Au Togo, la microfinance pèse plus de 578 milliards FCFA d’actifs, pour 4,7 millions de bénéficiaires

Gouvernance économique
mercredi, 11 mars 2026 13:18
Au Togo, la microfinance pèse plus de 578 milliards FCFA d’actifs, pour 4,7 millions de bénéficiaires

(Togo First) - Au Togo, le secteur de la microfinance, en tant que facteur d’économie de proximité, comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires à fin décembre 2025. De plus, l’encours des dépôts collectés par les institutions de microfinance s’élevait à 447,5 milliards FCFA, tandis que l’encours des crédits atteignait 352,1 milliards FCFA, selon les données communiquées par le ministre en charge des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola.

Le total des actifs du secteur dépasse désormais 578 milliards FCFA, indique la même source.

Ces données ont été présentées mardi 10 mars 2026 à Lomé, à l’occasion de la 4ᵉ séance plénière de la première session extraordinaire de l’Assemblée nationale, consacrée notamment à l’adoption d’un projet de loi portant réglementation de la microfinance.

Un secteur en croissance continue

Ces chiffres interviennent dans un contexte de croissance continue. À fin 2024, le nombre de bénéficiaires dépassait déjà 4,45 millions, avec un encours de dépôts supérieur à 401 milliards FCFA et des crédits atteignant près de 359 milliards FCFA.

Présentes sur l’ensemble du territoire, les institutions de microfinance sont aujourd’hui incontournables dans l’accès aux services financiers pour les ménages, les artisans et les micro-entrepreneurs, notamment dans les zones rurales ou faiblement bancarisées.

Le secteur s’appuie sur plusieurs dizaines d’acteurs. Selon les autorités publiques, plus de 140 structures sont recensées sur le territoire, dont 63 institutions regroupées au sein de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD). Dans le pays, le secteur reste largement dominé par la Faitière des Unités Coopératives d'Épargne et de Crédit du Togo (FUCEC-TOGO), qui représentait à elle seule 46 % des actifs cumulés en 2024 ; suivie d'acteurs comme COOPEC AD, COMEC ou encore WAGES et CECA.

Un nouveau cadre réglementaire

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La nouvelle loi adoptée par les députés transpose dans le droit togolais la loi uniforme adoptée par l’UMOA en décembre 2023. Elle vise à renforcer la gouvernance des institutions, améliorer les mécanismes de supervision et mieux protéger les usagers.

Le texte « introduit surtout des obligations renforcées en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Désormais, aucune institution ne pourra fonctionner sans mettre en place des dispositifs de contrôle interne, sans adhérer aux centrales d’information sur le crédit et sans collaborer avec les autorités compétentes pour détecter et prévenir les flux financiers illicites », a indiqué le ministre Barcola.

« Ainsi, la microfinance ne sera pas seulement un outil d’inclusion, mais aussi un instrument de protection de notre économie contre les dérives criminelles et les menaces transfrontalières », a-t-il ajouté lors de ces travaux parlementaires.

Cette réforme doit permettre de consolider la stabilité du secteur ; tout en renforçant son rôle dans le financement de l’économie locale et l’inclusion financière.

Ayi Renaud Dossavi

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