Togo : à Di-Kéti, la certification s'impose comme un levier de croissance pour les TPME

Gouvernance économique
samedi, 04 juillet 2026 17:54
Togo : à Di-Kéti, la certification s'impose comme un levier de croissance pour les TPME

(Togo First) - Au-delà des financements et de l'accès aux marchés, c'est désormais la qualité des produits et la conformité aux normes qui pourraient déterminer la capacité des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) togolaises à franchir un nouveau cap. C'est le principal enseignement de la troisième édition de Di-Kéti, la rencontre nationale sur l'entrepreneuriat ouverte le vendredi 3 juillet 2026 à Lomé, où experts, investisseurs et décideurs convergent autour d'un même constat : la pérennité des entreprises passe par leur professionnalisation. L’initiative est pilotée par le ministère du Développement à la base et de l'Économie sociale et solidaire, à travers l’Agence de Développement des Très Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME).

Invité d'honneur de cette édition, le président-directeur général de Bloomfield Investment Corporation, Stanislas Zézé, a particulièrement insisté sur la nécessité, pour les entrepreneurs togolais, d'intégrer les standards de qualité dès les premières étapes du développement de leurs activités.

Pour le financier ivoirien, construire une entreprise performante relève d'un processus progressif qui nécessite un accompagnement constant. C'est, selon lui, tout l'intérêt d'une plateforme comme Di-Kéti, conçue pour diffuser les bonnes pratiques entrepreneuriales et rapprocher les porteurs de projets des exigences du marché. « Construire un écosystème entrepreneurial prend du temps. Ce n'est pas de la magie. Le plus important est d'entrer dans le processus », a-t-il résumé.

La certification, un impératif économique

A la faveur d’une interview accordée aux médias en marge de la cérémonie d’ouverture de l’événement, Stanislas Zézé s'est montré particulièrement attentif aux activités de transformation agroalimentaire. Selon lui, la certification ne constitue plus un simple avantage concurrentiel, mais une condition indispensable à la crédibilité des entreprises. « Lorsqu'on parle de produits destinés à la consommation, il y a des enjeux de santé publique. Beaucoup n'étaient pas encore certifiés, parfois parce que les jeunes entrepreneurs n'en percevaient pas la nécessité. Aujourd'hui, ils comprennent que cette démarche protège à la fois le consommateur et l'entreprise », a-t-il expliqué.

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L'expert rappelle qu'au-delà des risques commerciaux, l'absence de conformité peut engager la responsabilité juridique des producteurs en cas de préjudice causé aux consommateurs. Pour lui, la certification représente une étape incontournable vers l'accès aux marchés structurés, régionaux et internationaux.

Accompagner plutôt que sanctionner

Le dirigeant de Bloomfield estime toutefois que cette montée en qualité ne peut s'opérer sans un accompagnement des entreprises. « Les jeunes entrepreneurs montrent une véritable volonté d'évoluer. Ils veulent apprendre, progresser et adopter les bonnes pratiques. C'est très encourageant », observe-t-il, soulignant les progrès constatés entre les différentes éditions de Di-Kéti.

Cette logique d'accompagnement rejoint d'ailleurs la philosophie même de la rencontre nationale sur l'entrepreneuriat, dont le thème cette année est : « Comment faire grandir son entreprise et la pérenniser dans un environnement africain en mutation ». Pendant trois jours, près de 5000 entrepreneurs, investisseurs, partenaires techniques et financiers ainsi que représentants des secteurs public et privé échangent autour des défis liés au financement, à la transformation numérique, à l'innovation, à l'intelligence artificielle et à l'accès aux marchés.

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Faire émerger des entreprises capables de croître

En ouvrant les travaux, la ministre du Développement à la base et de l'Économie sociale et solidaire, Mazamesso Assih, a rappelé que Di-Kéti s'inscrivait dans une stratégie plus large visant à faire des TPME un moteur de création d'emplois et de transformation économique. Depuis son lancement en 2025, le rendez-vous ambitionne de créer davantage de connexions entre entrepreneurs, investisseurs, institutions financières et structures d'appui afin de favoriser la croissance des entreprises togolaises.

