(Togo First) - Au Togo, le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) dispose désormais d’un nouveau plan de réponse couvrant la période 2026-2027, qui servira de référentiel pour la coordination des interventions. Ce document, destiné à renforcer l’harmonisation des actions, à améliorer l’efficience dans l’utilisation des ressources et à générer un impact mesurable au profit des personnes déplacées de force et des communautés hôtes du nord du pays, a été lancé le mercredi 25 février 2026 à Lomé. Sa mise en œuvre nécessite un financement estimé à 18 milliards FCFA.
Sur la période définie, le projet devrait toucher plus de 430 000 personnes en situation de vulnérabilité, confrontées notamment aux risques de violences basées sur le genre et aux menaces sécuritaires, aux conditions d’hébergement précaires pour de nombreux ménages déplacés vivant au sein de familles hôtes déjà fragilisées, ainsi qu’aux déficits persistants en eau, hygiène et assainissement.
Ce plan vise également à renforcer l’efficacité des actions engagées en matière de résilience et d’autonomisation des personnes déplacées et des communautés locales. « Sa réussite dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à dépasser les logiques sectorielles et à placer les communautés au cœur de nos interventions », a indiqué le général Dadja Maganawè, coordonnateur national du PURS.
Le @GouvTg à travers la Coordination du Programme d'Urgence pour la Région des Savanes a lancé le Plan de réponse conjoint 2026-2027 pour faire face aux conséquences sécuritaires et humanitaires liées au débordement de la crise sahélienne, particulièrement aux déplacés de force. pic.twitter.com/1acThOaFeT
— Nations Unies Togo (@UN_Togo) February 25, 2026
Au total, près de 60 000 personnes déplacées issues de 28 nationalités seront prises en compte dans ce dispositif, qui bénéficie de l’appui du Système des Nations unies au Togo. Selon Coumba Sow, coordinatrice résidente du système onusien, « le Togo a fait le choix de la dignité, de la cohésion sociale, de l’inclusion et de la solidarité, en privilégiant la politique dite “hors-camp”, où les réfugiés vivent au sein des communautés hôtes. Je réaffirme le soutien plein et entier des partenaires techniques et financiers à la coordination générale du PURS et à l’ensemble du gouvernement. Ensemble, avec détermination et solidarité, nous pourrons faire en sorte que chaque déplacé, chaque réfugié et chaque membre des communautés hôtes puissent vivre dans la sécurité, la dignité et l’espoir ».
Pour rappel, le PURS a été conçu par les autorités togolaises afin de soutenir les populations du nord du pays, confrontées depuis novembre 2021 à la montée des menaces terroristes. Le programme a depuis été élargi pour intégrer l’accompagnement des déplacés en provenance des pays voisins touchés par la même situation sécuritaire.
Esaïe Edoh
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