(Togo First) - Lors de la 16ᵉ Assemblée de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, tenue à Abu Dhabi en début de semaine, du 10 au 12 janvier, Mémounatou Ibrahima, présidente du Parlement de la CEDEAO, a porté la position de l’Afrique de l’Ouest sur l’accès à l’électricité et sur la transition énergétique.
S’exprimant au Forum des législateurs et des régulateurs de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, la Togolaise a souligné le paradoxe énergétique régional, marqué par un fort potentiel en ressources renouvelables et un déficit d’accès à l’électricité qui concerne encore près de 43 % de la population.
Pour la responsable communautaire, la réponse à ce déséquilibre passe par une intégration régionale plus opérationnelle. Elle plaide ainsi pour plusieurs axes d’action, notamment la synchronisation des réseaux électriques nationaux à travers le Pool énergétique ouest-africain, l’harmonisation des cadres réglementaires et la mise en œuvre d’une politique régionale des énergies renouvelables.
L’objectif est de porter la part des énergies vertes à 48 % du mix énergétique régional d’ici à 2030, afin de renforcer la sécurité énergétique et d’améliorer l’attractivité du secteur pour les investisseurs.
Mémounatou Ibrahima a également rappelé le rôle du Parlement de la CEDEAO dans le suivi des politiques énergétiques, l’évaluation des performances publiques et la prise en compte des attentes des populations.

Dans le même temps, à Lomé, le Togo accueillait des échanges régionaux sur l’énergie. La capitale togolaise a ainsi abrité, pendant deux jours, une rencontre de la plateforme Women in Energy Network-Africa dédiée à la recherche de solutions aux inégalités de genre dans le secteur de l’énergie, autour du thème : « Répondre aux inégalités de genre dans l’énergie : partenariats pour la durabilité ».
R.E.D