La Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT) a lancé ce mercredi 15 juillet 2020, le projet de création d'un incubateur d'entreprises industrielles.
L’initiative, en partenariat avec la Fédération internationale des chambres consulaires et de commerce d'Afrique (Fica), vise à appuyer les PME/PMI du pays et promouvoir la transformation locale dans le made-in-Togo.
L’incubateur sera logé sur le site industriel d’Agbelouve (62 km de Lomé). Le cadre devrait ainsi offrir un espace aménagé, pour que les entreprises incubées accèdent à des facteurs de production pouvant les rendre plus compétitives, pour conquérir notamment le marché international.
« Nous allons faire en sorte que les entreprises soient beaucoup plus innovantes en industrie. », soutient ainsi Germain Essohouna Meba, président de la CCIT, pour qui l’initiative « va dans le sens du Plan national de développement ».

Voir plus loin que la Covid-19
Le projet, selon la CCIT, s’inscrit aussi dans une vision à long terme, surtout au-delà de la pandémie du nouveau coronavirus, qui a provoqué le ralentissement des économies : « Malgré ces difficultés, nous pensons à la période Post-Covid, donc il faut mettre en place les mécanismes nécessaires permettant à ces entreprises de mieux démarrer ».
Avec cette visée, l’incubateur se veut « un maillon indispensable pour l'évolution de l'économie togolaise ».
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C’est par un avis d’appel d’offres international (AAOI) lancé jusqu’au 03 août prochain que la société Togolaise des Eaux (TDE) va faire l’acquisition de matériels dédiés à ses projets d’extension. Les équipements qui vont être livrés par les entreprises retenues sont, entre autres, les matériels de branchement, des pièces de raccordement et des compteurs d’eau potable.
L’annonce de la TDE s’adresse aux fournisseurs spécialisés dans le domaine de fabrication ou de commercialisation des équipements recherchés. Elle est faite quelques jours après l’annonce par les pouvoirs publics togolais de leur projet de réaliser pour 700 millions FCFA, des travaux visant à améliorer l’accès à l'eau dans des quartiers de Lomé. A savoir Bè, Nyékonakpoè, Kodjoviakopé, Kégué, Hédzranawoé et leurs environs.
Cet approvisionnement est une opération que va supporter une ligne budgétaire dédiée.
Séna Akoda
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Le Groupe bancaire panafricain Ecobank, basé à Lomé, vient d’être reconnu comme Meilleure Banque Africaine, en matière de Responsabilité Sociétale d’Entreprise. La distinction lui a été accordée par le mensuel économique anglais Euromoney, dans le cadre de l’édition 2020 des Prix Euromoney pour l’Excellence.
La multinationale se félicite ainsi d’être reconnue comme « acteur majeur de la durabilité et des partenariats y afférents », ce qui est une appréciation de « son impact probant en matière sociale et environnementale en Afrique ».
« Le prix Euromoney pour l'excellence reconnaît notre collaboration avec les communautés africaines et des partenaires qui partagent la même vision. », se réjouit Carl Manlan, directeur des opérations de la Fondation Ecobank.
Une fondation qui « effectue un travail incroyable », selon le DG Ade Ayeyemi, et à travers laquelle « notre Groupe met à profit ses ressources et ses capacités pour contribuer au développement social et économique de l'Afrique », soutient le top manager du groupe actif dans plus d’une trentaine de pays africains.
Rappelons qu’au Togo, Ecobank est notamment un partenaire stratégique des Conférences internationales pour l’entrepreneuriat social de Lomé, depuis plusieurs années.
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La Délégation à l’organisation du secteur informel (DOSI) a tenu en début de cette semaine, une rencontre avec les délégués de stations de conducteurs de taxi-motos et principaux responsables syndicaux. Ce, pour leur présenter sa toute nouvelle Application DosiApp.
