(Togo First) - Au Togo, le gouvernement engage une réforme du corps des agents des eaux et forêts, dans un contexte marqué par la montée des risques environnementaux et climatiques. Le sujet a été examiné en première lecture lors du Conseil des ministres du 26 mai 2026.
Selon le communiqué officiel, cette réforme intervient alors que le Togo fait « face aux défis croissants liés au changement climatique, à la dégradation des terres, à la déforestation, au braconnage et à l’exploitation abusive des ressources naturelles ». Le texte prévoit notamment une modernisation du corps afin « d’améliorer son efficacité opérationnelle, son maillage territorial ainsi que ses capacités de surveillance et d’intervention ».
Les autorités veulent également renforcer les missions liées à « la gestion durable des ressources forestières, la protection des aires protégées, le reboisement, le contrôle et la sensibilisation des populations ».
Pour le pays d’Afrique de l’Ouest, cette initiative poursuit une séquence d’actions environnementales engagées par Lomé ces dernières années. En avril 2025, le Togo avait adopté une loi sur la lutte contre les changements climatiques destinée à renforcer le cadre juridique et institutionnel du pays en matière climatique.
Le gouvernement a également révisé son Plan national d’adaptation aux changements climatiques. Ce programme vise à renforcer la résilience des populations et à intégrer les politiques climatiques dans les secteurs jugés vulnérables, notamment l’agriculture, l’eau, les forêts et la santé.
Selon la Banque mondiale, le Togo devra mobiliser près de 14 milliards de dollars d’ici 2050 pour financer son adaptation climatique.
L’examen du projet de décret sur les eaux et forêts devrait se poursuivre lors d’une prochaine séance du Conseil des ministres.
R.E.D