(Togo First) - Au Togo, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a lancé lundi 23 février à l’École nationale d’administration (ENA), la phase pilote de son projet d’intégration de l’éducation anticorruption dans l’enseignement supérieur et les centres de formation.
Ainsi, la phase expérimentale, prévue du 23 au 25 février à l’ENA, doit se poursuivre début mars à l’Université de Kara. Elle cible les étudiants en licence, master et doctorat à travers des conférences et séminaires structurés autour de six thématiques, dont les enjeux de la corruption, le cadre juridique national et les liens entre gouvernance publique et intégrité.
Selon le président de l’institution, Kimelabalou Aba, le programme doit agir “en amont” sur les futurs cadres publics. « Introduire l’enseignement de l’éthique, de l’intégrité et de la prévention de la corruption à ce niveau stratégique revient à agir en profondeur, à la source même des responsabilités futures », a-t-il déclaré lors du lancement.
Les modules sont animés par des experts sélectionnés par un comité scientifique universitaire. Pour les concepteurs du projet, il s’agit d’aller au-delà d’une approche théorique.
« La corruption n’est pas une fatalité culturelle. C’est un véritable frein à votre avenir. Chaque acte de corruption est un diplôme dévalué, une infrastructure défaillante et une chance de moins pour le mérite. Face à cette situation, vous devez agir, résister et refuser tout acte de corruption, quelle que soit sa forme », a indiqué devant le public d’apprenants, Adama Mawulé Kpodar, directeur général de l’ENA.
Rappelons que cette initiative, dans les tuyaux depuis l’an dernier, intervient dans un contexte de réforme institutionnelle. Depuis la Constitution de mai 2024, la HAPLUCIA est appelée à évoluer vers une autorité élargie, dédiée à la transparence et à l’intégrité de la vie publique.
R.E.D.