L’outil, annoncé au public la semaine dernière, met notamment en relation, conducteurs de Taxi-motos et clients à travers les stations. Aussi, Il vise à permettre une meilleure gestion de compatibilité pour le conducteur.
Pour la DOSI, ce nouveau système est considéré comme un “Premier pas vers la formalisation”, vis-à-vis d'acteurs qui sont encore très essentiellement présents dans l’informel. À côté de cela, la plateforme, également accessible aux usagers, leur permet quant à eux, d’identifier les stations de Zem plus proches et de mieux gérer leur budget pour le transport.
Cet atelier, premier d'une longue série, en vue d’encourager l’adoption du système par les Taxi-motos, a connu la participation d'une centaine de délégués.
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Quelques mois après son passage dans le giron du groupe Axian et Emerging Capital Partners, l’opérateur de téléphonie Togocom s’engage à accompagner la Fédération Togolaise de Football (FTF) dans ses activités. Grâce à un partenariat signé ce mardi 14 juillet, il devient le sponsor officiel de l'institution en charge de la gestion du football togolais.
L’ex-opérateur public apportera son concours à l’effort de développement et de dynamisation de la vie sportive nationale. Les deux partenaires vont « mutualiser leurs forces et ressources pour un meilleur accompagnement des équipes locales dans la détection des jeunes talents ».
Ce partenariat traduit aussi, d’après un communiqué, l’objectif des deux institutions de « repousser les limites de chaque joueur et les talents des différentes équipes pour un nouveau palmarès ». En ligne de mire, des qualifications et des victoires du Togo aux compétitions majeures du football africain, notamment la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) et par ailleurs, la professionnalisation du football féminin.
Séna Akoda
Au cours de la 1ère édition de la compétition The Nest Afrique Francophone, Paul Harry Aithnard, directeur régional Ecobank, s’est engagé à octroyer un soutien financier aux 20 projets bancables identifiés par la Team RM.
Ce financement viendra en appui aux porteurs de ces projets, dans le cadre d’un programme d’investissement dans l’entrepreneuriat porté par le think tank de Reckya Madougou. Ce programme a permis, convient-il de le rappeler, aux 3 finalistes de la 1ère édition dont Edem Adjamagbo de décrocher des business-angels.
Paul Harry Athnard a promis en outre de s’investir personnellement dans le coaching et le mentorat des promoteurs de projets afin de les aider à développer leur potentiel. Seront privilégiés des projets dans le digital et le secteur agricole. La banque panafricaine a dévoilé son projet de s’ouvrir davantage au secteur agricole et contribuer à booster l’agribusiness.
Séna Akoda
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Au Togo, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), a organisé en fin de semaine dernière, une rencontre avec les acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption, pour échanger autour du thème, « combattre la corruption par des systèmes judiciaires efficaces et efficients ».
La conférence, qui a été ouverte par Pius Agbétomey, garde des sceaux, ministre de la Justice, s’est tenue dans le cadre de la célébration de la 4e Journée africaine de lutte contre la corruption.
Si on s’est félicité des efforts déployés par le pays, pour la mise en pratique domestique de la Convention panafricaine de Maputo ( un texte pour la bonne gouvernance économique et financière en Afrique, entré en vigueur le 05 août 2006), ce fut également l’occasion de pointer du doigt la corruption, comme facteur majeur dans l’aggravation de la dette africaine et le ralentissement de ses avancées économiques.
Le ministre de tutelle n’a cependant pas manqué de rappeler les réformes engagées par le Togo, en matière de bonne gouvernance. Il a notamment relevé l’engagement du pays, depuis deux décennies, dans un processus d’implémentation des dispositions contenues dans les instruments panafricains et internationaux de lutte contre la corruption.
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D’environ 12 milliards FCFA en 2018, 1ère année d’expérimentation de la mesure des 20%, le total engrangé par les jeunes et femmes entrepreneurs au titre des marchés publics a avoisiné les 30 milliards FCFA l’année suivante.
