(Togo First) - À Lomé, s’est ouverte le mardi 27 janvier 2026 la 8ᵉ édition de la rencontre du Marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Prévue pour s’achever ce mercredi 28 janvier 2026, cette rencontre réunit les principaux acteurs du marché régional des titres publics, notamment les Trésors nationaux, les investisseurs institutionnels et les spécialistes du secteur financier de l’UEMOA.
Placée sous le thème « Marché des titres publics : consolidation des acquis et stratégies d’adaptation aux défis émergents », la rencontre de Lomé se veut un cadre d’échanges et de dialogue pour les acteurs impliqués dans l’achat et la vente des titres publics. « Ces rencontres sont devenues, au fil des éditions, un rendez-vous de référence. Elles constituent un moment privilégié pour dresser avec lucidité l’état du marché, partager un diagnostic commun et surtout élaborer des solutions concrètes en vue de renforcer la capacité des États de l’Union à se financer durablement en monnaie locale, dans des conditions plus stables, plus lisibles et plus efficientes », a souligné Oulimata N’Diaye Diasse, directrice générale d’UMOA-Titres.
La rencontre de Lomé est également l’occasion de dresser le bilan des activités d’UMOA-Titres au titre de l’année 2025. Selon Oulimata N’Diaye Diasse, le marché des titres publics de l’UMOA est demeuré, au cours de l’année écoulée, le pilier du financement souverain en monnaie locale. Sur les douze derniers mois, les ressources mobilisées ont ainsi atteint 11 858 milliards de FCFA. « Le marché a connu une croissance régulière et une diversification des maturités », a-t-elle rappelé.
REMTP 2026 | Cérémonie d’ouverture
— UMOA-Titres (@umoatitres) January 27, 2026
La 8ᵉ édition des Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP 2026) s’est ouverte à Lomé lors d’une cérémonie inaugurale de haut niveau, réunissant les principaux acteurs du marché financier régional.
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Des défis à relever
Malgré ces performances, le marché demeure confronté à plusieurs défis, notamment la persistance d’une liquidité limitée sur le marché secondaire. « Les rencontres visent à accélérer la mutation du marché vers davantage de transparence et de fluidité. Les objectifs portent notamment sur le renforcement de la transparence, des infrastructures de marché et des canaux d’investissement », a relevé la directrice générale d’UMOA-Titres.
Le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a pour sa part salué l’importance du marché des titres publics dans le financement des États membres, tout en mettant en avant les progrès réalisés, notamment l’augmentation de la part des titres émis par les États dans le PIB. Il a toutefois souligné que les défis à relever incluaient l’élargissement de la base des investisseurs, le développement du marché secondaire et la dynamisation de l’activité des spécialistes en valeurs du Trésor.

Sur cette base, il a indiqué que ces rencontres visaient à définir des orientations communes afin de consolider la résilience du marché et de promouvoir les bonnes pratiques. « La banque centrale, dans l’exercice de ses missions de régulation, de supervision et de coordination, veillera avec constance à la cohérence d’ensemble du dispositif et à la bonne application des principes qui fondent la crédibilité du marché », a-t-il affirmé.
Les titres publics, un outil de développement pour le Togo
Pour le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, la mobilisation de ressources sur le marché UMOA-Titres joue un rôle central dans la stratégie de financement du développement du pays. « La mobilisation de l’épargne intérieure s’impose comme un levier majeur de réappropriation des politiques de financement, indispensable pour limiter la dépendance à l’égard des capitaux extérieurs et asseoir un modèle de financement du développement plus endogène, plus résilient et durable », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, le Togo se félicite du dynamisme de ce marché, qui lui a permis de mobiliser, sur la période 2021-2024, entre 500 et 700 milliards de FCFA par an.
Esaïe Edoh
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