoir est fixée au 31 août 2020.