Ces chiffres qui traduisent un certain dynamisme de l’écosystème entrepreneurial au Togo ont été diffusés récemment, à la faveur d’un facebook live de Victoire Tomégah-Dogbé. Au cours de ce télé-rendez-vous avec les jeunes entrepreneurs et autres, la ministre en charge de la jeunesse a relevé que la consommation des produits made in Togo, l’amélioration de la qualité et du packaging des produits et le renforcement de l’accompagnement des pouvoirs publics étaient des facteurs clés pour l’essor de l’entrepreneuriat togolais.
Il est à rappeler qu’à sa phase expérimentale, la mesure avait attribué 20% de parts de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs. Un an plus tard, cette quote-part a été portée à 25%.
Séna Akoda
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Pour accélérer la reprise économique Post-Covid-19, la Banque africaine de développement incite les pays de l’Afrique de l’Ouest à s’appuyer sur leur jeunesse. Dans ses « Perspectives économiques régionales pour l’Afrique de l’Ouest 2020 », publiées en début de ce mois, l’institution panafricaine relève que la jeune population « offre un réservoir de main-d’œuvre d’intérêt stratégique, qui peut être mis au service de l’emploi et de la croissance économique, malgré une pandémie de Covid-19 qui dévaste le continent et l’économie mondiale ».
En effet, pour l’organisme multilatéral panafricain dirigé par le nigérian Adesina Akinwumi, « Compte tenu des effets de la pandémie de Covid-19, la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest, prévue à 4% en 2020 (après 3,6 % en 2019), devrait accuser une contraction de 2% de son PIB en 2020 et pourrait chuter de 4,3 % ».
Si le fardeau devrait peser particulièrement sur les pays dépendants du pétrole et du tourisme, pour les devises étrangères, la chute des recettes fiscales devrait également entraîner une forte réduction des marges budgétaires, et un plus grand déséquilibre des comptes extérieurs, ce qui contribuera à une augmentation de la dette publique.
Ainsi, selon la BAD, la pandémie pourrait coûter en Afrique (notamment au Nigeria, Togo et d’autres pays du continent), la bagatelle de 236,7 milliards de PIB cumulé, sur la période 2020-2021.

Investir dans le capital humain
Pour puiser au mieux dans le réservoir qu’est la jeune génération, la Banque préconise l’implémentation de politiques pour améliorer les compétences, permettant à la main-d’œuvre d’Afrique de l’Ouest d’être davantage performante. Aussi, d'accélérer les progrès en matière d’infrastructures numériques, créer des mesures visant à encourager les investissements du secteur privé dans le développement des compétences, et augmenter les dépenses publiques dans le secteur de l’éducation pour adapter les qualifications au marché du travail de la région, entre autres.
Ayi Renaud Dossavi
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La mesure avait fait l’objet de plusieurs rencontres préparatoires, notamment la semaine dernière, c’est désormais chose officielle : les universités et établissements d’enseignement supérieur (publics comme privés), sont autorisés à rouvrir partiellement, à compter de ce mercredi 15 juillet.
« Les établissements devront veiller au respect des mesures barrières notamment la distanciation physique », a surtout insisté le gouvernement en donnant son feu vert, après près de quatre mois de fermeture, pour cause de Covid-19.
L'objectif, pour le Supérieur, est surtout de boucler les derniers cours en présentiel, en particulier les sessions pratiques, avant d’entamer les différents examens. Les universités ne devraient cependant accueillir qu’un tiers de l'ensemble des étudiants, en raison des mesures barrières.
Le système éducatif sort donc progressivement de son confinement. Il y a quelques semaines, c’était le primaire et secondaire ( exclusivement les classes de CM2, 3ème, 1ère et Terminale) qui avaient repris, et s’acheminent peu à peu vers leurs différents examens finaux. De fait, le gouvernement, à travers son ministère en charge de l’éducation, avait d’ores et déjà annoncé qu’il n’y aurait pas d’année blanche.
Ayi Renaud Dossavi
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