(Togo First) - Au Togo, le ministère des Finances et du Budget (MFB) poursuit la modernisation de son administration, avec une deuxième phase de formation dédiée à la gestion physique et électronique des archives. La session se tient jusqu’au jeudi 30 avril 2026 au Centre administratif des services économiques et financiers (CASEF), dans le cadre du plan de formation 2024-2027 du ministère. Ces travaux s'annoncent après une première phase organisée en novembre 2025, centrée sur les bases de l’archivistique.

Le ministère des Finances produit chaque année un volume important de documents liés à la préparation budgétaire, au contrôle financier, à la supervision des entreprises publiques et au suivi des établissements financiers. Il est ainsi nécessaire d'améliorer sa gestion documentaire, pour notamment réduire les délais de traitement, améliorer l’accès à l’information et renforcer la traçabilité des décisions administratives.

Cap sur la GED et le logiciel Alfresco
La nouvelle session met l’accent sur la Gestion électronique des documents (GED), c’est-à-dire la numérisation, le classement et la conservation digitale des dossiers administratifs.
Les participants, au nombre de 33 selon le ministère, sont formés aux techniques de numérisation, d’indexation, de recherche documentaire et de records management. Le programme inclut également la prise en main du logiciel Alfresco, utilisé pour gérer les flux documentaires et automatiser certains circuits de validation.

La formation est menée par le Togolais Holonou Danklou, déjà intervenu lors de la première phase. Ce dernier a pour mission de préparer les modules, d’animer les sessions et de produire un rapport final incluant des évaluations et recommandations.
Transparence et efficacité budgétaire
Pour le gouvernement, la numérisation des archives doit contribuer à une administration financière plus réactive et plus fiable. L’objectif affiché est de mettre en place un système pérenne garantissant sécurité, accessibilité et conformité réglementaire.
Au-delà de l’aspect technique, cette réforme accompagne la transformation numérique de l’État togolais, alors que les administrations publiques cherchent à améliorer la qualité du service et la gestion des données publiques.
Ayi Renaud Dossavi