Togo First

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Le Togo s’adjuge une distinction internationale pour son engagement en faveur de l’accès des ménages aux énergies renouvelables. C’est ce qu’indiquent les résultats des Awards annoncés, ce jeudi 02 juillet, par l'organisation britannique Ashden.

L’agence togolaise d’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER), son bras opérationnel, pointe à la 3è place sur la liste des 11 lauréats distingués cette année pour leur rôle de « pionniers exceptionnels dans le monde entier ».

Devenu membre de l’Alliance Solaire Internationale (ASI), le pays ambitionne d’offrir à sa population à l’horizon 2030 une couverture à 100% en électricité et réserve dans son bouquet énergétique, 50% de part au renouvelable. En ce sens, il déploie diverses initiatives. Notamment, CIZO qui a déjà permis de distribuer des kits solaires individuels à 35 000 ménages dont l’Etat subventionne près de 40% du forfait mensuel de consommation, avec 4 $ par ménage.

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Shegun Bakary, le Conseiller du Président de la République togolaise, en énergie, attribue l’initiative de la transition énergétique à Faure Gnassingbé : « Je veux atteindre l’électrification pour tous d’ici 2030 et je veux que ce soit une électrification respectueuse de l’environnement », prête-t-il au Chef de l’Etat togolais.

Et de détailler : « pour chaque village, on a calculé ce qu’on appelle le « lowest cost of electricity ». Ainsi, là où il y a une faible densité de la population et où il n’y a pas de sens d’amener le réseau, ce seront sûrement des kits solaires qui seront déployés. Par contre, dans les villages qui sont éloignés du réseau mais où il y a une forte densité de la population, on installe des mini-grids. On s’est rendu compte qu’il y avait des gens qui vivaient dans des zones où il y a de l’électricité mais qui n’y ont pas accès ; eux, ils seront raccordés au réseau national ».

Dans la phase de déploiement, outre l’Off-Grid, des centrales solaires sont en cours d’installation notamment à Blitta, tandis que certaines communautés ont, elles, déjà accès à l’électricité grâce à des mini-grids et que plusieurs autres sont en attente.

Séna Akoda

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L’Université de Lomé (U.L.) a développé des solutions médicinales afin d’aider à la lutte contre la Covid-19. Ce, à partir de molécules provenant de la pharmacopée, sous pilotage de sa Commission ad hoc de riposte à la pandémie.

« Nous avons trouvé au Togo des médicaments qui permettent à l’organisme de pouvoir mener une riposte afin de survivre à la maladie. », soulignait à cet effet le Prof Ihou Wateba Majesté, Doyen de la Faculté des Sciences de la Santé de l’UL. « Ce sont en gros des immunostimulateurs ».

Ces solutions, dont la mise au point a respecté des « étapes rigoureuses » selon l'Université, auront demandé 40 millions FCFA d’investissements. L’Institution aurait du reste besoin d’environ 100 millions pour finaliser le processus. Pour ce faire, l’UL fait appel aux investisseurs.

Notons que ces formules, dont les essais devraient commencer en septembre prochain, seront utilisées à côté de l’hydroxychloroquine + Azytrhomycine, dans une démarche comparative. 

Les premiers résultats sont attendus en janvier 2021.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo a enregistré 74 cas de Covid-19 en 10 jours seulement. Ce qui représente presque le double de ce qui a été observé sur les dix jours précédents (soit 39), tel que le souligne le chef de la CNGR. Une hausse, relativement forte, au vu de la tendance plutôt stable observée depuis plusieurs semaines.

Une progression qui « s’explique par les allées et venues des voyageurs et l’existence de foyers localisés », notamment une société basée dans la Zone Franche de Lomé, qui a dénombré récemment une vingtaine de cas positifs, et a dû être fermée pour deux semaines.

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Dans la foulée, on relève que l’ensemble des préfectures du territoire sont désormais touchées. La dernière à faire cas de contamination étant la préfecture de Haho, qui a enregistré hier mercredi son premier sujet positif.

Dans le détail, les préfectures du Moyen-Mono, Ogou, Bassar ou encore Kpendjal ont recensé également à ce jour, un cas chacune. 

