(Togo First) - Le Groupe de la Banque mondiale, à travers son agence de garantie, la MIGA, a conclu un accord-cadre avec le développeur AMEA Power pour mobiliser jusqu’à 1,65 milliard de dollars en faveur de 23 projets, dont certains en Afrique, incluant le Togo.
Dans le détail, la MIGA prévoit d’octroyer jusqu’à 1,48 milliard de dollars de garanties afin de sécuriser des investissements en fonds propres, quasi-fonds propres et prêts d’actionnaires. Ces garanties couvrent notamment les risques politiques, les restrictions de transfert de devises, les expropriations ou encore les ruptures de contrat.
Un mécanisme de garantie pour lever les risques
Ce dispositif vise à faciliter l’accès au financement dans des marchés jugés risqués. « Grâce à notre partenariat avec la MIGA, nous sommes en mesure de déployer efficacement des capitaux […] et d’accélérer la mise en place d’infrastructures énergétiques », a déclaré Hussain Al Nowais, président d’AMEA Power.
L’Afrique dans le portefeuille
Le portefeuille couvre plusieurs pays, dont le Togo, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Égypte ou encore l’Ouganda. Il devrait permettre le déploiement d’environ 2766 MW de capacité électrique et près de 2729 MWh de stockage par batteries, avec plus de 17 000 emplois attendus durant la phase de construction.
Ce changement d’approche, basé sur un financement par portefeuille, vise à accélérer le traitement et la mise en œuvre des investissements.
AMEA Power au Togo
Au Togo, AMEA Power est déjà présente à travers la centrale solaire de Blitta, d’une capacité de 50 MWc. Cette infrastructure doit contribuer à l’ambition du pays d’atteindre un taux d’électrification de 100 % à l’horizon 2030.
L’appui de la MIGA devrait ainsi contribuer à consolider les investissements énergétiques dans le pays, en facilitant la mobilisation de capitaux privés pour de nouveaux projets renouvelables.
R.E.D