Selon la ministre, l'enjeu dépasse l'organisation d'un simple forum. « Ce qui compte, c'est ce qui se passe après : le contrat signé, le financement obtenu, le partenariat conclu ou la compétence acquise. Nous voulons un entrepreneuriat togolais capable de croître, de gagner en compétitivité et de rayonner au-delà de nos frontières », a-t-elle indiqué.

À travers cette troisième édition, les autorités entendent ainsi accélérer la transformation des TPME en misant sur trois axes : protéger les entrepreneurs par un meilleur accompagnement, rassembler les acteurs de l'écosystème autour d'une vision commune et transformer les pratiques de gestion, les modèles d'affaires et l'accès aux marchés grâce à la formation, au réseautage et au partage d'expériences.

S. A

TOGOFIRST

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PANORAMA DES REFORMES

 

 

 

 

CREATION D’ENTREPRISE (plus d’infos)

15ème mondial et 1er africain sur l’indicateur Création d’entreprises du Doing Business (DB) 2020, le Togo poursuit sa dynamique réformatrice, avec de nouvelles réformes...

 

EXECUTION DES CONTRATS (plus d’infos)

 Encore dans les profondeurs du classement Doing Business en matière d’exécution des contrats, le Togo, porté par sa dynamique d’amélioration de l’environnement des affaires, a mis les bouchées doubles cette année pour un bond qualitatif sur cet indicateur de choix. De nombreuses réformes sur l’indicateur de l’exécution des contrats et du cadre juridique...

COMMERCE EXTERIEUR (plus d’infos)

Mieux que par le passé, le Togo a significativement réformé l’indicateur « Commerce transfrontalier » par l’adoption d’une batterie de mesures, avec en toile de fond, la numérisation des actes et procédures. Lesdites réformes concernent principalement la dématérialisation et la réduction des délais, en matière d’importation et d’exportation.

 

PERMIS DE CONSTRUIRE (plus d’infos)

Passé de la 133ème place à la 127ème place sur l’indicateur « Obtention d’un permis de construire » dans la livraison 2020 du Doing Business, le Togo veut réitérer le même exploit dans la prochaine édition du rapport mondial de référence sur la facilité de faire les affaires. Une batterie de réformes a été mise en branle cette année dans ce sens.

 

RACCORDEMENT A L’ELECTRICITE (plus d’infos)

En constante progression dans le Doing Business sur cet indicateur depuis deux ans, le Togo s’est à nouveau armé cette année pour une performance de rang, en témoignent les nouvelles réformes opérées pour faciliter le raccordement à l’électricité et l’eau aux entreprises.

 

TRANSFERT DE PROPRIETE (plus d’infos)

Réduction drastique des délais, bond significatif dans le Doing Business, l’indicateur Transfert de propriété est celui sur lequel le Togo s’est le mieux amélioré depuis 2018. Encore dans les profondeurs du classement il y a juste deux ans, le pays ambitionne désormais le sommet de l’Afrique. Détrôner le Rwanda. Et pour y parvenir, aucun répit. Une nouvelle série de réformes a été lancée en 2020 pour maintenir le pays sur le trend de la progression.

PASSATION DES MARCHES PUBLICS (plus d’infos)
De la professionnalisation du métier de la commande publique, à la numérisation, passant par la réglementation législative, le cadre de la passation des marchés au public au Togo est en constant assainissement. Plusieurs réformes ont été implémentées pour améliorer la matière au grand bénéfice du secteur privé, moteur du Plan national de développement.

PAIEMENTS DES TAXES ET IMPOTS (plus d’infos)
En ligne avec l’amélioration de son environnement des affaires, le Togo a introduit d’importantes réformes en matière de paiement des impôts et taxes. Du remplacement de certains impôts à la suppression d’autres en passant par des exonérations, le pays ne vise qu’un objectif : offrir le cadre fiscal le plus incitatif aux investisseurs et opérateurs économiques. Le tout, sur fond de téléfiscalité.

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