Une rencontre à Lomé pour mesurer la valeur économique des écosystèmes du Bassin de la Volta

Gouvernance économique
mercredi, 25 février 2026 10:27
Une rencontre à Lomé pour mesurer la valeur économique des écosystèmes du Bassin de la Volta

(Togo First) - Des experts de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) sont réunis à Lomé depuis mardi 24 février pour finaliser un outil destiné à mieux intégrer l’environnement dans les décisions économiques régionales. Au cœur des discussions, la validation du Livrable 4, un document qui évalue le capital environnemental des services rendus par les écosystèmes du bassin.

L’enjeu est d’apporter des indicateurs permettant de mieux quantifier la contribution de la nature aux économies nationales.

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« Le bassin de la Volta regorge d’énormes ressources en termes d’hydroélectricité, en termes d’agriculture, d’aquaculture, etc. Et tout ça, ce sont des services qui sont rendus par l’environnement », a indiqué Dr Dibi Millogo, directeur exécutif adjoint de l’ABV. Selon lui, l’objectif est non seulement de « disposer d’indicateurs robustes en termes d’environnement, mais aussi d’avoir un référentiel méthodologique commun ».

La rencontre s’inscrit dans la continuité d’une série d’ateliers techniques menés depuis 2025, notamment à Bamako et Lomé, visant à harmoniser les approches entre les six pays membres de l’ABV. Avant d’entériner le nouveau document, les participants passent en revue les livrables précédents afin d’en consolider les bases méthodologiques.

Les travaux doivent s’achever le vendredi 27 février. Les recommandations attendues pourraient orienter les politiques publiques liées à la gestion des ressources en eau, à la planification énergétique et à la préservation des écosystèmes.

À terme, l’initiative vise à mieux articuler développement économique et durabilité dans un contexte où la région est confrontée à la pression démographique et aux effets du changement climatique.

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Véritable creuset hydrographique en Afrique de l’Ouest, le bassin de la Volta déploie son réseau hydrographique de 407 000 km² à travers six nations, allant des terres sahéliennes du Burkina Faso et du Mali aux montagnes des pays côtiers comme le Bénin et le Togo, ou encore des plaines de la Côte d’Ivoire jusqu’au littoral du Ghana.

Ce complexe hydrographique, structuré autour des Volta Noire, Blanche, Rouge et de l’Oti, alimente l’un des plus grands lacs artificiels au monde. Si le Burkina Faso et le Ghana occupent plus de 85 % de sa superficie, l’interdépendance entre les pays d’amont et d’aval appelle à des collaborations transnationales orchestrées par l’Autorité du bassin de la Volta.

Ayi Renaud Dossavi

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