Notons que la maladie semble plus installée au Sud du pays (plus densément peuplé, avec une plus forte concentration de population autour de la capitale Lomé). De fait, les principaux foyers de la maladie sont Lomé-Commune (294), Agoè-Nyivé (74), Golfe (37). Dans les régions nord, la Plaine de Mô (19), Tchaoudjo (19) et Tandjoare (14) sont les principaux foyers. 

Les villes d’Atakpamé, Niamtougou et Dapaong vont être dotées d’aires d’abattage modernes. Ces ouvrages auront vocation à améliorer la capacité et la qualité de production de la viande dans ces centres urbains. Ils permettront en outre, de mettre un terme aux aires d’abattage clandestines qui se développent. A terme, il s’agira de renforcer la sécurité de la production et mieux protéger les consommateurs.

Les travaux qui seront réalisés dans le cadre du Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA) sur financement IDA, vont s’inscrire dans la lignée de ceux annoncés et/ ou déjà opérés à Kara, Kpalimé et Sokodé.

A cet effet, le ministère de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique (MAPAH) lance jusqu’au 31 juillet prochain un avis d’appel d’offres pour attribuer le marché de construction de ces ouvrages aux entreprises qualifiées.

Une association entre entreprises étrangères, disposant de l’expertise en la matière et des entreprises locales, via des conventions de groupements d’entreprises est vivement souhaitée, pour la constitution et le dépôt des dossiers de soumission.

Séna Akoda

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La Banque mondiale annonce des changements dans son département Afrique, qui sera désormais divisé en deux vice-présidences, afin de « mieux concentrer son action sur l’obtention de progrès dans les pays ».

Ainsi, le portefeuille régional de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne est désormais réparti d’une part entre l’Afrique de l’Ouest et centrale, et d’autre part l’Afrique de l’Est et australe. Ce changement, avait déjà été annoncé depuis le début de l’année, et prend effet, quelque six mois plus tard.

Concrètement, le mauritanien Ousmane Diagana devient vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, tandis qu’Hafez Ghanem (qui était jusqu’alors VP pour toute la région subsaharienne), devient vice-président pour la partie Orientale et australe.

« L’engagement de la Banque mondiale en Afrique croît de jour en jour, et je me réjouis de travailler aux côtés d’Ousmane Diagana pour apporter encore plus de ressources aux populations qui en ont le plus besoin », déclare à cet effet le franco-égyptien Ghanem. « Nous avons désormais deux vice-présidences, mais l’Afrique est une à nos yeux et nous continuerons de partager nos enseignements, notre expérience et nos idées à travers le continent tout entier. »

Notons que le nouveau VP qui aura la charge de l’Afrique occidentale, a occupé divers postes techniques et de direction au sein de l’institution de Bretton Woods, dont celui de directeur des opérations, pour plusieurs pays de la sous-région, notamment pour la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée, le Bénin et le Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo lance un appel à manifestation d’intérêts international pour recruter des consultants bien outillés dans les études relatives à des travaux de route et de construction de ponts. Il invite à cet effet jusqu’au 14 juillet prochain, des consultants qualifiés à soumissionner pour réaliser des études technico-économiques d’aménagement de 500 km de routes et de construction de 5 ponts de portées variables entre 60 et 200 mètres.

Les études prévues permettront en outre d’évaluer l’impact environnemental et social de ces projets de réalisation d’infrastructures sur les communautés dans tout le pays. Les consultants auront par ailleurs à élaborer les dossiers d’appel d’offres (DAO) pour la sélection des entreprises qui vont exécuter lesdits travaux.

Globalement, ces travaux vont boucler le processus ainsi lancé et permettront in fine de rendre plus accessibles les zones bénéficiaires et de fluidifier le trafic routier au niveau de ces localités. Ils seront financés par le budget d’investissements de l’Etat togolais, gestion 2020.

Séna Akoda

L’Université de Lomé (U.L) annonce le démarrage des tests de sa solution sur les humains à partir du 1er septembre prochain. C’est dans un tweet que « Le Temple du Savoir » a fait cette annonce.

L’U.L « a fait le choix de rechercher une solution endogène face au Covid-19 avec des molécules provenant de la pharmacopée. Après des tests in vitro, puis in vivo sur les animaux, l'institution vient d'annoncer le passage aux tests sur les humains à partir du 1er Sept 2020 », informe-t-elle.

Cette étape qui traduit un pas important dans l’engagement de la 1ère université publique du Togo de bouter « out » le coronavirus, pourrait raviver la flamme de l’espoir dans la lutte de l’humanité tout entière et les populations togolaises contre le coronavirus.

Notons que l’institution présidée par Prof Dodzi Kokoroko a fait le choix de mettre en synergie la médecine traditionnelle africaine et la médecine occidentale. Déjà le 12 mai dernier, la Commission ad hoc de riposte à la pandémie mise en place à l’UL présentait ses 1ers résultats de recherche de formulation de molécules à base de plantes. Plus tard, des tests in vivo ont été réalisés sur des animaux.

Outre la recherche d'une solution endogène au virus, l’UL déploie des efforts multiformes dans cette lutte. Notamment à travers la conception et la commercialisation de solutions hydro-alcooliques ainsi que des masques respiratoires.

Séna Akoda

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La BSIC (Banque Sahélo Saharienne pour l’Investissement et le Commerce) lance un appel à projets visant à accompagner les PME-PMI et micro-entreprises orientées vers la production d’équipements ou accessoires destinés à la prévention et la lutte contre la pandémie de la Covid-19.

Dans le détail, l’annonce cible les jeunes entrepreneurs, dans les 14 pays d’implantation du groupe dont le Togo. Elle permettra de financer 2 projets par pays à concurrence de plus de 22 millions FCFA, soit 35 000 euros par projet.

L’institution financière basée dans la capitale togolaise accompagnera 28 projets, avec un financement total d’environ 643 millions FCFA qui devra être octroyé à des conditions souples.

Les dossiers de candidature dans le cadre de la présente annonce devront parvenir au siège de la filiale du Togo à Lomé, au plus tard le vendredi 24 juillet prochain.

Notons que la BSIC a mis en place ce dispositif dans le cadre de sa responsabilité sociétale et pour apporter son soutien à la lutte contre la Covid-19.

Séna Akoda

A cause du Coronavirus, l’Afrique sub-saharienne pourrait être frappée cette année d’une récession encore plus sévère que prévu, avec une chute des revenus qui pourrait les ramener à leur niveau d’il y a 10 ans. Ce sont les nouvelles projections du Fonds monétaire international (FMI) pour la région.

Selon ses prévisions, rendues publiques en début de cette semaine, la crise sanitaire de la Covid-19, et le fort ralentissement économique qui s’en est suivi (sur fond de fermeture des frontières et des entreprises, de confinements partiels ou totaux, de baisse des recettes fiscales et hausse des dépenses publiques), devrait se traduire par une récession de 3,2% dans la Région sub-saharienne. 

Une contraction de l’économie encore plus importante que les prévisions faites au mois d’avril (1,6% alors). En cette période, au Togo par exemple, alors qu’on projetait une croissance de 5,5% pour le Togo cette année, ces chiffres ont été révisés à la baisse, à 3%...puis 1%.

Ainsi, bien que le Continent soit le moins touché d’un point de vue sanitaire, les conséquences économiques pourraient représenter un challenge hautement plus important, dans les mois à venir ; d’autant que le risque que la pandémie accélère, n’est pas totalement exclu.

Notons que cette mise à jour de l'institution multilatérale ressort à un moment où les pays sub-sahariens essaient, aussi prudemment que possible, de rouvrir leurs économies et leurs frontières, après quelque trois mois de fermeture. Il faut cependant relever que, jusqu’alors, le continent s’est montré beaucoup plus résilient que les prévisions de nombreux experts, et a déjà déjoué la plupart des scénarios catastrophes qui avaient été dépeints.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Trésor public togolais, pour sa première sortie sur le marché financier régional du second semestre, vient de solliciter une enveloppe de 30 milliards FCFA auprès des investisseurs régionaux.

La levée de fonds s’effectue à travers deux émissions simultanées d’obligations de 3 et 5 ans, rémunérées respectivement aux taux annuels de 6,15% et 6,4% et de nominal 10 000 FCFA.

Selon les notes fournies par Umoa-Titres, l’agence en charge du marché régional des titres publics,  cette sortie vise « à mobiliser l'épargne des personnes physiques et morales en vue d'assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'Etat du Togo. »

Rappelons que le Togo, comme l’ensemble des pays membres de l’Uemoa, a régulièrement sollicité le marché financier régional avec des succès fulgurants depuis le début de l’année.

Fiacre E. Kakpo

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